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The Valley of Astonishment en VOST !
Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,International,Marseille,Théâtre/Opéra | Commentaires désactivésSCHIZOPHRENIA TAIWAN 2.0
Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Evénements Gratuits/Free Events,Exposition,Festival,International,Marseille,News,Save the Date | Commentaires désactivésDans le cadre de la 27ème édition des Instants Vidéo dont c’est la dixième année à Marseille*, un festival international (non militant) de rencontres autour de la vidéo, cofondé en 1988 à Manosque par Marc Mercier, anciennement artiste de théâtre inspiré de l’école du théâtre pauvre de Grotowski, la Friche Belle de Mai accueille du 7 au 30 novembre 2014 l’exposition Schizophrenia Taiwan 2.0 au sein de la Tour Panorama.
Cette exposition est en Entrée libre comme le fut et le sera toujours le festival, son directeur artistique réitérant son souhait d’un accès libre à la culture et à l’éducation pour tous : « il n’est pas besoin de rajouter un mur (celui de l’argent) à un mur déjà existant (celui de l’accessibilité de la culture) ** ! » explique celui qui peut être un jour appellera « au boycott des expositions payantes ». En tournée en Europe, cette exposition, conçue par Pierre Bongiovanni, I-Wei Li, Chien-Hung Huang, Ching-Wen Chang, en partenariat avec le gouvernement taiwanais, propose une réflexion sur les schizophrénies contemporaines dans les sociétés occidentales à travers le regard de 14 artistes taïwanais : les vidéos présentées balayent les thématiques de la crise économique, la corruption de la démocratie, le vide politique, les mutations technologiques, le destin des êtres dans un monde mondialisé, les désastres humanitaires de l’immigration, la fascination du virtuel, le désarroi de la jeunesse, le terrorisme. A cet effet, le choix des commissaires s’est porté sur des vidéos aux formes et formats singuliers (certains déroulant le fil d’un récit linéaire, d’autres incluant des collages, des effets spéciaux, voire s’intégrant dans des installations…) de vidéastes venant d’horizons très divers.
« Goodbye, Little Factory » de I-Chun CHEN présente la seconde vie des machines industrielles dans les pays pauvres. « Go to Africa » de Yen-Yin Huang traite du délitement des continents et du monde. « The Nuclear Power Plant and the Dog » de Chi-Yu Wu dépeint un monde apocalyptique totalement déserté par les hommes. « Shivering Wall » de Yu-Chin Tseng filme la torpeur des jeunes subissant les effets de la drogue, à l’instar de Taïwan qui a subi les effets de plusieurs colonisations. « The Unconscious Voyage » de Wan-Jen Chen offre à découvrir la vision d’un monde où la vacuité est la norme. « Project David III: David’s Paradise » de Jun-Jieh Wang, au travers d’une installation vidéo HD, propose un voyage entre le passé et l’avenir, la vie et la mort. « Plastic Man » de Yu-Hsien Su relate la vie d’oncle MAO, victime de la mondialisation, dans une décharge de plastiques. « Battle City » de Li-Ren Chang raconte une relation amoureuse mort née, symbole d’une réconciliation jugée impossible entre Taïwan et la Chine. « Good-to-be-home-luggage » de Yen-Yu Lin file la métaphore du temps qui s’écoule lentement au cœur de notre habitat quotidien. « The Adventures in Mountain Yu No.5 — From Michel Foucault to Our Glorious Future » de Pei-Shih Tu expose l’histoire de son pays en usant de collages divers. « The World of Fatigue-The Endless Column |The World of Fatigue-Chiang Kai-Shek & Mao Ze-Dong » de Chao-Tsai Chiu donne à voir des sculptures qui s’affaissent, signe de l’effondrement des idoles et d’une époque. « Dear President » de Yi-Ya Chen (qui a demandé à tous les présidents du monde une reconnaissance officieuse de son pays via une photo dédicacée ou une lettre) en retrace l’amer résultat. « Daily » de Liang Xuan Chen décrit des scènes de lutte des gens ordinaires contre les pouvoirs en place. « Floating » de YUAN Goang-Ming fait dériver une barque abandonnée de tous, comme l’a été Taïwan lors de la perte de son siège à l’ONU.
Ces thématiques qui touchent chacun de nous sont ici traitées en regard avec l’histoire fascinante de l’île de Formose à la position géopolitique stratégique, qui fut et est encore l’objet de nombreuses convoitises (lire notre petite histoire de l’île de Formose ci-dessous), en écho à sa propre schizophrénie prise entre tradition et modernité. Découvrez en un extrait sur le site http://www.schizotaiwan.net/ [2] ! DVDM
*Cette année, le festival s’est déroulé du 7 au 11 novembre et la thématique était orientée autour du corps et des désirs, ainsi bien nommée « pour une libre circulation des corps et des désirs » afin de franchir ces frontières visibles et invisibles de toutes natures qui peuplent notre monde.
