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‘Diesis’ en Concert les 25 et 26 septembre 2021 à Marseille
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Tout le charme de l’Italie
Le duo ‘Diesis’ -deux frères venus spécialement de leur Sicile natale- se produira lors de deux concerts à Marseille, sublimé par deux musiciens –Maurizio Vercon et Cristiano Turato- à la réputation internationale. Ils seront le 25 septembre de 12h30 à 14h sur la Terrasse du Théâtre International Axel Toursky pour la 7e‘Faites de la Fraternité’ et le dimanche 26 septembre à 18h sur la scène du Roudelet, centre de culture provençale.
Auteurs-Compositeurs-Interprètes
« Pour les Grecs, ‘Diesis’ signifie un petit intervalle, le plus petit du système musical. Nous voulons être un intervalle heureux dans la vie des gens, un moment d’harmonie. »
Ils s’appellent Cristian et Ivan, ont respectivement 22 et 27 ans, et vivent au pied du majestueux et mythique volcan Etna, dans une Sicile baignée de soleil, aimée de Virgile, qui fut le berceau de Pindare, de Théocrite, né à Syracuse, et plus près de nous, de Giovanni Verga, Salvatore Quasimodo, Pirandello, Sciascia… Entre Pop, disco, raggae, ils composent leurs musiques et leurs textes. Intelligents, touchants, à la fois tendres, emplis de poésie, rafraichissants, les deux frères sont les véritables témoignages d’une belle jeunesse d’aujourd’hui.
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Happés par le Succès
Happés par le succès, ils ont participé aux sélections du fameux Festival de la chanson de Sanremo, ont foulé un tapis rouge virtuel –Covid oblige- à Hollywood, sont invités à la Rai Internazionale, passent à la radio et signent pour plusieurs concerts.
Deux musiciens de légende
Deux musiciens de légende viendront ‘sublimer’ ces deux concerts.
MAURIZIO VERCON
-Maurizio Vercon, guitariste. Il a collaboré avec de nombreux artistes comme Frank Gambale (C.Corea), Luca Colombo (E.Ramazzotti, Nek, Sanremo etc.)Maurizio Solieri et Andrea Innesto (Vasco Rossi),Max Gelsi e A.Fontana (Elisa, Tiziano Ferro)Ricky Portera (L.Dalla, Stadio, Bertè)
–Cristiano Turato, chanteur et guitariste, ex chanteur du groupe ‘I Nomadi’ au succès phénoménal dans les années 60. Avec plusieurs albums à leur actif, ils se produisent régulièrement en concert et dernièrement, en août 2021, à Sanremo (Italie) avec l’orchestre symphonique de Sanremo. Riccardo Muti, immense chef d’orchestre, est un fervent admirateur de leur musique.
Marseille, éprise d’Italie
La France, et plus particulièrement Marseille, berceau de tant d’émigrés italiens, a toujours adoré la chanson italienne. Depuis « Volare », chanté par un Domenico Modugno inspiré : « Nel blu dipinto di blu… », jusqu’à Laura Pausini avec « Marco se n’è andato e non ritorna più », en passant par Paolo Conte « Vieni, vieni, vieni via con me… », Lucio Dalla et Pavarotti « Caruso », Umberto Tozzi « Ti amo… », Eros Ramazzotti (Una storia importante), et tant d’autres, sans oublier l’incontournable et célébrissime « Bella Ciao ».
Avec DIESIS, Maurizio Vercon et Cristiano Turato, entre Pop, Reggae, disco et rock, entre mélanges de sonorités modernes et classiques, sans oublier les tubes de toujours, ces 25 et 26 septembre 2021, c’est toute l’Italie qui vient à nous. Cerise sur le gâteau, Trois Danseuses de l’école de danse PALAMA de Château Gombert (Marseille 13e)les accompagneront lors des deux concerts.
A ne rater sous aucun prétexte ! Danielle Dufour-Verna
Centre de Culture Provençale 45, Bd Bara – Château Gombert – 13013 MARSEILLE
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CHACAL, la fable de l’exil d’après “Chacal ou la ruse des dominés” de Tassadit Yacine (Anthropologue) publié aux éditions la Découverte
Création du Collectif Manifeste Rien
Mise en scène : Jérémy Beschon/ Jeu : Virginie Aimone
Musique et son : Franck Vrahidès / Lumière : Flore Marvaud et Cyrille Laurent.
Spectacle tout public, à partir de 8 ans.
Durée : 1 H
La compagnie Manifeste rien sera en résidence du 1er au 10 septembre au Théâtre de l’œuvre pour créer la nouvelle pièce de Virginie Aimone (avec la complicité de Tassadit Yacine) : « Fadhma & Louise, 1871, le cri des peuples ». C’est l’occasion pour nous de revenir sur la re-création de « Chacal, la fable de l’exil » de la même autrice, spectacle jeune public présenté en juin dernier au Théâtre de l’œuvre -qui fête ses 90 ans cette année : cette fable nous questionne sur la dualité de notre nature animale, nos ambivalences, notre soif de pouvoir, ici de sang, qui nous pousse à nous entre dévorer.
