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Tristan und Isolde de Wagner au Festival d’Aix 2021

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Au Festival d’Aix, Tristan meurt dans le métro: génie ou imposture?

Du récit celtique médiéval au métro parisien de la ligne 11, le pas semblait impossible à franchir! Et pourtant, le sulfureux metteur en scène australien, Simon Stone propose, dans cette nouvelle production du Festival d’Aix 2021, un Tristan und Isolde de Richard Wagner aussi dérangeant qu’audacieux, dont l’agonie du héros se passe entre Châtelet et Porte des Lilas!

La légende médiévale (Tristan et Iseult de Beroul, poète anglo-normand du XII ème siècle) et les propres aspirations de Wagner, artistiques, philosophiques, personnelles semblent très éloignées de l’univers de Stone. L’intérieur très élégant d’un loft ou d’un yacht en croisière pour la traversée d’Irlande en Cornouailles (Acte I), un open space pour l’arrivée en Cornouailles devant la cour du Roi Marke (Acte II), le métro parisien et sa ligne 11 Porte des Lilas-Châtelet  pour la mort de Tristan (Acte III) a déconcerté les wagnériens les plus traditionalistes !

Patrice Chéreau avait déjà mis un sacré coup de balai en 1976 pour sa Tétralogie à Bayreuth, dans le temple wagnérien, pour le centenaire! Et bien d’autres depuis… Mais ces espaces réduits de séduction et de tensions contemporains, n’enlèvent rien à la beauté du chef-d’œuvre: lofts ou cabines de croisières, espaces imaginaires, la mer, complice des approches sans retenue, open spaces, rames de métro, ne sont-ils pas des lieux de rencontres éphémères, de désirs, de séduction, de pulsions, de danger, d’insécurité ? Ne racontent-ils pas, finalement, le drame de Tristan und Isolde

Wagner indiquait, au lever de rideau: de riches tapisseries sur le pont d’un navire…un bateau, un pont, une tente, la mer… Perd-on la puissance et la beauté du Prélude dans cette luxueuse transposition moderne si élégante? Un bar très chic, côté jardin, un lit côté cour, «actif», lorsque le philtre d’amour aura remplacé le philtre de mort, une table, un immense canapé, salon cosy, bibliothèque, plantes élégamment disposées et cette immense baie vitrée où la ville s’endort puis la mer, des vagues apparaissent, la tempête, le calme revenu, l’arrivée: effet magique, grâce à des jeux de lumières enivrants (James Farncombe) et des vidéos géniales (Luke Halls). Des figurants, voisins ou croisiéristes, Tristan, Isolde, Kurwenal, puis tout se resserre, de la foule amicale et joyeuse à la solitude d’Isolde jusqu’à la folie amoureuse du couple.

Et la musique!! Quelle musique!! Le Prélude comme une drogue sans fin. Ce Prélude si énigmatique, ensorceleur, pièce symphonique dont on ne sort jamais intact, est joué merveilleusement par le London Symphony Orchestra sous la direction musicale de Sir Simon Rattle: les trois notes des cordes (violoncelles) suivies des bois, accord suspendu (la mineur) qui ne se résout jamais, mélodie continue, phrases qui s’entrecroisent et se tuilent: cordes veloutées et vents si présents. On est tendus, tenus par la beauté des sons et des images.

Le ténor Linard Vrielink, le jeune marin qui ouvre le premier acte, a un timbre lumineux: «Vers l’ouest erre mon regard, vers l’est vogue le navire…», legato somptueux: «Wehe, du Wind-Souffle, oh vent!). Jeux de lumières intenses.  L’amour, langage universel, permet à Stone ces incroyables audaces qui n’enlèvent rien à la dimension mythique de l’œuvre ni à la flamboyante subtilité de la musique; elles les renforcent, au contraire, dans leur puissance contemporaine. La modernité de Stone humanise le mythe.

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Ces couleurs et décors modernes ne parasitent pas l’intrigue, l’amour-passion y a toute sa place. Tristan pantalon, chemise, est dominant, pour l’instant, Isolde en peignoir de bain, comme s’il elle ne voulait pas sortir de cette réalité ni affronter le mariage sordide qu’on lui impose, est offerte comme un objet au vieux Roi Marke ; mais dès que le philtre aura fait son effet, changé par Brangäne, l’étincelante mezzo-soprano Jamie Barton-timbre d’airain, jeu varié et tonique- Isolde se parera d’une robe de soirée rouge satin, objet de tous les désirs; du bar au lit, il n’y aura que quelques accords fulgurants! Le crescendo des cordes poussant les amants dans les bras l’un de l’autre, lascive connivence musicale.

