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Interview de Sabine Bernasconi sur l’implication du CD13 dans l’action culturelle de l’Opéra de Marseille

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A l’occasion de la conférence de présentation de saison de l’Opéra/Odéon de Marseille, nous avons interrogé Sabine Bernasconi, vice présidente déléguée à la culture au CD13, maire du 1/7, à propos du soutien apporté par le Département aux actions culturelles du l’Opéra, notamment envers les publics dits empêchés. DVDM


Sabine Bernasconi [2] par f1279931459 [3]

Christophe Alévêque explique la Fête de la Dette

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Invité du club de la presse Marseille Provence Alpes du Sud le 15 mai, l’humoriste présentait la 4ème édition de la Fête de la Dette, cette année décentralisée à Marseille.


Ch Aleveque présente la fête de la dette [4] par f1279931459 [3]

Fin Mars 2017, le Théâtre Marie-Jeanne ré-ouvrait ses portes après 5 ans de fermeture forcée !

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Enfin, le Théâtre Marie Jeanne, sis 56 rue Berlioz dans le 6ème arrondissement de Marseille, dirigé par Patrick Rabier, metteur en scène, a obtenu, après 5 ans d’une traversée du désert en raison de la nécessaire et  couteuse réalisation de travaux de réaménagement du lieu*, le précieux sésame pour pouvoir accueillir le public avec une jauge de 49 places, avant de retrouver sa jauge originelle de 82 à 100 places dans les mois à venir**.

TMJinauguration1 [5]

Une réouverture à guichet fermé !

Afin de fêter dignement cette réouverture attendue tant par l’équipe du théâtre que par son public d’aficionados, le théâtre a proposé trois soirées festives et théâtrales, le 23 mars pour les institutionnels, journalistes et  les généreux « crowfounders » donateurs puis les 24 et 25 mars pour le public, venu en nombre (re)découvrir ce théâtre dont la pratique artistique se situe dans la droite lignée du théâtre expressionniste, notamment grotesque, une spécificité rare en notre ville.

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Des institutionnels conquis par le lieu et les extraits de spectacles proposés

Le premier soir, étaient notamment présents Gérard Detaille, l’adjoint républicain à la culture de la mairie du 6/8, ravi de soutenir cet espace de création, et Marie-Arlette Carlotti, députée socialiste, enchantée de découvrir les créatures du TMJ (les artistes semi-professionnels de la compagnie Salamandre-Gecko) ayant présenté ce soir-là un extrait d’un spectacle mêlant cabaret, clown et jeu masqué, un subtile mélange des genres qui a fait mouche. La députée  a, par ailleurs, financé à hauteur de 5000€ les travaux du TMJ même si elle reconnait que « 5000€, ce n’est pas beaucoup »-. Elle a ainsi souhaité donner « ce coup de pouce » dans la mesure où sensible à leurs difficultés, elle estime qu’il est « nécessaire et important de soutenir ces lieux de proximité ». « C’est, à mon avis, un bon usage de la réserve parlementaire » précise-t-elle. Sur ce point, nous ne pouvons que nous accorder avec elle tant la défense de ces « petits » lieux nous tient à cœur.

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Une réouverture sous le signe du cabaret

Les trois soirées proposées portaient l’empreinte de la ligne artistique du lieu : « du cabaret sous toutes ses formes », avec -à l’occasion de la première soirée- un tour de chant remarqué par les convives, interprété avec élégance et humour par Frédérique Souloumiac, accompagnée au piano par François Escojido. Les deuxième et dernière soirées, quant à elles, offraient une carte blanche aux compagnies professionnelles amies du TMJ (citons le Yak, le Funambule, le LAM ou encore l’Akalmie Celcius). Ces dernières ont présenté des extraits de leurs dernières créations, dans un enchainement judicieux de tableaux, ponctués d’interludes clownesques et masqués savoureux. Notre coup de cœur va ici au duo de masques, Mualdo/Coralie, ainsi qu’au trio de clowns, Mysstille, Ostelin et Gribouille, qui nous ont proposé un défilé de mode fantasque et facétieux (ce dernier a séduit le public); autre temps fort, avec Giorgie, en mère maquerelle : la scène où elle embobine la crédule Coralie, cette dernière abandonnant pantois son Mualdo pour suivre une chimère, est succulente.

