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Théâtre Toursky, une saison 21/22 placée sous le signe de la résistance
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Résiste, Existe ; Résister pour exister, Etre-là ! Renaître…
[2]Après une si longue fermeture au public, voici l’heure de la réouverture. « Et cela se fête » précise Richard Martin en préambule à la conférence de presse de lancement de la saison sur les terrasses du théâtre Toursky en ce début du mois de juin.
Pour les 50 ans du théâtre, la saison est dédiée à Elvis, salarié du Toursky, décédé de la Covid19 l’an passé. Quel bel hommage rendu à un être humain aux qualités multiples !
La crise sanitaire n’est pas encore derrière nous mais nous devons vivre avec le virus et continuer à rêver.
« Le gouvernement a eu la maladresse de dire que les artistes et l’art sont non essentiels » continue le directeur du théâtre, expliquant qu’au contraire « l’activité culturelle et le rayonnement artistique sont fondamentaux et capitaux ».
Et ce ne sont pas les artistes présents ce jour qui contrediront Richard Martin.
Nawar Bulbul, artiste franco-syrien, exilé de son pays natal, a déjà été accueilli au Toursky pour sa précédente création : il revient avec un tout nouveau projet Egalité. L’homme de théâtre, qui veut hurler « vive le Théâtre, vive le Toursky » grâce auxquels il a pu renaître, n’a pas manqué de rendre hommage au journaliste biélorusse arrêté et jeté en prison pour avoir dénoncé la politique du gouvernement : « il faut arrêter ça. C’est une bataille avec un stylo qui est menée et le dictateur répond par la prison et la mort » développe-t-il. « Il ne faut jamais de soumettre mais se sur-mettre » complète Nawar dont la création parle de « fraternité, liberté enlevée, solidarité et égalité ». Ce sera les 19 et 20 octobre.
Le groupe Quartiers Nord créé par Robert Rock Rossi et sa bande en 1978 propose une création mêlant comédie musicale et conte à la sauce Monty Python sur le thème des migrants, un sujet douloureux que le groupe marseillais a choisi de traiter de façon burlesque. «Cette 10ème création est un véritable challenge » poursuit Rock. Le conte de ta Mer est à découvrir les 19 et 20 novembre. Autre création, Petit boulot pour vieux clown de Matéi Visniec, mise en scène par Virginie Lemoine avec Serge Barbuscia, Pierre Forest et Richard Martin présenté du 7 au 29 janvier à l’espace Léo Ferré. « C’est la troupe que je recherchais, j’y ai trouvé du respect, de la tendresse, de la chaleur. C’est un rêve de troupe que j’ai frôlé » explique Richard Martin, ému de présenter ce texte d’un auteur qui dévoile les petits et grands travers, petites et grandes beautés, de l’âme humaine dans une langue délectable.
Bouchta revient du 29 mars au 2 avril avec Sois un homme mon fils, un seul en scène bouleversant qui a révélé un comédien talentueux. Nous vous conseillons ce spectacle, si vous ne l’avez déjà vu, tant le sujet est actuel. Machisme, mariage forcé, homophobie, intolérance, tabous dans les cités et au bled sont ici dénoncés avec humour et humanité, fragilité et tendresse. Autre spectacle où la cruauté tient le premier rôle : Rencontre avec mon beau-frère de Gilles Ascaride avec ce dernier et Géraldine Baldini les 5 et 6 avril. Un texte au vitriol sur les retrouvailles post-mortem de deux membres d’une famille qui se détestent depuis toujours. Une comédie acide et crue à l’image de la verve de Gilles Ascaride.
A côté de ces créations portées par des artistes régionaux dont la dernière création d’Yvan Romeuf, La robe rouge avec Marie-line Rossetti les 10 et 11 mai, la saison propose une multitude de grands noms de la danse : Carolyn Carlson (27 novembre), Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault (le 9 novembre), également un danseur de flamenco qui a révolutionné cette danse : Israel Galvàn. A son propos Maria Perez, fondatrice du centre Solea et du festival Flamenco Azul, précise que « ce Picasso du Flamenco est un révolutionnaire ». Elle se souvient d’un de ses spectacles où en rupture avec le flamenco traditionnel qu’il maîtrise à merveille, il était dans une provocation déstabilisante. La edad de oro est à voir sur la scène du Toursky le 9 avril, n’oubliez pas de réserver ! Hip hop, danse africaine, danse contemporaine… seront également de la programmation.
Festival de têtes d’affiches et de succès, également de découvertes
Les festivals – Faites de la Fraternité qui ouvre et clôture la saison, le Festival Russe et le Festi’femmes- parsèmeront un programme pluridisciplinaire et éclectique avec des succès du Festival Off, des spectacles Moliérisés ou encore des têtes d’affiches, sans oublier ses concerts de jazz détonants! Citons pêle-mêle, La légende du saint buveur avec Malavoy (1er octobre), Le cercle de Whitechapel (15 janvier), Simone Veil, le combat d’une effrontée avec Christina Reali (1er mars) ou encore le nouveau spectacle de Christophe Alévêque (29 et 30 avril) entre autres grands noms du spectacle vivant.
