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GÉNÉROSITÉ DES VOIX
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NOS VOIX POUR L’UKRAINE au Temple Grignan, Dimanche 24 avril 2002
D’un concert prévu, annulé par la pandémie, ces jeunes chanteurs ont fait un prévisible concert de solidarité au bénéfice de l’Ukraine, tant leur générosité juvénile répond à celle de Marthe Sebag, fondatrice, Présidente, âme infatigable de Lyricopéra. Dans cet espace apprécié du joli Temple de la rue Grignan, où son propre piano est gracieusement à demeure, toujours prêt pour la grâce d’un envol musical d’un concert, depuis les déjà anciens débuts de Lyricopéra, elle a permis à un grand nombre de jeunes artistes internationaux, issus du regretté CNIPAL (Centre National d’Insertion Professionnelle d’Artistes Lyriques), de faire leurs premières armes publiques, dont certains, découverts ici il y a longtemps, font aujourd’hui une remarquable carrière sur les scènes du monde.
Cette fois-ci, elle a réuni sept jeunes talents du Conservatoire de Marseille, dont on se réjouit de voir que, fidèle à son identité de ville ouverte sur les quatre horizons, ils viennent des quatre continents, du monde entier. Le facteur commun entre eux (factrice, fée fédératrice de beau chant) est une professeure d’ici, très appréciée à Marseille mais rayonnant très loin, à preuve puisque ces jeunes disciples du concert, pour travailler avec elle, bénéficier de ses leçons et conseils, viennent du Caméroun, du Vénézuela, de Chine, du Guatemala, de Syrie, et enfin, de cette Ukraine martyre pour laquelle saigne notre cœur. Remarquable concert dont le bénéfice a été reversée, sur scène, à l’association franco-ukrainienne Victor Orly.
À la qualité des élèves, on reconnait l’excellence des maîtres. En l’occurrence, Magali Damonte. Très jeune mezzo colorature, vite célèbre, elle a chanté les grands rôles rossiniens et mozartiens d’Aix à l’Amérique sur de grandes scènes mondiales, pour se retirer dans sa ville natale, trop tôt pour les amoureux de sa voix et son talent, mais un atout pour ce Conservatoire et ses aspirants chanteurs. Une remarquable pianiste Anne Guidi, accompagnatrice du cours et professant aussi, soliste chambriste internationale, a montré de manière sensible, sa complicité artistique affectueuse avec ces jeunes accompagnés au succès, enfin devant un public, sous l’œil vigilant et l’oreille attentive de la professeure présente. À juste titre, au-delà de la bonne action de la cause, toutes deux pouvaient être fière de leurs poulains, qui ont charmé les spectateurs —et le critique ému, mais dont la tête n’est pas la dupe du cœur.
On salue d’abord le choix excellent du répertoire, partant du chant baroque, qui est la vraie gymnastique vocale et stylistique nécessaire, la santé de la voix exercée, l’absolue maîtrise technique qui seule permet la virtuosité et le raffinement : le vrai bel canto, au sens historique et premier du mot. Mozart, même tendant vers le classicisme, en est encore l’héritier acrobatique vocal. La seconde partie était dévolue à l’opéra du XIXe siècle, avec le beau cadeau original, précieuse découverte, d’un air local offert par ces jeunes venus de diverses cultures du monde.
Hommage à l’Ukraine, c’est le baryton ukrainien Dmytro Voronov, physique clair de jeune premier slave, qui ouvre le concert avec un passage de l’acte III d’Orlando (1733), inspiré de l’Arioste, d’un Haendel au sommet, chanté par Zoroastre, « Sorge infausta una procella ». C’est une « aria di paragone », air rhétorique qu’on dirait « classique » dans l’économie de l’opéra baroque, construit sur une comparaison traduisant un état d’âme, ici la tempête funeste de la passion et ses infortunes, mais qui annonce l’étoile paisible du bonheur. C’est pour une basse mais, avec la liberté baroque de tessiture, le jeune baryton au timbre rayonnant le sert avec une vaillance sans faille, déroulant impeccablement les implacables vocalises volubiles, tempétueuses, belle tenue de ligne, variations bien venues dans les ornements du da capo.
Dans le fameux duettino avec Zerlina du Don Giovanni de Mozart, « Là ci darem la mano… », on comprend qu’il soit pressé de déguster le ravissant fruit exotique, à voix joliment fruitée, de la brune de blanc vêtue, Katherine Serrano ; mais vocalement autoritaire, il est séduisant sans être séducteur, sûr d’un charme physique qui le dispense des séductions cauteleuses, insinuantes, des couleurs vocales pour embarquer une fiévreuse et fragile Zerline finalement plus à emporter qu’importer à séduire.
Sous l’émouvante image des bourgeons verts des clochetons poussés autour du dôme doré du clocher de la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev (autant que je me souvienne), le jeune baryton fermera le concert avec deux chansons de son pays, dont la valse lente Kyieve miy ‘ Kyiv, ma ville,’ du grand compositeur Ihor Shamo (1925 -1982). À l’heure où son pays est martyrisé, où cette ville jardin de Kiev est bombardée, menacée de destruction, on sent toute l’émotion du jeune chanteur : il arrive à la maîtriser, à nous la communiquer, à nous la communier et je suis sûr de n’avoir pas été le seul spectateur à en avoir eu les larmes aux yeux.
Entre ce début et cette clôture du concert hommage, délicatement confié à ce jeune Ukrainien, une palette de talents solidaires nous était judicieusement présentée.
La soprano vénézuélienne Katherine Serrano, voix large, aisée, avec aisance passe du jeu ou double jeu faussement innocent de la gracieuse et astucieuse Zerline avec Don Juan pour être une crédible Illia, prisonnière troyenne en Crète, victime de guerre, arrachée à sa famille, et leur disant un déchirant adieu déchiré de vocalises : « Padre, germani, addio » de l’Idomeneo, re di Creta (1781) de Mozart. Aussi facilement, elle sera une brillante Juliette de Gounod dans sa jubilante valse. Accompagnée à la guitare par Grégoire Gérin, elle nous régalera d’un air du folklore vénézuélien, El curruchá de Juan Bautista Plaza Alfonso (1898 – 1965), au texte malicieux de Vicente Emilio Sojo, au dernier vers métaphoriquement érotique, les effets physiques sur l’amoureux de la danse lascive de sa belle : un fameux joropo, héritage du fandango espagnol, qui exige flexibilité, agilité, volubilité, avec des accélérations diaboliques de zapateado dont se souviendra Rossini, marié à une espagnole et collaborant avec son interprète Manuel García, non seulement dans son Barbier mais aussi ses chansonnettes espagnoles.