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De la marionnette au chant en passant par le seul en scène

Deux élèves de la compagnie du Funambule proposaient de découvrir un duo marionnettique autour de l’univers des péripatéticiennes, avec les retrouvailles sur le trottoir de deux putes, une lesbienne typée asiatique faisant l’apologie de l’onanisme, et un travesti homosexuel noir à la chevelure flamboyante et à la gouaille frondeuse. Un travail de manipulation sensible et délicat, hélas, altéré par le flot de paroles des personnages, redondantes avec le geste ! Une des collaboratrices du Funambule a offert un joli moment d’émotion avec les retrouvailles après 18 ans de séparation d’un couple improbable, un homme grenouille (parti chercher des allumettes, il s’est perdu en route) et sa vieille femme (toute rabougrie à force d’attente). Un joli passage, tout en finesse et d’une cocasserie irrésistible.

Hannah Devin, dans un one-girl show sensiblement décalé -qui aurait bien plu à Eliane Zayan- a donné, à l’attention des mâles dont les testostérones s’émoustillent dès qu’ils sont au volant de leur bolide, une leçon de conduite urbaine. Magali Lindermann et Frédérique Souloumiac, accompagnées au piano de Martial Paoli, ont sans contestation possible offert le plus délectable moment de cette soirée avec un extrait du « Cabaret du Elles ». Un moment de pur plaisir, d’autant plus que Magali, en grande forme ce soir-là, nous a régalés de son jeu théâtral expressif et de son chant.

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Une mise en bouche de la programmation à venir

La programmation est actuellement en cours mais nous pouvons, sans trop nous avancer, en dévoiler les orientations à venir : en dehors d’un temps fort cabaret au printemps 2018, les spectateurs pourront assister à un spectacle jeune public mêlant jeu masqué et marionnettes (gageons qu’il s’agisse de la dernière création de SHC, compagnie permanente du TMJ, « le semeur d’idées noires » présenté au Parvis des arts au cours de la saison 2014/2015***),  mais aussi à du clown. Une compagnie venant de l’Etranger sera également invitée à présenter sa création. Il est fort à parier que les compagnies amies seront au menu de la saison prochaine.

En attendant la saison 2017/2018, les curieux qui souhaitent s’inscrire aux ateliers amateurs proposés par l’équipe du théâtre pourront découvrir tout le mois de juin 2017 sur trois soirées (du vendredi au dimanche) les créations issues des ateliers : clown (1er WE), cabaret (2ème WE), jeu masqué (3ème WE) et bouffon (4ème WE), ainsi qu’en semaine une représentation des spectacles issus des ateliers dits juniors (dédiés aux petits à partir de 4 ans) et adolescents (jusqu’à 16 ans).

In fine, n’oubliez pas que le TMJ et ses créatures vous donnent rendez-vous pour la journée porte ouverte du lieu aux alentours de la mi-septembre ainsi que pour la présentation officielle de saison courant octobre. A vos agendas ! Diane Vandermolina

*Ces travaux (au coût de 50 000€) concernaient  la mise aux normes de sécurité du lieu, les conditions de sécurité relatives à l’accueil du public s’étant substantiellement renforcées cette dernière décennie. Nous ne reviendront pas sur les difficultés financières induites par cette fermeture publique forcée (impossibilité de faire des demandes de subventions aux tutelles, perte de recettes liées à la non fréquentation publique du lieu…) ni la complexité relative au financement  (notamment la recherche de fonds privés) et à la réalisation de ces travaux (rendez-vous avec les multiples organismes et institutions en charge du dossier, aux avis et recommandations parfois contraires).

**Des travaux supplémentaires sont programmés pour le mois d’avril afin de faciliter l’accès du lieu aux personnes en situation de handicap. En effet, l’accessibilité est la condition sine qua non pour que le théâtre puisse passer de la 5ème (jauge inférieure à 50 places) à la 4ème catégorie (jauge supérieure à 50, inférieure à 300 places). Car depuis le 1er janvier 2011, les Établissements de catégorie 1 à 4 recevant du public doivent avoir fait l’objet d’un diagnostic des conditions d’accessibilité et d’une évaluation des coûts pour rendre le bâtiment accessible et se mettre en conformité avec la réglementation accessibilité pour le 1er janvier 2015 au plus tard. L’accessibilité est une obligation légale pour les dits EPR.

