- RMTnews International - https://www.rmtnewsinternational.com -

Les Voix des Suds résonnent à l’abbaye Saint-Victor

Share Button [1]

L’abbaye Saint-Victor de Marseille, joyau architectural médiéval surplombant le Vieux-Port, vibre aux sons du festival “Voix des Suds” du 10 octobre au 21 novembre 2025. Pour sa deuxième édition, ce festival, organisé par l’association Les Amis de Saint-Victor (qui fête ses 60 ans!), offre un programme riche et varié, alliant théâtre, danse, musique classique et chants traditionnels, célébrant la voix sous toutes ses formes dans ce lieu historique classé Monument historique.

Du concert inaugural au concert de clôture, les mélomanes pourront apprécier un florilège d’œuvres et de styles musicaux dans l’acoustique exceptionnelle de la basilique supérieure et des cryptes, autrefois dédiée aux chants grégoriens des moines bénédictins.

[2]

Un voyage musical à travers les cultures

Le festival propose un voyage musical captivant. Le concert inaugural, “Chanter l’amitié d’une rive à l’autre”, a lieu le vendredi 10 octobre à 20h30. Il réunit Françoise Atlan (chant, percussions), Frédéric Isoletta (piano), Mina Ghobrial (flûte) et Nidhal Jaoua (qanûn) pour un répertoire d’hymnes sacrés juifs, chrétiens et musulmans, soulignant l’universalité de la foi et de la musique.

Le spectacle original “Si Victor m’était conté” est proposé les samedi 11 octobre à 20h30 et dimanche 12 octobre à 17h puis le samedi 15 novembre à 20h30. Ecrit par Claire Reggio et mis en scène par Frank Gétreau, il présente une reconstitution historique ludique et émouvante de l’histoire millénaire de l’abbaye, mêlant théâtre, musique et danse. L’opéra “Suor Angelica” de Puccini, jamais monté à Marseille, est interprété le dimanche 26 octobre à 17h30, par des voix féminines, plongeant le public dans un drame intense et poignant.

Le public peut également savourer “Ciao Bella” le samedi 8 novembre à 20h30, un concert de musique traditionnelle sicilienne interprété par Angelo Citriniti (ténor), Danilo de Luca (flûte) et Arthur Dente (guitare), un voyage musical au cœur de l’identité sicilienne. “Folks in the Crypt” le dimanche 9 novembre à 17h, offre une incursion dans le genre “Barbershop” américain, avec le Chœur Phocéen dirigé par Servane Lombard, une expérience musicale inattendue dans le cadre intimiste des cryptes.

Enfin, la lecture musicale du “Cantique des Cantiques” le dimanche 16 novembre à 17h, avec Mathilde Giraud (harpe), Juliette Doste (récitante) et Yoan Cellier (danseur), propose une interprétation poétique et sensuelle de ce chant biblique.

[3]

Clôture en apothéose

Le festival se conclut en beauté avec “La Petite Messe Solennelle” de Rossini le vendredi 21 novembre à 20h30, interprétée par les Chœurs de Provence, sous la direction de Gallian Ressort, et l’orchestre Philéor. Cette œuvre majeure de la musique sacrée se veut être un moment de recueillement et d’émotion intense, marquant la célébration des 45 ans des Chœurs de Provence.

Au-delà de la musique : un engagement pour le patrimoine

Le festival “Voix des Suds” est bien plus qu’un simple événement musical. Il est le fruit d’un engagement fort de l’association Les Amis de Saint-Victor pour la préservation et le rayonnement du patrimoine de l’abbaye. Une exposition, “Mes amis, mes amours… 60 ans déjà !”, présente l’histoire de l’association et son action depuis sa création en 1965 avec des photographies du fonds Detaille.

Grâce à la vision artistique d’André Gabriel, directeur artistique et musical du festival, et à l’engagement de Claire Reggio, présidente de l’association, “Voix des Suds” s’impose comme un rendez-vous incontournable de la scène culturelle marseillaise, proposant des spectacles de qualité, accessibles à tous, et célébrant la richesse et la diversité des cultures sudistes : de l’Irlande du Sud à la Corée du Sud, en passant par la Méditerranée du Sud des Balkans. DVDM

Infos pratiques 

Abbaye de Saint Victor, 2 pl St Victor, 7ème. Tarifs : 15/22€

Programmation culturelle et musicale – Amis de Saint-Victor | Amis de Saint-Victor [4]

 

LA FIESTA DES SUDS 2025 : QUATRE JOURS D’IVRESSE MUSICALE ET DE FRATERNITÉ SUR L’ESPLANADE DU J4

Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Coup de Coeur,Evénements Gratuits/Free Events,Festival,Flash Information(s),International,Marseille,Musique,News,Région PACA,Save the Date | Commentaires désactivés
Share Button [1]

Du 9 au 12 octobre 2025, la 34ème édition de la Fiesta des Suds revient illuminer Marseille.

Face à la mer, sur l’emblématique Esplanade Gisèle Halimi (J4), 7 promenade R. Laffont, 2ème, l’événement marseillais promet une nouvelle fois un voyage sonore planétaire, brassant les corps et les âmes dans une célébration des sens. Sous le thème « En corps accords à la vie ! À l’amor ! », le festival perpétue son rôle de repère culturel fédérateur, accueillant des icônes mondiales et des talents émergents dans un esprit de diversité, d’inclusion et d’engagement.

Un Festival Ancré dans les Valeurs Méditerranéennes

Organisée par l’association Latinissimo et soutenue par le Département des Bouches-du-Rhône et la Ville de Marseille, cette nouvelle édition s’impose comme un temps fort d’utilité publique. Le Département voit dans cet événement le “miroir de nos valeurs méditerranéennes d’ouverture et de partage”, tandis que la Mairie souligne son caractère “vivant, populaire, éclectique, uni dans sa diversité”.

Pour un monde plus durable, plus équitable, plus juste

La Fiesta des Suds 2025 se veut plus que jamais responsable : elle renforce ses engagements RSO, écologiques (zéro plastique, énergie verte via Enercoop, souci de l’empreinte carbone) et sociaux (lutte contre les violences sexistes et sexuelles, accueil PMR renforcé). « L’an passé, 66 000 mégots ont été revalorisés et cette année, les propositions en restauration seront sans viande » précise la directrice de la Fiesta, Nathalie Solia.