Aux origines de la domination
Settoute, la première Mère du Monde kabyle, incarnée par Virginie Aimone, nous conte les origines d’un Monde idyllique dans lequel, il y a bien longtemps, nos ancêtres et les animaux vivaient en harmonie jusqu’à ce qu’elle en soit déchue à cause d’une flatulence accidentelle : l’équilibre du monde ainsi brisé vola en éclat et les faibles subirent la tyrannie des forts qui les dévoraient…. « En ce temps-là, les animaux parlaient encore comme vous et moi » explique celle qu’on appelle désormais la Sorcière. Les animaux par crainte pour leur vie décidèrent d’élire un Roi et choisirent le Lion pour sa force : chacun le servait avec docilité, faute de quoi ils risquaient d’être dévorés et/ou de s’entre dévorer. Tous avaient un rôle et une place assignés.
Parmi eux, Chacal, sa couverture, était son conseiller, le flattant par devant pour conserver ses faveurs tout en complotant contre lui par derrière car Chacal est malin et fourbe, maître dans l’art de manier la double pensée et de manipuler autrui pour arriver à ses fins. Son cousin Renard qui se croyait plus rusé que lui en fera les frais le premier. Chacal avait soif de pouvoir et voulait prendre la place de Lion. Il tente alors de convaincre les animaux de se rebeller contre Lion en jouant sur leurs peurs et leurs appétits, exploitant leurs volitions et travers, excitant leurs ambitions et convoitises : ils seront dévorés par Lion, dénoncés par Chacal qui se restaure des restes laissés par le Roi jusqu’au jour où son manège est découvert, sa duplicité mise à jour : il est alors chassé, exilé.
Un long périple commence pour lui avant qu’il ne rencontre le généreux mais bien avisé Hérisson. Ce dernier « a toujours une ruse qu’il prête à ses amis » et lui fait visiter son pays… Étonnamment, formant une alliance contre nature, tous deux s’associeront pour renverser cet odieux pouvoir incarné par la figure de Lion qui dévore ses sujets au lieu de les protéger.
Une allégorie peu flatteuse de notre humanité ‘bestiale’
Universelle et intemporelle, cette fable animalière dissèque l’ambivalence qui existe en chaque être vivant – qu’il soit animal, homme ou encore dieu. Une dualité inhérente à notre nature que nous retrouvons sous diverses formes chez chaque personnage : Settoute la mère de toute chose/ Sorcière bannie ; Chacal le colon/exilé, dominé/ dominant ; Hérisson mi-homme/mi –femme, homo/hétérosexuel qui inventera le mariage mixte en mariant une jument et un âne pour donner naissance au mulet… Pauvre mulet qui sera abusé par les deux compères. Tous deux luttent pour leur survie et comme dirait Chacal, en parlant d’Hérisson, on a toujours besoin d’un plus faible –plus petit- que soi. Car « l’homme est un loup pour l’homme » (Hobbes).
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crédit photo Manifeste Rien
Chacal sous couvert d’éduquer les petits de Madame Beaugroin, une truie naïve et travailleuse, mère célibataire, les enferment dans sa grotte pour mieux les dévorer, assouvir sa faim et asseoir son pouvoir. Ce passage est à lui seul une parabole de l’éducation religieuse ou non qui coupe les enfants de leur famille, prépare les filles à se soumettre aux garçons à des fins de reproduction d’un modèle de société où les femmes sont dominées par les hommes.
Il est également révélateur de la reproduction d’un système : les faibles et les dominés dès lorsqu’ils accèdent au pouvoir agissent comme les forts et les dominants. Est-ce inéluctable ? L’Histoire semble aller dans ce sens…. Les faibles pour renverser le fort doivent s’unir mais cette union peut-elle durer ? C’est la question qui nous taraude à l’issue du spectacle. La fin laisse en suspens l’avenir de nos deux compères et nous ne pouvons-nous empêcher de nous demander : Chacal va-t-il manger Hérisson ou non ?
Une mise à la scène millimétrée et une performance d’actrice
La scénographie représente un cercle. Le cercle en Grèce antique est symbole d’harmonie, d’ordre mais également de malédiction, de désordre. Ici, il est constitué de terre (en référence à la Pacha Mama, nous sommes en forêt). Le décor est planté : en son centre, trône Lion car le cercle délimite l’espace du royaume de Lion, là où s’exerce le pouvoir du Roi, où il peut se laisser aller à ses excès. Chacal quand il le conseille évolue à la périphérie intérieure du périmètre délimité par le cercle, à sa périphérie extérieure quand il se retrouve en exil à l’instar de la Sorcière ou d’Hérisson quand ils sont punis l’une de sa provocation malencontreuse, l’autre de sa coquetterie.
Accompagné d’un jeu de lumière oscillant entre douches, pleins feux et clairs/obscurs bleutés, et de bruitages sonores et d’une musique réalisés en live, musique aux reflets arabisants qui rappellent l’origine de la fable, la mise à la scène de ce texte s’attèle à souligner de ça de là les moments forts du récit. Nous assistons à une performance d’actrice incroyable et étonnante où Virginie AIMONE incarne à elle seule 13 personnages avec une mention spéciale pour son interprétation de Hérisson. Son jeu est expressif, précis et souple, jamais caricatural. Un geste, une posture, un mouvement de jambe, une attitude suffisent pour faire naitre sous nos yeux les différents animaux auxquels elle prête sa voix, jouant des graves et des aigus.