**D’où le partenariat avec l’ADPEI, structure d’insertion économique et sociale accompagnant des publics en difficulté, qu’il s’agisse d’étrangers ou de bénéficiaires des minima sociaux, qui organise des ateliers d’éducation populaire pour une culture accessible à tous (les ateliers palabra) et propose sa salle multimédia à ses bénéficiaires en y organisant des formations.
Featured image: Shivering Wall
PETITE HISTOIRE DE TAIWAN
Taïwan, ou l’histoire d’une île ayant connu une succession d’invasions
L’île a connu un destin si particulier que les taïwanais eux-mêmes peinent à retrouver leurs racines tant leur identité est complexe. L’île était occupée essentiellement par les aborigènes jusqu’au XVème siècle : elle compte encore aujourd’hui de nombreuses tributs (un peu moins d’une vingtaine dont les langues sont encore parlées) mais sa population est désormais composée de 2% d’aborigènes pour 98% de chinois Han, dont une grande partie des ancêtres sont issus de la province de Fujian, à l’Est de la Chine continentale.
Lorsqu’elle fut découverte, l’île fut surnommée par les marins portugais Formosa pour sa beauté, puis les Hollandais l’occupèrent fin XVIème/début XVIIème : l’île prit alors le nom de Taïwan. Les hollandais encouragèrent alors la migration des chinois, essentiellement venus du sud-est de la Chine Continentale, pour la culture de la terre mais furent chassés par les Zheng, fidèles à la dynastie chinoise Ming. Zheng luttait contre la dynastie Qing, soutenue par les mandchous : ces derniers lui ravirent l’île en 1683 avant de la céder aux Japonais en 1895, suite à la guerre sino-japonaise. Après 50 ans d’occupation pendant lesquelles Taïwan connut quelques belles avancées (industrialisation, réforme agraire, patrimoine…), les japonais abandonnèrent l’île à l’issue de leur défaite en 1945. Elle fut rétrocédée à la Chine. En 1949, les troupes du Kuomintang et Tchang Kaï-chek, mis en déroute par les troupes communistes en Chine continentale, s’installèrent sur l’île. La venue du Kuomintang et la gouvernance de Taïwan par la République de Chine provoquèrent des émeutes et révoltes de la part du peuple taïwanais : c’est alors que fut instaurée la loi martiale. La dictature de Tchang Kai Chek prît réellement fin en 1996 lorsque fut organisée par Lee Teng-hui, successeur du fils de Tchang Kai Chek, la première élection présidentielle au suffrage universel direct. Le président actuel, Ma Ying Jeou, tente, depuis sa première élection en 2008, de précipiter le rapprochement de l’île avec la Chine, au grand damne des taïwanais. La signature le 29 juin 2010 de l’accord-cadre de coopération économique avec la Chine (ECFA) prévoyait la négociation de plusieurs accords économiques entre les deux pays et la grogne a commencé à envahir l’île : cet accord est considéré comme une cession de Taiwan à la Chine. La révolte spontanée des Taïwanais (notamment des jeunes et des étudiants rejoints par des milliers de personnes) contre le gouvernement de Ma appelée « la révolution des tournesols » (le tournesol est un symbole pacifiste utilisé par les militants antinucléaires taiwanais) s’est intensifiée au printemps 2014, suite au projet de signature d’un accord commercial sur les services en mars. Car cet accord de libre-échange a de fortes chances de porter encore plus atteinte à l’économie taiwanaise (de nombreuses entreprises ont déjà quitté l’île pour s’installer en Chine, fragilisant ainsi l‘économie du pays) et il est fort à craindre qu’il rende Taïwan vulnérable aux pressions politiques de Pékin dont l’objectif est clairement d’annexer Taïwan à la Chine, en lui ôtant toute souveraineté par quelque moyen que cela soit.
Il est aujourd’hui avéré que les taïwanais, ayant vécu une succession de vagues d’invasions par le passé, en manifestant si massivement leur désapprobation au gouvernement taïwanais actuel veulent aujourd’hui rester libres et indépendants face au dragon chinois. Ils tiennent à leur identité aussi complexe soit-elle et leur production artistique porte très haut les couleurs de cette mobilisation. DVDM
Incognito à Pétersbourg : frissons garantis !