Bia Feirrera ©Federico Conceptual

Notre sélection

La programmation mélange les générations et les continents, célébrant des genres aussi variés que l’Electro-Pop, le Trip-Hop, le Hip-Hop, le Reggae, le Baile, le Zouk ou le Néo-Perreo sur les 4 scènes de la fiesta : Mer pour les têtes d’affiche, Major plus cosy pour les talents émergents, Etoile plus intergénérationnelle et la bodega plus décalée.

« Cette année, nous allons parler d’amour. On veut transmettre de l’émotion et de la joie au public. Comme le dit Nick Cave, le live peut changer la façon dont on voit le monde » précise Frédéric André, programmateur du festival. « On réfléchit à comment interagir pour un monde plus inclusif. La fiesta est un festival exigeant et populaire, généraliste et audacieux. Nous accordons une place très importante aux femmes dans la programmation » rajoute-t ’il.

La première soirée, placée sous le signe du Trip-Hop, Electro-Funk et Soul, est marquée par des atmosphères sensuelles et engagées avec MORCHEEBA, “joyau éternel de la famille royale du trip-hop” et son son downtempo, sophistiqué et intemporel ; BIA FERREIRA, activiste brésilienne, guitariste et chanteuse LGBTQIA+, mêlant afrobeat, blues, samba et pagodão bahianais ; UZI FREYJA, l’arme fatale du hip-hop et de l’électro-punk attitude ou encore LIQUID JANE, artiste nu-soul aux ballades intimistes et chansons habitées, sur des rythmiques soul et grooves enveloppants (talent RIFFX).

KEZIAH JONES @Hiba Baddou

Du Rap Conscient aux Hybridations Latines, la deuxième soirée met en avant le rap et les métissages sonores avec KEZIAH JONES, YOUSSOUPHA, le “vieux sage du hip-hop français”, LA CHICA, artiste plurielle qui relie le folklore latino à l’électro-pop aux envolées célestes ou encore WANDA WITT, porte-flambeau du néo-perreo avec un mélange de baile funk et de reggaeton.

La dernière soirée, oscillant entre Zouk et Reggae Majeurs, est dominée par les sons des Caraïbes et de la Jamaïque, avec KASSAV’, le retour légendaire du combo iconique pour célébrer le zouk caniculaire ; GROUNDATION, le combo phare du reggae-roots-jazz californien ou encore ALO WALA, rappeuse indo-américaine aux grooves hip hop et rythmes tropicaux, expérimentant un global rap épicé d’hindi ou bengali.

Fiesta du Dimanche : La Cité des Minots Invite Marcela

C’est une journée gratuite sous le soleil de l’été indien, axée sur les familles et la convivialité, avec ateliers, pétanque, battle de hip hop, ludothèque, concerts, bal populaire, sardinade et visite du grand port en bateau.

La cité des Minots, au cœur de la Fiesta du Dimanche, une “véritable aventure humaine et musicale de transmission”.  La création proposée évoque l’exil et le déracinement à travers une ferveur festive mêlée de douceur mélancolique slave.

Elle est issue de la rencontre entre 250 minots marseillais et l’artiste Marcela Cisarova, artiste rom, chanteuse et danseuse, désignée “Griot de l’année”. Cette dernière porte un répertoire tzigane à la fois patrimonial et réinventé.

[5]

FIESTA DIMANCHE ©Erioto

Tous les soirs à la Bodega

Créée en hommage à Bernard Aubert, créateur de la Fiesta, elle est le lieu mythique des nuits enfiévrées du festival, une “véritable caisse de résonance de toutes les danses”, accueillant aficionados et novices du dancefloor.

Elle se déroule tous les soirs sur l’Esplanade J4, de 19h à 2h00 avec une Battle Batucada opposant La batucada BLOCO da LILI, dirigée par Mestra Lili Nascimento, et la fanfare bien connue du festival, La Banda du Dock (jeudi) ou encore une initiation Zouk par le Mois Kréyol, tour de chauffe avant le concert de Kassav‘ (samedi).

Rencontre inspirante au Mucem

Une Table ronde sur les femmes des Suds et l’engagement, avec Jocelyne Béroard (artiste emblématique et membre du groupe Kassav’) et Bamby (ambassadrice du Dancehall Guyanais), met en lumière des figures féminines marquantes de la scène musicale et de l’engagement sociétal à 17h le samedi 11 Octobre à l’Auditorium du MUCEM.

“Artistes inspirantes et femmes de combats”, les intervenantes incarnent l’acceptation des différences, l’héritage de l’exil, et le partage des luttes, tissant des identités plurielles. L’objectif est de proposer une “ode aux femmes debout” à travers des récits qui racontent le monde d’aujourd’hui.

In fine

La Fiesta des Suds se révèle être bien plus qu’un simple festival de musique : c’est une plateforme de convergence culturelle, d’engagement social et de célébration des métissages sonores assurant chaque soir une ambiance différente. Tous les micro-événements du festival participent à cette dynamique en offrant des moments d’initiation, de partage et de transmission afin, via la puissance fédératrice de la musique, de créer des ponts entre les générations, les continents et les causes.

DVDM et Paola Lentini

Photo de une : Jean de Peña

INFOS PRATIQUES

Lieu : Esplanade J4 – Gisèle Halimi, Promenade Robert Laffont, 13002 Marseille.

Horaires : Ouverture des portes 19h les soirs de semaine ; Ouverture 12h le dimanche.

Billetterie : Pass 1 soir : À partir de 25€.

Des offres spécifiques sont disponibles pour les jeunes, étudiant·es, demandeur·euses d’emplois et bénéficiaires des minima sociaux, ainsi que via le Pass Culture.

Accès et Mobilité :

Transports : Extension des horaires des transports en commun et des navettes vers Aix-en-Provence sont prévues.

Vélos : Parking à vélo gratuit et sécurisé disponible.

Covoiturage : Plateforme dédiée en partenariat avec Karos.

Parkings payants : Indigo Vieux Port Mucem ou Terrasses du Port (offre spéciale en réservant sur le site internet du festival).