***le premier tableau du spectacle a, par ailleurs, été présenté le 31 mars à l’Equitable Café à l’occasion de l’enregistrement de l’émission « Toile de Mars », co-pilotée par Lolita Doullay, de l’association du Cours  Julien, et Etienne Bastide, de Radio Galère.

Pour plus d’informations sur les ateliers dispensés par l’équipe du TMJ (clown, cabaret, jeu masqué et bouffon sans oublier les ateliers enfants et adolescents) ainsi que les stages à venir : http://www.theatre-mariejeanne.com/site/ [6]

Copyright photos: Diane Vandermolina

Retrouvez ci-dessous l’interview du directeur artistique du TMJ, Patrick Rabier:


Interview de Patrick Rabier directeur du… [7] par f1279931459 [3]

Carnaval de Marseille édition 2017 : le 1 er avril à 13h30 au Parc Borely!

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Un temps de récréation populaire et festif!

MP2017, capitale du sport oblige, la thématique est sportive: “la parade des champions” met à l’honneur les sportifs et sports de tout bord, qu’il s’agisse de sports plutôt classiques (jeux de ballons, bien entendu, mais également sports de combat, de roues, d’eau, de courses, de glisse… ) autant que de sports atypiques !

En effet, cette année, en dehors des batoukadas, fanfares et autres défilés d’échassiers, de grosses têtes et de marionnettes géantes (à noter, une marionnette à l’effigie de Zidane), le public pourra assister à des activités originales au village sportif (avec de nombreuses animations proposées aux tous petits mais pas que…).

L’association Camapa, troupe de rue composée de personnes en situation de handicap et de valides, proposera des activités sportives que tout bon marseillais pratique régulièrement : la tchache, l’apéro, la sieste, la pétanque, la contrée, les joutes (verbales) ou encore le fameux quart d’heure marseillais. Nul besoin d’être un sportif de haut niveau pour les essayer.

Cette édition du Carnaval de Marseille sera l’occasion, également, de tenter d’établir un record sportif: le Mannequin Challenge où au son d’une corne de brume, tous les participants et visiteurs présents au Borélydrome devront se figer le plus longtemps possible.

La traditionnelle remise de la clé d’or de la ville à tous les carnavaliers par Nora Preziosi, élue déléguée à la Jeunesse, aux Femmes et à l’Animation, aura lieu quant à elle à 14h30, juste avant le défilé des chars où 15 juges-arbitres viendront récompenser les meilleures équipes sportives dans leur réinterprétation de la thématique.

Nous avons alors rencontré le directeur artistique de cette édition, André Péri, co-fondateur du collectif Charivari, qui nous en détaille les nouveautés, invitant les marseillais à participer à cette édition hors norme en venant déguisé, ainsi que l’adjointe déléguée à la sécurité, Caroline Pozmentier Sportich qui nous rappelle le dispositif mis en place afin que tous les marseillais puissent profiter pleinement de l’événement!

Bon carnaval à tous.

DVDM


carnaval2017 [8] par f1279931459 [3]

Rencontre avec Paul Wamo, en concert le 16 mars à 20h30 aux Docks des Suds

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Paul Wamo, originaire d’une petite île de Nouvelle Calédonie, est un artiste performeur, slameur, poète, écrivain, venu à la musique tardivement. Installé à Marseille depuis 2015, après une résidence à la Cité des Arts de Paris, le jeune homme, avec le sens du spectacle qui le caractérise, présentera son EP Sol, à l’occasion de Babelmed music le 16 mars à 20h30 dans la salle du Cabaret. Nous l’avons interviewé sur ses motivations et son projet.