Ce spectacle total est une belle réussite, amusant et enlevé avec son langage populaire et ses allusions à notre époque dans lesquelles les jeunes se retrouvent. Il plaira autant aux petits qu’aux grands, révélant différents niveaux de lecture.
L’intérêt de cette fable est de nous offrir un enseignement sans être didactique ni manichéenne, de nous questionner sur l’ordonnancement du monde et sur les conditions de possibilités de changer cet ordre des choses qui parait immuable. Bravo ! DVDM
Actualités à venir :
Histoire universelle de Marseille d’après Alèssi Dell’Umbria les 30 septembre, 1 et 2 octobre à 20H au Théâtre de l’Oeuvre, Marseille / tarif 15 et 10 €
Homo ça coince… de Jeremy Beschon et la collaboration de Laurent Gaissad les 18, 19 et 20 novembre à 20H au Théâtre de l’Oeuvre, Marseille / tarif 15 et 10 €
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La Mouche, les Taches
Texte, Mise en scène et jeu : Magali Fremin du Sartel et Chou Jung-Shih
Régie technique / Lumières : Adèle de Keyser
Collaboration artistique : Christophe Chave
Spectacle visuel qui mêle marionnette, ombres chinoises et jeu
Projet labellisé France Relance, dans le cadre du dispositif Relançons l’été en spectacles initié par le Ministère de la Culture, financé par le gouvernement
Ce spectacle jeune public dès 2 ans de la cie l’est et l’ouest a été joué du 8 au 15 juillet 2021 au Badaboum Théâtre à Marseille.
Il met en scène la rencontre entre une petite fille obsédée par la propreté et une mouche farceuse. La musique qu’elles ont en partage scellera le début d’une grande et belle amitié, un air de piano, le cygne, de Camille de Saint Saëns, étant joué en direct par une des interprètes, tel un leitmotiv ponctuant l’histoire.
Une histoire d’amitié naissante entre une petite fille et une mouche
En voilà une bien jolie création sur l’acceptation de l’autre et de la différence qui a séduit un public d’enfants de maternelle et de primaire émerveillés par la magie du théâtre.
Ludique et enlevée, délicate, finement écrite, efficace et drôle, « la mouche, les taches » raconte la rencontre improbable entre la maniaque Mila, qui aime à chanter sa joie de vivre dans une maison ordonnée, dansant et virevoltant, et une grosse mouche noire, qui n’a de cesse de déposer ses déjections dans son intérieur propret d’un blanc immaculé. Ce dernier est symbolisé par un tissu blanc sur lequel sont dessinés baignoire, toilettes, fenêtre et gazinière. Un grand tapis de danse blanc, et quelques éléments de décors (un nuage suspendu, une petite chaise, un lampadaire…) achèvent de figurer cet espace intime, violé par l’intrusion de la mouche.
Agacée, la petite fille incarnée par Magali Fremin du Sartel – au jeu expressif et vif, aux expressions inénarrables, aux attitudes cocasses – tente de l’attraper voire de l’écraser à plusieurs reprises mais la mouche, espiègle et habile, manipulée avec dextérité par Chou Jung-Shih, à moitié cachée par la pénombre, est bien décidée à faire de ce lieu son terrain de jeu, y emmenant même ses bébés. Moment comique et plein d’humour qui fait sensation auprès des enfants !
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La petite fille se prend peu à peu au jeu de la mouche : les tâches colorées (rouge, jaune, bleu) déposées deviennent matière à peindre les murs, dessiner une fleur ou encore décorer la fenêtre d’oiseaux. Jouant avec ces couleurs primaires, la petite fille recrée un monde nouveau qui plonge les enfants dans un univers joyeux. Tout en douceur, cette création les amène à s’interroger sur la différence, l’acceptation de l’autre et la cohabitation avec l’autre dans un festival de couleurs.
En effet, la couleur est ce par quoi la rencontre entre les deux protagonistes peut avoir lieu : l’apparition de taches de couleurs de différentes textures et matières (plumes, confettis, peinture…), le jeu de la mouche – une marionnette – qui à chaque passage laisse ses traces colorées, les réactions de la jeune fille face à ses taches, permettent de captiver les enfants et sans paroles, ou peu, de les emmener dans le monde onirique de cette création. L’expérience visuelle et les sensations qu’elle apporte permettent de sensibiliser délicatement les enfants à la problématique du spectacle.
Car cette fable initiatique, joyeuse et colorée, poétique et ludique, a pour objet de nous questionner sur nous, l’autre, notre rapport à l’autre, l’acceptation de sa différence, notre cohabitation avec l’autre et ce qu’elle nous apprend sur nous. La différence, la rencontre avec l’autre, est ce qui nous permet de grandir et s’ouvrir au monde. Nous sommes le fruit des rencontres que nous faisons, traversés par ce qui nous entoure. Cette création réussit à montrer comment il est possible de dépasser sa défiance de l’autre afin de mieux vivre ensemble : elle se présente tel un éloge au partage, à l’échange, à la fraternité et à la paix.