In fine
La programmation reprend en grande partie celle de la saison précédente annulée pour cause de pandémie : nous reviendrons en cours d’année sur certains temps forts, Faites de la Fraternité avec ses propositions enthousiasmantes, sur le spectacle The Marceline ou encore des créations à l’instar de la création maison Petit boulot pour vieux clowns.
En attendant, le théâtre vous donne rendez-vous à partir de 18h les 16, 17 et 18 juin pour fêter la nouvelle saison, réservation sur billetterie.toursky.fr (jauge limitée, buffet offert)! A vos agendas !
Diane Vandermolina
Retrouvez notre interview de Richard Martin qui revient les revendications des occupants des théâtres même si à l’heure actuelle, le nombre de théâtres occupés est bien moindre du fait des réouvertures et que leur action se joue en amont des spectacles ou en extérieur. DVDM
Programme complet sur www.toursky.fr[3] / spectacles à 21h excepté le mercredi à 19h et pour le festival russe à 20h30
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A l’occasion de la conférence de presse de lancement de la saison culturelle de la Mairie du 1/7, Sophie Camard est revenue sur les contraintes sanitaires actuelles, mais également celles du plan Vigipirate qui a atteint le niveau 3. En raison du couvre-feu, les concerts de juin sont avancés à 19h30 et finiront avant 22h30. Pour les concerts accueillant plus de mille spectateurs (Caravansérial les 18 et 19 juin), un pass sanitaire (test PCR négatif, attestation de vaccination ou encore preuve d’une infection à la covid19) sera demandé à l’entrée par les organisateurs. En dépit de ces contraintes inévitables, la maire de secteur a exprimé sa joie de pouvoir lancer la saison estivale du Silvain.
En préambule
« La culture est une priorité politique et permet de faire respirer l’imaginaire » explique-t-elle, insistant sur le besoin de respirer après ces longs mois sans culture, rappelant la richesse culturelle des 1er et 7ème arrondissements. « Il faut penser la culture pour tous et toutes et aller vers les gens pour les faire venir » précise-t-elle. « La culture n’est pas un plafond de verre réservé aux élites ». Elle mise donc sur l’inattendu et la surprise. Cette volonté politique affirmée se traduit par l’invitation, ô combien symbolique et forte, du CALMS, le collectif des artistes lyriques fondé par Mikhael Piccone suite aux effondrements des immeubles de la rue d’Aubagne : le CALMS compte aujourd’hui 200 artistes en son sein et est devenu un collectif national reconnu. Sera proposée dans les rues des 1er et 7ème arrondissements une série de mini-concerts autour de thématiques actuelles tous les mercredis à partir de 17h (voir ici pour les horaires et lieux https://marseille1-7.fr/portfolio/lancement-de-la-saison-culturelle-de-la-mairie-du-1-7/[4] ).
Opéra déconfiné et concert des voix solidaires
Pour le baryton, il s’agit de rendre l’Opéra accessible à tous et à toutes, également de « recréer le lien distendu par les confinements successifs, rendre l’Opéra aux habitants ». Ce projet d’Opéra déconfiné a été rendu possible grâce au partenariat avec Le relais des possibles à Aix et avait été initié en juin 2020 avec succès dans les quartiers aixois. « Tout le monde peut recevoir l’Opéra et les thèmes des Opéras sont actuels ». En effet, la sororité, l’amour, la violence, ou encore la vengeance et la jalousie sont toujours d’actualité et l’Opéra permet de « partager quelque chose au présent ». Jean Pierre Lanfrey, président du relais des possibles, estime que ce projet est « à la fois culturel et politique » au sens noble du terme et l’association qui accueille femmes et enfants victimes de violences conjugales travaille « à partir du social, à remonter à la culture » et « à restituer la voix aux sans voix ». Et quoi de mieux que la voix lyrique dont la beauté saisissante subjugue quiconque l’entend, qu’il soit amateur ou non, pour amener cette respiration dans les quartiers marseillais du centre-ville.
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Le lendemain de la Noche de Cumbia organisée par le Molotov, le CALMS proposera, le 12 juin à 19h30, un concert caritatif au théâtre Silvain dont les recettes seront reversées à deux associations luttant contre les violences faites aux femmes : FEMMES SOLIDAIRES 13 et LE RELAIS DES POSSIBLES. Une centaine de solistes et de musiciens seront présents pour proposer tout un panel d’airs lyriques connus de tous, à l’image de Don Giovanni, La Flûte Enchantée, Il Trovatore, Carmen, La Bohème… Ce concert “Les Voix Solidaires” est l’occasion pour le public de découvrir de nouveaux talents aux côtés de dizaines d’artistes de premier plan comme Ludivine Gombert, Jennifer Michel, Marc Laho, Amélie Robins, Fabienne Conrad, Héloïse Mas…. Il promet d’être exceptionnel et riche en surprises lyriques.