 

paulwamobabelmed [9] par f1279931459 [3]
 

RENCONTRE AVEC BERNARD AUBERT AUTOUR DE BABELMED MUSIC 2017

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Interview de Bernard Aubert, directeur artistique de babelmed music, festival marseillais et salon professionnel dédié à la world music qui se déroulera du 16 au 18 mars  à Marseille. Il nous présente les nouveautés du salon, ses coups de coeur et la programmation à venir. Un festival à découvrir et à vivre qui s’est donné comme mission de soutenir et mettre en avant les artistes émergents et les petites salles de musique de la région PACA. DVDM


BernardAubertBabelmed2017 [10] par f1279931459 [3]

Un 8 mars au Conseil Départemental des Bouches du Rhône

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En cette Journée Internationale des Droits des Femmes, -plus communément appelée Journée Internationale Des Femmes-, du 8 mars 2017, Martine Vassal, présidente du CD13, a souhaité convier les journalistes femmes des médias régionaux et nationaux à une rencontre avec les douze femmes méritantes et généreuses auxquelles elle a tenu à offrir la Médaille du Département en ce jour symbolique.

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En préambule

Martine Vassal a annoncé qu’elle n’augmenterait pas les impôts cette année afin de  maintenir le pouvoir d’achat des classes moyennes, « celles qui n’ont droit à rien et paient tout plein pot », précise-t-elle, tout en détaillant les grandes réalisations qu’elle a effectuée (90 % de ce qu’elle avait programmé lors des Etat Généraux de la Provence) avec un allant et une aisance propres aux show-women.

Plus sérieusement, elle exprime son inquiétude face à l’état actuel du débat politique « qui n’est pas au niveau », et notamment « cet étriage » par les médias et les réseaux sociaux de tous les hommes et femmes politiques, « quel que soit leur bord politique » par ailleurs. Elle espère « retrouver un peu de sérénité » car cela « nuit gravement à la démocratie », explique-t-elle.

Mais revenons plutôt à l’objet de la cérémonie et à ces femmes méritantes qu’elle a voulu récompenser.

Des femmes qu’elle a mis à l’honneur en leur laissant la tribune pour exprimer leur engagement et combat au quotidien, qu’il soit associatif, bénévole ou professionnel, dans les domaines médicaux, culturels et sociaux, auprès des publics fragiles et précaires qu’il s’agisse de SDF, mères isolées, enfants et adultes malades et/ou handicapés, personnes âgées -dites du « bel âge » pour reprendre son expression- en fin de vie….

Des actions qui relèvent toutes de la solidarité.

La solidarité, une des nombreuses compétences du Département, revêt plusieurs formes : lutte contre l’exclusion du monde du travail*, contre l’exclusion sociale, contre le mal logement**, la mal bouffe etc. ***…  mais également lutte contre la discrimination faite aux publics en situation de handicap (moteur, mental et/ou physique) et aux personnes atteintes de graves maladies (le cancer, une cause nationale bien connue, ou de maladies rares méconnues).

Parmi ces femmes, certaines font partie de « grosses » structures déjà bien identifiées par tous, d’autres travaillent au sein de structures moins connues du grand public.

Des grandes associations mises en valeur

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Parmi les bénévoles et militantes des structures à l’aura nationale et/ou départementale, pour la plupart âgées de 20 à 50 ans, citons :

Mme Monique Blanc, un des piliers des Restos du Cœur qu’on ne présente plus ;

Mme Brigitte Chabrol, chef hospitalier en pédiatrie à la Timone reconnue par ses pairs ;

Mme Brigitte Dherbey, grenobloise d’origine mais provençale d’adoption, qui suite à l’accident de son fils s’est investie corps et âme dans l’AFTC13 pour aider les familles de traumatisés crâniens et cérébraux lésés ;

Mme Christine Faure, directrice de l’AMFD Aide aux Mères et aux Familles à Domicile souhaitant faciliter le passage des étapes difficiles de la vie ou encore,

Mme Nicole Long Martel de Stella Aide aux familles qui compte plus de 200 collaborateurs salariés.

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Mme Josette Gonzales, avocate engagée depuis son origine dans le mouvement SOS Femmes 13 ****(40 ans déjà!) afin de lutter contre les violences psychologiques, physiques et sexuelles faites aux femmes et aux enfants (plusieurs milliers de victimes de violences conjugales par an dans le 13) et faire évoluer les lois pour l’égalité hommes/femmes profite de l’occasion pour rappeler que « même si les femmes ont des droits sur le papier, hélas, dans la réalité l’égalité n’est pas encore gagnée» et qu’il faut « toujours continuer à se battre pour cette égalité si on veut lutter contre les violences faites aux femmes».  La dernière étude publiée par l’INSEE***** vient conforter ce propos.