Auparavant, elle aura été la triomphale, pour l’heure, mais proche victime de Néron dans « Pur ti miro », le duo final de Ferrari rajouté à la version de Naples de L’Incoronazione di Poppeade Monteverdi, tout d’étreintes de vocalises voluptueuses enlacées mais teintées de mélancolie, sans doute du pressentiment du dramatique futur de ce couple. Timbre tout de léger velours sensuel, son amoureux empereur est la Guatémaltèque Nicole Franco, qui dans le feu de sa robe rouge devient une figure tragique célébrée par le Baroque, la reine de Carthage Didon, abandonnée par Énée. Dans le désespoir de sa dignité blessée et de son amour bafoué, elle prépare son suicide, disant adieu à la vie et à sa sœur Belinda, dans le bouleversant lamento en gammes descendantes mineures que lui prête Purcell, avec le cri déchirant sur l’aigu « Remember me ! » Sans peine, elle sera la désinvolte Carmen de Bizet, dans la séguedille, pimentée d’un délicieux accent hispanique. Avec pour partenaire à la guitare encore Grégoire Gérin qui semble tisser et distiller la dentelle de ses notes, elle propose une touchante interprétation de la célèbre chanson, rythme de zamba (la danse argentine non brésilienne) de la chanson Alfonsina y el mar d’Ariel Ramirez et Félix Luna sur le suicide, en 1938, dans la mer, de la poétesse argentine Alfonsina Storni.
Chevelure noire sur velours noir, la soprano chinoise Wenhua Yuan, voix puissante et tragique remue le public par son incarnation de la Wally (1892) de Catalani dans l’air très connu, le seul qui ait survécu de l’opéra, « Ebben?Ne andrò lontana », quand l’héroïne brave les neiges des Alpes pour fuir courageusement la tyrannique maison familiale, inspiré d’une chanson groenlandaise sur un texte, semble-t-il, de Jules Verne. Une autre soprano asiatique, Shan Guo, illustre encore l’opéra italien vériste du XIXe siècle, coiffure et tenue japonaises, elle incarne une autre forte héroïne, une très crédible et sensible Madama Butterfly de Puccini, interprétant avec tendresse et vaillance son grand air, « Un bel di vedremo », son rêve du retour de l’abandonneur époux frivole, vision pleine d’espoir qui sera cruellement avérée, il revient, mais pas pour elle, la conduisant au suicide. Puis, parée d’un fin foulard, avec une autre émission de voix et une autre douce émotion, aigus haut perché, elle nous régale d’un air du folklore chinois, « Fleur de poirier », avec des gestes pleins de grâce fleurie.
Face au quatuor des dames, deux autres remarquables chanteurs complétaient le trio masculin. Le baryton camerounais Maurel Endong, baryton-basse, élégante présence, campe un Figaro plein d’allant et d’allure, dans la martiale ironie de l’air « Non piu andrai, farfallone amoroso… » terminant en parodique marche militaire, extrait des Nozze di Figaro de Mozart. La voix est puissante, sombre, riche et moelleuse. Il se glisse avec aisance dans la sarcastique sérénade, « Vous qui faites l’endormie » de Méphisto du Faust de Gounod, avec ses cascades de rires infernaux. Enfin, il interprète avec ferveur un célèbre negro spiritual de 1927, qui chante la toute-puissance de Dieu qui « tient le monde entier dans ses mains », He’s got the whole world in His hands, dont la fin de chaque strophe répétée, « hands » est l’empreinte chorale homophonique du chant africain.
Un ténor ne pouvait manquer, Hassan Memmou : il vient de Syrie, déjà autre pays martyr des Russes. Présence puissante, il déploie l’airain éclatant d’un timbre qui sait se faire plainte pour exprimer l’absence de lumière, doux gémissement dans « Total eclipse », l’air de supplique de Samson aveugle de l’oratorio Samson de Hændel. Il nous fera la surprise, en arabe, d’un chant d’amour populaire en Syrie, insolite pour nous, sur la musique du pseudo Adagio d’Albinoni, envoûtant avec ses mélismes guère éloignés des vocalises baroques qui, au fond, sont un patrimoine commun à toute la vocalité méditerranéenne des trois religions du Livre, quelles que soient les stupides frontières que leur impose arbitrairement la bêtise et l’ignorance humaines. Il mena ensuite la voix soliste de l’Hallelujah de Léonard Cohen, un chant d’espoir en l’humanité, par-delà les différences que ces jeunes artistes, venus de continents différents, de cultures diverse, mais unis dans la fraternité universelle de la musique, assurèrent le chœur, de tout cœur, et nous avec eux.
Un bon et beau concert pour une bonne et belle cause. B.P.
On peut retrouver le plaisir du concert filmé par Gérard Monchablon sur son compte Youtube : monchamcb
C’est Marthe Sebag qui assure les projections qui illustrent en textes et images les morceaux chantés.
Le visuel ci-dessus, affiche du concert, illustrant aussi cet article, est la photo autorisée que le photographe JR a déployée sur la place de Lviv, sur une toile géante. La petite fille s’appelle Valeria, elle a cinq ans, sa photo a fait, justement, le tour du monde, celui qui ne se bouche pas les yeux devant le drame ukrainien
Réservations Lyricopéra pour les futurs concerts : 06 32 94 65 40
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En voilà une idée que de se faire rencontrer deux domaines artistiques aussi opposés.
C’est pourtant le pari du projet Coup de Ballet dans les Musées, un programme international de médiation par la danse qui s’inscrit dans le mouvement Diversité, Equité, Accessibilité et Inclusion dans les musées, porté par les musées du réseau FRAME (FRench American Museum Exchange).
Une façon de dépoussiérer notre rapport à l’œuvre muséale. De quoi nous plonger dans l‘univers chorégraphique en nous immergeant dans un décor unique.