Démos
Le 17 juin, l’orchestre Démos Marseille sera en concert au Théâtre Silvain. Démos est un projet de démocratisation culturelle qui a pour objectif de favoriser l’accès à la musique classique par la pratique d’un instrument de musique en orchestre. Initié en 2010 par la Cité de la musique – Philharmonie de Paris, et parrainé par Lilian Thuram et la pianiste Khatia Buniatishvili, ce « Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale » s’adresse à des enfants de 7 à 12 ans issus de quartiers relevant de la politique de la ville ou de zones de revitalisation rurale. Au total, 100 enfants issus de 6 structures marseillaises (situées à Malpassé, la Belle de mai, Saint Just, la Blancarde ou encre les Chartreux), seront là pour présenter le travail effectué cette année. Cet événement, présenté en présence du directeur de la Philharmonie de Paris, Laurent Bayle, et du parrain des orchestres Démos, débutera à 19h et Victorien Vanoosten en assurera la direction : au programme, deux extraits d’une pièce composée par Laurent Elbaz, ‘l’incroyable épopée de Ferdinand le Goéland’.
Caravansérail
Le théâtre Silvain accueillera ensuite le festival Caravansérail les 18 et 19 juin. Ce festival a été créé par La Cité de la Musique de Marseille, en collaboration avec Arts et Musiques, La Maison du Chant, MCE Productions/L’éolienne pour offrir un nouveau rendez-vous régional des Musiques du Monde. Notons qu’un changement de programmation pour des raisons sanitaires a eu lieu au dernier moment. Le concert de Sona Jobarteh (samedi 19 juin à 21h45) est remplacé par celui du duo rock et funky, Jupiter et Okwess, qui puise depuis ses débuts dans les rythmes du Congo. Leur concert fera suite à ceux de Titi Robin, le virtuose gitan, apôtre aimé de la rumba catalane, à la voix de combat, et Manu Théron, qui, depuis Marseille, fait rayonner le chant occitan sur les plus grandes scènes du monde.
Lalala Napoli – crédit photo Laetitia Gessler
En ouverture du week-end, le vendredi 18 juin, le public retrouvera Juan Carmona, guitariste, inspiré et imprévisible créateur qui explore la tradition flamenca et l’amène sur les terres de la modernité musicale avec son septet puis Le LaLaLa Napoli échevelé de François Castiello, chanteur et accordéoniste de Bratsch, qui s’approprie tarentelles et chansons napolitaines (le coup de cœur de la directrice de la Maison du Chant, Odile Lecours), ainsi qu’Orange Blossom, pilier de la fusion world en France, porté par la grâce et la voix de sa chanteuse égyptienne Hend Ahmed. La programmation est cette année à 85% masculine mais promis, l’an prochain, elle sera plus paritaire, la covid19 ayant bousculé les possibilités de programmation d’artistes venant de l’étranger.
Au large et Hip Hop non stop
Un nouveau festival « Au large » va envahir la scène du Silvain avec une artiste israélienne Noga Erez qualifiée de nouvelle prêtresse du Hip hop dont la musique mêle hip hop, électro et pop, ainsi que Siska, chanteuse marseillaise bien connue qui a fait ses débuts avec les Watcha Clan. Ce festival organisé par le Cabaret aléatoire, la Meson, Comparses et sons, le Mounguy, se déroulera du 2 au 4 juillet et explorera les sonorités électro, hip hop. Pour Sophie Camard, c’est l’occasion de « lutter contre les préjugés » en invitant le Hip Hop dans le bel écrin du théâtre Silvain. Il préfigure le festival Hip hop non stop qui se déroulera sur 4 jours en août mais nous y reviendrons.
Une exposition sur les mémoiresen Mairie
Entre temps, la Mairie accueille l’exposition Marseille (dé)coloniale imaginée par Ancrages dont l’objet est de dévoiler les angles morts de l’histoire (dé)coloniale à Marseille. Jusqu’au 2 juillet, sont proposés des parcours, balades, ateliers de médiation et visites guidées de l’exposition qui mêle petite et grande histoire. Pour l’adjointe à la culture et aux mémoires de la mairie du 1/7, Agnès Freschel, il s’agit « d’écrire toutes les histoires. Il est important de parler des choses autrement et expliquer les faits ». Une exposition à visiter d’urgence.
Diane Vandermolina
Retrouvez notre interview de Sophie Camard et Mikhael Piccone :
Retour sur la Manifestation Interprofessionnelle Nationale du 23 avril 2021
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Cette manifestation nationale a été organisée dans de nombreuses villes françaises à l’initiative des intermittents du spectacle, de la CGT et de Solidaires : le flight case on tour a rassemblé à Marseille plusieurs milliers de personnes d’après les organisateurs. Dans les rangs des manifestants, professeurs, techniciens, artistes en tout poil, gilets jaunes, chômeurs ou encore étudiants ont suivi le cortège.