Mme Catherine Marand-Fouquet, professeure agrégée et auteur d’ouvrages sur l’histoire des femmes, fondatrice de l’ALMA contre la maltraitance des personnes âgées et handicapées opine ainsi : celle qui revendique le droit aux rides et aux imperfections (« c’est une chance de vieillir ») estime que « la lutte est loin d’être finie » et qu’il serait bien « temps d’élaborer une déclaration des droits humains au 21ème siècle ».

Mme Yvette Rochette, présidente du CIQ saint Giniez et membre du CA de Habitat 13, a tenu à honorer Martine Vassal, précisant qu’elle a « bien mené son chemin puisqu’elle est devenue la première femme présidente du CD13 », qu’elle du « génie pour avoir fait ce qu’elle a fait : que les hommes en prennent de la graine », conclut-elle.

Également, des structures plus modestes et plus jeunes mises en avant

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En ce qui est des plus jeunes structures (entre 10 et 15 ans), Mme Véronique Mauro, présidente de SOLIANE, vient en aide aux familles d’enfants handicapés porteurs de troubles du comportement : ayant elle-même un enfant handicapé, l’enseignante parle de son expérience : « et même si c’est difficile, qu’être mère isolée d’un enfant handicapé relève d’un parcours du combattant, on redécouvre un peu d’humanité et on se recentre sur les vrais problèmes de la vie ». Et de dédier sa médailles à tous ces mères courageuses.

Mme Nathalie Riguel, avec Histoire de filles, essaie de faciliter la vie au quotidien des femmes atteintes de cancer avec ses conseils maquillage et beauté.  Elle va ouvrir un spa thérapeutique au sien de l’Angélus pour les patients  cancéreux, sachant que la prescription de sport sur ordonnance est désormais possible pour les malades du cancer.

Cathy Darietto, quant à elle, consacre son art –elle est chanteuse et comédienne- et sa vie à faire rêver les enfants malades atteints de cancers et leucémie à l’Hôpital pour Enfants de la Timone avec son association Après la Pluie, qu’elle a créé suite à la mort de son fils qui en était atteint : ici, nous ne pouvons que saluer l’engagement et le travail au quotidien qu’elle mène avec ses collabor-actrices.

Nous terminerons par le Docteur Frédérique Retornaz, qui s’inscrit en faux par rapport à Hugo quand il dit que la mort d’un vieillard n’émeut personne : elle consacre une partie de son temps au centre de gérontologie départemental, dont l’équipe est très féminine, notamment au niveau du directoire ; l’autre au service oncologique de l’Hôpital Européen, suivant des patients cancéreux mais également des patients atteints de formes graves de Lupus******.

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In fine

Un temps fort et émouvant où il était possible de rencontrer des femmes aux parcours de vie passionnants et à l’engagement indéfectible. Un regret néanmoins, la jeunesse était sous représentée ce jour-là et pourtant, des jeunes femmes qui luttent au quotidien dans ces domaines sociaux et médicaux sont nombreuses, que cela soit au travers de leur métier ou encore bénévolement. Nous vous donnons donc rendez-vous dans un an !

Texte et photos : Diane Vandermolina

*avec la création de job-dating pour les allocataires du RSA dans l’ovoïde de l’Hôtel du Département alors que ces derniers ont un accès limité à la gratuité des transports en commun quand ils y ont le droit.

** aide au logement hélas rabotée de presque 50€ pour la majorité des allocataires après le décret visant à limiter le dépassement des loyers voté cet été par le gouvernement actuel.

 *** Alimentation, habillage, soins… auxquels les plus démunis n’ont pas ou peu accès.

****Le Département a cédé une vingtaine de logements à l’association pour l’accueil des femmes victimes de ces violences. D’autres actions en faveur des femmes seules ou avec enfants sont également menées par le CD13. Plus d’infos sur https://www.departement13.fr/ [11]

***** Voir le rapport publié le 7 mars 2017 sur les inégalités en région PACA : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2649917 [12]

****** Son service a, par ailleurs, apprenons-nous, mis en place un protocole avec des spécialistes pour les patients lupiques afin d’étudier plus précisément les effets indésirables de l’exposition au soleil des malades : cette dernière est souvent cause de poussée lupique, et le patient se doit de se protéger été comme hiver avec des crèmes solaires indice 50 onéreuses et non remboursées. Une étude qui permettrait peut-être le remboursement de ces dernières pour les malades atteints de lupus, ce qui serait une grande avancée pour eux.