David Llari, chorégraphe marseillais fondateur du Ballet de danse physique et contemporaine -en référence au théâtre physique-, cherche à investir de nouveaux lieux afin de créer des rencontres rares entre le corps du danseur, le corps du public et le corps architectural.
C’est chose faite avec ce projet dont il est à l’origine. Conçu autour d’une exposition commune, il se déroule en trois villes : à Williamstown aux Etats-Unis, à Strasbourg et Marseille en France.
Dans chaque ville étape, un groupe de jeunes danseurs amateurs est amené à suivre plusieurs ateliers -où ils ont à réfléchir à des questions de société qui les touchent-, à rencontrer l’un des autres groupes et à créer une œuvre chorégraphique ensemble avec des danseurs professionnels.
A Marseille, ce sera au Musée d’Histoire sur le site du port antique (entrée libre) le 17 avril à 11h30 et 15h qu’ils présenteront la création issue de ces ateliers. Avis aux curieux. RS
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Au Marseille Jazz des 5 continents, du 28 avril au 28 juillet, les aficionados pourront découvrir pas moins de 70 concerts en 10 lieux emblématiques de la ville et dans 25 villes du bassin métropolitain et départemental. Nouveauté pour cette édition, une série de concerts gratuits en journée sera proposée à la Vieille Charité entre le 7 et le 9 juillet. De quoi faire de belles découvertes jazzy dans un magnifique cadre.
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Des artistes de tout poil
Le festival accueille ainsi de plus de 300 artistes venus de 18 pays différents. « Le festival respire le monde et le reçoit » annonce le directeur du festival, Hughes Kieffer. Entre têtes d’affiche et talents de notre région, le festival brosse un panorama complet des différents genres musicaux qui composent le jazz. Qui plus est, la part belle est faite aux femmes, le festival s’étant engagé à respecter dans sa programmation la charte européenne d’égalité des genres « Gender balance » en 2018.
Podcast de Hugues Kieffer, directeur du Jazz des 5 continents
Dès le 28 avril, à Marseille, le public est convié à plusieurs rendez-vous mêlant cinéma et jazz à l’Alhambra, à des concerts à la villa Gaby dès le 7 juin avec une pléiade d’artistes régionaux dont Cathy Escoffier le 14 juin à 18h30, à un brunch musical à la Citadelle de Marseille le 21 juin pour la fête de la musique, ou encore à des après-midi découvertes à la Vieille Charité du 7 au 9 juillet (entrée libre), voire encore à des soirées concerts au Parc de la Maison Blanche, avec en l’occurrence Cathy Heiting le 28 juillet à 20h. De quoi en prendre plein les mirettes !
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La crème du jazz
Du 7 au 23 juillet, à 20h30, aux côtés des artistes de la scène jazz régionale, le Jazz des 5 continents accueille la crème des jazzwomen et jazzmen du monde entier. C’est l’occasion de faire de très belles découvertes avec les jeunes talents que sont Nduduzo Makhathini le 9 à la Vieille Charité, Kadri Vooran le 13 au Mucem, l’ouragan Hannah Williams le 20 et Yessaï Karapetian le 22 ou encore le trio féminin de punk jazz Nout en clôture le 23 dans les jardins du palais Longchamp, sans oublier les maîtres de la discipline à l’image de Hiromi pour l’ouverture à la Vieille Charité le 7, la tornade jazz Magma le 15 et Stacey Kent le 16 au théâtre Silvain, Herbie Hancock le 19 et Diana Krall le 21 aux jardins du palais Longchamp …
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Développement raisonné du festival
Engagé sur les fronts du développement durable et de l’éco-responsabilité depuis 2010, avec l’installation de toilettes sèches, l’édition d’un programme en papier recyclé et une politique de zéro déchet plastique, le Festival a obtenu la certification iso 20121 en 2020 pour son management social, responsable et environnemental. Locavore, il a déployé une charte d’engagements qui dépassent les frontières de l’ESS. De plus, des actions culturelles en faveur des publics éloignés de la culture, en l’occurrence le jeune public, et une politique tarifaire basse pour les plus défavorisés ont été mis en place afin de permettre à tous d’accéder au festival avec le Solijazz qui permet aux bénéficiaires des minimas sociaux de voir les concerts à un euro.
Interview d’Aurélie Pampana
En 2023, sachez que Marseille accueillera l’European Jazz Network, une belle récompense pour les équipes du festival. En attendant, ne boudez pas votre plaisir avec cette édition riche en découvertes et nouveautés. A vos agendas ! Diane Vandermolina
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Un évènement international
Un spectacle bilingue inclusif entièrement chansigné (traduit en langue des signes) et prompté sur écran géant
En présence de Samia Ghali, maire-adjointe à la mairie de Marseille, et de nombreux artistes et journalistes, Frank Ohanessian, producteur de la tournée, a présenté dans les locaux de l’un des partenaires de l’évènement ‘La publicité par l’image’, le concert Formidable Aznavour.
Le Samedi 21 mai 2022, à 17h 30, au Dôme de Marseille, l’une des plus grandes salles de spectacle du sud de la France, plus de 30 artistes de toutes les générations, venus de France, du Canada, d’Italie, d’Arménie, 500 choristes et 10 musiciens rendront hommage à l’immense Charles, devant 6000 spectateurs assis. Le spectacle sera entièrement bilingue inclusif chansigné et prompté sur écran géant.
Charles Aznavour, l’ambassadeur de la chanson française
Connu dans le monde entier, Charles Aznavour reste le plus grand chanteur et ambassadeur de la chanson française. Avec sa gouaille, son talent, immense, sa personnalité hors norme, il a marqué toutes les générations d’artistes et tous les styles musicaux. Auteur-compositeur-interprète, écrivain et philanthrope franco-arménien, Charles Aznavour a vendu plus de 200 millions d’albums. Au cours de sa carrière musicale, il a enregistré près de 1200 chansons interprétées en plusieurs langues : français, anglais, italien, espagnol, allemand, arménien, napolitain et russe. Charles Aznavour aimait Marseille. Il lui avait dédié une chanson ‘Allez ! Vaï Marseille !’. Il a d’ailleurs, à plusieurs reprises, foulé la magnifique scène du Dôme de Marseille qui en garde le souvenir vivant et chaleureux.