D’une durée inférieure à 30 minutes, mêlant ombres et manipulation de marionnettes, jeu d’acteur, ce spectacle porté par deux comédiennes talentueuses ne peut que séduire petits et grands tant il laisse un beau souvenir et emplit le cœur de joie avec sa pluie de confettis tombant du ciel.
In fine, ce spectacle est une ode enchanteresse au vivre ensemble et au partage !R.S.
Notre Sélection de livres à l’attention des amateurs de romans policiers et fantastiques
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Coup de cœur pour le dossier Arkham d’Alex Nikolavitch édité par LEHA, maison d’édition marseillaise au large choix de romans mêlant thriller et fantastique.
Le dossier Arkham d’Alex Nikolavitch
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Edité par la maison marseillaise LEHA, au large choix d’ouvrages de qualité, Le dossier Arkham d’Alex Nikolavitch se présente comme une compilation de notes et documents épars, retrouvés sur les lieux du meurtre non élucidé d’un enquêteur privé, le détective Mike Danjer. Ce dernier enquêtait sur la disparition inquiétante d’un groupe d’étudiants dans la forêt de Dunwich, à la demande du père d’un des jeunes, M. Plissen.
Ce roman nous plonge dans un univers étrange, gouverné par la mystique et la métaphysique : l’enquête menée par le détective mettra à jour un indicible complot mené par un leader Nazi, Adenoïd Gillman, maire d’Innsbourg, amateur des fricassées de tentacules de tante Gudule, spécialité locale à base de poudre de viande noire aux vertus hallucinogènes. Cette viande est censée ouvrir l’esprit afin de créer un pont vers un autre monde pour y accueillir un nouvel ordre cosmique.
Se détache une galerie de personnages inquiétants et charismatiques – à l’instar de Johnny O’Rourke Favorite devenu Frank Sinyarthra ou du professeur Blake- impliqués dans des récits incroyables de chamanisme, de sacrifice humain, de cannibalisme, les membres du petit village d’Innsbourg mangeant cette fameuse viande noire, tradition héritée des premiers habitants.
Nous parcourons au grès de la lecture de nombreuses contrées de l’Amérique du Nord à l’Egypte en passant par le Tibet à la recherche des secrets du plateau de Leng afin de percer les mystères de l’invisible, nous partons sur les traces Abdul al-Hazred, Abdel le fou, auteur fictif du Necronomicon, ouvrage sur le mythe de Cthulhu, écrit par Lovecraft.
Jouant sur les noms des personnages, notamment ceux de Clark Dorset et Loïs Alley, deux journalistes impliqués dans le récit, qui ne sont pas sans évoquer le couple Kent/Lane dans Superman, l’auteur truffe ses pages d’allusion à des séries et films connus (Indiana Jones avec le personnage du professeur intrépide surnommé Dakota Williams, X-files avec le personnage d’Annie Wilkers enlevée et mise enceinte par le maire du village ou encore Arrow avec son évocation de l’île de Panta Barbat).
Abondamment illustré et documenté, cet ouvrage inclassable entre journal, roman graphique et manuscrit avec sa présentation originale (typographie, couleurs des textes, taille et style des écritures…) est une réussite en tout point : l’intrigue est habillement amenée et mise en forme avec la découverte au fil du récit des échanges de courriers entre les différents protagonistes, compte rendu d’enquête, l’exhumation de nouvelles, articles de journaux, comptes rendus universitaires, carnet intime ou encore une interview du crooner du groupe the rats in the walll (autre allusion à Lovecraft auquel l’auteur fait un remarquable hommage).
L’écriture est ici finement ciselée, la langue est recherchée, travaillée et les illustrations sont magnifiques ; l’auteur joue des différents genres littéraires avec élégance et aisance, passant du récit de type polar à l’atmosphère poisseuse à un récit journalistique, historique, universitaire dans une langue précise et pointue…. C’est avec délectation nous suivons toutes ces histoires enchevêtrées comme si nous menions l’enquête à la place de Mike Danjer.
Ce livre de très belle facture qui nous amène aux confins du fantastique est à dévorer sans modération. Diane Vandermolina
Pré-mortem – 1. Mourir de vivre de Patrick McSpare
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Les Editions LEHA proposent également des romans plus classiques dans leur forme mais tout aussi originaux dans leur sujet. Parmi ceux-là, Pré-mortem, Mourir de Vivre, tome 1, signé Patrick Mc Spare, est un road movie nerveux et vif à l’écriture fluide.
Il nous interroge sur notre rapport à la mort à laquelle nous ne pouvons (r)échapper en partant d’un postulat original. Si nous savions quel jour nous allons mourir, que ferions-nous du reste de notre vie, de ce laps de temps plus ou moins long qu’il nous resterait à vivre, qu’adviendrait-il de l’organisation du monde, basculerait-elle dans le chaos, dans un monde apocalyptique où selon notre durée de vie nous ne serions pas libres de nos mouvements, continuellement surveillés par Big Brother?