Contre la précarisation de la société
Nous y avons rencontré Catherine Lecoq, comédienne et déléguée nationale de la CGT Spectacle. Elle revient à notre micro sur les revendications des participants à la manifestation du 23 avril, à savoir l’abrogation de la réforme de l‘assurance chômage, mais également de la loi sécurité globale.
Elle nous explique comment les femmes intermittentes enceintes et/ou malades n’ont pu prétendre à une quelconque ouverture de droits, rappelant les difficultés des primo entrants au régime de l’intermittence et le risque pour des milliers d’intermittents n’ayant pas travaillé pendant un an de se retrouver au RSA. Certains le sont déjà !
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Concernant les modalités de la prochaine réouverture des lieux de culture annoncée par le président, un seul mot d’ordre est scandé par tous : « pas de réouverture, sans droits sociaux ». Tous parlent d’une seule voix, martelant leur volonté de continuer la lutte même en cas de réouverture des lieux occupés, leur combat dépassant le cadre de leur activité et secteur.
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Entre la précarisation des travailleurs de tous les secteurs qui vont voir leurs indemnités journalières chuter à 600 ou 700 € pour un smicard, l’absence de vrai plan de relance de la culture (incluant les hôteliers, restaurateurs, acteurs de l’événementiel qui participent du dit secteur), le coût des tests PCR qui mettent le système de sécurité sociale à mal au profit des laboratoires pharmaceutiques entre autres critiques, les raisons de la colère sont très larges et concernent tout un chacun.
Solidarité et revendication festive
Elodie, étudiante en arts plastiques, J.B., chanteur lyrique intermittent, Alexandre, ancien animateur d’ateliers théâtre, ou encore Kathleen, demandeuse d’emploi que nous avons rencontré sur le parcours expriment leur solidarité avec les manifestants. Ils nous dévoilent leurs inquiétudes quant à l’avenir des métiers de la culture gravement affectée par la crise sanitaire mais également celui des millions de français qui seront touchés par la réforme de l’assurance chômage si son entrée en vigueur est maintenue au 1er juillet.
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Cette manifestation du 23 avril aux airs de « liberté, égalité, fraternité » s’est déroulée dans une ambiance festive et sans heurts avec les forces de l’ordre par ailleurs guère nombreuses sur le parcours. Musiciens, comédiens et techniciens aux manettes de leur caisse de transport de matériel entre-ouvertes aux allures de cercueils, formant un défilé de corbillards, nous ont offert une flashmob géante de plus de deux heures, ponctuée d’arrêts, de silences, de roulements de tambour et de chansons revendicatives.
C’était le premier acte d’une intense semaine d’actions dont un des points d’orgue sera la traditionnelle manifestation du 1er mai. Rendez-vous à 10h au Vieux Port !Diane Vandermolina
Grande manifestation interprofessionnelle le 23 avril dès 14h à Marseille et dans toute la France pour la défense des droits sociaux
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Cette tribune intervient un mois et demi après la première occupation par les artistes et techniciens du spectacle du théâtre de l’Odéon à Paris. A ce jour, en dehors du théâtre Liberté que les occupants ont été forcés de quitter, plus d’une centaine de lieux culturels dirigés par lesdits signataires de la tribune sont encore occupés : citons la Criée et le Zef à Marseille, le Cratère à Alès. Rome, Milan, Naples, Bruxelles sont également entrées dans la danse depuis une dizaine de jours pour dénoncer la casse des droits sociaux.
Les acteurs de la Culture au front
Tous les occupants réclament unanimement l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage, rééditant chaque semaine des actions coups de poing, des vendredis de la colère et autres rendez-vous pour sensibiliser la population à leur lutte. Une manifestation interprofessionnelle nationale d’envergure lancée en plusieurs villes de France, à l’image de celle qui s’est déroulée à Rome le 17 avril dernier pour lutter contre la précarisation de tous les travailleurs, est prévue le 23 avril avec des Flight Case, happenings d’artistes et de techniciens en divers lieux du parcours.
A Marseille, une opération escargot partira du Zef à 11h pour rejoindre les artistes et techniciens à la place du Général de Gaulle à 14h30, avant de converger vers le cortège sur la Canebière. Cette manifestation en appelle à tous et à toutes, contre les réformes des droits sociaux, et concerne tout un chacun. Espérons que les signataires de ladite tribune descendent dans la rue rejoindre le cortège (départ 14h, du kiosque à musique, en haut de la Canebière) afin de montrer concrètement leur soutien affiché dans ce texte aux artistes et techniciens occupants des lieux, également aux travailleurs de l’éducation ou de la santé qui forment une partie de leur public.
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Nous avons réalisé un reportage sur une action citoyenne, festive et culturelle organisée par le collectif Nous le 18 avril. Cette manifestation festive avait pour objet la revendication des libertés des citoyens et du droit de vivre, sortir, danser, s’amuser.