La BIAC 2017: Toujours plus grand…

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Après une ouverture ce week-end du 21 et 22 janvier de la BIAC 2017 à la Friche belle de Mai-qui a réuni plus de 10 000 personnes, succès que savourent et dont se félicitent nos hommes et femmes politiques présents à la visite presse des chapiteaux plantés là sur les plages du Prado-, voici venu pour un mois, le temps des réjouissances circassiennes ! Il y en aura pour tous les goûts et tous les publics y compris ceux éloignés, pour des raisons de handicap* ou de finances, de cet art vivant qui mêle tradition et modernité qu’est le Cirque. Levons un peu le voile…

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Du côté des Elus : Tous en piste, tous en joie !

Yves Moraine, maire du 6/8, heureux d’offrir aux circassiens les plages du Prado, rejoint avec enthousiasme la piste, porté par l’allégresse : « c’est un succès mérité pour Marseille que ce Week end d’ouverture à la Friche avec ses 10 000 spectateurs. Anne Marie d’ESTIENNE D’ORVES en est restée baba ».  Avec cette dernière et Sabine Bernasconi, maire du 1/7, « toutes deux favorables au développement d’événements qu’ils soient ludiques, culturels ou sportifs, sur les plages », il se réjouit que la BIAC soit « ce grand événement hivernal qui manquait à Marseille ! », « entre tradition et modernité, un cocktail de réussite de -et pour- la Ville de Marseille également » précise-t-il. Anne Marie d’Estienne d’Orves continue ainsi : « cette seconde biennale compte 59 compagnies et 26 créations, ainsi que des rencontres professionnelles avec 500 intervenants ! » « Marseille est mise à l’honneur » et devient « pour un mois, une plateforme des arts du cirque ». Sabine Bernasconi en tant qu’adjointe à la culture du CD13 rend compte à son tour du soutien du Département à la manifestation, un événement complet : « culturel, sportif, populaire, contemporain inscrit dans la tradition », comme le soulignait Yves Moraine. « C’est un grand événement artistique et économique : en terme d’image, il valorise l’attractivité de Marseille et du territoire». Un de ses objectifs pour notre belle ville dont « les élus en sont les ambassadeurs ». Place donc aux temps forts sous les chapiteaux en fin de montage, presque prêts à accueillir le public d’ici deux jours…

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Côté programmation : Un mois de cirque sous toutes ses formes et coutures

Raquel Rache de Andrade, co-directrice de la Biennale Internationale des Arts du Cirque, avec Guy Carrara, directeur d’ARCHAOS, pôle national du cirque en méditerranée, distille au fil d’une présentation succincte du programme les temps forts qui animeront les chapiteaux. Après le rappel de la conférence sur le rire, vu au travers du regard d’un clown, avec Caroline Obin -plus connue sous le nom de Proserpine-, de l’Apprentie Compagnie (« Rira bien qui rira », les 27 et 28 janvier au Magic Mirror à 22h), et avant de présenter « Steam » de la compagnie Le Cirque Electrique (du 3 au 4 février au village des chapiteaux à 22h), une création dans le genre Cabaret postpunk et rock’n roll, convoquant Blade Runner et Iggy Pop, dans la lignée du NO FIT STATE Circus, Raquel a souhaité souligner l’importance de laisser une place aux clowns avec un trio franco-germano-argentin à découvrir dans « TRIIIO/Fritz, Piola, Felix » des Nouveaux Nez (du 3 au 5 février en journée au village des chapiteaux). Guy, quant à lui, insiste sur la création du Terya Circus, « Boulevard Conakry », sur fond de musique africaine avec des artistes guinéens (du 10 au 12 février en après-midi) et sur « RASTROS », du Circo Crescer Et Viver, une compagnie brésilienne (aux mêmes dates en soirée). Cette dernière création dont le titre signifie Traces repose sur un travail de mémoire et sur la notion de filiation, un spectacle à découvrir auquel Bruno Carneiro, créateur de « Tempo » (magnifique spectacle de 35 minutes sur une thématique similaire, repris à Cadenet le 4 février à 20h30) participe. La biennale s’achève aux chapiteaux avec une carte blanche laissée à Extrême Jonglerie qui présentera son cabaret. Une installation « VIIA », autour de témoignages d’artistes vivants en itinérance, présentée sous la forme d’un reportage journalistico-poétique (du 2 au 5 février), et un tournoi de pyramides (le 7 février) complètent la programmation des chapiteaux.

