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Marseille : Un Dîner de Gala du Corps Consulaire au Service de la Coopération Internationale et de la Paix

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Le 7 décembre 2024, L’hôtel Villa Massalia a eu l’honneur d’accueillir un prestigieux dîner de gala, orchestré par le corps consulaire marseillais et son secrétaire général et Consul honoraire de Chypre, Monsieur Alkis Voskariades, rassemblant près de 70 missions consulaires.

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Cet événement, placé sous le haut patronage de Madame Sonia Abou Azar, Consule générale du Liban et doyenne du corps consulaire, ainsi que de Monsieur Christophe Mirmand, Préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, met en exergue les contributions significatives des consulats dans les domaines économique, commercial et culturel.

Deux Objectifs Distincts

-Mettre en lumière l’engagement et le travail essentiel des consulats présents à Marseille. Par des actions variées, ces institutions jouent un rôle fondamental dans l’enrichissement de la ville et de la région.

-Constituer une occasion privilégiée pour favoriser des échanges constructifs entre les partenaires locaux, dans le but de renforcer la coopération entre les pays représentés et les acteurs régionaux autour d’objectifs communs.

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« Ce dîner est une célébration de la solidarité internationale et de l’ouverture de Marseille au monde » souligne  Madame Sonia Abou Azar, Consule générale du Liban, lors de son discours inaugural.  Cette rencontre affirme le rôle du corps consulaire en tant que promoteur d’un dialogue international orienté vers la paix.

Le Corps Consulaire : Un Acteur Clé

Souvent perçu comme une entité administrative éloignée, le corps consulaire est un acteur dynamique au sein du tissu social et économique local. En qualité d’interface diplomatique, il représente les intérêts de ses pays d’origine tout en soutenant les priorités diplomatiques de la France. En tissant des liens étroits avec les autorités locales et les entrepreneurs, il contribue à renforcer les relations bilatérales et multilatérales, favorisant un climat de confiance et de coopération mutuelle.

Assistance et Protection des Citoyens

Une autre dimension fondamentale de l’activité consulaire réside dans l’assistance apportée aux ressortissants à l’étranger. À Marseille comme ailleurs, les consulats jouent un rôle capital dans l’accompagnement des expatriés et des voyageurs, offrant des services divers qui vont de l’aide en cas de perte de documents à l’assistance en situation d’urgence. Cette mission de protection est essentielle pour garantir la sécurité et le soutien des citoyens éloignés de leur patrie.

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Catalyseurs d’Échanges Économiques et Culturels

Les consulats agissent également en tant que catalyseurs d’échanges économiques. En collaborant avec les chambres de commerce et les acteurs économiques locaux, ils promeuvent les opportunités d’investissement et encouragent les partenariats commerciaux. Leur connaissance approfondie des marchés locaux et internationaux constitue un atout précieux pour les entreprises qui naviguent dans les complexités du commerce mondial.

Marseille, avec sa mosaïque culturelle riche, est un terreau fertile pour la diplomatie culturelle. Les consulats y organisent de nombreux événements artistiques et éducatifs qui mettent en avant la diversité des cultures représentées. Ces initiatives renforcent les liens interculturels et contribuent à l’ouverture d’esprit de la communauté marseillaise.

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Engagement et Rayonnement

Le corps consulaire assume un rôle clé  en soutenant les communautés expatriées, servant de point de contact principal pour les diasporas. Cet engagement permet de maintenir un lien fort avec la culture d’origine et enrichit le tissu social local. En accueillant divers événements internationaux, les consulats font de Marseille un centre d’échanges et de coopération, attirant talents, investisseurs et touristes.

Ainsi, Monsieur Christophe Mirmand, Préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur ponctue l’importance de reconnaître l’inestimable contribution des consulats, qui font de Marseille une ville ouverte sur le monde et un modèle de coopération internationale réussie.

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Un Engagement Social

Les bénéfices générés par ce dîner de gala sont intégralement reversés aux « Restos du Cœur », soulignant l’engagement social des consulats marseillais.  Cet acte de solidarité s’inscrit dans une volonté plus large de contribuer au bien-être de la communauté locale et d’illustrer l’importance de l’entraide dans la construction d’un monde pacifique.

Pour conclure, le corps consulaire Marseillais se positionne non seulement comme une entité administrative, mais également comme un acteur essentiel dans le paysage diplomatique, économique et culturel de la ville. En représentant les intérêts de leurs pays, en protégeant les citoyens et en favorisant les échanges, les consulats jouent un rôle crucial dans la promotion d’un avenir pacifique et solidaire pour tous ainsi que dans l’enrichissement et le développement de Marseille, Métropole Méditerranéenne.

Isabelle Verna Puget

Photos AXPROD©DanC.FabG.FraN

Illustration Hôtel Villa Massalia

“Novella” : Un projet pluridisciplinaire au Cœur des traditions et de l’écologie

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Le projet “Novella” imaginé par Chiara Caruso est présenté en clôture du festival Tous en son à la Cité de la Musique de Marseille le 19 décembre à 18h30. Cette création transporte le public dans un univers où se mêlent héritage culturel, musique, marionnettes, écologie et féminisme.

Un Conte Chanté et Brodé

Ce spectacle unique, destiné principalement aux enfants dès 8 ans, fusionne plusieurs formes artistiques : conte chanté, tapisserie brodée, jeu et manipulation de marionnettes façon Grand Guignol et création musicale. Inspirée par une chanson traditionnelle napolitaine, Chiara Caruso, la créatrice du projet, met en scène des personnages extraordinaires, des histoires millénaires et une esthétique profondément ancrée dans les traditions artisanales.

Une Équipe au service d’une Utopie Féministe et Écologique

L’équipe derrière “Novella” est un collectif de femmes aux parcours divers, unies par une vision commune : la transmission de savoirs artisanaux et artistiques. Parmi elles, Chiara Caruso, artisane marionnettiste et initiatrice du projet, et Irene Lentini, artiste pluridisciplinaire, apportent leur savoir-faire – la première dans la construction de marionnettes et la mise en scène ; la seconde dans la direction d’acteur. Rita Meherg a réalisé les illustrations des tapisseries qui accompagnent le conte, tandis qu’Alicja Marszalkowska et Annamaria Parietti contribuent à l’aspect écologique du projet, notamment en matière de teinture naturelle et de travail de la laine.

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Un Hommage à Eugenio dit « Cucciariello » (Petite Tête) et aux Traditions Médiévales

La nouvelle création de Chiara Caruso est un hommage à un conteur napolitain oublié, dont l’œuvre a inspiré une revisite moderne et engagée des récits populaires. « Cela fait maintenant trois ans que je travaille sur ce projet, de A à Z », dit-elle. « L’idée du spectacle est née pendant le confinement. J’ai ressenti la nécessité de mettre en place des utopies plutôt que des dystopies. Je voulais qu’il reste quelque chose après la fin du spectacle : des savoir-faire, des connaissances échangées, et surtout entre femmes. »

Chiara a choisi de s’inspirer des conteurs du Moyen Âge, en particulier des traditions populaires, à l’image des pupi siciliennes, où les conteurs s’appuient sur des représentations visuelles pour soutenir leur narration. « Ce n’est pas forcément un textile qui sert de support visuel », précise-t-elle, « ce qui compte, c’est d’avoir un support sur lequel le conteur ou la conteuse peut s’appuyer pour raconter son histoire. Ici, j’ai choisi une technique inspirée de la tapisserie de Bayeux, une broderie réalisée à l’aiguille qui ne nécessite pas de métier à tisser. La tapisserie sera dévoilée en avant-première le 7 décembre 2024 à 16h au Mucem avec Na Cartulin’e Napule où je serais accompagnée par Francesco Quartuccio, chanteur et poly-instrumentiste napolitain. » (Réservations : https://www.mucem.org/programme/chiara-caruso-et-francesco-quartuccio-na-cartuline-napule [8])

Une Œuvre Pluridisciplinaire

Le spectacle “Novella” se distingue par son approche pluridisciplinaire. Broderie, chant, musique et marionnettes se réunissent pour former une tapisserie visuelle et sonore. « Cela fait trois ans que je travaille sur ces tapisseries, constituées de neuf éléments regroupés en un seul », précise Chiara. Chaque tableau raconte une partie de l’histoire, en lien avec un chant à décompte. « C’est un chant en neuf étapes, où l’on avance progressivement tout en revenant régulièrement en arrière. Cela permet au chant de gagner en intensité et en rythme. »

Chaque chiffre de la chanson correspond à une image représentée sur la tapisserie-histoire de près de deux mètres de long. Cette tapisserie adossée à un castelet s’inspire des arazzi (tentures narratives traditionnelles italiennes), ces fameuses tentures des conteurs médiévaux. « Le double sens du titre ‘Novella’, entre ‘nouvelle’ et ‘narration’, renforce cette idée de modernisation des thématiques abordées », ajoute-t-elle.