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Et si le public venait voir un spectacle sans savoir ce qui se joue ni par qui ? Ne serait-ce le moyen de faire les gens découvrir ou redécouvrir l’art, l’esprit ouvert et sans attentes particulières ? Le metteur en scène Alexandre Grigoryants et l’acteur Nikolaï Baranov ont décidé de se lancer dans cette expérience en organisant deux soirées spectacle surprises dans l’atmosphère conviviale et chaleureuse de l’Art café « Chat du Cheshire ». Mise à part les informations pratiques (date, heure…), seuls les titres énigmatiques Incognito à Pétersbourg et Incognito à Pétersbourg 2 ornaient l’affiche avec une précision « spectacle pour adultes ».
Le jour J, le 17 septembre, le public curieux arrive en avance à l’Art café et remplit complètement la salle. Le spectacle commence. Nikolaï Baranov apparaît sur scène et nous présente son personnage avec une aisance naturelle : c’est un noble célibataire anglais qui collectionne et restaure les peintures. Irrésistible, drôle et inquiétant, il met son cœur à nu et nous raconte pourquoi et comment il a décidé de se venger d’une dame. Les détails et l’évolution de son histoire, présentée avec une habilité remarquable, captivent le public. Avec la même inquiétude et excitation, nous suivons la réalisation de son projet de vengeance et attendons le résultat le souffle coupé. La fin est surprenante. En une seule phrase, l’histoire prend une tournure inattendue qui plonge les spectateurs dans la réflexion et les débats. Quand enfin les applaudissements se taisent, le titre de cette histoire et son auteur nous sont révélés : Nunc Dimittis de Roald Dahl. Réaliste, psychologique et ironique, la nouvelle n’a guère perdu son actualité : les thèmes de la vengeance et du pardon, de la vexation et de la réaction qu’elle suscite sont tout aussi fraîches et pénibles aujourd’hui que cinquante ans en arrière. Un vrai régal.
Apparemment, le concept de découverte-surprise a été apprécié : la seconde soirée, le 24 septembre est toute aussi attendue et remplie. Le metteur en scène, Alexandre Grigoryants explique brièvement que cette fois-ci, il s’agit d’une composition de trois œuvres différentes, ce qui ne fait qu’accroître la curiosité du public. Mais voilà que la lumière s’éteint et nous rentrons dans le monde envoûtant de spectacle…
La salle est plongée dans l’obscurité mystérieuse et sinistre. Seule la lumière tremblante d’une bougie tente désespérément de la percer. Un homme en noir surgit lentement des ténèbres. L’ombre menaçante de sa main s’allonge sur le plafond, autoritaire et impitoyable. Affirmant sa supériorité, elle annonce et illustre les paroles de son maître. Un frisson parcourt le public lorsque sa voix calme, un peu hautaine, s’adresse à une présence mystique que l’on devine seulement. Irrévocable, ses mots glissent et ondulent comme une ombre, nous emprisonnent dans leur étreinte glaciale. Cet homme obscur est obsédé par son idée. Les yeux brillants sur le visage éclairé par la bougie, il l’expose avec passion et cruauté qui hérissent les poils. Et nous avons compris depuis longtemps que c’est un des représentants de la terrible inquisition dans toute la noirceur de sa nature horrifique. La logique dure et cruelle de ses mots soulève au fond de chacun une vague de questions qui ne tarde pas à se transformer en une vraie tempête. Les sensations sont si fortes que même le tonnerre d’applaudissements à la fin ne peut pas faire sortir de cet état émotionnel. Bouleversant, implacable, effrayant et réel, Nikolaï Baranov incarne à merveille cet Inquisiteur que le publique impressionné ne pourra sans doute jamais oublier. C’était le chapitre Le Grand Inquisiteur du roman Les frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski.
Après un petit entracte, le style et l’humeur changent. Maintenant, la scène est inondée de lumière et le héros en tailleur « fashion » salut le public avec un sourire pétillant. Il est d’une beauté diabolique, plein d’esprit et très charmant. Éloquent, il a beaucoup d’expérience dans son métier, expérience qu’il partage très volontiers avec « la jeune génération » qui est suspendue à ses lèvres. C’est le grand maître tentateur. Avec une joie étincelante et beaucoup d’optimisme, il nous parle des meilleurs pratiques de sa profession : des formes de pensée, de conduite, d’arguments et de politiques inventés par ses collègues et par le Diable-même qui mènent les âmes humaines au péché, à la vice, et ensuite à l’enfer. Spécialiste incontestable, il nous expose toute la liste sans rien oublier – de l’ignorance à la lutte des religions entre elles. Les questions profondes existentielles apparaissent ainsi sous un autre angle, ce qui ne fait qu’améliorer leur perception par le spectateur. Le public reste très attentif et exprime ses sentiments par une ovation forte et sincère. Ensuite, on découvre l’œuvre présentée : Démo(n)cratiquement vôtre de Clive S. Lewis, auteur des célèbres Chroniques de Narnia.