Telles sont les questions qui taraudent le héros de cette histoire, Neal. Ce dernier, le soir du 31 octobre, était dans un tel état d’ivresse qu’il n’a pas entendu sa banshee lui dire le jour de sa mort ou alors n’a-t-il pas voulu l’entendre ? Avec ses compagnons d’infortune, Rob, agent du FBI pré-mortem, et sa sœur, Kristen, ainsi qu’une famille rencontrée par hasard sur le trajet les menant des Etats Unis en Angleterre, il est pris au piège dans la demeure familiale de Rob : pour s’être enfouis des camps de rétention des pré-mortem, ils se retrouvent encerclés par les militaires ayant ordre de tirer à vue.
Convoquant des créatures mythologiques qui révèlent le pire de l’humanité, ce roman se déploie tel un récit pré-apocalyptique (voire pré-cataclysmique) réjouissant et enlevé où nous nous prenons d’affection pour les différents personnages dont les tourments existentiels sont également nôtres.
Les éditions Pygmalion proposent une série intitulée « les dossiers Blackwood » avec un premier chapitre ‘les avides’, co-écrit par Guillermo del Toro, le maître du cinéma fantastique, et Chuck Hogan, scénariste américain reconnu.
Ce roman à l’écriture nerveuse et sèche met en scène un personnage étrange et inquiétant, fascinant de par ses faiblesses et questionnements métaphysiques, sorte d’anti-héros : Hugo Blackwood, simple clerc ayant vu le jour au 16ème siècle. Blackwood apparait lorsqu’une personne en proie à des démons le convoque, en l’appelant par son nom ou en glissant un mot dans la fente d’une boite aux lettres savamment cachée du regard d’autrui.
Car du jour où il a participé à une séance de spiritisme, cérémonie occulte d’invocation des anges énochiens ayant ouvert le portail à d’abominables créatures avides de pouvoir et de mort, Blackwood a été condamné à l’immortalité. Hanté par le fantôme de sa femme décédée, il parcourt les époques à la recherche de ces créatures maléfiques, les Avides, afin de les capturer et ainsi sauver l’humanité et le monde de l’Apocalypse. Mais ces créatures lui donnent du fil à retordre, s’insinuant dans le corps de leurs victimes pour attiser en elles la flamme meurtrière.
Occultisme, fantastique, réalisme et classicisme sont les pierres angulaires de ce récit bien mené. Ecrit à la manière d’un scénario, les images se succédant dans notre tête, il ferait un excellent thriller.
Le titre du roman lui-même nous plonge d’emblée dans une intrigue qui nous mènera jusque dans un couvent où s’est jadis déroulé un drame. Un jeune curé tombe amoureux d’une jeune élève du couvent et fuira avec elle. Hélas!, tous deux mourront dans un accident d’avion….
Maurice Daccord nous plonge dans une enquête aux contours classiques, avec ses rebondissements et son dénouement à la Chandler ou à la Simenon. Néanmoins, nous sommes intrigués par le personnage d’Eddy Baccardi. Ce dernier exerce un drôle de métier : il offre contre rémunération ses services d’écoute et de bon sens à ceux et celles qui ont été brisés par une séparation, avec une bien énigmatique désignation « Après le mariage ». Discrétion assurée.
Son commerce est fleurissant jusqu’au jour où ses clientes se font mystérieusement assassinées, l’assassin laissant trois petits cercles de cendre sur son passage, signant ses meurtres du cantique Tantum Ergo. Eddy le vieux beau séducteur trouvera sur sa route le commandant Léon Crevette, un flic bougon mal embouché à la carrure impressionnante qui enquête sur ces meurtres étranges.
Au cours de leurs échanges lors de dîners en ville répétés, naîtra une amitié durable entre les deux hommes, Baccardi aidant Crevette dans son enquête, écoutant ses maux et le conseillant dans sa relation avec Fanny. Tous deux remonteront le fil d’Ariane jusqu’au monastère du château d’Hautval, perdu dans les montagnes.
L’écriture est vive et enlevée ; la verve, gouailleuse, savoureuse, entre franc parler populaire et dialogues à la Clouzot, avec un sens de la formule bien senti. Le style est agréable et l’intrigue, portée par deux personnages hauts en couleur, bien ficelée. On se prend de sympathie pour le duo ainsi formé et on attend de lire une autre de leurs aventures avec une certaine curiosité.
DVDM
*Tantum Ergo : chant d’adoration au saint sacrement, cantique extrait de l’hymne Pange Lingua, écrit par saint Thomas d’Aquin pour la liturgie des heures.
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Avec le regret de n’avoir pu être là pour l’ouverture, je répète tout le plaisir musical, le bonheur que j’ai eu de cette belle clôture du Festival Piano en fleurs.
Dans un pli des pentes ardues de Marseille, un doux repli du manteau rocheux de la Vierge de la Garde, dans le coude accueillant de cette chapelle, mêlant dans un timide creux, aux rides de la pierre, le rire d’une fleur, sous le dais léger de cet arbre, le piano semblait un grand oiseau vraiment posé sur toutes les fleurs semées même dans les vêtements des organisateurs et jusqu’au cahier fleuri de la maîtresse des lieux.