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Thématiques contemporaines : Genre, Féminisme et Antiracisme

Au-delà de l’hommage aux traditions, “Novella” aborde des questions très contemporaines comme le genre, les discriminations et le racisme. Chiara explique : « Mon idée de départ était de réaliser une vision queer et contemporaine du Moyen Âge. Par exemple, dans l’histoire originale, les commères étaient exclusivement des femmes mais j’ai rajouté des hommes. J’ai transformé la princesse en femme savante, une figure publique et intellectuelle. » Elle fait également référence à l’œuvre des féministes sorcières du manifeste WITCH (Women’s International Terrorist Conspiracy from Hell), un texte de 1968 repris lors des manifestations des Gilets Jaunes en France. « J’ai également modifié le texte en transformant les garçons en quatre petites filles qui jouent au football. »

Le conte met en scène une famille, symbolisée par l’union de l’homme à deux têtes et de la fille du roi Mouton. Cette union, qui représente la fusion de deux cultures (celle des deux rives de la Méditerranée), donne naissance à un enfant blanc et un enfant noir. Dans le spectacle, ce sont quatre filles métisses, deux blanches et deux noires. Ce choix de narration permet d’aborder des thématiques contemporaines comme la diversité, l’acceptation des différences, la tolérance, le vivre-ensemble et l’antiracisme, « déjà présent dans la chanson d’Eugenio Cucciariello ».

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La scène des jurons quand la reine découvre que ses petits-enfants sont métis est un passage marquant du spectacle. « Certains éléments, comme les jurons, ne peuvent pas être traduits sans perdre leur saveur. Il y a tout un art du juron en napolitain qui est intraduisible. Le théâtre, c’est justement cela : ce n’est pas seulement de la littérature, c’est aussi la possibilité de représenter et de jouer. Cela permet de comprendre des choses au-delà du rationnel, de saisir une certaine magie. Il y a également du français et le fait de passer du napolitain au français crée une variation dans les sonorités, qui est intéressante pour moi » détaille-t-elle avant de préciser:

Une artiste artisane

« J’ai choisi ce métier parce que la musique a une fonction. Je suis arrivée à Marseille en tant qu’artiste de rue, avec ma marionnette Django Reinhardt, qui m’a porté chance. Je continue à me considérer comme une artisane dans mon travail, même dans l’écriture. Je travaille le texte comme une matière, je l’affine, je le sculpte. Cela s’applique aussi à la recherche linguistique. Par exemple, la chanson est en dialecte napolitain, et j’ai voulu intégrer des expressions provençales ou fouiller dans le jargon du football pour une scène spécifique. J’ai aussi cherché des expressions en vieux français pour une scène inspirée du film L’Armata Brancaleone ».

Artisanat, Écologie et Transmission des Savoirs

L’un des éléments centraux du projet est la volonté de transmettre des savoir-faire artisanaux, en lien avec des pratiques écologiques. « J’ai pris contact avec des bergères et me suis formée à la teinture végétale naturelle à l’Atelier Couleur Garance. Nous avons organisé des ateliers, comme à la ferme du Roi d’Espagne à Marseille, où nous avons transmis ces compétences », raconte Chiara. « L’objectif était la transmission mutuelle de compétences. J’ai appris à tondre les moutons, à filer la laine et à broder » indique-t-elle.

L’écoféminisme, une approche qui lie les luttes féministes à la préservation de l’environnement, est également au cœur du projet. « L’écoféminisme, qui avait été mis de côté parce qu’il était jugé trop essentialiste, connaît aujourd’hui un renouveau. Cela s’inscrit parfaitement dans ce que nous faisons : utiliser des matériaux respectueux de l’environnement, tout en transmettant ces savoirs. »

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Une Coordination artistique monumentale

Sur scène, Chiara Caruso est seule à manipuler les 21 personnages incarnés par des marionnettes. « Les sept chevaliers sont représentés par une marionnette à gaine : chaque doigt correspond à un personnage, et deux doigts postiches sont ajoutés pour former les sept personnages. Les quatre petites filles sont représentées par quatre autres doigts d’un gant. L’homme à deux têtes, quant à lui, est une marionnette de type guignol », explique-t-elle. « Cela permet de faire coexister plusieurs personnages. Ce projet demande une grande coordination, à la fois pour jouer, chanter, et gérer les marionnettes » dévoile la saltimbanque.

Le spectacle utilise également des outils modernes tels qu’une pédale loop, permettant à Chiara de créer des boucles musicales en direct. « Cela me permet de minimiser les enregistrements et de créer une atmosphère sonore en direct. »

Pour mener à bien ce travail monumental, Chiara s’est entourée de collaborateurs talentueux, comme Mélissa, une directrice de chœur, qui l’aide à jongler entre les 21 voix des personnages, et Irene Lentini, marionnettiste italienne, avec qui elle a approfondi la coordination entre les voix et le mouvement des marionnettes. « C’est un travail monumental, et ce qui est intéressant dans ce projet, c’est le côté cathartique. Par exemple, l’un des jurons de la reine, “Passe le bonjour à ton père, le mouton”, est assez drôle. C’est une façon poétique et sensible de conclure une dispute » s’amuse-t-elle.

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Un Projet Utopique et Inspirant

 “Novella” est bien plus qu’un simple spectacle pour enfants. C’est un projet utopique, destiné à ouvrir l’imaginaire des jeunes générations à des mondes plus inclusifs, plus respectueux de la nature et des êtres humains. « Pour moi, les enfants sont les meilleurs interlocuteurs quand on veut construire une utopie », affirme Chiara. « J’espère toucher des enfants issus de milieux défavorisés, à Marseille mais aussi dans les zones rurales. »

Ce spectacle, véritable ode à l’artisanat, à l’écologie et à la diversité, est un exemple inspirant de la manière dont les arts peuvent contribuer à transformer le monde. “Novella” est un projet que nous vous invitons à découvrir d’urgence. 

Diane Vandermolina

Crédits photos: Constanza Piana et Leila Porcher

Tarifs : 9/13€

Réservations :  Novella – Tous en Sons ! [13]

Hommage à Anne Sylvestre : « Chansons et Coquelicots »

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Dimanche 17 novembre à 17h, un événement exceptionnel se tiendra à Espace Culturel La Bonne Fontaine à Forcalquier (04) : un hommage vibrant à la célèbre chanteuse Anne Sylvestre, à travers le spectacle intitulé « Chansons et Coquelicots » afin de célébrer son héritage, sa poésie et son immense contribution à la chanson française.

L’Héritage d’Anne Sylvestre

Anne Sylvestre a marqué plusieurs générations avec ses paroles touchantes et ses mélodies envoûtantes. Connue pour ses chansons qui parlent à la fois aux enfants et aux adultes, elle a su capturer l’essence de la vie à travers des textes profonds et accessibles. Sa carrière, riche et variée, a laissé un matrimoine inestimable que ce spectacle vise à honorer.

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Un Spectacle émouvant et joyeux

« Chansons et Coquelicots » réunit un collectif d’artistes passionnés. Dans une mise en scène de Dominique Sicilia, neuf chanteurs et chanteuses, musiciens et musiciennes se retrouvent pour rendre hommage à Anne Sylvestre, en créant le spectacle « Chansons et Coquelicots ». Ils interprètent une sélection de chansons emblématiques d’Anne, allant des morceaux engagés aux douces mélodies d’amour.

Les arrangements musicaux, principalement au piano et à l’accordéon, sont enrichis par des violons et des guitares, offrant une nouvelle dimension aux compositions d’Anne. Chaque artiste apporte sa propre sensibilité, créant ainsi une interprétation collective et intime de son répertoire. Les chansons sont interprétées alternativement en solo, duo, quartet ou en polyphonie collective.