Une autre petite pause et l’artiste apparaît sur scène de nouveau. Seulement cette fois-ci il n’est plus un personnage. Il est un conteur, un conteur sublime. Son récit captive et transmet à la perfection l’énergie et l’humeur nécessaires pour le rendre vivant. Et voilà que sous notre regard mental se matérialise le fonctionnaire du bureau des achats, ventes et transports. On le suit au restaurant aux plats chers et raffinés, puis à son travail… Sa journée se déroule sous nos yeux, du matin jusqu’à tard la nuit, et à travers cette routine quotidienne on voit s’ouvrir son caractère et sa vraie nature. Ce petit homme avare et faux qui se cache sous le masque socialement reconnu et déborde d’hypocrisie même devant le Bon Dieux illustre parfaitement les vices et les péchés décrits dans les parties précédentes par l’Inquisiteur et Screwtape respectivement. Une fois de plus, les applaudissements retentissent avant même que le titre de l’œuvre soit dévoilé. C’était Les melons cantaloups d’Alexandre Couprine.
Quelle superbe idée d’avoir regroupé dans un spectacle ces trois œuvres si différentes ! Elles se lient, se complètent et forment une image unie. Quant aux différences de style et de forme, elles ne font que contribuer à l’exploration encore plus profonde de la problématique. Une belle surprise. Une réussite incontestable. Bis !
Jake J.
Ces spectacles ont eu lieu les 17 et 24 septembre à l’Art café « Chat du Cheshire » à Saint-Pétersbourg
Premier salon des Héros à Marseille avec le Héro Festival, une manifestation unique en son genre
Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Exposition,Festival,France,International,Marseille,News,Région PACA | Commentaires désactivésMarseille accueillera le premier Héro Festival organisé par l’association Pégase au Parc Chanot les 8 et 9 novembre 2014 avec une nocturne festive le 8 au soir (jusqu’à 22h). De 10h à 18h, les aficionados des Comics américains, des BD d’héroïque fantaisie européennes, sans oublier des mangas japonais pourront vivre au rythme de leur passion avec un festival « qui n’est ni un salon, ni un cycle de conférences, ni une foire mais un mélange de tout cela, une invitation au voyage » précise Marc Lefèvre, un des organisateurs de cette aventure.
L’idée de ce projet 100% marseillais en revient à Annabelle Lefèvre (en photo ci-dessus, en haut à droite), qui a souhaité créer au cœur de notre ville un salon original et festif, en partenariat avec les associations et entreprises locales. Annabelle a voulu proposé au public « un voyage dans le temps, dans la géographie et dans les nouvelles technologies ». Les 5000 mètres carrés du pavillon de l’Europe rénové, ex hall 8 du parc Chanot, pourront accueillir sur le Weekend près de 15 000 visiteurs ! Un projet d’envergure et ambitieux nous est proposé, surfant sur la vague du participatif. Comme l’explique la créatrice du salon, « sans le public au rendez-vous, ce salon ne pourra exister pleinement» : en effet, de nombreuses animations requièrent la participation active du public qu’il s’agisse des Tournois de Jeux où de nombreux cadeaux seront à gagner ou du concours de Cosplayer (à noter que des loges sont prévues pour ceux désirant se costumer ou changer de costume en cours de journée, clôture des inscriptions au concours le 31 octobre). Afin de se retrouver au cœur de la manifestation, une mappemonde a été spécialement dessinée. Le lieu est ainsi divisé en trois espaces portant les couleurs (bleu, jaune et rouge) des héros symboliques de chaque contrée représentée (espace Krypton en référence à Superman pour les Etats Unis, espace Brocéliande en référence à l’héroïque fantaisie pour l’Europe, espace Konocha en référence à l’univers du manga pour l’Asie, et plus particulièrement le Japon). Un quatrième espace, plus transversal, à cheval sur les époques et les continents, accueillera sur 1000 mètres carrés les gamers qui pourront jouer en primeur à des jeux vidéo récents (citons le FIFA 2015 ou le dernier CALL OF DUTY), mais aussi à des jeux anciens (espace dédié aux retro gamers). Il y en aura donc pour tous les goûts !