Accessibilité PMR / PSH :
Un dispositif d’accueil personnalisé est mis en place : parking dédié, file prioritaire, plateformes surélevées réservées sur tout le site. La personne accompagnante bénéficie de la gratuité. Réservations et informations via inclusion@fiestadessuds.com [6].

Plus d’informations : www.fiestadessuds.com [7]

Anton Zvir: Une palette en mouvement

Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Coup de Coeur,Danse,Entretien/Portrait,Exposition,Flash Information(s),Marseille,News,Save the Date | Commentaires désactivés
Share Button [1]

Ballet des Couleurs et des Formes

Anton Zvir est un artiste peintre contemporain dont le pinceau danse sur la toile. A la fois professeur de Pilates à l’école Nationale de Marseille et tatoueur, cet ancien danseur révèle dans ses œuvres la vibration de l’Art sous toutes ses formes.

Le Ballet National de Marseille

Né en Biélorussie dans une famille d’artistes, Anton est très vite attiré par le dessin auprès d’un grand-père qui, pour se relaxer après le travail, fait du collage sur toile. Mais, ses parents étant danseurs professionnels, c’est vers la danse que le petit Anton se tourne. Son talent l’a rapidement propulsé sur la scène internationale. Chaque étape de son parcours a influencé son approche artistique. Du Bolchoï de Minsk, au Ballet National de Marseille, en passant par Lyon, Bordeaux et Turin, c’est un joli saut ‘de l’ange’. La carrière de danseur est ardue mais elle remplit sa vie. A Marseille, durant les 14 années passées au sein du Ballet National, il enchaine les représentations dans des lieux prestigieux. C’est au sein de ce même Ballet qu’Anton Zvir enseigne aujourd’hui et transmet sa passion.

L’Art de la peinture : une émotion à fleur de peau

Chaque étape du parcours d’Anton a influencé son approche artistique. La danse, avec sa fluidité et sa capacité à exprimer des émotions complexes à travers le mouvement, laisse une empreinte indélébile sur ses créations picturales. L’esprit de la danse demeure indissociable de l’art qu’il crée.

La transition d’Anton Zvir vers la peinture a été naturelle. Les couleurs qu’il choisit, principalement le rouge et le noir, évoquent des émotions profondes et intenses. Le rouge, synonyme de passion, de colère ou d’amour, se marie parfaitement avec le noir qui peut représenter le mystère, la solitude ou la douleur. Ensemble ces deux couleurs créent une tension visuelle, une danse de contrastes qui captive le spectateur et le questionne. Les petites touches de rouge qui strient ses toiles évoquent des éclats de passion, tandis que les nuances de noir apportent une profondeur indéfinissable.

Chaque toile transporte le spectateur dans un monde où les sentiments sont exaltés.  L’artiste laisse le champ libre au spectateur. A lui de trouver des réponses à son ressenti.

Lorsqu’on observe ses œuvres, on ressent un mélange d’énergie et de mélancolie. En fait, Anton nous avoue qu’il ne peint qu’en automne et en hiver, des saisons où il se sent en communion avec la toile. Dans son travail, les aplats de rouge attirent l’œil tandis que le noir, souvent utilisé pour créer des ombres ou des formes abstraites, évoque une profondeur émotionnelle. Zvir parvient à capturer des sentiments paradoxaux, faisant écho à sa propre expérience de la vie et de la danse.

[8]

Un style unique – une chorégraphie de la toile

Le style du peintre est unique, évoluant d’une abstraction lyrique vers des compositions plus figuratives. Son approche de la peinture s’apparente à une chorégraphie : chaque coup de pinceau, chaque éclat de couleur, est minutieusement pensé et exécuté comme une danse. Cela se ressent particulièrement dans ses œuvres où le mouvement est presque tangible, encouragé par des gestes larges et dynamiques qui évoquent l’énergie de la performance.

En matière de composition, Zvir ne se limite pas à une simple disposition des éléments sur la toile. Il crée des rythmes visuels, utilisant l’espace et la couleur pour guider le regard du spectateur, un peu comme une chorégraphie qui scénarise le flux d’une danse. Ses œuvres deviennent des expériences sensorielles où le spectateur peut s’immerger et ressentir l’ambiance de la scène, tout en contemplant les émotions inhérentes à chaque tableau.

Une réflexion sur la société moderne

La peinture d’Anton Zvir invite à une réflexion sur la société moderne. Dans un monde souvent dominé par la rapidité et la superficialité, ses œuvres offrent une pose contemplative. Par le biais de son art, il soulève des questions sur la nature de l’authenticité, sur les relations humaines et l’importance de l’expression émotive dans notre quotidien.

Ses tableaux reflètent aussi une certaine vulnérabilité, mettant en lumière des sentiments souvent refoulés. Dans notre société où la performance et le paraître son valorisés, Anton rappelle l’importance de la sensibilité et de l’écoute intérieure. Son œuvre appelle à la connexion, non seulement avec l’art mais aussi avec soi-même et les autres.

Une prise de conscience et un voyage émotionnel

Les sentiments provoqués par les œuvres d’Anton Zvir sont variés et puissants. Chaque tableau est un voyage émotionnel mais aussi une prise de conscience car l’artiste parle de lui mais aussi de la vie qui nous entoure et qui ne va pas bien. Ce dialogue émotionnel permet aux spectateurs de projeter leur propres vécus, de s’identifier à l’œuvre et de réfléchir. Zvir parvient ainsi à créer un espace d’introspection où chacun peut trouver une pièce du puzzle de sa propre vie.

Un art en évolution

Anton Zvir, avec sa vie de danseur et son parcours en dessin et en peinture, continue de redéfinir ce que signifie être un artiste dans le monde contemporain. Ses choix de couleurs et son style affirment une vision personnelle de l’art, tout en nous invitant à réfléchir sur nos propres émotions. Chacune de ses œuvres témoigne d’une exploration continue de soi et des autres.

Avec une carrière encore en plein essor, Anton Zvir est une voix artistique à suivre, un créateur dont l’impact continuera de résonner dans le paysage artistique moderne. Sa capacité à transmettre des sentiments profonds et authentiques par le biais de la couleur et du mouvement fait de lui un artiste essentiel de notre époque. Il continuera sans aucun doute à inspirer et toucher ceux qui ont la chance de découvrir ses œuvres.