«Le collectif a fait appel à de nombreux artistes de notre connaissance pour proposer ce temps festif et culturel le long du boulevard Longchamp, dans la rue. Ces derniers ont bénévolement présenté extraits de spectacle dansé, chanté ou parlé » détaille Laure Moreau, membre du collectif Nous. De la magie, de la jongle, de la musique ont égayé cette après-midi pour le plaisir des badauds venus en nombre : 300 personnes ont suivi le cortège du jardin Longchamp aux danaïdes en passant par la place de la Rotonde.
Pour Jean Pierre Brundu, président de l’UPOP, heureux que la manifestation se soit déroulée dans de bonnes conditions et dans le respect, les revendications principales mises en avant par le Collectif sont : « retrouver les libertés citoyennes de chacun, libertés garantes de notre démocratie ». Insistant sur la globalité des revendications et leur aspect a-politique, il précise néanmoins « qu’elles sont convergentes avec celles des artistes qui occupent les lieux de culture. Ils sont dedans, nous on est dehors ».
Fanfare
Le Collectif avait par ailleurs invité les occupants des théâtres à les rejoindre. Parmi eux, Valérie Miquel, danseuse et chorégraphe, revient sur la revendication première des artistes en colère : « l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage, réforme qui va précipiter des millions de français dans la précarité ». Déçue de l’absence d’un soutien réel des directeurs de lieux et des artistes du sérail, elle invite la population à suivre le mouvement des occupants, à venir au Zef occupé depuis 38 jours ou encore à les rejoindre aux manifestations organisées en toute légalité, à l’image de celle à venir du 23 avril.
Pour en revenir à la manif’festive, plus qu’un retour à la vie et à la culture, « c’est un moment de bonheur partagé » comme le résume si bien Jean Christophe Born, chanteur lyrique marseillais qui déplore néanmoins l’absence d’engagement de nombreux artistes, par crainte du black listage. Pourtant, n’est-ce pas le rôle de l’artiste que d’être dans la rue, « offrir un rayon d’amour » à tous, faire le lien entre le peuple et les politiques ?
Etre-là, oui, telle est la mission des artistes et bravo à tous ceux qui ont participé à ce joli moment, réconfortant et joyeux. DVDM
L’épée de Damoclès plane sur l’avenir du DOCK DES SUDS et de la FIESTA DES SUDS
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« Dans le contexte difficile de pandémie mondiale et d’une économie du spectacle vivant fragilisée par la crise COVID, LATINISSIMO souhaite alerter les pouvoirs publics face à de récentes décisions institutionnelles, inexpliquées, qui mettent l’association en grande difficulté. »
Ainsi débute le communiqué de presse envoyé par l’association organisatrice de la Fiesta des Suds, le rendez automnal qui devrait fêter ses 30 ans en octobre 2021, l’édition 2020 avait été annulée pour cause de seconde vague épidémique, ainsi que de BABEL MED MUSIC, un temps interrompu pour renaître sous l’appellation BABEL MUSIC XP dont la première édition devait se dérouler au printemps dernier, annulée pour cause de confinement. Pour rappel, LATINISSIMO est un opérateur culturel majeur marseillais également en charge depuis 22 ans de la gestion de la salle de spectacle du DOCK DES SUDS dans un quartier d’Arenc aujourd’hui en pleine mutation, ayant investi plus de 2 millions d’euro dans l’équipement de la salle. Or, la menace d’expulsion du lieu par Euroméditerranée et la baisse drastique de la subvention accordée par le Département 13 à la Fiesta, pourtant partenaire historique de la manifestation, viennent compromettre la survie de l’association ainsi que ses nombreuses activités.
Menace d’expulsion de Latinissimo du Dock des Suds
Dans ledit communiqué, nous apprenons qu’en mars 2016, « Euroméditerranée, envisageant dans le cadre de son projet d’urbanisme le déménagement du Dock des Suds, s’était formellement engagé à reloger l’association Latinissimo ». Or, « en dépit de l’engagement pris par Euroméditerranée, […] depuis mars 2020, la direction et le C.A. d’Euroméditerranée refusent tout échange avec Latinissimo malgré les demandes de rendez-vous maintes fois réitérées par l’association et les nombreux courriers officiels laissés lettres mortes. En juillet 2020, Euroméditerranée dénonçait le bail en cours et formulait à l’association une proposition sèche de Convention d’Occupation Précaire d’un local commercial d’une durée d’un an non-renouvelable à échéance de décembre 2021, transformant de manière unilatérale et sans concertation l’Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) des baux précédents », un ultimatum qui dans le contexte de crise sanitaire est « apparue inacceptable et incompatible » avec l’activité événementielle du Dock des Suds. « Face à cette proposition inadaptée, l’association a renouvelé ses demandes de rencontres auprès d’Euroméditerranée, sans davantage de réponse. Depuis janvier 2021, Euroméditerranée a dépêché à plusieurs reprises des huissiers et menace la structure d’expulsion en la déclarant occupant sans titre, tout en continuant de lui réclamer les loyers (d’avril à décembre 2020) alors même que l’État, propriétaire du bâtiment, lui interdit toute activité. Ce procédé unilatéral et autoritaire, mené sans aucune information préalable, contrevient à tous les engagements pris par Euroméditerranée (direction et Conseil d’Administration), auprès de l’association, conformément au relevé de décision de mars 2016 » précise Latinissimo qui aujourd’hui « exige d’être reçue et entendue par Euroméditerranée, comme acté conjointement, concernant l’avenir du lieu, les demandes de la structure sur la continuité d’activité et la prise en compte des investissements réalisés par Latinissimo sur le Dock des Suds depuis 22 ans ». Aux dernières nouvelles, l’expulsion pourrait avoir lieu dans les jours à venir, soit à la fin du mois de Mars 2021.