Anecdotes touchantes des artistes

Les artistes qui participent à cet hommage ont tous des souvenirs précieux d’Anne Sylvestre. Martine Scozzesi se remémore avec émotion le premier atelier d’écriture qu’elle a suivi avec Anne lors d’un festival à Barjac, où elles ont travaillé ensemble sur des chansons, créant des moments inoubliables.

Tamara Dannreuther évoque sa première rencontre avec Anne, à l’âge de 13 ans, lorsqu’elle a découvert ses chansons. Cette connexion l’a amenée à participer à des ateliers d’écriture avec Anne, où elle a pu composer à ses côtés, renforçant ainsi son amour pour la musique.

Magali Braconnot se souvient des soirées passées en sa compagnie, à rire et à partager des histoires, illustrant la chaleur et la bienveillance qui caractérisaient Anne.

Une Soirée de Partage et de Souvenirs

Ce spectacle ne se limite pas à la musique. Il est également l’occasion de partager des souvenirs et des anecdotes sur la vie d’Anne Sylvestre. Une sélection de textes issus de son recueil « Coquelicot et autres mots que j’aime » et de quelques-unes de ses tirades inoubliables viennent ponctuer le spectacle.

Les artistes, notamment celles ayant eu la chance de la côtoyer, évoqueront des moments marquants et des leçons de vie qu’ils ont apprises à ses côtés. Ce partage d’émotions créera un lien fort avec le public, permettant à chacun de se remémorer l’impact qu’Anne a eu sur sa vie.

A découvrir ! DVDM

Chansons et Coquelicots, hommage à Anne Sylvestre

Le Dimanche 17 Novembre à 17h00

Avec : Magali Braconnot, Martine Scozzesi, Tamara Dannreuther, Isabelle Desmero, Stéphanie Joire, Manon Maurin, Norbert Gauthier, Riton Palanque, Alexandre Afonso.

Mise en scène : Dominique Sicilia

Espace Culturel La Bonne Fontaine

Avenue Saint-Promasse, 04300 Forcalquier

Réservations à l’Office de Tourisme de Forcalquier 04 92 75 10 02

https://billetterie.haute-provence-tourisme.com/billetterie/concerts-spectacles/hommage-a-anne-sylvestre [15]

Crédit photo: avec l’aimable autorisation de Dominique Sicilia

Prévenir les inégalités et la violence chez l’enfant, Leïla Guinoun – ed. l’Harmattan

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Le livre d’une pédiatre d’aujourd’hui pour le futur de nos enfants

Leïla Guinoun est pédiatre et écrivaine. Son livre « Prévenir les inégalités et la violence chez l’enfant – L’ordonnance culturelle avant 3 ans » est parue en 2024 chez L’Harmattan avec une préface du Professeur Daniel Marcelli.

Dès 3 ans une ordonnance culture est possible

Le monde où nous vivons est en pleine débâcle. S’il doit survivre, il est vital que nos enfants, demain, aient une conscience éclairée, humaniste. Tout se joue maintenant, par la culture. 

Pour gagner ce défi, Leïla Guinoun, dans un livre clair et très documenté, explique point par point l’impérieuse nécessité de prescrire, dès 3 ans, une ordonnance culturelle qui soit à la portée de tous. Le travail de proximité des pédiatres fait qu’ils sont des personnes de confiance que les parents choisissent librement. La prescription d’une ordonnance culturelle doit devenir aussi importante que la nutrition ou la vaccination et s’inscrit, en fonction de l’âge : lecture, musique, jeux, spectacles vivants, arts visuels, nature, exercices physiques. Cette ordonnance peut se faire avec peu de moyens. Nous devons considérer la culture comme un besoin de santé cérébrale. Les progrès scientifiques ont permis de s’occuper du petit enfant d’abord sur le plan organique, puis sur le plan psychologique. Il est temps, maintenant, de s’occuper de lui sur le plan cognitif et sur son potentiel de développement. Le docteur Leïla Guinoun assure que cela entrainerait moins d’inégalités scolaires, moins de violence liée au cerveau émotionnel de l’enfant.

Nous l’avons rencontrée.

Danielle Dufour-Verna – Pouvez-vous me parler de vous ?

Leïla Guinoun -je suis pédiatre et j’ai eu un mode d’exercice varié, de l’hôpital à la PMI puis au libéral. J’ai travaillé dans des institutions publiques puis privées loi 1901 comme les IME dans les hauts-de France puis à Marseille.

DDV – Pourquoi pédiatre ? Est-ce une envie depuis l’enfance de vous occuper des enfants ?

Leïla Guinoun – Dès l’enfance j’avais envie de devenir médecin. En 4e j’ai fait la lecture de l’ouvrage du docteur Schweitzer et ce fut le début de ma vocation.  Pourquoi la pédiatrie… en fait j’ai été un peu influencée par mon beau-frère qui était pédiatre, professeur de pédiatrie à Alger. J’avais participé à des campagnes de vaccination etc., ça m’a donné envie de faire de la pédiatrie. Ce qui est intéressant en pédiatrie, c’est qu’on a la pathologie, mais aussi on a tout le développement de l’enfant. L’enfant, ce n’est pas un adulte en miniature, c’est quelqu’un. C’est un être qui se développe et qui modifie son parcours en fonction de son environnement de ce qu’il vit je trouvais cette dynamique très intéressante. Notre travail de pédiatre, ce n’est pas seulement de soigner les maladies mais c’est aussi de faire de la prévention.

DDV – Cette envie d’écrire c’est la première fois ?

 Leïla Guinoun – oui c’est la première fois que j’ai eu envie d’écrire parce que j’avais envie de faire ce plaidoyer pour la culture et le rôle de la culture chez l’enfant en particulier depuis la naissance. On sait maintenant plein de choses là-dessus et ça a été conforté. On le savait déjà par nos grands pédagogues comme Serge lebovici, Maria Montessori, Myriam David etc. tous ces grands pédagogues qui nous avaient formés, qui nous avaient instruits et décrit les étapes du développement de l’enfant. Mais, maintenant, grâce aux neurosciences, en fait grâce à la technologie, grâce l’imagerie médicale principalement, grâce aux microscopes électroniques nouveaux et performants, on sait de on sait des choses encore plus importantes que ce que l’on pensait. On a appris des choses fascinantes sur le fonctionnement du cerveau et on sait que le cerveau se modifie, qu’il change de forme en fonction du vécu et des expériences, que ça démarre dès la naissance. Les connexions se font, elles se fabriquent, d’autres régressent.

Dès la naissance, 700 à 1000 connexions par seconde. Tout se joue avant 2 ans

Dès la naissance, il y a 700 à 1000 connexions par seconde. Plus elles sont utilisées et plus l’information circule vite. On parle ici de plasticité cérébrale avec une fenêtre de sensibilité majeure entre 0 et 2 ans.  Tout se joue ici pour l’être humain. Il est stimulé par son entourage et il va construire, il va réaliser des milliards de connexions, 86 milliards dit-on, d’où une capacité de très grande adaptation dès les premières années au moment de cette explosion neuronale. L’intelligence est évolutive et continue à se former bien sûr. Il faut donc nourrir l’ensemble dès la naissance par la culture. Le langage se développe. Le déploiement langagier doit être riche et luxuriant grâce à la lecture, parce que la lecture est un langage écrit. Le langage oral aura son rôle bien sûr mais le langage écrit apporte beaucoup plus pour l’enfant parce qu’il y a des complexités lexicales et grammaticales énormes. Les études ont montré que 20 min de lecture entre un an et 5 ans ce sont 1600000 mots engrangés et cela, jamais le langage oral ne l’apportera ; d’où l’intérêt de la lecture régulière dès les premiers mois. On devrait vraiment restituer la lecture comme une cause nationale, vraiment.

DDV – Vous mentionnez aussi la musique dans votre livre.

Leïla Guinoun – La musique est très importante. La première chose à faire si nous voulons aider nos enfants à se réaliser sur les plans émotionnels social intellectuel et créatif c’est d’engager avec eux, le plus tôt possible, un dialogue musical. La musique joue un rôle considérable aussi dans la structuration des circuits cérébraux, la musique de qualité, la musique savante ; je veux dire par là les classiques. Ce n’est pas restrictif mais le fait que ce soit une musique savante est important, même si on écoute aussi de la variété etc. Faire écouter des œuvres musicales dès le plus jeune âge, c’est un apport considérable. La musique est même utilisée pour traiter les enfants qui ont des problèmes d’apprentissage.