Une Galerie d’Art

Si Anton Zvir expose régulièrement dans différents lieux, c’est dans son local de tatoueur qu’il a aménagé une galerie et permet à des artistes d’accrocher leurs œuvres, offrant aux clients une expérience immersive. Ce mariage des disciplines permet à chaque œuvre de raconter, non seulement une histoire personnelle, mais également de capturer l’essence même de l’artiste. Vous pouvez l’y retrouver, à Marseille.

La création : une danse perpétuelle

Au-delà de la beauté esthétique, l’art d’Anton Zvir délivre un message profondément humain. Chaque œuvre est un cri du cœur, une invitation à se libérer de ses entraves et à embrasser sa véritable essence.

En fusionnant ses passions pour la danse, la peinture et le tatouage, Anton nous enseigne que l’art est un médium puissant, capable de relier les individus par-delà les barrières culturelles et les différences.

Anton Zvir, avec son style empreint de délicatesse et d’intemporalité, explore la texture humaine, un jeu de lumière et ombre. Les lignes fluides et les formes organiques, inspirées du mouvement dansé, traduisent une dynamique palpable, comme si la toile respirait au rythme de l’artiste.

Que ce soit sur la scène du Ballet, sur le plancher de son atelier ou au gré des tatouages qu’il réalise, Anton Zvir reste fidèle à un message : la création est une danse que chacun doit apprendre à mener.

Danielle Dufour-Verna

Anton Zvir Tattoo art club 51 rue Edmond Rostand – 13006 MARSEILLE

La Migraine des caryatides de Luca Lombardo

Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Coup de Coeur,Flash Information(s),Livre,Marseille,News,Save the Date,Théâtre/Opéra | Commentaires désactivés
Share Button [1]

Voilà un premier livre qui se savoure comme un film d’Amos Kollek, je pense à Sue perdue à Manhattan.  Un coup de cœur … Un ouragan poétique…

L’écriture épouse un style direct rythmé comme une symphonie de Raff.  Luca Lombardo est l’un des plus grands ténors de notre temps depuis plus de 38 ans. Marseillais,  il a fait le bonheur des plus grandes scènes internationales. Son répertoire est immense. Il est un extraordinaire Don José, Werther, Hoffmann, Gabriele Adorno, Don Carlos, Alfredo, Mario Cavaradossi, Rodolfo…

Ce roman relate la trajectoire bouleversante d’un chanteur amateur Gilles. On est tenu en haleine de la première ligne à la dernière. Ce livre se lit d’un trait. On est emporté par un torrent d’émotions. On passe du rire aux larmes.

On épouse le cheminement de ce personnage errant marqué par son passé. Luca Lombardo démontre un véritable talent de narration. On ressent une immense culture chez lui qu‘il maîtrise  avec innocence. On plonge dans l’univers de l’opéra que l’auteur connaît parfaitement. On y apprend l’envers d’un métier bien difficile où parfois la solitude peut conduire sur les récifs de la souffrance ultime. Luca Lombardo explore les  âmes humaines de ces différents personnages. Ce livre pourrait inspirer tant de réalisateurs. Je songe aux regrettés Visconti, Fellini ou Lynch.

La tension dramatique est de tous les instants. La tragédie de Carmen ou d’I Pagliacci est là… La mise en abîme finale est renversante. Gilles est un peu comme Sue perdue dans Manhattan.  On navigue entre rêves et désillusions comme les passagers du Titanic. L’auteur joue avec les mots, les formules avec une facilité déconcertante comme un ténor avec les contre si bémol ou contre ut. Quelle jouissance avec les mots… À faire pâlir tant d’écrivains incontournables de notre temps.

À travers cette fiction passionnante et haletante, je retrouve le ténor qui m’a tellement bouleversé sur scène par son engagement et sa sincérité de tous les instants. Ce livre nous conduit vers une tragédie humaine, miroir de la tragédie grecque ou plus généralement méditerranéenne.

Je citerai ces mots de Luca Lombardo  « Il faut, paraît-il, pour réussir sa vie, avoir un enfant, écrire un livre et planter un arbre. Je songe désormais à me tourner vers l’horticulture. ».

Ce livre est à découvrir. À offrir ! Un pur diamant, une symphonie des mots… Merci d’être et d’exister Luca Lombardo…

Serge Alexandre

 BONUS

Un extrait de l’extraordinaire Don José de Luca Lombardo: 

 

Luca Lombardo sera l’invité de Si la musique m’était contée  sur Radio Zinzine Aix- en- Provence le lundi 6 octobre 2025 à 21 heures avec Catherine Richarté, Clémence Acar et Fabrice Eboli et pour partenaire exclusif Rmt News.

La discographie de Luca Lombardo est riche de découvertes même si je regrette que Son Werther, Son Faust, Son Don José, Alfredo, Roméo, Hoffmann… n’ont pas fait l’objet d’enregistrements en studio.

Parmi ses enregistrements, je recommande vivement :

Le mage de Jules Massenet dans la superbe collection opéra français du Palazetto bru Zane avec Catherine Hunold, Kate Aldrich, Jean-Francois Lapointe, Marcel Vanaud, Julian Dran et Florent Sempey sous la direction de Laurent Campellone

Le Requiem de Camille Saint–Saëns sous la direction de Diego Fasiolis chez Chandos

Médée De Luigi Cherubini avec Jano Tamar, Jean-Philippe Courtis, Patrizia Ciofi, Magali Damonte…… Sous la direction de Patrick Fournillier  ( Premier enregistrement mondial en version française) au Festival Martina Franca chez Nuova Era.

Site Luca Lombardo : http://lucalombardotenor.free.fr/site/Biographie [9]

Disponible en librairie ou sur internet : www.amazon.fr [10]

MESSA DI GLORIA

Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Coup de Coeur,Flash Information(s),Marseille,Musique,News,Save the Date | Commentaires désactivés
Share Button [1]

A l’église Saint-Ferréol (Marseille/20h/4 octobre) puis à la Chapelle du Sacré Cœur (Aix/18h/5 octobre), l’ensemble Gyptis sous la direction de Bénédicte Pereira donne la MESSA DI GLORIA de Puccini dans une version inédite, avec accompagnement de deux accordéons.