La mezzo américaine, pantalon moulant, bottes et chemises larges, domine l’espace, c’est elle qui tient les ficelles du drame: le verre de réconciliation est bu dans un élan d’hystérie, comme si on devait mourir après avoir bu une bonne bouteille. La boîte de baskets qui contient les philtres de la magicienne, peut choquer. Mais Stone nous renvoie à notre société de consommation par ce clin d’œil très décalé!

Tristesse, trahison, folie, passion, menace, mort ultime, la musique de Wagner est l’horloge des sentiments. Les voix sont exceptionnelles! Tristan: Stuart Skelton, impressionnant ténor australien, est un colosse physique et vocal, Isolde, l’éblouissante soprano suédoise Nina Stemme, n’a pas de limite, de la douleur retenue à la passion extrême, interprètes mythiques des rôles-titres depuis deux décennies.

L’harmonie wagnérienne joue sur des points de rupture, rebondissant sur les nombreux oxymores: Isolde Oh béatitude pleine de perfidie! (fin du Ier acte). Josef Wagner, baryton, est un Kurwenal généreux, agile, serviteur fidèle à la voix projetée. Les chœurs puissants de l’Opéra d’Estonie (Estonian Philharmonic Chamber Choir) donnent une vision cinématographique, intense à chaque intervention.

Au deuxième acte, des bureaux ouverts, employés masqués, impression étrange de gens robotisés qui ne s’occupent pas du drame qui se joue, collés aux portables et ordinateurs. Sur la table, près des lampes de bureaux, Isolde ose: «Cette lumière, je ne crains pas de l’éteindre!». Cinq couples Tristan/Isolde s’entrechoquent, flash-back d’une vie entière, d’amours, de tromperies,  jusqu’au fauteuil roulant d’un Tristan vieillissant; l’idée de l’adultère, homme trahi, regard de l’enfant nerveux, ce couple qui fait l’amour dans le bureau vitré, au début du magnifique duo (Isolde bien-aimée/Tristan, bien-aimé) aurait certainement suffi. L’ébat des amants en miroir est d’un bel effet jusqu’au Sublime nuit d’amour!

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Mais ce surlignage figuratif, certes troublant, n’apporte pas grand-chose. Là où Wagner faisait disparaître les lumières comme pour retenir le lever du jour, on a ici une série de lampes de bureau, halogènes qu’on aurait aimé voir s’évanouir davantage pour ne laisser que les bougies du désir. On assiste à l’introspection multipliée d’une prise de conscience décalée qui brouille beaucoup trop le discours, mais la musique domine majestueusement.

Le Roi Marke, la basse Franz-Josef Selig, a un timbre chaud, très prenant, des sons qui enflent sans cesse sur les notes tenues; il réagit, profondément touché, à la trahison de son neveu; son grandiose solo, devant l’immobilité de Tristan et des autres protagonistes, figurants compris, est saisissant. Mélot est le baryton britannique Dominic Sedgwick, voix âpre, tonique, parfaite pour ce rôle d’ancien ami, jaloux qui poignarde Tristan.

Nous voici dans le métro parisien, au troisième acte. Wagner situait l’action  dans le Jardin du château de Kareol, indiquant: Au lever de rideau, on entend une mélodie mélancolique jouée sur un chalumeau de berger (Hirtenreigen… Schalmei); après un moment, le berger apparaît, son buste se profile au-dessus du mur d’enceinte et son regard est plein de compassion». Ici, Tristan est en sang, soutenu par Kurwenal; des gens rentrent, sortent, pour aller au boulot, ignorant ce passager anachronique et mourant, chacun est sur son portable, son livre, ses pensées.

Trois actes si distincts musicalement et si unis, le Prélude du troisième annonce Gustav Mahler (Kindertotenlieder) avec ces accords noirs de fa mineur, crescendo, decrescendo, resserrés, dans une montée d’accords en paliers tragiques; le solo de cor anglais si prenant est joué en live par le corniste de l’orchestre sur scène, dans cette rame de métro, géniale trouvaille,  musicien itinérant des solitudes quotidiennes, belle transposition contemporaine encore, très troublante!  Un soliste du London Symphony, là devant nous, intermittent du double spectacle, joue devant Tristan qui agonise; l’effet est saisissant. Mélodie, oscillant autour de fa mineur, qui semble venir de la nuit des temps, avec ces longues notes tenues liées, puis ces triolets agogiques qui s’évaporent.