DDV – C’est un véritable plaidoyer ! Est-ce que ce livre et les arguments de certains de vos confrères et consœurs ont fait avancer les choses au niveau de la pédiatrie et est-ce que ça a changé le regard sur l’enfant ?

Leïla Guinoun – J’espère ! En fait on prend conscience de cela. L’apport des neurosciences avec des gens en France comme à l’étranger qui travaillent sur ces sujets le démontrent. Eux l’ont fait aussi dans des livres ; ils le font dans des conférences etc. Moi je me suis saisie de tous ces apports et de mon expérience.

DDV – Et les parents dans tout cela ?

Leïla Guinoun – L’expérience me montre que les parents sont sensibles durant les premiers mois, les premières années, surtout les 2 ou 3 premières années et que l’immense majorité des parents veut faire au mieux. C’est aussi cela qu’il faut développer.  Nous avons une fenêtre de sensibilité majeure des parents qui sont prêts à faire des changements de comportement durant les premières années. Et qui voient les enfants pendant les premières années c’est-à-dire pendant les 2 premières années tous les mois ? Ce sont les médecins et les pédiatres ; ce sont les professionnels de la petite enfance, par exemple dans les crèches. Il faut sensibiliser les parents à l’éveil culturel parce que ça peut avoir de grands effets et parce que les enfants sont sensibles aux êtres de confiance et les êtres de confiance premiers de l’enfant ce sont les parents si on le fait avant 3 ans. Après, l’Education Nationale va continuer, bien sûr, son travail mais ça aura du sens.

DDV – Et les pédiatres ?

Leïla Guinoun -Je pense qu’il faut sensibiliser aussi toute la profession de la pédiatrie. J’ai envie de le faire, évidemment, mais je n’ai pas les portes ouvertes pour aller partout. J’ai déjà rencontré des pédiatres. J’ai fait une conférence…

DDV – Qui était la petite Leila ?

Leïla Guinoun – La petite Leila, enfant, a vécu en Algérie. Mon père avait fait médecine pendant trois ans mais n’a pas pu continuer ses études parce qu’il fallait venir en France et qu’il n’avait pas les moyens. Sans-doute ai-je eu envie de de finir peut être un peu son parcours, tout ce qu’il m’a inculqué comme valeur, comme besoin de m’intéresser à des gens qui ont moins de facilité, moins de possibilités que moi. Je lisais énormément même si, à l’époque, on n’avait pas beaucoup de possibilités de lire. J’avais une grande sœur qui était une grande lectrice et chaque fois qu’elle avait quelque chose sous la main j’ai essayé de le lire. Puis, ma sœur s’est mariée à un professeur de pédiatrie et chez eux il y avait des livres que je lisais. Chez nous, les légumes qu’on achetait étaient enveloppés dans des journaux. Je les faisais sécher et je les lisais. »

Quand on demande à Leïla Guinoun quelle est sa conception du bonheur, elle répond : « la liberté, la justice ». Tout est dit !

Danielle Dufour-Verna

Chronique de la renaissance attendue d’un Opéra après 22 ans d’absence

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L’Opéra « La force du destin » de Giuseppe Verdi créé en 1862 a été présenté les 18 et 20 octobre derniers au Zénith de Toulon sous la direction musicale de Victorien Vanoosten. J’ai eu le grand plaisir d’assister à la représentation du 20/10. L’oeuvre m’a captivée ainsi que le public avec sa puissance émotionnelle et sa richesse musicale. Les chœurs puissants et majestueux de l’Opéra de Toulon et de l’Opéra de Montpellier ont renforcé l’intensité dramatique de l’œuvre. La dernière représentation à Toulon date du 28/04/2002.

Cet opéra en 4 actes d’une durée de 3h25 aborde des thèmes profonds tels que le destin, la vengeance et la rédemption. Les personnages sont entraînés dans un tourbillon de conflits et de malheurs illustrant comment le destin peut s’acharner sur les individus, malgré leurs intentions.

Une tragédie espagnole

L’intrigue se déroule en Espagne et suit les tragédies d’un jeune homme Don Alvaro un noble d’origine péruvienne dont l’amour pour Léonora fille d’un noble espagnol est contrarié par des circonstances tragiques et des conflits familiaux. Léonora désespérée, se retire dans un couvent, tandis que Don Alvaro est poursuivi par le frère, de Léonora, Don Carlo, qui cherche à venger la mort de leur père. Cinq ans plus tard Don Carlo retrouve Don Alvaro devenu prêtre. S’en suit un duel entre les deux hommes qui amène Alvaro à chercher de l’aide pour sauver Don Carlo, Il reconnait Léonora qui survient alertée par le bruit. Avançant vers l’homme gisant au sol, Léonora se retrouve face à son frère Don Carlo qui n’a pas oublié la trahison de sa sœur et qui la poignarde. Elle expire son dernier souffle dans les bras de son amoureux désespéré qui maudit le destin qui s’acharne contre eux devant le père Guardiano horrifié de ce blasphème…

La mise en scène signée Yannis Kokkos à la fois spectaculaire par les décors, les costumes, l’interprétation a magnifiquement servi l’intensité dramatique de l’œuvre. Dans le cadre de “La Force du destin », il a souvent été salué pour sa capacité à créer des ambiances visuelles puissantes qui renforcent les thèmes dramatiques de l’œuvre. Ses mises en scène se distinguent par leur profondeur psychologique et leur esthétique soignée.

Une distribution remarquable

Le marquis de Calatrava (Jacques-Greg Belobo) est central à l’intrigue. Il est le père de Léonora, qui est au cœur d’un triangle amoureux complexe impliquant Don Alvaro et Don Carlo. Le marquis représente l’autorité et les conventions sociales qui influencent le destin tragique des personnages. J’ai trouvé que cette figure de la noblesse représentait les valeurs et les préjugés de la société, exacerbant les conflits. Sa rigidité et son sens de l’honneur ajoutent à la tragédie des personnages principaux. J’ai grandi dans ces valeurs et ces préjugés qui ne sont pas forcément liés à la noblesse, ce qui m’a permis de mieux comprendre le personnage.

Leonora (Yunnet Laguna) est la protagoniste, amoureuse de Don Alvaro. Elle incarne l’amour et la passion, mais aussi la tragédie. Son déchirement entre l’amour pour Don Alvaro et son devoir familial la rend profondément émouvante. Son parcours a suscité chez moi la compassion et la tristesse.

Don Alvaro (Samuele Simoncini) est un noble d’origine péruvienne, amoureux de Leonora, dont l’engagement entraîne des tragédies. Héros tourmenté, il est pris dans un destin tragique. Sa quête d’amour et de rédemption est poignante, mais ses actions déclenchent une série de catastrophes. J’ai ressenti son désespoir et son sentiment d’impuissance.

Don Carlo (Stéphano Méo), frère de Leonora, cherche à venger l’honneur de sa famille. Il est à la fois jaloux et honoré. Sa lutte pour l’honneur et son ressentiment envers Alvaro le rendent complexe. J’ai pu percevoir sa colère, mais aussi sa vulnérabilité face à son destin.

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Frère Melitone (Léon Kim), un moine, apporte une dimension comique et morale à l’histoire. Ce personnage apporte une touche de comédie, mais il est aussi un miroir des contradictions humaines. Mon sentiment est que ses réflexions sur la vie et la morale ajoutaient une profondeur à l’œuvre.

Père Guardiano (Vazgen Gazaryan) est le moine qui guide Leonora dans sa quête de rédemption. Le Père Guardiano incarne la sagesse spirituelle dans l’histoire. Vazgen Gazaryan apporte une profondeur émotionnelle au personnage, soulignant son rôle de mentor pour Leonora. Sa présence rassurante et son ton posé créent une atmosphère de rédemption, même au milieu du drame. J’ai trouvé son interprétation à la fois puissante et délicate, reflétant la lutte intérieure de Leonora.

Préziosilla (Eléonore Pancrazi) est une gitane et une figure de la fatalité, qui annonce le destin tragique des personnages. Préziosilla est fascinante en tant que figure de la fatalité. Eléonore Pancrazi réussit à transmettre une dualité complexe : sa légèreté et sa vivacité contrastent avec la gravité de son message. Elle joue un rôle essentiel dans l’anticipation du destin tragique des personnages, ajoutant une tension dramatique. Son charisme et son interprétation vibrante ont captivé la salle.