Un objectif philanthropique, la Fondation Aznavour
Les bénéfices de ce concert seront reversés à la Fondation Aznavour. Crée par Charles Aznavour et son fils Nicolas Aznavour, la Fondation Aznavour vise à poursuivre le développement et la mise en œuvre des projets éducatifs, culturels et sociaux initiés par l’artiste légendaire. Un autre axe important de la mission est de préserver et de perpétuer l’immense héritage culturel de l’artiste.
De Frank Ohanessian, on connait la générosité, la passion qui l’anime, l’empathie, la fidélité à ses amis, à ses idées, la tendresse, les origines arméniennes, tout ce qui fait de cet homme, au fond, l’alter ego de Charles Aznavour, reconnu comme un grand humaniste.
FrankEvènements et… Le Silo 2019
Il y a trois ans, la société FrankEvènements a organisé un Concert Hommage au Silo à Marseille dont la salle principale a été rebaptisée en salle ‘’Charles Aznavour’’. Devant une salle comble, 22 artistes et 200 choristes ont chanté Aznavour. L’initiative est lancée par Didier Parakian, adjoint au maire délégué à l’économie. C’est lui qui demande à Frank Ohanessian, qui avait rencontré Charles Aznavour à de nombreuses reprises, d’organiser ce concert au Silo, concert qui reste gravé dans l’esprit des spectateurs et des artistes. . Frank, très impliqué dans la Fondation Aznavour, décide de réitérer l’expérience et d’organiser un nouveau concert.
Reporté de nombreuses fois pour cause de COVID, la deuxième édition, ‘victime’ de son succès, de l’engouement du public et de celui des artistes bénévoles, se tiendra donc le 21 mai 2022, cette fois-ci, au Dôme de Marseille. Frank, très impliqué dans la Fondation Aznavour, décide de réitérer l’expérience et d’organiser un nouveau concert.
Un spectacle entièrement chansigné
Les artistes
Des artistes venus de toutes les régions de France, du Canada, d’Arménie, d’Italie etc. auront à cœur d’interpréter de faire chavirer le public du Dôme de Marseille :
Enrico Macias, Linda Lemay, Michèle Torr, Frédéric Zeitoun, Nana Mouskouri, Smaïn, Gemma (the Voice), Naestro, Quentin Nicodemi, Richard Groulx, Emma (The Voice Kids), Aude Henneville (The Voice 1), Ermonia, Manon Maley (the Voice All Stars), Patrick Koclaym, Géraldine Lapalus, Monada, Joana Mendil, Eric Fanino, Jean-Pierre Savelli, Erik Berchot, Corinne Zarzavatdjian, Richard Schiffer, Anaïd.B, Djibril Cissé, Claude Njoya, Amaury Vassili, Avy Marciano, Marion Mezadorian, Philippe Perahoner, Diesis, Arpi Alto, Bande à Part, Gérard Ferrer, les 500 choristes des Ecoles Sainte Marie Blancarde, Saint Charles Camas et Lacordaire, dix musiciens,
Et plein d’autres artistes….
Vous l’avez compris, pour vivre des moments inoubliables, en communion avec Charles Aznavour et au profit de sa Fondation, précipitez-vous, il reste des places….
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Samedi 19 février à 19h, l’auditorium du MUCEM accueille AZADI, performance musicale de la compagnie Persiana, dans le cadre du cycle “Espaces des possibles”. Dans cette autobiographie sonore, Shadi Fathi (setâr et daf) partage la scène avec Valerio Daniele (guitare électrique baryton et musique électronique), Ninfa Giannuzzi (chant en griko) et l’aquarelliste Egidio Marullo (peintre et musicien).
Shadi Fathi et son luth
De l’Orient à l’Occident
Discipline du grand maître Ostad Dariush Talaï, formée au setâr (luth iranien à trois cordes) dès l’âge de 7 ans à Téhéran, Shadi Fathi, en virtuose, maîtrise les instruments traditionnels comme le târ, le zarb, le shourangiz ou le daf, dans la lignée de la confrérie Ghâderiyeh du Kurdistan iranien. Avec ses compositions, elle perpétue l’héritage séculaire de la musique classique persane par son expérience de concertiste et son sens de l’improvisation. Installée en France depuis 2002, elle mêle dans ses compositions, d’inspiration traditionnelle teintée d’esthétique méditerranéenne, les musiques électroniques, le chant et la poésie. Azadi, son dernier projet, signifie Liberté en persan.
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Shadi Fathi au daf
Dire la résilience : des mots pour dépasser les maux
Ce projet est né du coup de foudre de Shadi, pour le Salento, niché au cœur des Pouilles. Dans cette région la plus orientale de la péninsule italienne bercée par la Méditerranée, une poignée d’anciens parle encore une langue séculaire, le griko, mélange de grec et de dialecte salentino. Shadi a choisi cette langue de paix où le mot guerre n’existe pas pour se raconter car elle y a retrouvé l’écho de sa résilience, de sa survie à la guerre et de son propre destin.
Interview Shadi Fathi
Le Griko pour dire la beauté de la vie
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Ninfa Giannuzzi au chant
Cette langue rare doit sa survivance aux artistes qui continuent de la chanter. Ninfa Giannuzzi, connue pour avoir collaboré avec Piero Milesi, Vittorio Cosma, Stewart Copeland, Noa, Gianna Nannini, Beppe Servillo ou encore Carmen Consoli, se produit avec l’orchestre de La Notte della Taranta. Elle fait partie de ces artistes qui chantent l’amour du Griko. « Le Griko est une langue qui dit la beauté et l’espoir. C’est un chant de la terre, à l’adresse des travailleurs » nous confie-t-elle. Dotée d’un timbre au médium large et puissant, accompagnée de son ukulélé, Ninfa transmet sa passion du Griko avec ferveur.
Interview Ninfa Gianuzzi
Des musiques en résonnances
Valerio Daniele à la guitare
A l’occasion d’une performance du guitariste et électro-acousticien italien Valerio Daniele à laquelle elle assistait, en entendant les balances de Valerio, Shadi s’est sentie renvoyée immédiatement à son enfance à Téhéran, lorsque déferlaient sur la ville les bombes irakiennes. De cette rencontre, Shadi a imaginé l’ambiance sonore d’Azadi dans laquelle le frottement discordant de la guitare et la délicatesse du bruissement du luth iranien se répondent. Les compositions de Valerio se situent entre jazz, rock, électronique, musique improvisée et traditionnelle. Pour cette performance, il utilise des outils qu’il détourne de leur usage premier comme le chacciovite (tournevis) qu’il « frotte contre les cordes de sa guitare pour créer la rumeur du fracas des bombes », nous explique-t-il.