La Messa di Gloria de Giacomo Puccini, est une composition religieuse de jeunesse, pour chœur à quatre voix, orchestre et solistes (ténor et baryton-basse). Son véritable nom Messa a quatro voci con orchestra, devint Messa di Gloria , en raison de l’importance du Gloria, partie la plus imposante, avec une fugue puissante et un air de ténor très lyrique (Gratias agimus tibi).

Admirateur de Richard Wagner et de Giuseppe Verdi, il est surtout, en 1880, le jeune Giacomo, rompu à la musique sacrée, car les Puccini, règnent depuis plus de 100 ans, à Lucca en Toscane, comme organistes et maîtres de chapelle. Et c’est à l’Istituto Musicale Pacini de Lucca, dans sa ville natale, dirigé par son père Michele, que Giacomo se forme. À dix ans, le petit Giacomo chante comme soprano et ses premières compositions sont donc des compositions polyphoniques religieuses, avant l’envol triomphal des opéras. La Messa di Gloria a été composée à 22 ans et même 20 ans pour le Credo.

L’intégrale a été créée le 12 juillet 1880, lors d’un service religieux pour la fête du Saint patron de Lucca, San Paolino. On retrouve les 5 parties de l’ordinaire de la Messe: KYRIE/GLORIA/CREDO/SANCTUS-BENEDICTUS/AGNUS DEI                                            

L’alternance d’écriture prouve une incroyable maturité: inventivité mélodique, écriture verticale en blocs majestueux, écriture fuguée, passages solistes comme de vrais airs d’opéras, subtilités harmoniques. N’oublions pas ses 1ers prix d’orgue, de contrepoint puis de composition à Milan. De la douceur à la déclamation dramatique, du recueillement aux envolées puissantes, mélange de fougue, d’élégance, d’enthousiasme, de paix. L’homme de théâtre est déjà là! Il en réutilisa même deux pages, le Kyrie et l’Agnus Dei, respectivement dans Edgar et Manon Lescaut

De son vivant, Puccini ne fit jamais éditer cette Messe. La pièce tomba dans l’oubli jusqu’en 1951, année où le père Dante del Fiorentino, ami de Puccini, exilé aux USA et possédant la copie du manuscrit, l’édita et la fit exécuter à Chicago en 1952: 72 ans après!

Avant cela, découvrez un arrangement pour deux accordéons de Crisantemi (Chrysanthèmes), composition pour quatuor à cordes de Giacomo Puccini de 1890 en hommage à la mort d’Amadeo Ier d’Espagne, fils du roi d’Italie Victor-Emmanuel II, œuvre écrite en une seule nuit. On retrouvera des thèmes de Crisantemi dans son opéra Manon Lescaut. Très belle pièce ; mélange de plainte, tendresse, et d’élans lyriques retenus. Puis une courte pièce vocale, d’un autre géant italien de l’opéra, Gioachino Rossini : O Salutaris hostias quae caelis pandis ostium (oh réconfortante hostie qui nous ouvre les portes du ciel), hymne chrétienne de St Tomas d’Aquin, composée pour chœur à 4 voix, a cappella. D’une grande  

DVDM et Yves Bergé.

 Informations pratiques :

Ensemble Gyptis avec à l’accordéon: Angélique Garcia, Damien Paradisi et les solistes: ténor, Arnaud Hervé; baryton-basse, Aaron Ambeau

Tarifs : 15/20€/ Réservations : Concert Puccini à Marseille [11] et Concert Puccini à Aix-En-Provence [12]

Conférence Arts et Psychanalyse : “Pourquoi le rire ?”

Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Coup de Coeur,Flash Information(s),Marseille,News,Save the Date,Théâtre/Opéra | Commentaires désactivés
Share Button [1]

 Un voyage passionnant au cœur de l’inconscient

Ce dernier dimanche de septembre, la Dr Catherina Kiss a entamé son cycle de conférences Arts et Psychanalyse par une réflexion captivante sur le rôle du rire, assistée des comédiens David Simon et Rodolphe Cappelletti au théâtre du Tétard.

S’appuyant sur les travaux de Freud (Le mot d’esprit et sa relation à l’inconscient ou encore L’interprétation des rêves), cette conférence théâtralisée explore la fonction essentielle du rire dans notre psychisme. Loin d’être un simple exutoire, le rire apparaît comme un puissant antidote au surmoi castrateur, permettant au moi de se libérer.

Débutant par un rappel des 3 fondamentaux freudiens, le Moi, le Surmoi et le Ça, elle démontre l’importance du rire dans notre société chaotique et anxiogène, traversée par les guerres et la souffrance, la surinformation où une info en balaye une autre aussi vite qu’elle n’est apparue, ses dictats sociaux, économiques et culturels.

À travers une alternance judicieuse d’extraits de films cultes – Le Dictateur et Les Temps modernes de Chaplin, Monsieur Hulot de Tati (le Chaplin français), La cage aux folles, Quand Harry rencontre Sally, Menteur Menteur avec James Carey, Zorba le Grec avec Anthony Quinn, ou encore la vie de Brian des Monthy Python- ; des extraits de sketchs et clips des Inconnus, ainsi que celui d’une pièce de théâtre inspirée de Certains l’aiment chaud et une lecture de textes choisis du Petit Prince, la conférencière met en lumière la dimension subversive et thérapeutique de l’humour. Ce langage singulier dévoile avec acuité les absurdités de la condition humaine.

Le choix éclairant des illustrations audiovisuelles vient ici ponctuer avec justesse les propos de la docteure en psychiatrie et psychanalyste, présidente de l’association Mnémosyne [13] qui porte des projets artistiques et théâtraux faisant le pont entre la Roumanie, son pays natal, et la France.

Prochainement, la conférence théâtralisée s’intéressera aux “Chemins sinueux du désir”, s’appuyant notamment sur le film “Le Secret de Brokeback Mountain”.

Une expérience vivante qui allie avec finesse réflexion psychanalytique et création artistique.