Avis de tempête sur la Fiesta des Suds
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Depuis 1992, Latinissimo organise l’emblématique Fiesta des Suds, un festival qui « rassemble et ressemble à son territoire » et accueille chaque automne à Marseille des dizaines de milliers de spectateurs de toutes générations, origines et classes sociales confondues. « Au fil des décennies, ce temps fort culturel a d’ailleurs contribué à redessiner les contours d’Euroméditerranée, à requalifier l’espace portuaire au fil de son itinérance, des Docks de la Joliette au J4, de la Manufacture des Tabacs de la Belle de Mai jusqu’aux Docks des Suds à Arenc » stipule à juste titre le communiqué, ajoutant que « depuis 30 ans, indépendamment des colorations politiques qui se sont succédées à la tête de son exécutif, le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône a toujours été le partenaire historique et principal de ce festival à rayonnement national ». De même, les nouvelles et récentes orientations de la Fiesta des Suds, avec notamment l’investissement de la promenade du Mucem, ont été saluées par les tutelles, les médias, les artistes et le public. « Pourtant, en décembre 2020, la collectivité territoriale a signifié son désengagement auprès de Latinissimo, confirmé en janvier 2021 par une baisse radicale de 73% de son aide financière pour le festival. Notifiée 10 mois avant sa tenue, cette diminution signifiante ne peut que mettre en danger la tenue même de la prochaine Fiesta des Suds. Si le modèle économique de la Fiesta des Suds est sain avec un tiers de ressources propres, un tiers de partenariats privés et un tiers de financement public, la quasi-suppression de ce dernier laisse peu de recours à Latinissimo quant au maintien de la 30ème édition du festival. Cette situation envoie un triste signal au secteur du spectacle vivant à l’heure où celui-ci est durement impacté par la crise du coronavirus » conclue-t-il. L’association interpelle toutes les collectivités territoriales et l’État, ainsi que la Ville de Marseille dont l’ambition culturelle rejoint les valeurs immuables de la Fiesta des Suds car sans engagement concret et pérenne de toutes les tutelles, elle ne saurait proposer un événement digne de ses 30 ans. Une renégociation de la subvention avec le CD13 est actuellement en cours.
Rencontre avec Bernard Aubert
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Nous avons interviewé Bernard Aubert, le fondateur de la Fiesta afin qu’il nous donne son sentiment sur cette inextricable situation qui met en danger l’avenir d’un opérateur culturel reconnu, également d’un festival à portée internationale drainant des milliers d’aficionados venant de France et de Navarre, voire d’ailleurs, et d’un lieu accessible et ouvert à toutes les musiques du monde et plus encore. Pour le moment aucune pétition n’a été mise en ligne, gageons que les aficionados du lieu et de la Fiesta s’y attèlent.
Belle Initiative dans les quartiers défavorisés de Marseille avec ce Passeport pour l’Ecole
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Un projet éducatif et culturel original pour lutter contre le décrochage scolaire des enfants des quartiers défavorisés de Marseille
Du surf, de la danse, du cirque, des arts plastiques, du théâtre, du land-art, du hip hop, du sauvetage côtier etc…. Voilà ce que les enfants de l’école Parc Bellevue ont pu faire gratuitement pendant les deux semaines des vacances de la Toussaint !
Ces activités se sont déroulées du lundi 22 février au dimanche 7 mars à l’école Parc Bellevue, au théâtre Toursky, au KLAP Maison pour la Danse et sur le littoral marseillais pour une appropriation du patrimoine côtier local et ont regroupé une centaine de jeunes du cm2 à la première.
Les arts et le sport comme passeport
Ce projet qui compte une dizaine d’intervenants par session répond de façon originale au besoin de lutter contre le décrochage scolaire dans les zones d’éducation prioritaire : il a pu être mis en œuvre grâce à une importante subvention du Ministère de la Jeunesse et des Sports via Madame la Sous-Préfète à l’Egalité des Chances dans le 3e arrondissement et propose aux enfants de reprendre goût à l’école tout en s’amusant et en participant à des activités ludiques et créatives. Et les enfants, tous volontaires, sont ravis d’y prendre part pour le plus grand bonheur des initiateurs du projet.