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Zoom sur quelques spectacles

« Secret » de Johann Le Guillerm présenté du 26 janvier au 18 février est une création circassienne pas comme les autres dans la mesure où l’auteur, acrobate et plasticien, mêle les genres : issu de son travail de recherche autour du « pas grand-chose », qui l’a amené à développer une connaissance du monde qui nous entoure, selon d’autres points de vue que celui de notre « vision frontale», il convoque dans ce spectacle « des pratiques minoritaires non traditionnelles », à savoir la calligraphie ou encore l’architexture (entre architecture et texture). La compagnie des Colporteurs dirigée par Antoine Rigot, quant à elle, explore l’univers de Bosch, « un observateur libre du monde qui l’entourait », dont l’an passé était fêté le 500ème anniversaire de sa mort, autour de son tryptique « Le jardin des délices », dont il essaie de s’approprier les images. La création « Sous la toile de Jhéronimus », où la recherche théâtrale et dramaturgique sont premières, sera présentée du 26 janvier au 5 février. Et pour finir, une création brésilienne oscillant entre cinéma, théâtre et cirque, « Benja » de la compagnie Borogodo, dirigée par Karen Acioly: cette dernière raconte l’histoire du premier clown du monde, « ce clown noir brésilien, Benjamin de Oliviera, qui a amené dans ses bagages et a fait connaître la musique des pauvres, la samba, interdite au Brésil à cette époque » (du 27 au 29 janvier).

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In fine

Bien entendu, les lieux de la BIAC, ce ne sont pas que les chapiteaux du village créé en bordure de mer au Prado à Marseille. Ce sont des lieux disséminés sur tout le territoire provençal, plus d’une vingtaine de villes environnantes de Grasse à Cavaillon passant par Toulon et Aix, Martigues et Arles. Nous vous conseillons de regarder sur le site internet du festival afin de découvrir le spectacle près de chez vous, sachant que de nombreuses créations présentées ici tournent en divers endroits. Question tarifs, il existe des pass famille (2 adultes et 2 enfants de moins de 12 ans) de 48 à 58€ et des pass curieux ou gourmands (de 3 à 5 spectacles) de 42 à 70€. Côté tarif plein ou réduit, c’est entre 22 et 10€ selon le spectacle et la situation de chacun.  A vos agendas donc pour une biennale qui s’annonce intéressante, pour ne pas dire alléchante. DVDM

Reportage et crédit photo : Patrick Di Domenico

*Archaos conduit des ateliers de travail autour du cirque (intitulés plume de cirque) avec des personnes dyslexiques et bientôt des personnes handicapées afin de développer une méthodologie d’écriture circassienne adaptée, reposant sur l’écriture et le corps, dont une des réalisations sera restituée au cœur du village des chapiteaux le 6 février (une date à retenir).

Interview de Raquel Rache de Andrade autour de ses coups de coeur de la Biennale Internationale des Arts du Cirque 2017 et du projet Plume de Cirque mené par Archaos


Raquel Rache De Angrade interview BIAC2017 [13] par f1279931459 [3]

Plus d’infos :

Biennale Internationale des Arts du Cirque jusqu’au 19 février 2017

www. biennale-cirque.com [14]

Attraction, Installations de Johann Le Guillerm (Marseille/BIAC2017)

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A découvrir à la Friche Belle de Mai du 21 janvier au 19 février
Tout public à partir de 6 ans/Tarifs de 3 à 5€
Présenté dans le cadre de le Biennale internationale des arts du cirque 2017