Diane Vandermolina

Informations pratiques

Chaque dernier dimanche du mois à 17h00 au Théâtre du Têtard – 33, rue Ferrari, 13005 Marseille (sauf en décembre, ce sera l’avant-dernier dimanche du mois)

Renseignements : 04 91 47 39 93 / 06 16 44 05 08

Billetterie : https://www.billetreduc.com/spectacle/conference-theatralisee-les-chemins-sinueux-du-desir-339339 [14]

Crédit photo : Worldmundo

Le marseillais Roland Schembri, un chef à dom’ pas comme les autres

Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Coup de Coeur,Entretien/Portrait,Flash Information(s),Gastronomie,Marseille,News,Région PACA | Commentaires désactivés
Share Button [1]

En 2022, après avoir vendu ses deux restaurants ouverts depuis 1996, place aux Huiles, le César Place, puis le Comptoir de César, mitoyen, le chef décide de se dédier à la cuisine à domicile et créé ChefAdommajordome. [15]

Un chef atypique au grand cœur

« Quand j’avais encore mes 2 restaurants, on me demandait de faire de la prestation à domicile parce que les gens aiment bien recevoir, ne pas s’infliger le côté cuisine, réception, dressage, nettoyage, afin de pouvoir profiter de leur invité. Je l’ai fait quelques fois puis j’ai développé cette activité de traiteur quand je me suis séparé de mes deux établissements. » S’adressant à une clientèle haut de gamme, ses prestations varient de 50 à 90€ par personne. « Si j’ai plus de 8 personnes pour une soirée, je prends quelqu’un pour le service. Je peux rester un jour, une semaine voire plus selon les demandes des clients. Je m’adapte à leur souhait. Quand ils me demandent, je leur demande leurs envies, leurs désirs. Et après, je les dirige vers la saisonnalité des produits. Ma cuisine est simple, franche et vivante. C’est le produit que je mets en valeur, le produit, le produit et le produit, selon les saisons et les retours du marché » précise-t-il avant de rajouter : « Je n’ai pas de plat signature à proprement parler. Je ne suis jamais arrivé à trouver un plat sur lequel je me suis vraiment attardé. Parce que j’aime tout, je sais tout travailler. Et puis j’aime tous les produits. Après, il y a un petit clin d’œil que j’aime faire, puisque la maman de mes enfants est Corse et que mes enfants sont à moitié Marseillais, à moitié Corses. C’est la petite polenta de châtaigne que je fais assez souvent avec du figatelli, un œuf de caille, une petite feuille de menthe par-dessus » explique-t-il.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Un voyage gustatif sous le signe de l’Automne

Le natif de la Belle de Mai à l’humour joyeux propose une cuisine authentique, raffinée et généreuse à l’image de Marseille. Parmi ses créations culinaires, il mêle avec brio produits de la terre et de la mer à l’image de la ratte fondante, grisons, haddocks fumés et caviar de harengs ou encore de la tendre et savoureuse ballotine de volaille, scampi vin jaune, panure de pistaches et risotto aux girolles. Côté mer, son ceviche de loup cuisiné façon gravelax, huile de cédrat, poivre du Cambodge, crémeux de chou-fleur et amande blanche n’a d’égal que son endive fondante et Saint Jacques confite à l’orange, jus sirupeux de pistil, crispy de chou-rave. Côté terre, ses tartelettes tout champignons, foie gras, sauce périgourdine et son petit pain noir, figues fraîches, chèvre frais, miel et noisettes sont un festival de saveurs automnales. Pour finir en beauté, on ne peut que succomber à la délicieuse crème glacée au Garlaban, mendiant façon Pavlova.

Avec son sens de l’accueil, son attachement aux produits de saison et son audace créative, Roland Schembri offre une expérience culinaire unique à domicile, qui ravit autant les papilles que l’esprit.

Diane Vandermolina

YAZ, l’Intimité des Couleurs

Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Coup de Coeur,Entretien/Portrait,Exposition,Flash Information(s),Marseille,News,Save the Date | Commentaires désactivés
Share Button [1]

La révélation d’une âme en Toiles

Yaz est une artiste peintre contemporaine dont le nom résonne déjà dans le monde de l’art moderne, une artiste au style éclatant et touchant dont les œuvres sont autant de récepteurs d’énergies que le reflet de son âme.

A la fois l’artiste et le médium

Dès son plus jeune âge, Yaz se perd dans les couleurs et les formes, attirée par l’art, par ‘le beau’. Cette fascination s’est intensifiée au fil du temps, développant en elle un besoin de s’exprimer, de transmettre.

Depuis plusieurs années, cette professeure de Yoga ne s’adonne plus qu’à sa passion : la peinture. Des toiles à l’énergie vibrante qu’elle peint la nuit, lorsque le monde s’endort et qu’elle trouve réellement la paix. Dans l’obscurité, chaque coup de spatule ou de pinceau devient un exutoire, chaque nuance, une prière, une confession.

Yaz pose la toile au sol et peint sur elle, en communion totale avec elle. En fond sonore, une musique douce. A cet instant précis, Yaz se transforme en observatrice de ses propres sensations. Elle est à la fois l’artiste et le médium, capable de canaliser les énergies environnantes pour les retranscrire en couleurs. Ses coups de pinceaux deviennent une émotion, une intuition. Elle crée un dialogue entre elle-même et la toile.

Une palette émotionnelle, les couleurs de l’âme

La palette de Yaz ne se limite pas à des choix esthétiques. Elle est chargée de signification. L’art brut, avec son esthétique libre et son énergie brute, permet à Yaz de s’exprimer sans contrainte. Chaque tableau est une exploration de son être intérieur, une exploration qui se teinte de bleu clair, de bleu turquoise, de rouge et de noir. Ce choix chromatique n’est pas anodin. Le bleu évoque à la fois la sérénité et la profondeur de ses émotions, tandis que le rouge, couleur de la passion, s’exprime aussi comme un cri de colère et de lutte. Le noir, lui, est le mystère, l’inconnu. Ensemble, ces couleurs forment une palette qui résonne avec l’intimité de ses sentiments, donnant vie à des histoires enfouies, de récits de vie si personnels, mais si universels.

Une rencontre explosive entre abstrait et figuratif

Comment décrire le style de l’artiste, cette rencontre explosive entre l’abstrait et le figuratif ? Ses toiles présentent souvent des personnages stylisés, aux traits exagérés, qui semblent prendre vie dans des décors mouvementés. Cette expressivité est la marque de fabrique de l’artiste, permettant de capturer toutes les nuances de la vie humaine.