Cette initiative d’envergure est le fruit d’un travail collectif mené par David Fortier, le président de l’association Pour la Promotion de l’Interculturel au Parc Bellevue (actuel directeur de l’école élémentaire du Parc Bellevue) et Véra Tur, la secrétaire de l’association (ancienne directrice de la même école, aujourd’hui à la retraite) : elle se décline en ateliers entièrement gratuits pendant deux semaines à l’issue desquelles sont présentés des clips, des expositions photos et de petits spectacles devant les parents d’élèves à l’école Parc Bellevue et au théâtre Toursky.
Ce sont des associations de professionnels artistes, danseurs, circassiens, comédiens, plasticiens, diplômés sportifs, qui s’impliquent régulièrement dans ce projet afin d’offrir des activités de qualité aux enfants et leur donner l’occasion de retrouver le chemin de l’école pendant les vacances avec l’appui d’enseignants de l’école et d’anciens élèves à l’image de Lamine que nous avons rencontré lors de l’atelier chanson. Ce dernier est enchanté de pouvoir à son tour transmettre ce qui lui a été offert quand il était encore écolier à Félix Pyat.
Un projet au long cours et aux multiples facettes
En effet, pendant les vacances de février/mars 2021, les enfants ont ainsi bénéficié de douze ateliers : cirque (Cie Zebulon), danse et expression corporelle et Land-Art (Cie Zita la Nuit), arts plastiques (association Tout un Art), théâtre (association les Femmes à Barbe), hip hop (NSVV), initiation aux Premiers Secours (Ecole de Sauvetage Côtier Méditerranéen), déambulations urbaines, initiation à la flûte traversière (le soir après la classe). A ces ateliers, s’ajoutait cette fois ci un atelier Cuisine avec un grand Chef de Cuisine (Ludovic DUPONT), venu initier les enfants à la cuisine provençale (en vue de faire paraître un livret de cuisine « Patrimoine culinaire : de Marseille au Monde »), avec dégustation de Daurade Royale en prime.
Le jeune chanteur auteur compositeur interprète, IGIT, demi-finaliste de The Voice, était déjà intervenu en 2016 et 2017 pour écrire et enregistrer quatre chansons en vue de produire un CD enregistrés sur place avec les participants au théâtre Toursky. Le bluesman à la voix rauque qui a débuté dans la rue est revenu pour une session chanson avec les enfants. Un clip de leurs chansons devrait par ailleurs voir le jour prochainement. Valery RODRIGUEZ, metteur en scène du spectacle musical BellaVista, chanteur et créateur de THE BLACK LEGEND (à découvrir aux Folies Bergères cet automne), les a fait, quant à lui, travailler sur une mini comédie musicale qui se terminera par le tournage d’un clip au KLAP Maison pour la Danse.
Zoom sur l’Atelier chanson
Nous avons assisté à un atelier d’écriture de chanson avec IGIT, co-auteur de la chanson représentant la France pour l’Eurovision 2021 Voilà, et les enfants sur les terrasses du théâtre Toursky. Ce fut un moment de joie et de plaisir partagé par les organisateurs, les intervenants et les enfants de tout âge présents ce jour. Au menu de leurs créations musicales : un rap sur leur vécu du confinement mais également leurs espoirs pour un futur meilleur.
Nous avons rencontré Véra Tur, Directrice de l’Ecole du Parc Bellevue à la retraite, secrétaire de l’APIPB qui à notre micro revient sur le projet dont elle détaille les tenants et aboutissants. Lamine, Ancien élève de l’Ecole du Parc Bellevue, nous explique les raisons de son investissement et Antoine Barrau dit IGIT, Compositeur, musicien et interprète, revient sur son travail avec les enfants.
Parmi ces derniers, Sana, Darine, Ied, et Malina nous ont confié leur joie de participer à cet atelier qui leur permet de partager leur expérience notamment avec les plus jeunes ainsi que le soulagement que l’écriture d’une chanson où ils peuvent exprimer leur sentiment sur le difficile vécu du confinement leur apporte. Une initiative méritante que nous saluons et à laquelle nous souhaitons bonne continuation.
Bon à savoir : les prochains ateliers des vacances de Pâques se tiendront du 26 avril au 7 mai 2021 avant un prolongement de l’action cet été 2021 avec des nouveaux groupes et intervenants. Car, oui, c’est bien un projet au long cours qui se déroule à chaque vacance scolaire.
Traces d’usines à découvrir le 23 décembre à 16h, jusqu’au 18 janvier 2021 au Toursky !
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Série photographique de Jean François Debienne
Quartier des Riaux 2019
Un hommage aux ouvriers et ouvrières de l’Estaque
Jean François Debienne propose une exposition de 30 photographies extraites d’un travail documentaire au long court réalisé dans un ancien site industriel, à l’Estaque et aux Riaux.