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Toute l’élégance stylistique, et physique, de Vittorio, dignité de la musique, puis son sourire bon enfant, et salut avec sa délicieuse petite Chiara, tout ce qu’on peut aimer : beauté de la musique servie respectueusement, rapides gammes minutieuses comme un effeuille des pétales précieux et précis, présence d’enfants joyeux et sages, climat convivial, amical, familial. En somme, estival festival, au beau et bon sens du mot : la fête. Merci!
Et Claude Freissinier, sans façons, rangeant chaises et pliant bagages, attentif et souriant comme toujours.
Création 2021 d’Eclosion 13 : les jupes de ma mère
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Le Collectif Eclosion13 présente sa première création collective, les jupes de ma mère, à l’espace Picasso de Martigues les 6 et 7 août 2021.
Les jupes de ma mère, ce sont dix artistes femmes sur scène: comédiennes, chanteuses, danseuses et musiciennes qui convoquent les femmes ayant marqué leur existence.
De la grand-mère napolitaine qui aurait pu être chanteuse ou comédienne à Simone de Beauvoir en passant par Benoîte Groult ou encore Olympe de Gouges, figures de femmes au caractère bien trempé, prisonnières de leur époque, tentant néanmoins d’échapper au poids du patriarcat, les artistes nous invitent à une revue musicale drôle et enlevée.
Sont évoquées les questions de l’avortement à une époque où l’homme ne préservait pas sa femme, l’évolution de la condition féminine, la révolution féministe, la sexualité féminine encore taboue, la maternité – on ne nait pas mère, on le devient ou pas. Colère, tristesse, allégresse, amour s’entrechoquent, se répondant les unes aux autres dans un jeu d’aller-retour entre réalité et fiction.
Ces thématiques toujours d’actualité traversent le spectacle tout au long des différentes saynètes proposées au spectateur.
Côté jardin, se sont des scènes de vie quotidienne d’une femme au foyer moderne qui, entourée de ses amies, fait la grève des tâches ménagères -on les imagine au bord d’une piscine ou encore devant la télévision. Côté cours, on assiste à une évocation marionnettique de Marilyn Monroe, objet de vénération par tous pour sa beauté, tragédie de sa vie ; à l’enregistrement d’une émission télévisuelle exhumant la pionnière du féminisme etc…
Le tout en chorégraphies d’ensemble façon 8 femmes avec chansons et musiques live originales (Mention toute particulière pour le texte finement écrit).
Nous avons rencontré Dominique Sicilia, metteuse en scène, afin qu’elle nous éclaire sur ce travail collectif et ce qui en a motivé la proposition. DVDM
Les Jupes de ma mère
Revue musicale et féminine
Par le collectif Eclosion 13
Mise en scène, texte et dramaturgie: Dominique Sicilia
Dominique Bianchi : Composition, guitare et chant
Magalie Braconnot : Composition, texte, violon, chant et jeu
Chiara Caruso : Marionnettes, texte, chant et jeu
Kate Clause : Composition, arrangements, basse et chant
Mélanie Lafaye : Texte, jeu et batterie
Catherine Lecoq : Texte, composition, chant et jeu
Sarah Moha : Chant, jeu et danse
Edwige Pellissier : Texte, chant et jeu
Lætitia Planté : Composition, chant et jeu
Marisoa Ramonja : Texte, composition, chant et jeu
Création et régie son : Cédric Cartaut
Création et confection costumes : Dalila Lahmer
Création et régie lumière : Marie Lefèvre
Site Picasso allée Picasso à Martigues les 6 à 20h30 et 7 août à 16 heures.
L’Odyssée de Marie Aubert par le Groupe Maritime de Théâtre
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Création 2021/Spectacle quadriphonique/Durée : 50min/ du 10 au 31 juillet – Relâches : 11, 18, 25 juillet à 18h00 à la COUR DU SPECTATEUR 5 place Louis GASTIN 84000 – AVIGNON
D’Itaque … à Itaque : une Odyssée homérique vue au travers des yeux d’un enfant
Jusqu’au 31 juillet, dans la Cour du spectateur, le Groupe maritime de théâtre présente trois créations (relâche le dimanche) : « Bonne pêche, mauvaise pioche », reprise d’un spectacle tout jeune public sur la sauvegarde de notre littoral, et à 16h30, dans le même esprit, « Les pieds dans l’eau », création 2021 de la compagnie autour du « vivre ensemble », qui raconte les querelles d’habitants d’un village situé en haut d’une falaise menacé d’être englouti par la mer qui monte.
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A ces deux spectacles, se rajoute à 18h « l’Odyssée » conçu par Gilles le Moher, d’après le texte de Marion Aubert, qui nous immerge dans un univers quadriphonique, sur les traces d’Ulysse, l’homme aux mille ruses, attendu par son fils.