Interview Valerio Daniele
Célébration de la vie : éloge du vivant
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Egidio Marullo aux manettes de la création graphique
Sur un écran en fond de scène, sont projetées des images, abstractions colorisées en direct par Egidio Marullo, peintre et musicien. Professeur d’art, d’image et d’histoire à Lecce et artiste de référence pour le label Lizard Records à Trévise, il aime à « travailler différentes matières dans ses compositions abstraites, notamment l’eau, symbole de la vie », développe-t-il. Egidio mélange en live ses pigments à l’eau pour former des abstractions aux couleurs vives, rétro-projetées en simultanée sur scène, à la façon d’un vidéo-jockey. Il use également d’objets inattendus comme une perceuse pour chauffer le plastique ainsi coloré afin de lui donner vie sous nos yeux ébahis.
Interview Egidio Marullo
In fine
Dans ce spectacle, les mélodies délicates du setâr se mêlent au tumulte de la guerre : paradoxalement, de l’effroi des conflits évoqués naît la joie car cette performance musicale et chantée est une ode à la création et à l’art, à la vie et à la survie. Pour Shadi, seul « l’art sauve la vie ». Diane Vandermolina
Informations pratiques
Samedi 19 février à 19h : AZADI de compagnie Persiana
Avec Shadi Fathi : setâr, daf, direction artistique ; Valerio Daniele : guitare baryton électrique, électronique, arrangements, direction musicale ; Ninfa Giannuzzi : chant en langue griko, ukulélé et Egidio Marullo : création visuelle, aquarelle
Lieu : Auditorium du MUCEM, Esplanade du J4, 13002 Marseille
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Body & Soul Consort
I Put a Spell on You
Ellen Giacone, voix & direction artistique
Label Les belles écouteuses
Traduisons : Body & Soul Consort, c’est ‘Corps et âme mariés’. C’est sans doute un clin d’œil au premier opéra religieux de l’histoire de la musique, la Rappresentazione di Anima e di Corpo, le dialogue entre l’âme et le corps’ d’Emilio de ‘ Cavalieri, qu’on appellera oratorio car il fut donné à dans l’oratoire des Philippins, adjacent à à l’église Santa Maria in Vallicella à Rome en 1600. Car ce disque est aussi savant que simplement séduisant, unissant harmonieusement en musique un sonnet de Pétrarque du XIVe siècle à un poème de Shakespeare en passant par d’autres poètes et musiciens élisabéthains, sans dédaigner des standards de jazz tirés d’opérettes, des comédies musicales américaines. Le tout avec un charme, un naturel et un art qui ne sent en rien l’artifice.
Nous avouons aimer ces jeunes, qui, refusant de se laisser enfermer dans des genres, des étiquettes, voyagent et nous font voyager dans leurs goûts, avec beaucoup de goût. Le sous-titre du disque, c’est I Put a Spell on You, ‘Je t’ai jeté un sort’, de la chanson de Jay Hawkins de 1956. Et il y a du sortilège, de l’enchantement, amoureux, dès le premier morceau, Incantation, les deux quatrains du sonnet de Pétrarque mis en musique, avec une saveur ancienne par Ellen Giacone, dont la voix semble planer sous ou sur les voûtes d’une cathédrale médiévale peinte d’azur et constellée d’étoiles d’argent des cordes sur le tapis de mousse ombreux d’un bourdon étale : PLAGE 1
Ainsi, sans solution de continuité, sans chercher à causer des surprises faciles, à accuser des contrastes brutaux, ce disque mêle, ou plutôt harmonise, dans le bonheur d’écoute, les langues, italien, anglais, français, et, du baroque au jazz, des codes musicaux et des cordes d’hier, de l’ archiluth et de la viole de gambe à celles d’aujourd’hui, de la basse et contrebasse, sans oublier les cordes vocales de la chanteuse, lumineux jet limpide sur la sombre douceur du cornet à bouquin, scandée des pulsations de cœur battant de la batterie. C’est une ode à la liberté de choix, d’interprétation et même d’improvisation.
Écoutons de l’Anglais John Dowland, justement surnommé « dolent », ‘souffrant’ pour la douceur dolente de ses airs d’amours toujours douloureux, un extrait de Come again, ‘Reviens’ (1597), rêvant sur les cordes éplorées comme des larmes du luth, un appel de l’amant à la bien-aimée qu’il rêve de revoir, entendre, toucher, embrasser, et de mourir (on espère de bonheur) avec elle : PLAGE 4
Cet éclectisme de goût, de bon goût, tient sans doute à cette génération de jeunes habitués à voyager, sans frontières ni mentales ni physiques, ni artistiques. Ainsi, fondatrice de Body & Soul Consort qu’elle crée fin 2018, Ellen Giacone est italo-néerlandaise de naissance, mais a étudié le violon et le piano à Paris avant de suivre un cursus de biologie à l’École Normale Supérieure de Paris et, en parallèle, une formation de chanteuse lyrique, se passionnant pour la musique ancienne. Elle a travaillé avec les meilleurs maîtres.
Srdjan Berdovic, à l’archiluth, auteur des arrangements, des introductions et des interludes est croato-américain. Il compose pour des univers variés, allant de l’opéra de chambre au théâtre, en passant par le documentaire et le film d’animation. Krzysztof Lewandowski, cornet à bouquin, est Polonais, joue un peu partout au sein d’ensembles connus de musique ancienne mais, également, virtuose de la guitare basse, avec des groupes de jazz, de funk et d’autres musiques improvisées. Complétant cette triade de l‘est, le Serbe Srdjan Ivanovic, aux percussions, fuyant tout jeune la guerre avec son père compositeur, compositeur lui-même, a déjà couru le monde, remportant de nombreux concours, prêtant le sien à nombre d’ensembles.
