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La BIAC 2017: Toujours plus grand…

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Après une ouverture ce week-end du 21 et 22 janvier de la BIAC 2017 à la Friche belle de Mai-qui a réuni plus de 10 000 personnes, succès que savourent et dont se félicitent nos hommes et femmes politiques présents à la visite presse des chapiteaux plantés là sur les plages du Prado-, voici venu pour un mois, le temps des réjouissances circassiennes ! Il y en aura pour tous les goûts et tous les publics y compris ceux éloignés, pour des raisons de handicap* ou de finances, de cet art vivant qui mêle tradition et modernité qu’est le Cirque. Levons un peu le voile…

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Du côté des Elus : Tous en piste, tous en joie !

Yves Moraine, maire du 6/8, heureux d’offrir aux circassiens les plages du Prado, rejoint avec enthousiasme la piste, porté par l’allégresse : « c’est un succès mérité pour Marseille que ce Week end d’ouverture à la Friche avec ses 10 000 spectateurs. Anne Marie d’ESTIENNE D’ORVES en est restée baba ».  Avec cette dernière et Sabine Bernasconi, maire du 1/7, « toutes deux favorables au développement d’événements qu’ils soient ludiques, culturels ou sportifs, sur les plages », il se réjouit que la BIAC soit « ce grand événement hivernal qui manquait à Marseille ! », « entre tradition et modernité, un cocktail de réussite de -et pour- la Ville de Marseille également » précise-t-il. Anne Marie d’Estienne d’Orves continue ainsi : « cette seconde biennale compte 59 compagnies et 26 créations, ainsi que des rencontres professionnelles avec 500 intervenants ! » « Marseille est mise à l’honneur » et devient « pour un mois, une plateforme des arts du cirque ». Sabine Bernasconi en tant qu’adjointe à la culture du CD13 rend compte à son tour du soutien du Département à la manifestation, un événement complet : « culturel, sportif, populaire, contemporain inscrit dans la tradition », comme le soulignait Yves Moraine. « C’est un grand événement artistique et économique : en terme d’image, il valorise l’attractivité de Marseille et du territoire». Un de ses objectifs pour notre belle ville dont « les élus en sont les ambassadeurs ». Place donc aux temps forts sous les chapiteaux en fin de montage, presque prêts à accueillir le public d’ici deux jours…

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Côté programmation : Un mois de cirque sous toutes ses formes et coutures

Raquel Rache de Andrade, co-directrice de la Biennale Internationale des Arts du Cirque, avec Guy Carrara, directeur d’ARCHAOS, pôle national du cirque en méditerranée, distille au fil d’une présentation succincte du programme les temps forts qui animeront les chapiteaux. Après le rappel de la conférence sur le rire, vu au travers du regard d’un clown, avec Caroline Obin -plus connue sous le nom de Proserpine-, de l’Apprentie Compagnie (« Rira bien qui rira », les 27 et 28 janvier au Magic Mirror à 22h), et avant de présenter « Steam » de la compagnie Le Cirque Electrique (du 3 au 4 février au village des chapiteaux à 22h), une création dans le genre Cabaret postpunk et rock’n roll, convoquant Blade Runner et Iggy Pop, dans la lignée du NO FIT STATE Circus, Raquel a souhaité souligner l’importance de laisser une place aux clowns avec un trio franco-germano-argentin à découvrir dans « TRIIIO/Fritz, Piola, Felix » des Nouveaux Nez (du 3 au 5 février en journée au village des chapiteaux). Guy, quant à lui, insiste sur la création du Terya Circus, « Boulevard Conakry », sur fond de musique africaine avec des artistes guinéens (du 10 au 12 février en après-midi) et sur « RASTROS », du Circo Crescer Et Viver, une compagnie brésilienne (aux mêmes dates en soirée). Cette dernière création dont le titre signifie Traces repose sur un travail de mémoire et sur la notion de filiation, un spectacle à découvrir auquel Bruno Carneiro, créateur de « Tempo » (magnifique spectacle de 35 minutes sur une thématique similaire, repris à Cadenet le 4 février à 20h30) participe. La biennale s’achève aux chapiteaux avec une carte blanche laissée à Extrême Jonglerie qui présentera son cabaret. Une installation « VIIA », autour de témoignages d’artistes vivants en itinérance, présentée sous la forme d’un reportage journalistico-poétique (du 2 au 5 février), et un tournoi de pyramides (le 7 février) complètent la programmation des chapiteaux.

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Zoom sur quelques spectacles

« Secret » de Johann Le Guillerm présenté du 26 janvier au 18 février est une création circassienne pas comme les autres dans la mesure où l’auteur, acrobate et plasticien, mêle les genres : issu de son travail de recherche autour du « pas grand-chose », qui l’a amené à développer une connaissance du monde qui nous entoure, selon d’autres points de vue que celui de notre « vision frontale», il convoque dans ce spectacle « des pratiques minoritaires non traditionnelles », à savoir la calligraphie ou encore l’architexture (entre architecture et texture). La compagnie des Colporteurs dirigée par Antoine Rigot, quant à elle, explore l’univers de Bosch, « un observateur libre du monde qui l’entourait », dont l’an passé était fêté le 500ème anniversaire de sa mort, autour de son tryptique « Le jardin des délices », dont il essaie de s’approprier les images. La création « Sous la toile de Jhéronimus », où la recherche théâtrale et dramaturgique sont premières, sera présentée du 26 janvier au 5 février. Et pour finir, une création brésilienne oscillant entre cinéma, théâtre et cirque, « Benja » de la compagnie Borogodo, dirigée par Karen Acioly: cette dernière raconte l’histoire du premier clown du monde, « ce clown noir brésilien, Benjamin de Oliviera, qui a amené dans ses bagages et a fait connaître la musique des pauvres, la samba, interdite au Brésil à cette époque » (du 27 au 29 janvier).

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In fine

Bien entendu, les lieux de la BIAC, ce ne sont pas que les chapiteaux du village créé en bordure de mer au Prado à Marseille. Ce sont des lieux disséminés sur tout le territoire provençal, plus d’une vingtaine de villes environnantes de Grasse à Cavaillon passant par Toulon et Aix, Martigues et Arles. Nous vous conseillons de regarder sur le site internet du festival afin de découvrir le spectacle près de chez vous, sachant que de nombreuses créations présentées ici tournent en divers endroits. Question tarifs, il existe des pass famille (2 adultes et 2 enfants de moins de 12 ans) de 48 à 58€ et des pass curieux ou gourmands (de 3 à 5 spectacles) de 42 à 70€. Côté tarif plein ou réduit, c’est entre 22 et 10€ selon le spectacle et la situation de chacun.  A vos agendas donc pour une biennale qui s’annonce intéressante, pour ne pas dire alléchante. DVDM

Reportage et crédit photo : Patrick Di Domenico

*Archaos conduit des ateliers de travail autour du cirque (intitulés plume de cirque) avec des personnes dyslexiques et bientôt des personnes handicapées afin de développer une méthodologie d’écriture circassienne adaptée, reposant sur l’écriture et le corps, dont une des réalisations sera restituée au cœur du village des chapiteaux le 6 février (une date à retenir).

Interview de Raquel Rache de Andrade autour de ses coups de coeur de la Biennale Internationale des Arts du Cirque 2017 et du projet Plume de Cirque mené par Archaos


Raquel Rache De Angrade interview BIAC2017 par f1279931459

Plus d’infos :

Biennale Internationale des Arts du Cirque jusqu’au 19 février 2017

www. biennale-cirque.com