Ici, vous pénétrez dans l’OBSERVATOIRE, laboratoire créé pour tenter d’appréhender le monde avec un autre point de vue, issu d’un travail développé à partir du point, permettant de comprendre comment se créent les formes, les mouvements, les équilibres. Puis venez tester les IMAGINOGRAPHES, qui nous immergent dans l’univers d’un artiste travaillant à l’élaboration d’autres systèmes de lecture du monde à travers d’étranges machines-outils. Avant d’admirer les IMPERCEPTIBLES, qui avec la Calasoif, le Tractochiche, la Jantabuée, sont autant de machines au mouvement imperceptible basées sur une mécanique usant d’énergies naturelles et durables. Pour finir par l’observation de le MOTTE, étrange et gigantesque planète recouverte de gazon, qui suit son propre mouvement, mue par des forces gravitationnelles, à l’instar de notre Terre, et qui imprime dans son sillon, sur le sol, ses circonvolutions. Laissez vous donc guider par son créateur qui nous explique en quelques mots son travail.

 


johanleguillermattraction [15] par f1279931459 [3]

Plus d’infos sur lafriche.org [16]

Portrait de Johann Le Guillerm (c) Patrick Di Domenico

Notre Avis sur l’imaginarium d’un artiste inclassable

Johann Le Guillerm est un artiste complet, circassien et plasticien, et il peut être comblé de ce focus organisé par les directeurs de la BIAC 2017 sur son travail original et passionnant.

Il est vrai, comme le dit si bien Raquel Rache de Andrade, que cet artiste, très imaginatif et passez-moi l’expression « barré » : « quand il voit une clémentine, il y voit des choses que nous ne voyons pas dedans : elle lui inspire une œuvre alors que nous, nous la mangerions.»

Alors pour appréhender l’exposition, rien de tel que son concepteur pour nous en dévoiler les clés d’intelligibilité et nous transporter dans son univers polymorphe. Car ce travail présenté peut paraître insaisissable pour certains tant il est représentatif d’un univers entier, un monde créé à partir du pas grand grand-chose, le point et ce qu’in extenso, il engendre comme formes lorsqu’il est assemblé à d’autres points, ces formes s’assemblant entre elles pour en créer de nouvelles à l’infini, un peu comme une molécule est composée d’atomes et les atomes de nucléons etc.. et qu’à partir de quelques éléments base, et selon leur disposition multipliable à l’infini, tout un monde peut naître. Ceci n’est pas sans faire écho à la conception grecque de la cosmologie, avec sa circularité et sa quasi-absence de linéarité.

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Partant du fait que l’homme n’a qu’une vision partiale et partielle, frontale, du monde à l’image d’un Kant qui écrivait dans la critique de la raison pure que « la Raison ne voit que ce qu’elle conçoit (autre trad. produit elle-même) d’après ses propres plans » ; il s’est ouvert à d’autres points de vue et nous donne ici la preuve que le monde n’est pas forcément celui que nous connaissons dans son formatage actuel. Une prise de liberté qui l’amène à penser et représenter l’imperceptible, dans la lenteur du mouvement de ses machines carburant à des énergies naturelles et durables (la Calasoif, le Tractochiche, la Jantabuée) ou de la Motte, cette planète végétale qui dans une oscillation quasi invisible, à l’instar de la Terre, parcours inlassablement la même trajectoire serpentée, déposant des résidus de sciure sur son passage.

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Johann Le Guillerm (c) DVDM

Au carrefour d’une recherche cosmologique, scientifique et philosophique, son œuvre reste néanmoins poétique et belle tant les formes oblondes de ses machines (les imaginographes) hypnotisent le regard, et ce même quand elles nous amènent en les manipulant à réfléchir sur une autre vision de la construction du monde et ses possibles réalités. Seul bémol de cette installation, la production des carnets de travail de l’artiste qui, bien qu’explicatifs, tendent à dissiper la poésie de l’imaginaire ; de même, le placement de la Motte en bout de salle ouverte sur la baie lumineuse (une jolie vue certes) tend à nuire à son appréciation globale, les petites ampoules savamment installées comme des satellites autour de la Motte en mouvement sont guère visible en plein jour. Un fond noir eut peut être permis de mieux savourer l’ensemble de l’installation.

Néanmoins, cette exposition permet d’ouvrir le regard du spect-acteur et d’initier le curieux à une autre appréhension du monde qui l’entoure, mettant à mal son propre point de vue et le questionnant. A découvrir ! DVDM