On retrouve le ténor Linard Vrielink, dans le rôle du berger qui doit annoncer à Kurwenal l’arrivée du bateau, fébrile et attachant. Mélodie continue, suspendue, attente de désir jusqu’à l’explosion de l’amour, de la mort. Stone surprend encore: Mélot poignarde Tristan une seconde fois, station Porte des Lilas, clin d’œil aux  agressions quotidiennes dans les transports publics?

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Le récit de son agonie et son poignant solo, se fait donc entre les arrêts de la ligne 11! Tristan titube à la barre. Il est très touchant, sa carrure imposante semble désarticulée, souffrance rentrée et cris de désespoir, l’immense chanteur qu’il est joue sur toutes ces palettes: «Ce désir terrible qui me déchire!». Performance vocale et scénique hors norme. A l’arrêt Belleville (!), le bateau d’Isolde est annoncé, une mer bleue, turquoise, étincelante, tableau féerique qui nous replonge dans le mythe. La tension orchestrale est extrême. Simon Rattle fait vibrer le London Symphony Orchestra dans des couleurs inégalées. Retrouvailles dans un paroxysme musical. Le Roi Marke et ses gardes apparaissent, le métro semble continuer son chemin. Marke, courbé lui-aussi dans sa tristesse, dit toute son humanité, accroché aussi à une barre métallique d’une rame de métro. Grandiose solo, tragique, noble, puissant, magnanime.

Même si on a du mal à se défaire de ces images d’arrêts, de montées, de ces travailleurs anonymes,  jamais la mise en scène-espace ne nuit au chant wagnérien. Les jeux de lumières sont saisissants. Isolde, en robe paillettes, peut enfin ouvrir la bonne porte! Le solo final va se figer dans cet univers étrange de modernité: «Mild und leise, wie er lächelt»-Avec une calme douceur, comme il sourit. Le célébrissime Liebestod (littéralement mort d’amour) : sept minutes de flots continus qui se posent sur le corps de l’amant.

Ninna Stemme, exceptionnelle dans son interprétation solaire, en fusion avec l’orchestre dans tous les registres, invite cordes, vents et percussions à s’enlacer avec son amant dans une joie suprême-Höchste Lust, ses deux derniers mots. Signature d’un compositeur passionné, exigeant, baignant dans l’océan de ses propres aventures et voulant porter le récit médiéval au sommet de la création.

La modernité de Simon Stone ne déshumanise pas le mythe, elle nous questionne. Dans la lumière, sous le regard impassible d’un Tristan ressuscité, Mélot repart dans les bras d’Isolde!? Rebondissement surprenant. La musique est toujours aussi captivante, Rattle est touché par la grâce. L’énoncé des Leitmotive (motifs conducteurs: aveu, regard, désir, délivrance par la mort, élan passionné, solitude, tristesse…) inonde le grand Théâtre de Provence.

On pense, évidemment, à l’amour inconditionnel de Wagner pour Mathilde Wesendonck, poétesse, écrivaine, mariée à Otto, riche marchand, admirateur et mécène de Wagner, puis, dans ces années aussi, à l’adoration passionnée du Roi Louis II de Bavière pour le compositeur dont les lettres enflammées jettent le trouble sur de possibles complicités-relations amoureuses. La création de Tristan aura comme point d’appui cet amour impossible avec Mathilde, perfection non réalisable du couple romantique. Wagner lui offrira le cycle des merveilleux Wesendonck Lieder, sur des poèmes de Mathilde! Première fois qu’il composait sur des textes qui n’étaient pas de lui, pour mieux approcher sa maîtresse!

Deux Lieder (Träume-Rêves et Im Treibhaus-Dans la serre), seront repris dans l’opéra Tristan und Isolde. Träume, au deuxième acte est le merveilleux: Descends sur nous, nuit d’extase (duo). Im Treibhaus, cité dans le Prélude du troisième acte, aux accords sombres des violoncelles et contrebasses. Passerelles multiples, croisements, emprunts. Une œuvre grandiose dans une production violemment revisitée.