Adrien Alix, viole de gambe et contrebasse, est diplômé des conservatoires parisiens et se produit dans différentes formations baroques connues. Metteur en scène, il monte L’Orfeo de Monteverdi et Dido & Æneas de Purcell avec l’équipe de recherche et pratique « Euridice 1600-2000 ». Il compose et joue au sein du collectif « Le printemps du machiniste » pour la série théâtrale en marionnettes intitulée Les Présomptions. Il prépare actuellement une thèse en littératures comparées et musicologie à propos de poésie et musique dans l’Italie du premier baroque.
Magnifique équipe de jeunes musiciens curieux et créatifs et on s’en convaincra encore avec un extrait de cet air de Stefano Landi, Non si scherza con Amore, ‘On ne badine pas avec l’Amour’, une recréation tout inventive, très jazzy d’aujourd’hui, d’un air plus que d’hier : de 1627 ! PLAGE 11
Un anonyme français de 1609, ne manque pas à la tradition gaillarde et paillarde gauloise : « C’est un amant ouvrez la porte », espérant trouver la belle toute nue : PLAGE 7
Parmi les grands standards de jazz, et de comédies musicales, illustrés par Ella Fitzgerald ou Frank Sinatra, on trouve Bewitched, bothered and bewildered (1940) ‘Ensorcelé, dérangé et désorienté’ ; My favourite things (1959), ‘Mes choses préférées’, encore It’s Oh so quiet (1949) ‘C’est, oh! tellement silencieux’.
Mais nous quittons ce disque sur le célèbre et vengeur Cry me a river, de 1953, ‘Verse-moi une rivière de larmes’ : PLAGE 3
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C’est un bain d’énergie tellurique que nous a offert cette année La Folle Criée avec Le Kedroff Balalaïka trio, le 5 décembre 2021.
C’est la terre que crient les balalaïka, soutenues à la guitare. Rien d’affecté, rien d’outré dans les élans de joie et de mélancolie, la ronde de printemps et d’hivers déployés pour le bonheur de nos oreilles. Fêtes paysannes, soirées au coin du feu (le mot balalaïka vient du russe balakat, qui signifie bavarder, plaisanter, taquiner), voilà les scènes que l’on visualise au travers des œuvres et arrangements de concerts et de mélodies populaires russes qui nous surprennent, pour être rarement présentés au public hexagonal.
Il faut être un virtuose pour, avec seulement trois cordes, dont deux accordées à l’unisson, faire naître une telle palette de sons, appétissants et colorés. Quand ils sont vifs, ils nous invitent à fredonner à l’unisson, quand ils se font langoureux, ce n’est plus les cordes de l’instrument que pincent les artistes, mais le pincement nous vient directement au cœur.
Alternent des mouvements de ballets, de valses, des rondes de villages avec des claquements de cordes dans des scansions aigües qui font se soulever les artistes de leur siège.
L’humour est toujours présent dans cette fête. Au travers de la musique d’abord, comme dans ce morceau (“au titre plus long que la mélodie” nous dit Nicolas Kedroff) : “Mon mari m’a obligée à chauffer l’eau du bain” où l’on semble entendre une commère qui, tout en s’empressant à sa mission exprime dans des crescendos ses emportements de fureur ménagère.
C’est aussi le même Nicolas Kedroff qui nous fait rire en ponctuant de commentaires bonhommes ou malicieux la présentation des morceaux, cachant avec modestie derrière sa gouaille sa grande virtuosité et son talent. Dominique Reinhorn
Concert La Folle Criée 5 décembre 2021 avec le Kedroff Balalaika Trio, composé de Nicolas Kedroff, balalaïka ; Tatiana Derivitzki, balalaika et Oleg Ponomarenko, guitare
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Du 12 janvier au 13 février 2022 : l’Entre2Biennale du Cirque revient pour le plus grand plaisir des amateurs d’art circassien. Pendant un mois, le public va vibrer au rythme des arts du cirque en notre belle région. Ce ne sont pas moins de 44 spectacles qui seront présentés d’Istres à Gap, de Marseille à Antibes en passant par 31 autres villes de la Région Sud. Cette édition de l’entre2BIAC 2022 se révèle hors normes avec des propositions et reprises emblématiques de la création circassienne internationale.
Des propositions circassiennes originales
Entre les reports de création et les nouvelles propositions artistiques, les co-directeurs de la BIAC, Guy Carrara et Rachel Raque de Andrade, ont concocté un programme séduisant : « le cirque, c’est chic ; les chapiteaux, c’est classe ! » précise Raquel en préambule, heureuse de présenter cette nouvelle édition faisant suite à une année blanche. « C’est une grosse entre 2 biennale, mais pas une petite BIAC » poursuit-elle.
Afin d’attirer un public familial et exigeant, plusieurs créations sont à découvrir sous les chapiteaux bien entendu avec de longues séries de représentations, également en salle et dans les musées, une nouveauté appréciable (avec Yin Zero de la cie Monad au Mucem le 23 janvier, entrée libre). Cette proposition étonnante allie arts visuels et vivants : elle met à l’honneur la danse derviche en proposant au public un spectacle qui s’inscrit dans l’espace muséal dans lequel il se joue.
Cette édition ne se contente pas de rester dans des espaces clos mais envahit aussi des espaces ouverts avec des représentations exceptionnelles dans les airs et en bord de mer : citons le spectacle d’ouverture Respire des filles du Renard Pâle au centre de la Vieille Charité (15 et 16 janvier à 11h, 3 à 5€) et la proposition de clôture avec Au bout, la mer : Cirque ! (le 13 février sur la Canebière, gratuit).
L’entre 2 BIAC accueille les dernières créations de compagnies internationalement reconnues à l’instar de la cie XY avec Möbius (à Miramas les 29 et 30 janvier, et Antibes les 1er et 2 février), la cie Rhizome avec Rhizikon (Port de Bouc le 28 janvier) et Johann Le Guillerm avec Terces (Marseille, J4, du 14 janvier au 6 février), le Baro d’Evel avec Falaise (Gap, du 22 au 29 janvier).
Elle fait la part belle aux compagnies régionales avec l’accueil de la compagnie Merkén (sous le chapiteau de ZimZam à la Tour d’Aigues les 4 et 6 février) et la présentation d’une étape de travail du Théâtre du Centaure (gratuit sur réservation/ les 13 et 14 janvier). La compagnie Merkén avait présenté sa création Je tirerai pour toi lors d’une BIAC précédente : elle fait partie des compagnies émergentes que le Festival suit et accompagne sur un long terme, développe Raquel, également circassienne et metteuse en scène.