Gilles Le Moher, tout en sobriété annonce les différents tableaux du récit, une douzaine, plaçant et déplaçant avec douceur et précision sur un banc de sable fin les magnifiques figurines en bois flotté qui servent de support à l’écoute. Ces figurines représentent chacune les personnages de ce récit épique : les enfants qui moquent le jeune Télémaque, Télémaque lui-même qui pleure l’absence de ce père qu’il ne connaît, Pénélope qui attend en tissant et en pleurant le retour de son époux bien aimé, le Cyclope dont Ulysse transpercera l’unique œil, Circé avec laquelle il aura une aventure extraconjugale, ses compagnons de voyage qu’il sauvera d’une mort certaine et bien entendu Athéna, la déesse de la guerre qui rappelle les victoires d’Ulysse à son fils, en écho aux paroles et révélations des enfants… Ulysse est quant à lui reconnaissable par un petit bandeau coloré ceignant son front, il est le héros de ce récit sonore auquel plusieurs comédiens ont prêté leur voix.
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La création sonore signée Théo Le Moher est ici une réussite totale tant du point de vue des effets sonores et de la musique qui nous transportent vers un ailleurs imaginaire que des voix en jeu : ces dernières sont d’une justesse épatante, et Frédéric Poinceau avec son timbre à la fois doux et puissant, posé et sûr, rassurant mais lointain, confère au personnage d’Ulysse toute la majesté due à son rang, révélant en creux la complexité de ce héros intrépide et malin : ce dernier, humain, si humain, tient avant tout à la vie, refusant de mourir héroïquement au combat à l’image d’Achille, d’où le choix de la ruse. Les autres voix ne sont pas en reste et Lola Roy, voix de Télémaque, réussit à faire passer toute la candeur du jeune garçon en attente du retour de son père.
Nous assistons ainsi au récit du voyage d’Ulysse au travers du regard d’un enfant, Télémaque, qui écoute ses petits camarades de jeu lui conter les aventures de son père absent dont il apprend qu’il a trompé sa mère. Dans un dialogue imaginé avec son père – ingénieuse mise en abîme du récit qui se dévoile à nos oreilles-, Télémaque interroge son père sur son voyage. Il se (et le) questionne dans un aller-retour discursif entre réalité et imaginaire sur l’histoire familiale : sera-t-il le même à son retour? Le reconnaîtra-t-il, ce père, l’enfant qu’il n’a jamais vu? Aime-t-il encore sa mère ? Sa mère qui est courtisée par des prétendants semant le désordre dans le palais où il y a urgence à remettre de l’ordre…
Car ce récit est également celui de l’attente impatiente du retour de l’être aimé. Pénélope, reconnaîtra-t-elle son époux parti d’Itaque il y a si longtemps ? Que va-t-il se passer à son retour ? Ulysse, va-t-il retrouver sa place parmi les siens ?
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Tant de questions existentielles universelles sont évoquées, au fil de ce récit bouleversant et métaphorique, qui nous renvoient à nos propres interrogations sur l’être et le temps.
Le spectateur ressort ému et émerveillé par ce conte épique raconté du point de vue d’un enfant. Un grand bravo pour cette proposition originale, bien conçue et joliment imaginée.Diane Vandermolina
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Mise en scène: Bernard Lanneau/Durée 1h/du 7 au 29 juillet – Relâches : 13, 20, 27 juillet à 18h50 au théâtre Le petit chien 76, Rue Guillaume Puy 84000 – Avignon
Quand la nuit tombe sur la fin d’un monde
A 18h50, jusqu’au 29 juillet (relâche mardi), Onesime2000 présente la création Crépuscule Rouge sur un texte original de Serge Sarkissian (paru aux éditions Onesime2000) au Théâtre Le Petit Chien, coproduite par le Toursky.
Dès l’ouverture du rideau, nous plongeons dans l’univers suranné de l’URSS communiste du début des années 90.
La mise en scène sobre souligne le jeu des comédiens sur fond de décor épuré : un tableau de Staline et un autre de Lénine surmontent une grande table, quelques reliques du passé sont disposées côté cours sur une commode dont un vieux téléphone à cadran, un écran en fond de plateau sert à des projections vidéos d’images d’archives de blindés qui tentent d’empêcher les manifestants pacifiques, allongés face aux tanks, de protester contre le régime dans la capitale russe.
Nous sommes dans un appartement communautaire à plusieurs milliers de kilomètres de Moscou où se déroule la protestation, Novossibirsk où vivent deux hommes et une femme, tous trois rejoints par une quatrième. Vlad, communiste convaincu que la foi n’a jamais lâché, et Azad, arménien utopiste rescapé d’un asile psychiatrique aux illusions perdues, viennent de deux mondes que tout oppose et s’affrontent dans une diatribe violente sur les bienfaits pour l’un, les méfaits pour le second, de l’idéal communiste et son délitement après la chute du mur de Berlin ayant sonné le glas de l’URSS.
« Nous mènerons d’une main de fer l’humanité vers le bonheur » Vlad
Bernard Lanneau incarne avec brio tout en dureté, froideur, et conviction ce personnage têtu et borné, droit dans ses bottes, qui s’échine à défendre l’indéfendable, justifiant sans relâche les horreurs commises par le régime, tant il a été bercé par le communisme depuis sa plus tendre enfance, aveuglé par cet idéal impossible.