Trois scènes seront disposées à des endroits stratégiques du salon pour les animations : la nef des Ohms présentera le genre steam punk et son fameux duel de thé ; Grandeur Nature GN Medieval Fantasy proposera une reconstitution en extérieur d’un village médiéval avec une arène de combat et des démonstrations de vrais combats au fer. Des concerts (plutôt axés électro rock ou steam punk), un spectacle d’illusionnisme par Astier, et des ateliers gratuits (citons parmi eux, les ateliers de création de web séries ou ceux autour de la calligraphie, de la cérémonie du thé, voire de la langue japonaise) complèteront les animations proposées. Parmi les expositions de la manifestation, l’exposition de Benoit Lapray sur le thème « les héros débarquent à Marseille » où les héros seront transposés dans des paysages naturels sera à découvrir ! Nicolas Bannister signe une seconde exposition : une collection d’affiches Banncars ; Greg Léon Guillemin proposera quant à lui une exposition intitulée Pop Icons ! Côté conférences, le curieux pourra rencontrer des spécialistes de la question de la montée en puissance des Anti héros dans les séries, des comédiens doubleurs qui parleront de leur travail (dont Patrick Poivey, la célèbre voix française de Bruce Willis), des illustrateurs (François Amoretti, l’auteur de Burlesque Girrrl) et des dessinateurs (parmi eux citons les français Roland Boschi qui a collaboré sur les derniers Wolverine ou Monsieur Garcin qui a élaboré la couverture du 700ème numéro clôturant la saga Amazing Spiderman) : ces derniers viendront aussi dédicacer leurs ouvrages. Au total, une cinquantaine d’artistes venant de France, d’Italie, des Etats Unis et du Japon sera présent!
Le festival rend hommage aux 30 ans de Ghostbuster et fête les 75 ans de Batman, cette année ! Or, en cette époque où les films de super héros ont le vent en poupe, la manifestation semble avoir toutes les chances de rencontrer son public, un public transgénérationnel et transculturel, un public où les familles côtoieront geeks et cosplayers ! Qui plus est, le choix de Marseille n’est pas si anodin que cela pourrait le paraitre, car il ne faut pas oublier que Spiderman est venu en notre ville au cours d’une de ses aventures. Alors bienheureuse coïncidence ou non ? A vous de nous le dire ! DVDM
Plus d’infos !
Accueil [7]
Hero Festival au Parc Chanot, Hall 8
Du 8 au 9 novembre de 10 h à 18h sauf le samedi nocturne de 18h à 22h
Tarifs de 5.50€ à 10€ (pass et réduction sur http://www.herofestival.fr/#!horaires-et-tarifs/c1htf [8])
La légende du serpent blanc
Publié Par Rmt News Int Sur Dans International,Marseille,News,Save the Date,Théâtre/Opéra | Commentaires désactivésL’Opéra de Marseille accueillera les 24 (à 20h) et 25 octobre (14h30), après Angers (les 21 et 22 octobre à l’opéra d’Angers) et avant Paris (le 27 octobre au Théâtre du Châtelet), la légende du serpent blanc. Dans le cadre de sa tournée nationale, à l’occasion de la commémoration du cinquantenaire des relations diplomatiques franco-chinoises, la compagnie nationale de Chine d’opéra de Pékin fondée en 1955 fait escale en notre ville pour y présenter un classique de l’Opéra Chinois. Un moment d’exception à venir!
La légende : un drame amoureux archétypal
Sous la forme de jeunes femmes magnifiques, le serpent Blanc et le serpent Bleu rencontrent un jeune homme du nom de Xu Xian. Le serpent Blanc reconnaît en lui l’enfant qui l’avait tant charmé autrefois. Inexorablement attirés l’un vers l’autre, ils finissent par se marier et vivent heureux. Jaloux de leur amour, le Moine Fahai du Temple de la Montagne d’Or, échafaude un plan pour séparer le couple. Sous l’emprise du Moine, Xu prépare un vin herbé. Après l’avoir bu, sa femme reprend sa forme de serpent et Xu meurt sous le choc de cette vision. Désespéré, le Serpent Blanc se rend à la Montagne Kunlun pour cueillir une herbe magique qui permettrait à son mari de ressusciter. Il perdra la vie dans cette entreprise. Après une série de péripéties, le mari et la femme seront finalement réunis sur le Pont Brisé.
Histoire de la Légende du serpent blanc
Longtemps préservée par la seule tradition orale, chuchotée de génération en génération depuis des temps immémoriaux où les mythes frayaient avec l’histoire, La Légende du serpent blanc a inspiré nombre de livrets d’opéras chinois dont on trouve la trace depuis la fin du XVIII siècle. Mais c’est la version écrite en 1952 par Tian Han qui lui rendra toute sa substance, tout son éclat sur scène. Et c’est cette version qui fera la gloire de son interprète, Mei Lanfang, le fondateur de ce qui deviendra la compagnie nationale de Chine d’opéra de Pékin. Avec la Légende du serpent blanc, plus de soixante-dix artistes, chanteurs et musiciens, interprètent l’une des célèbres légendes de la mythologie chinoise, adaptée dans les genres les plus divers : poésie, cinéma, théâtre, musique, série télévisée, bande dessinée, et nous donne à découvrir toute la subtilité et le raffinement de l’opéra traditionnel à Pékin. L’opéra de Pékin est un genre de spectacle en soi, combinant musique, danse, mime, théâtre… dans une fusion qui réunit dramaturges, réalisateurs, compositeurs, comédiens et chanteurs.