C’est l’occasion de découvrir pendant un mois les univers tantôt lyriques, tantôt décalés d’artistes chiliens, japonais, suédois, canadiens, syriens, tchèques, catalans, portugais, italiens, et bien sûr français.
Interview Pamela Pantoja autour de Je tirerai pour toi
Focus sur Circus Link, projet européen ambitieux
Du 13 au 15 janvier, sont proposés 3 rencontres professionnelles, 5 spectacles aux esthétiques différentes (dont la création Heroes de Losers Cirque Company présentée à Archaos) et 1 étape de travail, avec les compagnies sélectionnées dans le cadre du projet européen CircusLink.
Ce dernier a pour mission de favoriser la mobilité des compagnies de cirque contemporain en Europe et regroupe 4 partenaires principaux : Archaos, Pôle National Cirque en France, porteur du projet ; Gasparo en République Tchèque, Dynamo au Danemark, et Teatro da Didascália au Portugal, en association avec le Baltic Nordic Circus Network.
Simon Carrara, initiateur de CircusLink, a imaginé ce projet en 2015, aujourd’hui doublé d’une plateforme internet collaborative mettant en lien programmateurs et artistes/compagnies (circuslink.eu), afin de répondre à un besoin réel des compagnies et faciliter les tournées et échanges entre circassiens du monde et de par le monde.
Poésie et sensation forte
De nombreux spectacles sont offerts au public ou proposés à des tarifs tout doux afin que chacun puisse venir découvrir une création circassienne sur le territoire régional. Pour cette édition particulière, les amateurs de cirque en prendront plein les mirettes : des spectacles à sensation (funambulisme, ruban et suspension capillaire, trapèze) côtoient des créations poétiques (mât chinois, portées aériennes, clown et manipulation d’objet, danse derviche). A vos agendas !
Diane Vandermolina
Nouveau !
Découvrez le PASS CIRQUE ENTRE2 BIAC : 50€ pour 3 spectacles
Terces de Johann le Guillerm (du 14 janv au 6 fév au J4 à Marseille)
Dans ton coeur d’Akoreacro (du 14 au 23 janv sous chapiteau à la Seyne-sur-Mer)
Falaise de Baro d’evel (du 22 au 29 janv à La Passerelle à Gap)
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Après deux annulations du festival pour cause de pandémie, le Hero Festival fait son grand retour le dernier week-end des vacances de la Toussaint (les 6 et 7 novembre 2021) dans l’enceinte du Parc Chanot de Marseille pour deux journées dédiées au monde des Héros dans son acceptation la plus large possible : Super Héros, Héros de films et séries, d’animés et de BD, de romans et de jeux vidéo, Héros légendaires ou contemporains, gentils ou vilains.
Les univers Brocéliande pour l’Héroïque Fantaisie et le steampunk, Krypton pour les DC comics/Marvel, Konoha pour les animés et Ludopolis pour l’espace jeu vidéo constituent les 4 piliers de ce festival multiculturel, familial et intergénérationnel: ce dernier fait la part belle aux auteurs avec son espace livre-dédicaces, aux acteurs avec ses rencontres, aux musiciens-chanteurs avec sa grande scène et surtout aux cosplayers qui confèrent par leur participation ce supplément d’âme au Festival avec des nouveautés à découvrir dans chaque univers.
Les temps forts et nouveautés du Hero
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KONOHA crédit photo Clément Bidard
Pour cette édition, au sein de l’espace Konoha, la team du Hero a souhaité rendre hommage à Nicky Larson avec un décor immersif : elle a pour cet effet invité l’interprète du générique de l’animé, Jean Paul Cesari. Ce dernier sera présent sur le salon pendant deux jours pour un show case, des dédicaces et des rencontres.
Les aficionados de nouvelles technologies pourront découvrir Visual Novel, un concept original. Créateurs de site internet, Yohann GIL et Yann BOYER-DURAND, implantés en Région Sud depuis 15 ans, « ont ramené d’Asie, essentiellement du Japon, les Visual Novels, des romans graphiques qu’ils ont importés en France sur un format digital et interactif dans lequel on choisit la suite de l’histoire. C’est le manga dont je suis le héros en version digitale » précise Annabelle Fouques, co-créatrice du festival. Ils vont venir présenter ce concept novateur et proposeront des démonstrations de cette « solution hybride de roman vidéo ludique », en avant-première les 6 et 7 novembre.
Le village médiéval de Brocéliande situé en extérieur est « agrandi d’un marché médiéval, une première cette année » et proposera un large panel d’animations médiévales. En intérieur, la voix française d’Harry Potter, Kelyan Blanc, et Guillaume Briat, de la série et du film Kaamelott, seront présents : « Guillaume Briat partagera des anecdotes de tournage avec le public » détaille Annabelle et de nombreux auteurs viendront dédicacer leurs ouvrages à l’image des éditions précédentes.
Cosplayers- crédit photo Alexandre Chabrier
Dans l’espace Krypton, le catch fait son retour cette année avec des démonstrations et des initiations. La réplique de la moto de Daryl Dixon de the Walking Dead sera à l’honneur : on nous nous promet « un déferlement de zombies ». L’invitée Star Wars sera l’actrice anglaise Samantha Alleyne qui a tourné dans les récents épisodes.
Sur Ludopolis, les gamers pourront rencontrer un ou deux pro-gamers sur Fifa et Forza, et deux influenceurs, Skyyart et SerialZpro, viendront parler gaming avec leurs abonnés. Sans oublier bien entendu les animations dédiées aux plus jeunes avec les mini héros et le château gonflable thématique ou encore la ferme des animaux.
Sur la grande scène, un hypnotiseur viendra hypnotiser le public et lui faire faire des actions de super héros. Entre shows, concours Cosplay, jeux, quizz, karaoké, l’équipe a souhaité faire un clin d’œil ludique samedi à la série coréenne en vogue « Squid Game » en organisant un Un, deux, trois soleil géant sur la grand scène. L’ambiance de la série avec ses gardiens, la musique, les costumes sera recréée mais « les éliminés gagneront un lot pour que ça reste bon enfant et ludique» à l’image du festival nous explique-t-on.