Du mythe médiéval à la Porte des Lilas, de l’amour à la mort, une création séduisante mais contestable par endroits. Ce couple Tristan/Isolde (Skelton/Stemme, 53, 58 ans) d’âge mûr, héros puissants et fragiles, hors des codes de jeunes premiers bondissants, d’un casting plus convenu, nous touche et nous renvoie à cet «autre chose» dont parle Bernard Haitink, et cette tension constante, hypnotique de la musique de Wagner qui nous fait oublier certains errements de la mise en scène.

Bernard Haitink, le merveilleux chef d’orchestre hollandais qui dirigeait Tristan à Rotterdam, dit, un jour, à Simon Rattle: «Tristan et Isolde, ce n’est plus de la musique, c’est autre chose…». Cet «autre chose» permettait-il cette relecture si osée?

Yves Bergé

Tristan und Isolde/ Wagner

Festival d’Aix, Grand Théâtre de Provence jusqu’au 15 juillet

www.festival-aix.com [5]

Crédits photos: © Jean-Louis Fernandez

Brahms aujourd’hui, par l’Ensemble Des Équilibres – CD Klarthe

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Si « faire table rase du passé » peut être une aspiration, une respiration idéaliste d’un présent qui se veut libérer de contraintes insupportables d’un injuste héritage historique, ce n’est jamais qu’une image, grandiose et naïve, car nous sommes tous fatalement faits —ou défaits— de ce passé qui ne peut passer entièrement. Il n’y a pas de degré zéro de l’écriture. Pour neuve qu’elle se présente, toute écriture est toujours une réécriture, dont seul l’écart à ce qui précède en fait l’originalité et toute langue est forcément déjà métaphorisée, tout comme nous sommes métaphores, tissus de rêves et d’images, bien repérés par les créateurs baroques et, même dans les utopies futuristes, un « homme augmenté », ou un robot humanisé, ne pourrait partir d’un degré zéro. Surtout dans l’art, toujours tissé d’histoire, on ne pourra jamais éluder un matériau premier, forme, langue, couleur, son : on ne part pas de la page blanche, et si on en fait tableau abstrait, c’est forcément par contraste avec le concret.

C’est pourquoi j’aime les transcriptions, même les transgressions, qui sont une façon de continuer à faire vivre ou revivre les œuvres du passé, qui pourraient mourir de l’usure de la répétition. L’esthète jésuite Baltasar Gracián conseillait déjà, pour éviter la lassitude et la satiété qui frappe même la beauté, de faire des réflexions nouvelles sur les chefs-d’œuvre anciens pour en renouveler le regard et notre plaisir. C’est en quelque sorte la démarche qui a motivé la violoniste Agnès Pyka, directrice artistique de l’ensemble Des Équilibres, et son partenaire et complice pianiste Laurent Wagschal, habitués à jouer les trois sonates de Johannes Brahms pour violon et piano, à en commander leurs commentaires, à travers une création, à trois grands compositeurs d’aujourd’hui, Philippe HersantNicolas Bacri et Graciane Finzi : en somme une créative réflexion, des reflets personnels de grandes personnalités musicales contemporaines, plus que des échos trop identiquement reconnaissables du maître d’autrefois.  Ni pastiche, ni parodie, ces trois œuvres sont de concrètes rêveries d’aujourd’hui sur un Brahms d’hier mais toujours d’actualité et toujours merveilleusement vivant pour ces compositeurs et interprètes. Ce n’est pas revenir passivement à Brahms, confortable conservateur génial, mais partir de lui, en conserver, en diffracter peut-être, un volatil esprit à l’air du temps. Et l’on comprend le bonheur des interprètes et commanditaires dans celui que l’on ressent à les écouter dans un équilibre sonore remarquable.

Philippe Hersant ouvre le cycle du CD.  Il donne lui-même la généalogie de sa pièce. Il puise ou trempe son inspiration dans la première sonate opus 78 de Brahms (justement nommée Regensonate, ‘Sonate de la pluie’, condensé chambriste de son impressionnant Concerto pour violon en ré, op. 77, dont le thème musical reprend un lied antérieur, appelé Regenlied, ‘chanson de la pluie’, titre que, remontant à la source, Hersant reprend pour sa pièce :  il n’y a pas de création ex nihilo. Il l’introduit par une longue cadence véloce et virtuose du violon, hommage souriant au Brahms des danses hongroises et tant d’autres motifs furtifs et fiévreux tziganes des symphonies, virtuose pour le violon solo. Le thème est varié et la variation de la variation pourrait aller à l’infini comme les aigus auxquels semble aspirer le violon volant, à peine retenu à la terre par les ponctuations parfois frissonnantes du piano et les vagues des arpèges. Un extrait (Plage 1).