L’Opéra de Pékin en quelques mots
Vilipendé pendant la Révolution culturelle, il a depuis retrouvé ses lettres de noblesse avec un vaste répertoire de pièces anciennes et modernes. Parmi les quelque trois cents formes théâtrales que l’on trouve encore en Chine au XXIe siècle, le jingju, opéra national, est l’un des deux genres majeurs avec le kunju, l’opéra classique. S’il reste l’héritier d’une longue tradition de spectacles où l’on vient surtout apprécier airs célèbres et grands poèmes chantés, le jingju s’en distingue par l’art consommé, non seulement de chanteur mais aussi d’acteur, qu’il exige de ses interprètes. Il faut y maîtriser parfaitement les « quatre capacités »— chant, action, parole, combat ou encore chant, parole, action, silence. Mêlant opéra, ballade, spectacle, théâtre, le jingju est avant tout un art du corps dans l’espace, un corps qui chante et parle mais un corps tenu, sacralisé, vidé de nature humaine pour espérer devenir sur scène celui des dieux. C’est pourquoi cet art composite où les livrets sont taillés sur mesure, où le spectacle s’adapte aux lieux et la durée à la nature du public, reste l’art de l’acteur par excellence, un acteur au centre de toutes les attentions, pour le corps duquel on imagine la mise en scène, un acteur respecté parce qu’il s’approprie les œuvres, le répertoire, comme sa propre vie.
Un événement que nous vous conseillons vivement de découvrir !
DVDM
Auteur de la pièce originale Tian Han
Metteur en scène de la version originale Li Zigui
Metteur en scène Sun Guiyuan
Distribution
Bai Suzhen, le Serpent Blanc Li Shengsu
Xu Xian Jiang Qihu
Fa Hai Yu Kuizhi
Xiao Qing, le Serpent Bleu Dai Zhongyu
Le Nocher Wang Jue
He Tong, Divin-gardien Wang Haoqiang
Lu Tong, Divin-gardien Guo Xiaolei
Jia Lan Liu Kuikui
Un moine Chen Guosen
Maître Tambour Zhao Qi
Maître Jinghu Zhang Shunxiang
Manifestation organisée dans le cadre de France-Chine 50 / www.france-chine50.com [9]
DURÉE DU SPECTACLE : 2H30
Tarifs : 13 à 73 euros
Location prioritaire pour les abonnés lyriques et symphoniques
Réservations: http://opera.marseille.fr/
Rencontre avec le groupe Orisamba
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Orisamba [11] par f1279931459 [12]
copyright photo DVDM
Interview de Bernard Aubert, directeur de la Fiesta des Suds
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Fiesta des Suds 2014 [13] par f1279931459 [12]
FIESTA DES SUDS, 23ème : cap vers de nouvelles aventures musicales
Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Festival,International,Marseille,Musique,News | Commentaires désactivésAlors que de nombreuses petites et moyennes structures culturelles menacent de fermer à Marseille, « l’association Latinissimo se porte bien ». Ce sont par ces mots que le président de l’association a entamé son discours inaugural de présentation de la nouvelle édition de la Fiesta 2014, ce 24 septembre dernier. Une bonne nouvelle en annonce toujours une autre : le bail concernant la location de l’actuel emplacement de la fiesta a été reconduit pour 3 années supplémentaires ! L’équipe peut donc souffler un peu. Les afficionados de la Fiesta, de Babel Med et des soirées électroniques qui se déroulent tout au long de l’année aux Docks des Suds aussi ! Ainsi donc, qu’en est-il de la nouvelle formule que propose cette édition 2014 de la Fiesta qui aura lieu du 15 au 18 octobre aux Docks des Suds ?
Un festival plus resserré dans le temps
Cette année, ce ne sont plus deux week-ends de Fiesta (c’étaient 50 000 festivaliers l’an passé) mais 3 jours et demie de fête. Bernard Aubert, le directeur de la Fiesta, insiste sur cette demi-journée supplémentaire : en effet, la soirée du 18 octobre se terminera à midi le 19. Avis aux noctambules, ce soir-là, il sera défendu de dormir ! « Défense de dormir » tel est, par ailleurs, le nouveau leitmotiv de la Fiesta qui veut ainsi conforter son statut de festival hors norme, où fête rime avec festival. Les autres soirées (en dehors du 15 octobre, journée consacrée aux minots) se termineront quant à elles, comme d’habitude, aux alentours de 3 heures du matin (avec bien entendu possibilité de rentrer chez soi en tramway, ce dernier sera ouvert toute la nuit du 18 au 19 octobre). La Fiesta, pour ceux qui aiment les chiffres – et en notre époque de dictat des chiffres, il est bon de le relever-, ce seront 48 heures de musique live avec une bonne quarantaine d’artistes présents. Les tarifs d’entrée varient, quant à eux, de 20 à 25 € par soirées avec ouverture des portes à 19h.