Annabelle FOUQUES, co-créatrice du Hero Festival avec Marc Lefèvre, ne boude ainsi pas son plaisir en nous présentant cette nouvelle édition prometteuse dont le fil rouge reste le voyage des sens. Bien qu’il ait fallu repenser l’organisation du festival et inviter moins d’artistes venant des quatre coins du monde, la satisfaction de voir renaître ce festival créé en 2013 est palpable : le voyage au cœur du monde héroïque peut débuter. Diane Vandermolina
Annabelle Fouques, co-organisatrice du Hero Festival – crédit photo Alexandre Chabrier
Diane Vandermolina: Cette année, l’affiche représente un Phénix… symbole de renaissance.
Annabelle Fouques : Tout à fait, quand nous avons repris au printemps, nous nous sommes demandés : « est-ce qu’on recommence ? » Nous avions commencé à organiser deux salons, l’un à Grenoble, l’autre à Marseille, et chaque fois nous avions dû les annuler : tout ce qui avait été construit avait dû être effacé et détruit, on pourrait dire brûlé ! Chaque fois que nous recommençons, nous renaissons de nos cendres.
DVDM: Avec la covid19, vous avez dû adapter le format du festival, pourriez-vous nous détailler les modifications apportées cette année ?
A.F. : Effectivement, nous avons vécu une période difficile après les deux annulations du festival. Nous avions peu de visibilité sur l’évolution des événements quand nous avons construit cette édition car nous avions une équipe réduite (de 12, nous sommes passés à 3 personnes, les autres ayant trouvé du travail ailleurs) et des possibilités moindres, notamment à cause de la fermeture de certaines frontières, des pays en quarantaine et des contraintes sanitaires… Nous avons fait face à des conditions compliquées et notre première priorité a été de repenser le festival pour la sécurité de tous. Comme la météo est plutôt clémente chaque année à cette période, nous avons pensé que pour les rassemblements, c’était mieux de développer les extérieurs. On a aussi fait le pari de mettre la grande scène dehors pour ces mêmes raisons.
DVDM : Concernant la restauration, quels ont été les aménagements réalisés ?
A.F. : Nous avons adapté les espaces restauration en intérieur : il n’y a plus de buffet ni de self-service, tout se fait à l’unité et les files d’attente ont été rallongées. On a doublé les files d’attente sur 5 mètres. Pour éviter les brassages et fluidifier les allées et venues, on a également créé un sens de circulation et installé plus de points de restauration en extérieur.
DVDM : Le port du masque est-il obligatoire en intérieur ?
A.F. : Le pass sanitaire est demandé à l’entrée conformément à la loi mais le masque en intérieur étant à l’appréciation de l’organisateur, il n’est pas obligatoire. Nous avons choisi de ne pas imposer le port du masque en intérieur à l’image des pompiers lors de leur congrès : c’est un risque mesuré d’autant plus que les cosplayers sont très embêtés par le masque pour leur maquillage et que ça gâche le spectacle.
DVDM : C’est une programmation plus française que vous proposez cette année…
A.F. : Oui, il y aura plus d’invités nationaux avec des comédiens français principalement et une comédienne britannique. Pour les auteurs, illustrateurs, influenceurs, chanteurs, musiciens, cosplayers, ce sont généralement des français.
DVDM : Le festival a dû réduire sa voilure ?
A.F. : Oui, beaucoup d’artistes n’ont pas travaillé depuis deux ans et par conséquent, nous avons moins d’exposants : beaucoup n’ont pas survécu à la crise, ce sont des forains qui vivent de ce type d’événement, certains n’ont pu venir cette année par manque de personnel, et n’ayant plus d’activité, d’autres ont fait faillite ou se sont reconvertis. Un bon tiers d’exposants a changé d’activité, forcément, ils n’ont pas été remplacés par des nouveaux. On espère que même si le festival est plus petit, avec moins d’international, le public comprendra.
DVDM : Attendez-vous beaucoup de monde comme lors des éditions précédentes ?
A.F. : Pour les attentes, nous sommes est très attentifs aux réseaux sociaux même si cela ne traduit pas forcément la réalité. On sent que les gens ont vraiment hâte de se rassembler, de voir de belles choses, de rencontrer des artistes : c’est vraiment le rassemblement qui est attendu. Cette envie de se réunir, retrouver des cosplayers, sortir des préoccupations du quotidien pour se retrouver dans un monde un peu de rêve. Les gens sont en attente de ça et nous envoient des messages de remerciements. « On va pouvoir rêver à nouveau, s’amuser, rire » nous écrivent-ils.
DVDM : Et côté billetterie ?
A.F. : Elle a été ouverte tardivement, en septembre, le temps d’être sûr car nous en avions marre des procédures à mettre en place pour rembourser les billets, avec les reports et fermetures de billetterie engendrés par les annulations… c’est un gros travail pour une équipe réduite même si globalement 80% des gens ont gardés leurs billets, ce qui est une marque de confiance. Sinon, en termes de vente de billetterie, c’est comme les autres années, à 5% près. Nous n’avons pas augmenté les tarifs et n’avons pas à déplorer de recul sur les préventes par rapport aux années précédentes. Après on verra sur les derniers jours et sur place.
DVDM : Avez-vous eu des financements publics ?
A.F. : Non, aucun. Nous avons des partenaires privés techniques pour câbler les halls, les alimenter, d’autres pour le transport des invités, ce qui permet d’absorber une grande partie du budget. Nous sommes sur un salon de plusieurs centaines de milliers d’euro en frais d’installation, d’aménagement, de signalétique, de location… J’ai sollicité cette année le CNL, le CD13 et la Région Sud parce qu’on se relance : on en a besoin pour le volet salon du livre parce que les auteurs ont besoin d’événements comme nous pour vivre et travailler. Ils ne peuvent pas payer un stand et nous avons besoin de quelques dizaines de milliers d’euros pour créer un vrai village du livre et offrir à 150 auteurs un espace d’expression, avec une petite scène, des rencontres, des lectures pour eux et pour les visiteurs parce que c’est extra comme contenu. On m’a répondu que le festival n’avait pas assez d’envergure. La ville de Marseille nous écoute mais nous n’étions pas dans le bon timing. On renait petits mais nous sommes poussés par nos partenaires qui nous suivent, les exposants, les visiteurs surtout, et par les médias. On redémarre.