Philipe Lebas est un Azad magnifique, fougueux et pourtant brisé, épuisé, si humain face à son ami Vlad, implacable: il est l’image même du dissident ayant vécu les pires choses sous le régime communiste, torturé, drogué, enfermé. Il exulte sa haine du régime, sa rage de voir son ami si aveugle et dans un déni si total des exactions commises au nom de la révolution prolétarienne. Son récit de sa rencontre avec Staline est ici poignant.
« Il n’y a pas d’essence métaphysique, il n’y a que l’essence humaine » Vlad
Sonia, quant à elle, ne s’intéresse ni ne se mêle de politique : c’est une ex-ballerine du Bolchoï, corps de ballet autrefois utilisé par les gouvernants pour montrer l’excellence du régime, sa puissance et magnificence. Elle est incarnée par Catherine Salviat qui nous émeut quand elle nous raconte ses débuts au Ballet, avant son accident à la cheville, « un accident bête comme il en arrive », qui a mis fin à sa carrière. Témoin de ce duel entre ces deux hommes qu’elle apprécie, elle tente de tempérer leurs ardeurs. Elle aura par ailleurs le dernier mot de la pièce, « et quand viendra notre heure…. Nous nous reposerons.»
La petite fille de Sonia, Macha, qui arrive tout de droit de Moscou où gronde la révolte, incarne le renouveau et l’espoir d’un monde nouveau : Daria d’Elissagaray offre la jeunesse de ses traits à l’apprentie journaliste qui rêve de changer le monde et s’évertue sans succès à faire entendre raison à Vlad qui reproche aux manifestants de vouloir faire entrer le pays dans le capitalisme.
Servi par un magnifique texte, ce spectacle poignant et actuel est un appel à la réflexion sur notre passé et notre rapport au passé, sa réécriture selon nos croyances, en regard avec l’histoire présente et ce qu’elle porte en elle de renouveau, les germes d’un avenir différent, d’un possible espoir.Diane Vandermolina
Suit Sois un homme mon fils, de et av50ec Bouchta à voir et à revoir pour le plaisir des mots à 20h30.
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Le Couvent Levat accueille ce jours-ci un nouveau festival : Ciao Moka! Initié par Sonia Nisi, ce festival entièrement gratuit offre à découvrir jusqu’au 25 juillet la nouvelle scène italienne. Musique, Danse, Conte, Art Visuel et Gastronomie sont au menu de ce nouveau festival qui mêle des artistes italiens résidant à Marseille à ceux venant d’Italie.
Le Partage, la rencontre et l’échange sont au cœur de ce projet franco-italien. Une façon de mieux connaître l’Italie d’aujourd’hui et d’en apprécier les différentes facettes. Et quoi de plus naturel que de le créer à Marseille, ville où la communauté italienne est très présente depuis plusieurs générations.
“Ciao MOKA a l’ambition d’amener à Marseille le meilleur de la scène artistique contemporaine du Bel Paese, la plus créative, talentueuse et engagée, en connexion avec la scène marseillaise”
Nous avons rencontré Sonia Nisi qui nous rappelle le concept du festival et ses temps forts, Elasi, chanteuse et musicienne piémontaise, Elisabetta Guttuso, danseuse d’origine sicilienne qui travaille sur la gestuelle sicilienne très particulière, ainsi que le peintre muraliste Luca Ledda dont les fresques murales représentent un personnage grassouillet, “son alter égo” explique celui qui a voyagé de par le monde et s’est inspiré de l’art mural mexicain pour ses réalisations gigantesques.
Au menu :
Du mercredi 21 au dimanche 25 juillet, dans le cadre exquis du Couvent Levat (52 rue Levat, Marseille 3ème), le public plongera au cœur de la dolce vita moderne italienne avec un concert d’afrobeat-funk-house de la chanteuse piémontaise Elasi, précédé d’une performance de danse d’Elisabetta Guttuso autour du geste.
Dès le premier jour, les festivaliers pourront suivre la réalisation en live d’une peinture murale par Luca Ledda.
Au lendemain de la fanfare-punk-mariachi de Johnny Marre, et du DJ set de Claudio Anemamé, le public pourra le vendredi 23 apprécier la pop indie du groupe Tropea de Milan, concert précédé par Spartenza et sa musique méditerranéenne.
Le samedi mettra le cinéma à l’honneur au Polygone Etoilé avec la projection du documentaire The Milky Way de Luigi D’Alife, en présence du réalisateur, un documentaire sur la question des migrations d’hier et d’aujourd’hui entre France et Italie.
Un village italien avec ateliers de danse et de langue, contes pour enfants dits par la comédienne Frida Morrone, bar à spritz et mets concoctés par la Casa Consolat et Alf entre autres réjouissances culinaires (également ouverts tous les soirs du festival), sera organisé le dimanche 25 pour nous immerger dans la culture et gastronomie italiennes.
Le soir, le groupe Fore Paese, avec Manu Theron et Chiara Carruso, nous amènera du côté de Naples avant que les Rumba de Bodas ne clôturent cette édition de ciao MOKA avec ses sonorités funky, swing et latines…