Une première journée dédiée aux Minots de 14h à 18h
Cette année, la Fiesta commence par la Fiesta des Minots, le 15 octobre, une fois n’est pas coutume. Les années précédentes, cette dernière clôturait le festival. Certes, la problématique des nouveaux rythmes scolaires pointe son nez, le 15 octobre tombant un mercredi et l’après-midi, les élèves ayant des activités périscolaires (à priori) prévues mais ces activités, rappelons-le, sont facultatives et les parents peuvent ne pas y inscrire leurs petits. De plus, à Marseille, avec la lente mise en place de la réforme, il est fort possible que la fiesta des minots rencontre son public. Ceci étant dit, l’intérêt de ce temps fort consacré aux enfants est de mettre en avant les tout jeunes talents : un groupe de rock and roll composé de jeunes marseillais de 14 ans, les Baby’s, viendra faire un concert très attendu par leurs fans. De même, de très jeunes DJ’s programmés en partenariat avec le Vitrolles Sun Festival et l’école Station Dj viendront mixer lors de la boum des minots aux alentours de 17h. De nombreuses autres activités sont au programme : citons, les animations menées par les jeunes cadets des marins pompiers de Marseille, la traditionnelle déambulation de marionnettes géantes, un spectacle du cirque Pouce, des séances dédicaces avec des auteurs de livres jeunesse….ainsi que des expositions, des démonstrations de danse et plusieurs concerts d’ensembles de jeunes marseillais. Le tout pour un tarif de 5€.
Trois jours et demi de fiesta
Parmi les artistes programmés cette année, nous pouvons noter de nombreux come-back d’artistes et surtout, une présence féminine plus marquée. Nul ne doute que l’ouverture officielle de la Fiesta réunira de nombreux fans.
En effet, les amoureux nostalgiques des Rita Mitsouko depuis la disparition de Fred Chichin en 2007 pourront retrouver Catherine Ringer avec le groupe PLAZA FRANCIA (groupe créé avec deux anciens de Gothan Project, rappelez-vous leur tango électro novateur); sont aussi invités : les MASSILIA SOUND SYSTEM que nous ne présentons plus (ils fêtent leurs trente ans d’existence) ainsi qu’ASTONVILLA, victoire de la musique en 2002 avec son pop rock aux textes finement ciselés. Rien que ça pour la première soirée de fiesta ! Parmi les artistes invités de ce jour, citons la découverte de Bernard Aubert, Christine and The Queens, la révélation française de l’année avec son premier album « Chaleur humaine » où les styles musicaux allant de la pop au R’n’B se mêlent avec bonheur. De la rumbia catalane (La Troba Kung Fu), du rock occitan (Lou Seriol), du groove (Le syndicat du rythme), des sets Dj (Dj Tony S et Walkabout Sound System) et la fanfare de la Banda du Dock viennent compléter le tableau des artistes de cette soirée du 16 octobre.
La belge Selah Sue, les marseillais de Chinese Man Deluxe et leurs amis, l’américain Pigeon John, les marseillais d’Under Kontrol, le français Bounce viendront occuper les lieux le 17 octobre avec leurs musiques allant du ragga au hip hop en passant par la beat box. La soirée ou plutôt la nuit de clôture du 18 au 19 octobre fera la part belle à Cascadeur, avec sa pop aérienne, au groupe de rap mythique De la Soul, à la jeune Irma révélée par le web, mais aussi à Winston Mcanuff and Fixi, Buraka Som Sistema, Dengue Dengue Dengue (les péruviens sont de retour à Marseille avec leur électro cumbia), Mumbai Science, Garbage Men. Un zoom sur la nouvelle scène brésilienne avec Karol Conka et Bloco venus directement du Brésil ; Orisamba, jeune groupe composé de musiciens français et brésiliens sans oublier Gringo da parada et Sa favela chic viendra éclairer cette soirée aux rythmes et musiques éclectiques (samba, hip hop, électro rock, folk, rap….).