Cette très belle exposition que nous vous recommandons avec ses tirages en noirs et blancs chatoyants est l’occasion de découvrir des portraits de gens liés à ces usines, photographiés seuls ou en groupe, devant leurs maisons, ou sur les friches mêmes des usines, parfois avec un objet récupéré de ces usines. On y voit également des photographies de routes, des escaliers, de sentiers, de ces friches, avec parfois un bout de mer qui est ici ou des camions de Lafarge que l’on voit encore passer.
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Ce qu’en dit son auteur
« Un jour je suis allé dans le quartier des Riaux, au bout de l’Estaque, à Marseille, avec quelques contacts en poche et mon inséparable appareil photo. Après un long trajet en bus du centre-ville, du terminus du 35, j’ai monté les premiers escaliers et parcouru les ruelles, croisant l’impasse des usines, puis la montée des usines et même, plus loin, le chemin de la Nerthe. Autant de paysages que l’on retrouve dans les films de Guédiguian ! J’ai rencontré des gens, des femmes, qui avaient des choses à dire sur la vie de leurs maris ou de leurs grands-parents qui avaient travaillé dans les usines, là-haut…. Avec une première série de photos, Femmes d’usines, en mars 2019, je suis revenu ensuite au début de l’été 2019, car j’avais aussi rencontré une architecture, des friches, des rues, une femme centenaire qui m’avait montré de vieilles photos et des hommes qui avaient travaillé dans ces usines. Mais où étaient-elles ? À la recherche de ces traces, tel un arpenteur, j’ai parcouru d’autres chemins, d’autres ruelles, écouté d’autres histoires, d’autres récits avec ce questionnement toujours présent, que ne pouvait avoir un Don MacCulin, ce formidable photographe des usines : Comment révéler avec des photographies, ce qui reste, ce qui est parfois invisible ? En réalisant une deuxième série de photos, Traces d’usines, j’ai voulu ainsi rendre hommage, au travers de ces quelques photos en noir et blanc extraites de plus de 400 clichés, à ce passé industriel, à ces ouvriers, à cette mémoire d’une vie parfois dure mais fraternelle et foisonnante. Une mémoire ouvrière sur fond bleu dans ce quartier du nom d’un ruisseau, toujours là, bien vivant, avec ses mémoires, ses histoires, ses architectures et même sa poésie, tout un patrimoine ! » Jean-François Debienne, vidéaste et photographe.
A la recherche des fantômes du passé industriel de l’Estaque
Ce travail proposé permet de mettre en évidence tout un pan d’activité oublié, dont seuls restent quelques vestiges, ici et là. Il permet de replonger dans le passé ouvrier d’un quartier qui fut un véritable lieu de vie. Avec humanité et tendresse, le curieux découvre des visages, des lieux, et se retrouve projeté dans une époque méconnue, sur les traces d’un passé aujourd’hui révolu, dont il ne reste que le souvenir des habitants. Et quels souvenirs !
L’exposition Traces d’usines est visible jusqu’au 18 janvier 2021. Une visite guidée est organisée pour cette fin d’année le mercredi 23 décembre à 16h00 (vente de photos sur place pendant ce moment) au Toursky, impasse Léo Ferré 13003 Marseille.
DVDM
Plus d’infos :
Une production Images et Paroles Engagées : www.ipeprod.org
Lien fb de l’événement https://www.facebook.com/events/328274888246951
Théâtre Toursky, une saison anniversaire qui débute dès le 18 septembre !
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Si d’aventure le Préfet ne ferme pas les lieux culturels et n’interdit pas les manifestations artistiques demain 14 septembre, pour sa 50ème saison, le Toursky ouvrira ses portes le 18 septembre avec un spectacle dans la salle Léo Ferré, à 20h30, Gainsbourg Confidentiel, une production des Musiciens Associés dans lequel le comédien Stéphane Roux incarnera un Gainsbourg méconnu aux débuts difficiles, entouré de deux musiciens David Fabre (guitare) et Aurélien Maurice (contrebasse).
Suivra sur les terrasses, le lendemain, à 19h, Bougresses par le théâtre du Maquis, une création où sont racontées par des femmes les Croisades, un spectacle burlesque à l’issue duquel le spectateur pourra goûter à une recette médiévale, la « Frigousse des Hérétiques », concoctée par les artistes en scène (sur réservation).
Puis le 24 septembre, à 19h, la première Université Populaire gratuite autour de Don Quichotte proposera de revenir sur mort de ce personnage emblématique. Elle sera suivie le 26 septembre à l’espace Léo Ferré par Cellule de Crise, une comédie dramatique sur le thème de la maladie, écrite par Oriane Baldo et Valère Clauzel, portée par trois comédiennes professionnelles – Justine Assaf, Sophie Payan et Cécile Peyrot (20h30).
Ce début de saison prometteur qui fait la part belle aux compagnies régionales se poursuivra par une première Faites de la Fraternité à laquelle tous sont conviés les 2 et 3 octobre ! Mais laissons plutôt Richard Martin, le directeur du théâtre, nous préciser les temps forts de cette saison bien particulière…. DVDM
Interview réalisée avant le port généralisé du masque par Diane Vandermolina/ Vidéo Paola Lentini