Yaz exploite également les contrastes. Les tons sombres entourent souvent des éclats de lumière, soulignant la dichotomie de la vie : l’ombre ne peut exister sans la lumière. Les personnages que l’on devine, avec leurs traits exagérés et expressifs, deviennent des miroirs de luttes et de joies. Le spectateur ressent une connexion immédiate, presque intime. Ces figures semblent sortir de la toile, nous regardant droit dans les yeux, nous invitant à explorer nos propres sentiments. A travers ses œuvres, Yaz parvient à transcender le simple exercice esthétique et traduit sur la toile l’invisible qui sommeille en chacun de nous

Un deuil pour célébrer la vie

Mais le chemin de Yaz ne s’est pas construit sans épreuves. La nuit qui a suivi la mort de sa mère, Yaz a réalisé son premier grand tableau. Un évènement tragique mais déterminant. Pour évacuer cette douleur, elle a laissé ses émotions exploser sur la toile vierge. Ce tableau, chargé de souffrance et d’amour, est devenu le symbole d’une catharsis, permettant à Yaz de faire le deuil de sa mère tout en célébrant la vie.

[16]

L’artiste intègre l’expérience du corps de la respiration dans son art, écoute sensorielle de ces mouvements internes avant de les projeter sur la toile. Le yoga n’est pas simplement une pratique physique, mais un état d’esprit qui influence sa créativité, qui lui permet d’accéder à un lieu d’authenticité et de liberté, loin des contraintes extérieures.

Des toiles vibrantes, instinctives, qui invitent à s’arrêter et ressentir

L’impact de l’œuvre de Yaz dépasse les simples murs d’une galerie. Ses toiles, par leur énergie brute et leur charge émotionnelle, touchent tous ceux qui les regardent. Dans un monde trop rapide, son art propose une introspection, une invitation à s’arrêter et à ressentir. Ses toiles sont une extension de son être, un murmure de ses secrets et de ses luttes. Sérénité, joie, mélancolie, tristesse, amour, chacun peut se retrouver dans ces résonnances émotionnelles.

Une artiste ‘lumière’

Les expositions des œuvres de l’artiste, en pleine lumière, évoquent un contraste saisissant avec ses heures de création nocturne.  Yaz est lumière. Récemment, une galerie a exposé ses toiles, de taille modeste cette fois-ci, sur un thème particulier : la sororité, célébrant les femmes et leurs luttes communes. Ces tableaux, empreints de chaleur et de force, témoignent des liens invisibles qui unissent les femmes. Chaque toile, à la fois un cri et un chant, une rébellion et une offre de paix, se fait l’écho des luttes et des joies collectives. Yaz est une artiste ‘lumière’.

Poétique et Authentique

Dans un univers artistique suffisamment vaste pour laisser place à la superficialité, Yaz choisit d’exposer son âme, sans artifice. Là réside toute la profondeur de son message : la beauté réside dans l’authenticité et la connexion émotionnelle, tant avec soi-même qu’avec les autres. Il y a quelque chose de poétique dans le cheminement de Yaz. Elle nous rappelle que l’art, dans sa forme la plus pure, doit toucher le cœur et l’esprit. Dans ses nuitées d’éveil créatif, elle nous enseigne à écouter les battements de notre cœur, à accueillir les douleurs et les joies, à transformer les énergies en couleurs. Dans cet acte de création, l’artiste exprime non seulement son individualité, mais aussi une vérité collective, reliant les âmes à travers le pouvoir intemporel de l’Art.

Messagère d’émotions

Par-delà les toiles, Yaz devient cette messagère des émotions, une artiste qui vit pleinement son engagement envers l’art et qui invite chacun de nous à faire de même. Avec ses toiles vibrantes et son message de liberté -celle qu’elle s’octroie et celle qu’elle revendique- elle nous montre que l’art peut être une manière de se reconnecter à soi-même tout en allant vers l’autre. Une belle leçon de vie, transfigurée en couleurs et en formes.

Une ode à la liberté d’être

Dans l’exploration de son univers, Yaz continue de captiver, un tableau après l’autre, une nuit après l’autre, portée par la douce musique qui l’accompagne dans sa quête. Une ode véritable à la liberté d’être et de ressentir, un espace sacré dédié à la beauté de l’existence humaine.

Un Musée, une galerie, l’Espace Jouenne à Marseille

Pour la deuxième fois, l’Espace Jouenne à Marseille expose ses tableaux en 2026. Ne ratez pas l’occasion de découvrir ou redécouvrir cette artiste de grand talent.

Danielle Dufour-Verna

https://yaz.art.com [17]

mail zanoti18@gmail.com [18]

 

La Foire de Marseille célèbre son centenaire sous le signe du gabian qui apporte la bonne parole.

Publié Par Rmt News Int Sur Dans Article/Critique,Cinéma,Coup de Coeur,Evénements Gratuits/Free Events,Exposition,Festival,Flash Information(s),International,Marseille,Musique,News,Save the Date,Théâtre/Opéra | Commentaires désactivés
Share Button [1]

La Foire Internationale de Marseille souffle ses 100 bougies du 26 septembre au 6 octobre 2025 au Parc Chanot, Rond-Point du Prado (8ème). Cet événement emblématique de la cité phocéenne promet une édition riche en animations, découvertes et célébration des talents marseillais sous toutes leurs formes : sportifs, musiciens, artistes, artisans, entrepreneurs.

Un siècle d’histoire, un nouvel élan 

Depuis sa création, la Foire de Marseille s’est adaptée aux évolutions de la société tout en conservant son âme populaire et son ancrage marseillais. Unique par son implantation en cœur de ville et sa structure partiellement à ciel ouvert, elle offre une expérience conviviale. Pour son centenaire, le Parc Chanot se pare de ses plus beaux atouts, avec un aménagement paysager repensé pour une ambiance plus verte et plus accueillante.

La gestion du Parc Chanot a été reprise par GL Events à l’issue d’un appel d’offre réalisé par la Ville de Marseille. C’est une équipe partiellement renouvelée qui est en charge cette année de la Foire. « Avec le changement d’opérateur, on réalise des travaux dans le Parc Chanot pour en faire un lieu ouvert à tout le monde. On a voulu fêter les 100 ans de la Foire partout en ville, non seulement au Parc Chanot car la Foire, c’est la fête de Marseille. Le nom même de la Foire fait partie du patrimoine immatériel de la ville » développe Samia Ghali, 2nde adjointe à la ville de Marseille en charge des grands équipements.