Une programmation qui refuse de s’enfermer dans un genre musical
Cette année encore, Bernard Aubert refuse de proposer un festival axé sur un genre musical, ouvrant les portes de son festival à des artistes venant de tous horizons ; ce qui a pour effet d’attirer un public des plus variés, un public qui vient « écouter de la musique, boire et manger ». Ce public peu ordinaire a séduit Alain Bashung : ce dernier aurait dit au directeur « Pour une fois que le lieu correspond à la musique que je joue » ! Suivent deux afters officiels, le 25 et 31 octobre : une première soirée « Global Local » (tarifs de 17 à 20 €) dont le concept est d’associer des artistes électro locaux et d’ailleurs (du monde entier), organisée en partenariat avec la Méson, salle de concert marseillaise sis rue Consolat (deuxième édition faisant suite au succès de celle de 2013) et une seconde soirée, We are Together (tarifs de 30 à 35€), organisée par un des acteurs incontournables depuis 2011 des soirées électro dans le grand Sud avec une programmation cette année plus jazzy.
Vous l’aurez compris, cette année, la Fiesta financée quasi exclusivement par le Conseil Général, en partenariat pour la 6ème année avec le Crédit Mutuel Méditerranéen, accueillera des sets d’artistes internationaux, nationaux et locaux, issus de familles musicales diverses. Année du Brésil oblige, une exposition de peintures naïves du Brésil sera à découvrir aux Docks ; la Marseillaise proposera une expo de ses Unes les plus emblématiques pour fêter ses 70 ans et le CMM présentera sa plateforme d’écoute musicale RIFFX dédiée à ceux qui aiment et font la musique. A noter également que les 11 et 19 octobre, sur le square Narvick de la Gare St Charles, sera présentée la création chorégraphique de Ibrahima Koné intitulée « Prochain Arrêt : voie A » dans le cadre des Do It de la Fiesta (opération initiée en 2007). DVDM
A lire, écouter/voir :
https://www.rmtnewsinternational.com/2014/09/jeu-invitations-a-gagner-pour-la-fiesta-des-suds/ [14]
https://www.rmtnewsinternational.com/2014/10/rencontre-avec-le-groupe-orisamba/ [16]
Plus d’infos sur http://www.dock-des-suds.org/fiesta2014/ [17]
DOCK DES SUDS 12 rue Urbain V – 13002 Marseille (accès terminus T2, Arenc Le Silo)
Tel : 04 91 99 00 00 / E-mail : fiesta.des.suds@orange.fr [18]
Tarifs de 20 à 25€ par soirées / Promo FNAC : Pass 3 soirs 60€ / Pass Week-end 36€
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Dominoes, dimanche 28 septembre à Marseille
Publié Par Rmt News Int Sur Dans Evénements Gratuits/Free Events,International,Marseille,Save the Date | Commentaires désactivésDominoes, c’est : une installation de 8000 blocs de béton… 2 kilomètres… 300 bénévoles pour relever le défi !
Horaires et lieux traversés :
16h27 : chute du premier domino sur la voie A de la gare Saint-Charles. Une fois le premier bloc tombé, la ligne de dominos poursuit inévitablement son chemin : escaliers de la gare Saint-Charles – rue des Petites Maries – espace Velten – rue Bernard Du Bois – Porte d’Aix – Halle Puget – cours Belsunce – Centre Bourse – Jardin des Vestiges – Chambre de Commerce et d’Industrie. Puis 16h54 : arrivée au Vieux-Port
Informations complètes et plan détaillé du parcours : www.lieuxpublics.com
LES BONS PLANS :
Dès midi, prenez le temps de vous promener le long du parcours pour contempler l’œuvre en cours de construction, ligne poétique de blocs serpentant à travers la ville. Choisissez votre place pour assister à la chute : au plus proche des blocs ou en retrait, dans une avenue ou une ruelle, en hauteur ou en contrebas, chaque point de vue est différent, tous offrent une très belle perspective.
En attendant la chute : Ecoutez Radio Dominoes, émission spéciale de Radio Grenouille en direct simultané depuis plusieurs points du parcours de 14h à 17h sur le 88.8 FM, www.radiogrenouille.com ou sur place grâce au système son du parcours, pour suivre la construction et la chute en temps réel, minute par minute, où que vous soyez !
Où boire un verre, manger un morceau ou faire une partie de dominos ? A l’Ecomotive, en bas des escaliers de la gare Saint-Charles ; Chez Mounir, rue des Petites Maries ; au stand grillades tenu par des jeunes du quartier à l’Espace Velten ; à la carriole Epice et Possible Halle Puget ou chez l’un des commerçants partenaires, de Belsunce au Vieux-Port. Jeux de dominos à disposition.
Dominoes, créé et imaginé par Station House Opera
http://stationhouseopera.com [21] / directeur artistique : Julian Maynard Smith – production : Artsadmin
PARTICIPEZ ! dominoes@lieuxpublics.com [22] / Informations / inscriptions : 04 91 03 81 28
Photos © Elsa Lévécot
Visuel et plan Dominoes : Stephan Muntaner et Adrien Bargin pour la MGM