Maitre Trabuco (Yoann Le Lan), paysan, incarne la voix du peuple et aide à mettre en avant les conflits sociaux. Maître Trabuco incarne les luttes sociales qui traversent l’œuvre. Yoann Le Lan réussit à donner vie à ce personnage avec une intensité et une authenticité qui résonnent avec le public. Son interprétation met en lumière les injustices et les conflits de classe, renforçant la dimension sociale de l’histoire. Il apporte une voix puissante qui contraste avec les enjeux personnels des autres personnages.

Curra (Séraphine Cotrez) est la servante de Don Alvaro, apportant un élément de soutien et de compassion dans l’histoire. Séraphine Cotrez dépeint ce personnage avec une douceur et une compassion palpables, offrant un contrepoint aux tourments des protagonistes. Son engagement et son empathie créent une dynamique chaleureuse, soulignant l’importance des relations humaines dans un contexte de souffrance.

La mère de Leonora symbolise les conflits familiaux et l’honneur. Bien que son rôle soit moins central, elle est essentielle pour établir le poids des traditions et des attentes familiales. Sa présence dans l’histoire rappelle les sacrifices et les luttes des générations précédentes. Son interprétation ajoute une couche de complexité aux motivations de Leonora. Ce poids des traditions m’a permis de faire le lien avec ma propre éducation.

Un chœur de paysans représentant le peuple ajoute une dimension collective à l’intrigue. Il enrichit la narration en représentant le collectif. Leur chant et leur présence scénique soulignent les luttes sociales et les émotions partagées par le peuple. Ils ajoutent une dimension de solidarité et de résonance à l’intrigue, créant un contraste avec les histoires individuelles des personnages principaux. Leur rôle a été crucial pour ancrer l’histoire dans une réalité sociale plus large.

Une prouesse vocale et musicale

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Dans l’ensemble, chaque personnage contribue de manière unique à la richesse de l’intrigue et à l’exploration des thèmes universels de la rédemption, du destin et des luttes sociales. Les performances sont variées, mais toutes s’entrelacent pour créer une expérience théâtrale poignante et mémorable.

Les voix des artistes, tant solistes que choristes, ont résonné avec une force impressionnante, transportant l’audience à travers les déchirements et la fatalité des personnages. Les performances vocales, avec leur expressivité et leur technique, ont permis aux chanteurs de transmettre des émotions de manière directe et poignante. Ainsi, l’opéra devient une expérience immersive où la musique et le drame se rejoignent pour toucher l’âme du public. Ces personnages interagissent dans un cadre dramatique et tragique, reflétant les thèmes du destin, de l’honneur et de la vengeance.

Pour cette représentation, le ténor Samuele SIMONCINI a accepté de remplacer à la dernière minute, Konstantine KIPIANI dans le rôle de Don Alvaro, nous l’en remercions. Il nous a offert un aspect particulièrement remarquable de son interprétation et de sa capacité à transmettre l’intensité émotionnelle des personnages. Par exemple, dans le rôle d’Alvaro, il réussit à exprimer le conflit intérieur et le désespoir qui jalonnent l’histoire. Son interprétation vocale, mêlant puissance et nuance, permet de rendre compte des luttes internes des personnages, notamment lors des moments de tension dramatique. De plus, sa présence scénique et sa capacité à interagir avec les autres chanteurs enrichissent l’expérience globale, rendant les duos et les ensembles encore plus captivants. Ces éléments font de son interprétation un moment mémorable de la production.

Une direction musicale inspirée et un triomphe lyrique

Les choix orchestraux de la direction musicale assurée par Victorien Vanoosten ont également mis en lumière la profondeur des thèmes abordés. Sa direction a permis de mettre en valeur la richesse orchestrale de l’œuvre de Verdi, tout en assurant une excellente coordination avec les chanteurs. Son approche dynamique a sans doute contribué à créer une atmosphère puissante et émotive, rendant le moment encore plus captivant.

La fin de l’opéra, avec la mort d’Éléonora, est effectivement un moment très poignant. On peut dire que la direction de Victorien Vanoosten a intensifié l’émotion de cette scène. Son interprétation a permis de souligner la tragédie de ce moment, amplifiant les tensions dramatiques tout en mettant en avant la beauté mélodique de la musique.

L’orchestration a contribué à créer une atmosphère lourde et chargée d’émotion, renforçant la douleur et la désespérance des personnages. La manière dont il a conduit les musiciens a pu ajouter une profondeur saisissante à l’expression des sentiments d’Éléonora.

En somme, cette représentation de « La force du destin » a été un véritable moment de magie et d’émotion, témoignant une fois de plus du génie de Verdi. La lutte entre libre arbitre et le destin est au cœur de cette œuvre, faisant de « La force du destin » un chef-d’œuvre du répertoire lyrique.

Bravo à toute l’équipe pour cette performance mémorable. Leïla Metina-Bouchour

La Forza del Destino ©Fred Stéphan

La Force du Destin de Giuseppe Verdi (chanté en italien et surtitré en français).

Direction Musicale : Victorien Vanoosten

Mise en scène, décors, costumes : Yannis Kokkos

Orchestre et Chœur de l’Opéra de Toulon

Chœur de l’Opéra national de Montpellier Occitanie

Ténor : Samuele SIMONCINI dans le rôle de Don Alvaro (en lieu et place de Konstantine KIPIANI).

Ténor : Yonna Le Lan dans le rôle de Maître Trabuco

Soprano : Yunnet Laguna dans le rôle de Léonora

Baryton : Stéphano Méo dans le rôle de Don Carlo

Baryton : Léon Kim dans le rôle de frère Melitone

Basse : Vazgen Gazaryan dans le rôle du père Guardiano

Basse : Jacques-Greg Belobo dans le rôle du marquis de calatrava

Mezzo-soprano : Eléonore Pancrazi dans le rôle de Préziosilla

Mezzo-soprano : Séraphine Cotrez dans le rôle de Curra.

Célébration du 101e anniversaire de la République de Turquie

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Le 29 octobre 2024, le consulat de Turquie a célébré le 101ème anniversaire de la proclamation de sa République au Palais de la Bourse à Marseille dans une ambiance festive et d’intelligence réciproque.

Turquie, un pays riche d’Histoire

Avec des régions iconiques telles que la Cappadoce, région inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, ou la ville souterraine de Derinkuyu, avec des monuments d’une immense richesse, des lieux sauvages et majestueux, ce sont des millénaires d’histoire que nous conte la Turquie. Qu’on nomme Byzance, Constantinople ou Istanbul, qu’on pense à Ankara ou au Bosphore, la Turquie, aux confins de l’Asie et de l’Europe, est un pays riche d’Histoire.

Un Moment Historique

Sous l’égide de Mustafa Kemal Atatürk, la proclamation de la République de Turquie en 1923 marque un tournant décisif dans l’histoire du pays. Il introduit des réformes pour établir un État laïque et démocratique. Chaque année, le 29 octobre est célébré avec fierté à travers le pays. Défilés, discours et évènements culturels illustrent alors un sentiment d’unité nationale et de progrès. La célébration de cet anniversaire par le Consulat de Turquie à Marseille est un événement emblématique qui illustre la transition d’un empire vers une nation moderne. C’est aussi l’occasion de réfléchir sur des sujets délicats qui continuent d’affecter la société turque et ses relations internationales. La question du génocide arménien, notamment, dont la reconnaissance demeure un sujet de controverse, conduit à juste titre à des débats internationaux et à des tensions diplomatiques où toutes générations confondues appellent à une réévaluation de cette histoire afin de construire un futur basé sur la vérité et la réconciliation plutôt que sur le déni. Cette commémoration serait ainsi, à l’avenir, une opportunité de promouvoir plus encore des valeurs de solidarité et de réconciliation au sein d’une société en quête d’une identité collective forte.

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Impact sur l’Identité et les Relations Internationales

Au-delà de son aspect festif, cette célébration aura représenté un moment de réflexion sur les défis à venir. Le message du Consul Général de Turquie, M. Sait Evren Güner (en photo ci-dessus), dessine une volonté de bâtir des ponts entre les communautés et d’encourager une identité turque plus inclusive et pluraliste en ouvrant la voie à un dialogue constructif, essentiel pour forger un avenir partagé. Dans son discours, le Consul Général de Turquie a tenu à remercier et à souligner la présence d’amis d’horizons divers. Un message fort qui n’est pas passé inaperçu et qui a résonné avec l’auditoire. Ce geste symbolique, perçu comme un appel à l’unité et à la coopération entre les différentes communautés, est une opportunité d’embrasser une approche qui favorise la reconnaissance, le dialogue et la réconciliation, pour bâtir un avenir où la fierté nationale peut coexister avec une compréhension ouverte de son passé.