A cet effet, le 27 septembre, trois combis vintage vont être installés sur le quai de la Fraternité au Vieux-Port et proposeront un voyage temporel immersif et participatif à travers trois époques marquantes de l’histoire marseillaise et de la Foire, 1925, 1990 et 2025.

[19]

Pierre Arvis, directeur de GL Events Marseille, abonde dans ce sens en ajoutant « On regarde vers l’avant et on décline ce qui fait la fierté de Marseille, ce qui fait Marseille aujourd’hui et demain pour donner un nouvel essor et un nouveau cadre ».

Une offre commerciale enrichie

Amélie Prost, directrice adjointe, découvre « une foire vivante, festive et bouillante. C’est la plus foire des foires, un lieu de rencontres et d’échanges avec toutes les générations. On va à la foire pour faire des achats plaisir. On fête, on teste, on goûte. »

La Foire de Marseille propose une offre commerciale complète et diversifiée sur plus de 12 000 m² (maison, jardin et piscine, mode etc). « On innove avec « plantes addict ». Le 1er Week end, on pourra acheter des plantes à petits prix ». L’offre shopping fait la part belle aux « camelots (démonstrateurs), également au boho market où seront vendus des produits vintage des années 70 sur 200 m2 » détaille-t-elle. L’offre gastronomie s’étend sur 7000 m2 avec sur l’espace Pernod Ricard de quoi faire une partie de pétanque à l’ombre des parasols.

Plus de 200 exposants sont présents pour présenter leurs produits et services, avec des nouveautés et des innovations dont le village start up, Innova Marseille, où sont présentés les prototypes de créateurs locaux. Cet espace dédié aux start-ups a pour but de soutenir les entrepreneurs régionaux et marseillais. Sur le stand de la ville de Marseille, sur 760 m2, « le fabriqué à Marseille met à l’honneur les talents locaux et 13 entreprises labellisées renouant avec la tradition locale seront mis en avant, avec un espace atelier de fabrication à disposition pour montrer leur savoir-faire » précise Jean Pierre Cochet, adjoint à la ville de Marseille en charge du dynamisme économique. « Il y aura un grand quizz avec des lots à gagner. »

Les pavillons internationaux de 50 pays sur 4000 m2 mettent en lumière l’artisanat et la gastronomie de nombreux pays. Au pavillon italien, « on pourra trouver du parmesan de 84 mois qu’on ne trouve pas dans les épiceries fines », indique Domenico Basciano, président de la chambre de commerce italienne pour la France de Marseille (CCIFM). « On travaille à lutter contre les contrefaçons de produits italiens en proposant des productions 100% italiennes. Cette année, on aura un stand avec des produits de Toscane, Ligurie, Sardaigne pour faire découvrir nos savoirs faires. Parmi les nouveautés culinaires proposées (dont la frusta alla sorrentina), un artisan sicilien vient présenter ses confitures, pâtés, conserves à l’huile etc… ».

Foire internationale de Marseille Samedi 21 septembre 2024. Crédit photo: Gérald Géronimi.

Un programme festif et diversifié

Un partenariat avec Provence Studios plonge les visiteurs dans les coulisses du 7ème art, avec décors, costumes et animations interactives. « C’est l’occasion de découvrir les métiers du cinéma, les formations proposées, le travail de figurant. On propose des castings pour ceux qui souhaitent débuter. On veut montrer que le cinéma est accessible à tous » détaille Olivier Marchetti, son directeur.

Animé par le CDOS, le village des sports propose des initiations gratuites à de nombreuses disciplines sportives, avec la participation de clubs marseillais et de sportifs de haut niveau. « Du para-hockey au pickleball, en passant par le BMX et le foot-golf avec la présence du double champion marseillais, il y en aura pour tous les goûts et tous les niveaux. La Bleue star, équipe de football américain marseillaise, sera présente » précise Hélène Caïco en charge de la communication chez GL Events Marseille.

Nouveau, le Palais des Jeux offre un espace immersif retraçant 100 ans de jeux, avec 400 jeux de société, jeux vidéo, retrogaming et des animations pour toute la famille les 26, 27 et 28 en partenariat avec le Hero Festival.

Sur la Grande Scène, concerts, spectacles de danse, stand-up, performances de cultures urbaines et événements dédiés aux séniors se succèdent pendant 11 jours. Le casting marseillais de The Voice est également présent (le 28).

[20]

Spectacle Mon accent Marseillais © Cynthia Labeye

Le 1er octobre à 15h, sur la grande scène, la compagnie du Renard Bleu présente le spectacle Mon accent Marseillais, une comédie de Julien Sigalas pour toute la famille (dès 4 ans) avec Léa Zatte et Jean Goltier. Il questionne l’identité… avec beaucoup d’humour et l’accent marseillais. C’est un voyage à travers les lieux emblématiques de Marseille : Notre-Dame de la Garde, le Vieux-Port, la Pointe Rouge… où César, le héros, part à la recherche de son accent disparu.

Trois soirées gourmandes gratuites (27, 2 et 4 octobre) ponctuent la foire, avec karaoké, DJ sets et concerts. La nocturne du vendredi 3 octobre est le point d’orgue de la célébration, avec un concert de Radio Star Live et un feu d’artifice.

Le centenaire de la Foire de Marseille est ainsi cette année l’occasion de célébrer l’histoire de la ville, découvrir les talents locaux et passer 11 jours de fête. DVDM

Informations pratiques

La Foire Internationale de Marseille a lieu du 26 septembre au 6 octobre 2025, de 10h à 19h en semaine et de 10h à 20h le week-end. Tarifs : 5€/6€/8€.

Des afterworks avec entrée gratuite de 17h à 19h sont prévus en semaine (sauf le vendredi 3 octobre).

Journées Gratuites pour tous le 26 septembre, pour les séniors (+ 60 ans) les 29 septembre et 2 octobre, pour les femmes le 30 septembre et pour les demandeurs d’emploi le 6 octobre.

Plus d’infos : www.foiredemarseille.com [21].

Photo de une: Gérald Géronimi