Isabelle Verna-Puget

Nouvelle saison au théâtre du Balcon – Avignon

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Eclectisme et talents pour une saison 24/25 remarquable

De septembre 2024 à mai 2025, le théâtre du Balcon à Avignon présente une saison éclectique et remarquable : deux Festivals, deux créations signées Serge Barbuscia, un projet élaboré spécialement pour Le Balcon, de la musique, de la fantaisie…du talent.

Le théâtre populaire, un rempart contre la barbarie

Dans le monde obscur où nous vivons, celui du théâtre est encore un des derniers remparts contre la barbarie, un monde de clarté, de partage, de réflexion, de connaissance, d’humanisme. S’il nous est donné de rendre hommage au monde de la culture et à celui du théâtre en particulier, mes pensées vont vers les petits théâtres, ceux qui composent avec leurs quartiers, leurs populations, leurs espoirs ; ceux qui luttent pour finir les fins de mois, qui tiennent avec leurs tripes et qui, malgré tout, élaborent une programmation pas toujours facile, pas souvent ‘bankable’ mais intelligente, éclectique, ouverte à tous les publics et surtout, accessible ; ceux où le public, le peuple, se reconnait et réapprend à s’aimer.

Le Balcon, un théâtre à la Vilar, un compagnon directeur et des artistes complices

 « Le théâtre, c’est toujours une bagarre, c’est jamais gagné d’avance ! Surtout des théâtres avec des compagnies comme la nôtre qui fonctionne toute l’année. On est un théâtre mais on est aussi une compagnie. Notre énergie n’est pas axée seulement sur la diffusion. On essaie d’être dans un accompagnement d’artistes qui ont des liens. » (Serge Barbuscia)

 Ne dites surtout pas à Serge Barbuscia, comédien, auteur, metteur en scène, qu’il est le directeur du théâtre ; c’est un compagnon. Pour Serge, les artistes qui viennent dans son théâtre sont des artistes complices et quand Serge Barbuscia parle du Balcon, il dit ‘nous.  Serge Barbuscia crée sa compagnie en 1983. Depuis, elle a su affirmer sa démarche artistique. Ses spectacles révèlent des univers et des formes aussi différents que l’image, la musique, le texte, le chant, la danse et le geste. Deux grands axes transparaissent au sein des créations de la compagnie : La création autour de textes contemporains et les Grands Poètes comme Hugo, Lorca, Neruda… Certaines créations de la compagnie voyagent en France et à l’étranger. Comme en Belgique, Espagne, Portugal, Pologne, Luxembourg, Japon, Chine, Corée, Gabon, Equateur, Martinique, Guadeloupe, Réunion, Cuba…

Programme

-C’est le 28 septembre 2024, dans le cadre du Festival ‘C’est pas du luxe’ que Bastien Lucas et La pension de famille Umanis ont entrainé le public sur les traces de ‘Umami en Berry et les trésors cachés de la Sologne’.

-Le 9 octobre ‘L’Art d’accommoder les restes’ dans le cadre de ‘La Bella Italia’ et en collaboration avec l’Institut Italien de la Culture de Marseille. Ce spectacle a rendu hommage aux femmes, à la vieillesse et à ce qu’il reste d’une vie dédiée à la musique. Très attachées à leurs racines Siciliennes et à ses chants populaires, Esther Marlot, Rebecca Marlot et Emmanuelle Ader nous transmettent l’émotion de ces chansons. Au-travers de magnifiques marionnettes grandeur nature.

Le 18 octobre : Acting de Xavier Durringer Avec : Albert Lerda, Stefo Linard, Ange Paganucci. Dans une cellule de prison, Robert, acteur et metteur en scène condamné pour meurtre, rejoint Gepetto, un petit escroc, et Horace, son mystérieux codétenu muet et insomniaque. Avec sa langue toujours percutante, canaille, populaire, scabreuse, Durringer revient au texte par une mise en abyme de cet art qui ne finit pas de fasciner, le théâtre.

Le 8 décembre : Bagatelle – Elisabeth Angot -Les Six Bagatelles pour quintette à vents, composées en 1953, font entendre avec rythme, humour et contrastes, l’héritage du folklore roumain et le langage résolument novateur de György Ligeti.

Dans l’esprit de cette œuvre emblématique, l’Ensemble 44 propose un programme du XXe et XXIe siècle, pour instruments à vent, du solo au quintette, que parcourent jeux de timbres, de rythmes, de théâtre, jeux d’enfants…Avec : Yannick Mariller (basson), Samuel Bricault (flûte), Ye-Chang Jung (hautbois), Olivia Leblanc (clarinette), Laurianne Gebel de Gebhardt (cor)

Les 13 et 14 décembre, un spectacle jeune public, dès 2 ans, et famille : Petit Canard d’après ‘le vilain petit canard’ d’Andersen. Un spectacle sur la différence, pour des petites oreilles toutes fraîches. Sur des transcriptions d’airs de Mozart, connu et reconnu pour sa précocité et son génie. Avec : Aimée de La Salle (adaptation, récit et chant) et Cécile Veyrat (transcription, accordéon et chant) Mise en scène : Khalida Azaom

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– Les 18 et 19 janvier 2024 – Création – ‘Au pas de course’ avec la sublime  Camille Carraz (photo ci-dessus).  Ce texte de Serge Barbuscia qui signe également la mise en scène a trouvé son inspiration à partir des ateliers organisés dans les quartiers et les centres sociaux d’Avignon depuis janvier 2024 et regroupant les artistes complices Aïni Iften, Jean-Baptiste Barbuscia, Fabrice Lebert, Gilbert Scotti. Un spectacle pour les femmes, pour l’humain, représenté également Hors les murs.

Nadia s’est inventée des vies, change de prénom, de famille, de passé… et chaque jour Nadia se raconte une nouvelle histoire… Un jour elle découvre cette phrase de Nelson Mandela. « je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends », puis « l’utopie c’est la vérité de demain » de Victor Hugo alors de phrase en phrase, elle pose ces histoires comme des petits cailloux pour trouver un nouveau chemin.

Les 25 et 26 janvier 2024 : ‘Jeune fille cherche maison douce où pratiquer son piano’ dans le cadre du Fest’hiver 2025. Une ode à l’amitié féminine et transgénérationnelle, une traversée du matrimoine de la chanson française. Interprètes : Claire Mazard, Susanna Tiertant Texte et mise en scène : Amandine Sroussi Compositions et arrangements : Susanna Tiertant. Anne Sylvestre, Brigitte Fontaine, Barbara, Yvette Guilbert, Dalida, Juliette, la jeune pianiste retrace les étapes importantes de la vie de la défunte, les bribes d’une existence de femme toutes aussi intimes qu’universelles.

 Du 30 janvier au 2 février 2025 : ‘L’autre Festival, celui qui ouvre les livres’ dont le programme sera communiqué ultérieurement

Comme chaque année le Théâtre Le Balcon participe au Festival qui ouvre les livres – 6e édition ; Cette année, la thématique choisie est : Mémoire, Témoignages, Histoires… Ce que les souvenirs racontent

-Le 15 mars : Concert de François Morel & d’Antoine Sahler – Production : Les Productions de l’Explorateur. La complicité entre François Morel, comédien, metteur en scène, auteur, chroniqueur, chanteur, et Antoine Sahler, compositeur et pianiste, nourrie de quinze ans de collaborations multiples transpire à chaque instant de ce concert qui promet une soirée facétieuse, rieuse, touchante, humaine.

-Le 22 mars ‘Les Cœurs andalous’ spectacle présenté dans le cadre du 24e Festival Andalou. Un tourbillonnant et brûlant voyage transgénérationnel où se mêlent chant, danse et guitare. A mi-chemin entre Lorca et Almodovar, du théâtre musical aux accents gitans et flamencos qui nous transpercent jusqu’à l’âme. Adaptation théâtrale et composition musicale : Estelle Andrea Mise en scène : Estelle Andrea, Magali Paliès Avec : Estelle Andrea, Magali Paliès, Karine Gonzalez, Cristóbal Corbel

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Les 29, 30 mars, 2, 3, 4, 5, 6 avril 2025 – Création Théâtre du Balcon- L’Etrangère :  une adaptation très librement inspirée de « L’Étranger » d’Albert Camus © Éditions GallimardMise en scène : Jean-Baptiste Barbuscia . L’étranger à travers le regard du personnage féminin du roman : Marie Cardona

« L’Etranger d’Albert Camus est le premier roman qui m’a poursuivi. Tant par sa simplicité que pour les questionnements complexes qu’il soulève dans notre humanité. » (Serge Barbuscia)

L’Etrangère, c’est l’histoire d’une transmission mutuelle entre professeur et élève, mais c’est aussi l’occasion de retrouver les grandes thématiques évoquées par Camus : L’absurdité du monde et des codes sociaux, le rejet de la différence, la justice, la foi et l’amour…

Car l’Etranger n’existe qu’à travers le regard de l’autre.

Le 26 avril 2025 : Le cadeau des Dieux (photo ci-dessous)- Texte et musique : Shams Bouteille – Avec : Ilona Bachelier, Anastasia Joux, Shams Bouteille et Adrien Parlant – Direction artistique : Romain Bouteille– Mise en scène : Saïda Churchill. Un homme perdu dans la nature hostile est secouru par trois âmes charitables. Il va très vite réaliser que ses sauveurs sont : avocat, juge et bourreau, qu’ils attendent un prisonnier et qu’ils doivent le juger.

La pièce alterne habilement la comédie et le drame. Cet effet « douche écossaise » donne à la pièce un caractère surprenant et inclassable.

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Les 24 et 25 mai 2025 – Ubu Président.e – Adaptation du texte de Alfred Jarry par Mohamed Kacimi Mise en scène : Isabelle Starkier Musiques : Alain Territo Avec : 5 comédiens, chanteurs, musiciens. « Un spectacle burlesque et musical qui mêle écriture contemporaine et originale. Cette approche vise à créer un dialogue dynamique entre le contemporain et le texte classique, reflétant ainsi les thèmes universels de pouvoir et de corruption dans un contexte moderne. »

 Danielle Dufour-Verna

Théâtre du Balcon – Cie Serge Barbuscia

38 rue Guillaume Py – 84000 AVIGNON

 tél 04 90 85 00 80

contact@theatredubalcon.org [22]

Crédit photo: DR avec l’aimable autorisation du théâtre du Balcon (en une, Serge Barbuscia, le directeur du Balcon)

Le Herofestival fête ses 10 ans !

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De Poudlard à l’Upside Down, le rendez-vous phare de la culture geek du Sud fait son grand retour les 9 et 10 novembre au Parc Chanot pour une édition anniversaire qui promet de transformer le Parc Chanot en véritable multivers.

Quand la pop culture fait vibrer Marseille

En dix ans, le Herofestival a su évoluer tout en gardant son âme : celle d’un événement familial où se côtoient passionnés et curieux, stars internationales et talents locaux. Un savant mélange qui fait la recette de son succès.

Annabelle Fouques, co-fondatrice du festival, revient sur le concept innovant du Hero : « On avait envie de mettre à l’honneur tous les héros de fiction et partager les passions et souvenirs de ces héros. Pour nous, le héros n’est pas seulement un super héros, un anti héros mais un personnage d’une fiction, dont on a croisé la route au cours d’une série ou une BD. Nous souhaitions que les visiteurs replongent dans ces souvenirs de héros qui ont marqué notre enfance. »

Annabelle Fouques, co-fondatrice du Herofestival, pose avec son héroïne préférée ©DVDM

De l’Est à l’Ouest : cinq univers, cinq ambiances

Le festival déploie cinq univers distincts et complémentaires : Konoha fait la part belle à la culture asiatique; Brocéliande plonge les visiteurs dans l’Heroic Fantasy avec le retour de son village Steampunk ; Krypton est le temple de la pop culture américaine avec ses super-héros et ses séries cultes ; Ludopolis rassemble les passionnés d’E-sport, de Gaming et de Retro-gaming et Broadway, le dernier né, est un espace dédié aux spectacles et aux shows.

Dix ans déjà !

« Le bébé a bien grandi en 10 ans : la première édition tenait plus de la convention que du festival, ce que le Hero est devenu aujourd’hui, passant de 1 à 3 halls après la Covid19. Nous avons reçu 350 000 visiteurs sur la décennie » développe Marc Lefèvre, passionné de la culture Geek, co-fondateur du Hero, avant de poursuivre « 10 ans, c’est court et long à la fois, nous avons rencontré des embûches et connu de grandes joies. 10 ans, c’est un symbole de maturité, d’accomplissement et de dynamisme.  Le chiffre 10 marque la complétude et le début d’un nouveau cycle, entre évolution et révolution ».

Fort de son ADN, le festival promet une pléiade de nouveautés et de surprises.

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Nouveau souffle avec le ComicCon Marseille

Pour ses 10 ans, le HeroFestival frappe fort en intégrant un tout nouveau ComicCon marseillais. Sur 2000m² d’espace dédié, les visiteurs pourront s’immerger dans l’ambiance de la plus célèbre des conventions américaines et les cosplayeurs pourront se mettre en scène dans des décors immersifs inspirés de leurs séries préférées, de “Stranger Things” à “Harry Potter”. Une évolution naturelle pour ce festival qui n’a cessé de grandir, attendant cette année pas moins de 40 000 festivaliers.

Une programmation trois étoiles

Le festival mise sur le chiffre trois pour marquer les esprits : trois scènes (Grande Scène, Gaming et ComicCon), trois espaces gourmands aux saveurs internationales (le Shinjuku, les allées gourmandes et le Foodcourt de Broadway), et surtout un trio d’invités de marque. Natalia Tena, figure de “Game of Thrones” et “Harry Potter”, Michael Malarkey de “Vampire Diaries” et le jeune Raphael Luce de “Stranger Things” promettent des rencontres mémorables.

Ce sera également l’occasion de rencontrer trois comédiens de doublage Arnaud Laurent, Arthur Pestel & Dominique Vallée, voix française de Holly Marie Combs invitée d’honneur de la Saison 8 ainsi que trois comédiens figurants connus pour avoir participé à des séries outre-manche : Richard Price (Doctor Who), Bern Collaço (Star Wars,) David Stone (Wioslea dans les 1ers Star Wars) sans oublier trois illustrateurs phares de la BD, Nicolas Keramidas (Disney), Aleksi Briclot (Marvel) et Jerôme Alquié (Manga) qui signe l’affiche du Festival depuis ses débuts.

Et  pour compléter, cerise sur le gâteau, le père Blaise de KAAMELOTT incarné par Jean-Robert Lombard sera invité sur le salon.

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La K-POP s’invite à la fête

Innovation majeure de cette édition : l’ouverture d’un village K-pop dans l’univers Konoha. Une reconnaissance de l’influence grandissante de la culture sud-coréenne qui trouve naturellement sa place aux côtés des univers plus traditionnels du festival. Entre Random Play Dance et photocalls thématiques, les fans de culture sud-coréenne pourront exprimer leur créativité et leur passion du cosplay dans un espace dédié.

De l’importance des cosplayeurs

Depuis le début du festival, le rôle des Cosplayers est essentiel : « ce sont eux qui font le show » dixit Annabelle. Les concours cosplay se dérouleront sur la Grande Scène, permettant aux participants de briller devant un parterre de professionnels tout le week-end sur le salon.

La nostalgie en guest star

Le festival joue la carte de l’émotion avec la présence de figures emblématiques de notre enfance. Peter Lorne, voix des « Tortues Ninja » qui fêtent leur 40 ans, Marie Dauphin de « Lady Oscar » et l’iconique Douchka, égérie de Disney, formeront un trio nostalgique qui promet de faire remonter bien des souvenirs aux visiteurs de tous âges.

Julie Cos, au centre, participe pour la première fois au concours cosplay du Herofestival ©DVDM

Une grande parade et un show Broadway pour couronner le tout

Point d’orgue des festivités : une grande parade anniversaire le samedi à 13h30 réunira cosplayeurs, visiteurs, invités et exposants. Ce défilé haut en couleur s’achèvera autour d’un gâteau géant, célébrant dix années de passion partagée. Le samedi soir, à partir de 18h30, les portes des Halls 1 et 2 se fermeront pour accueillir les visiteurs dans le Hall 3, transformé à nouveau en un véritable univers Broadway, avec concerts et shows, une façon symbolique de célébrer une décennie d’existence.

En une décennie, le HeroFestival s’est ainsi imposé comme un carrefour où se rencontrent toutes les facettes de la pop culture, porté par l’enthousiasme de ses visiteurs et la qualité de leurs costumes. Un succès qui démontre que la passion du cosplay et de la culture geek n’a pas fini de faire rêver le Sud de la France. DVDM

Zoom sur les ateliers proposés :

« Orange offre 1 place pour 1 place achetée à ses clients mobile Orange et proposera des ateliers sur le numérique avec décryptage des enjeux et informations sur les usages et dangers du numérique. Une fresque des écrans initiera à un usage responsable du numérique » détaille Valérie Perotti, Responsable communication externe Alpes Maritimes, Bouches-du-Rhône et Var Orange.

La Mission locale de Marseille sera présente également afin d’accompagner les jeunes dans leur recherche d’emploi. « Les jeunes ont besoin de rêver pour se construire et ce festival est une source d’inspiration pour eux. Nous souhaitons par notre présence créer un pont entre la culture du Hero et l’emploi » explique Josette Furace, Présidente de la Mission Locale de Marseille et Conseillère municipale déléguée à l’emploi des jeunes avant de laisser la parole à Hedi Ramdane, Elu à la Jeunesse, « Le bus de la jeunesse fera une halte au Herofestival et nous accueillerons à notre stand le  conseil municipal des jeunes. Des masters class autour des métiers de cet univers seront mis en place pendant le festival ».

Gagnez des places pour le Herofestival en répondant à la question suivante: qui participe pour la 1ère fois au concours cosplay du festival? Envoyez votre réponse par email à rmtfestival@gmail.com avec en objet jeu Hero !

Plus d’infos :

Dates et lieu : Les 9 et 10 novembre au Parc Chanot de Marseille.

Horaires : Accès à 9H00 pour les Légendaires / 9H30 pour les préventes / 10H00 pour la billetterie sur place/ Soirée Broadway samedi jusqu’à 21h / Fermeture dimanche 18h30

L’accès est gratuit pour les enfants de 10 ans et moins (nés après le 1er janvier 2014), accompagnés d’un adulte sur présentation d’une pièce d’identité justifiant l’âge. Le billet gratuit est à télécharger sur l’espace billetterie.

Tarifs à partir de 15€ (sauf soirée Broadway : 12€). Lien Billetterie : https://www.herofestival.fr/billetterie / [25] Lien Pass Culture : https://urlz.fr/oRjF [26]  

En une : Marc Lefèvre et Annabelle Fouques, créateurs du Herofestival, entourés de Josette Furace, Présidente de la Mission Locale de Marseille et Conseillère municipale déléguée à l’emploi des jeunes aux côté de Hedi Ramadan, élu de la ville de Marseille à la Jeunesse; Valérie Perotti, Responsable communication externe Alpes Maritimes, Bouches-du-Rhône et Var Orange, et Fabrice Aoun, Responsable Développement Conquête, Marché des Jeunes & Partenariats CIC. Crédit photo : DVDM

Le retour de la Forza del destino de Verdi au Zénith de Toulon

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Opéra de Toulon: Une ouverture de saison flamboyante

En co-production avec Parma et Montpellier, l’opéra maudit de Verdi était proposé pour deux représentations les 18 et 20 octobre au Zénith, l’opéra subissant d’importants travaux jusqu’au moins en 2026. Pour se faire les représentations requièrent une sonorisation basée sur une soixantaine de micros, véritable défi technique réussi hormis de petits incidents à l’acte 3 et au début du 4. Le son reste lisse et policé et confère aux voix une largeur artificielle. La flamboyante et lugubre Forza del destino composée en 1862 pour Saint – Pétersbourg  est ici présentée dans sa version révisée de 1869. Cela faisait plus de 20 ans que ce chef d’œuvre verdien était absent de la scène toulonnaise.

L’histoire

Cet ouvrage sur un livret de Francesco Maria Piave est une captivante fresque à la fois épique et intimiste relatant l’histoire d’une passion déchirante entre deux amants Don Alvaro, métis péruvien et Leonora, contraints de fuir, poursuivis par la malédiction et une obsession de vengeance par le frère de Leonora qui sera fatale. On est dans une intrigue aux dimensions shakespeariennes. Mélodrame à tiroirs oscillant entre tragédie et bouffe difficile à narrer, la Forza del destino trouve sa cohérence dans sa splendeur musicale. Elle contient certaines des plus belles pages de Verdi devenues aujourd’hui des tubes planétaires du lyrique.

La Forza del destino, Toulon 2024 ©Frédéric Stéphan

Une mise en scène soignée et vintage

La production de Yannis Kokkos a le mérite de défendre l’œuvre telle qu’elle est. La scénographie épouse parfaitement l’immense scène proposée par le Zénith. Il livre une vision classique de l’ouvrage à l’esthétique sombre et vintage. Le jeu des personnages est parfaitement maîtrisé accompagné de plusieurs mouvements de chœurs particulièrement efficaces. Saluons le travail de Stephan Grögler réalisant la mise en scène. On aime certaines références visuelles flamboyantes à James Ensor pour dénoncer l’horreur de la guerre et la dimension cauchemardesque de l’ouvrage. Giuseppe Di Loro aux lumières et Sergio Vitalli aux vidéos donnent vie et sens au décor dépouillé fait de quelques panneaux mobiles. Ils nous plongent dans des ciels tourmentés. Les costumes soignés de Paola Mariani retiennent l’attention et contribuent à la réussite du projet. On retiendra la chorégraphie efficace de Marta Bellavicqua.

Une distribution homogène transcendée par la direction du chef d’orchestre

L’ouvrage requiert une distribution des plus exigeantes. Remplaçant in extremis, le ténor Konstantine Kipiani en Don Alvaro, Samuele Simoncini relève le défi d’incarner le personnage. Il a les moyens vocaux et la technique pour donner toute la dimension tragique et émouvante à Alvaro. En l’écoutant, on songe à Veranno Luchetti par la qualité de ses aigus.

À ses côtés, la soprano mexicaine Yunuet Laguna est une Leonora fragile et tendre, presque adolescente par instant, portée par un chant magnifiquement nuancé. Elle est par contre capable du dramatisme intense lorsque la partition le demande. La soprano garde le meilleur pour la fin  avec des sauts d’intervalles d’une invraisemblable pureté dans son ultime prière « Pace, pace moi dio ». Elle est totalement bouleversante !

La Forza del destino, Toulon 2024 ©Frédéric Stéphan

Stefano Méo offre une belle leçon de chant à Don Carlo di Vargas. Le phrasé demeure impeccable et offre une  « Urna fatale » de grande classe.

Autour de ce trio, on retiendra le Fra Melitone à la voix saine de Leon Kim. Son incarnation jubilatoire du moine bougon, râleur est une des belles surprises sur scène. La Preziosilla d’Eleonore Pancrazzi suscite l’enthousiasme. L’incarnation est vive et enjouée. Ses aigus sont rayonnants. Vazgen Gazaryan offre la stature de sa basse à l’austère Padre Guardiano. Yoann Le Lan est un Trabuco qui retient l’attention. Il est une des révélations vocales de cette distribution. On espère l’entendre à l’avenir dans des rôles plus conséquents. Enfin la basse Jacques-Greg Belobo campe un Marquis de Calatrava au jeu empathique et au timbre franc. Pour être complet, on peut citer la mezzo-soprano Séraphine Cotrez sans reproche en Curra.

Pour sa prise de fonction Victorien Vanoosten émerveille à la tête des forces de Toulon. Il se joue de toutes les difficultés d’une représentation hors mur. Le thème du destin est percutant. Les cuivres sonnent au mieux et rayonnent, la clarinette envoûte, le violon solo séduit… Il impose une lecture puissante et précise de l’œuvre.

Chœurs de Toulon et Montpellier sous sa direction font preuve de force, rigueur, précision et implication dans le drame.

Le public ne s’y trompe pas et applaudit chaleureusement un spectacle en tous points remarquable.

Serge Alexandre

Photo de Une ©K. Bouffard