De longueur pratiquement égale, d’un seul tenant, pour sa sonate in Anlehnung an Brahms (‘dans l’esprit de Brahms’), titre explicite, Nicolas Bacri, s’inspire de la Deuxième sonate, opus 100 de Brahms, mais, y puisant des thèmes, il se donne une contrainte formelle ludique que n’auraient pas désavoué ni Bach ni d’autres musiciens, dont Schumann : grâce au système de notation anglo-saxon en lettres, qui permet de composer de la musique à partir de noms ou phrases. Ainsi, Bacri reprend la devise du grand ami de Brahms Joseph Joachim, Frei aber einsam (‘libre mais seul’) dont les initiales font F, A, E puis, les additionnant avec celles de la devise de  Brahms, F, A,F, Frei aber Froh (‘libre mais heureux’), il en tire autre une autre devise Frei aber einsam  Froh (‘ solitaire mais libre et heureux’), initiales F, A, E, F dont il fait l’ingénieux motif musical principal de son œuvre, dans notre notation :  Fa, La, Mi, Fa dièse. Ce jeu intellectuel ne nuit en rien à cette musique charnelle, tonique, tonale, souvent passionnée, en somme romantique. (Plage 2)

Graciane Finzi, puise son inspiration de la dernière Sonate opus 108 de Brahms dont elle garde la structure en quatre mouvements pour sa pièce Winternacht, ‘Nuit d’hiver’. Elle en extrait des fragments de thèmes, de petites cellules mélodiques, des copeaux, dont elle joue délicatement, les assemblant, les dissemblant, les renversant, les modelant minutieusement, avec une liberté d’orfèvre que je dirais, fatalité onomastique de son prénom Graciane, pleine de grâce. Ces petits motifs fugaces qui affleurent les uns sous les autres ont comme un effet palimpseste qui me fait penser à l’orfèvrerie de Nathalie  Sarraute de ces infra mots sous les mots. Après « la chanson de la pluie » d’Hersant qui semblait favoriser « les sanglots longs du violon de l’automne » verlainien, ce sont ici les flocons fous de neige d’un piano, traversés des éclairs de lumière des cordes, dans ce « Cantabile » (Plage 5).

Benito Pelegrín

Lecture: Où allons-nous Monsieur Einstein ? de Jean-Baptiste Barbuscia

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     A écouter et voir le 13 Juillet 21 au Palais des Papes d’Avignon à 18h30

 Ode au voyage, au mystère, et à la vie. Une histoire du temps, de la lumière et de la transmission.

 Un OVNI dans le monde du Théâtre

Une pièce de théâtre comme un boomerang, un jeune auteur remarquable, un cadre de rêve –Le Palais des Papes– pour un premier succès plus que prévisible, trois acteurs brillants –Brice Hillairet, Laurent Montel, Anne Priol et la composition musicale d’Éric Craviatto : la lecture de ‘Où allons-nous Monsieur Einstein ?’, dirigée par Serge Barbuscia dans le cadre du cycle de lectures « Le Souffle » au festival d’Avignon, aura lieu le 13 juillet à 18h30.

Une plongée dans l’univers de Jean-Baptiste Barbuscia

 “Serions-nous sans le savoir entrés dans le fameux « trou noir » ?”

 Jean-Baptiste Barbuscia joue avec les mots, les sons, les double-sens. Il se plait, dans ce texte, à interroger Einstein, à mêler Chaplin, Marie Curie, Woody Alen, Freud, Spinoza, Edison, Hawking… à l’univers, celui que nous partageons sans vraiment en avoir conscience, ou pas tout-à-fait conscience. Ce n’est plus Einstein, le scientifique, qui se dresse devant nous, c’est un homme, avec ses faiblesses et ses fulgurances. Ce ne sont plus des femmes et hommes célèbres, auréolés, c’est vous, c’est moi, c’est nous. Leur chemin devient le nôtre, leurs questionnements les nôtres, à travers le temps et l’espace, relatifs ou pas. Tout en interrogeant la matière, le texte est d’une clarté, d’une limpidité impavide. On découvre un auteur méthodique, critique, à la plume habile, aiguisée, qui sait divertir en mêlant le rationnel au fantasque, la découverte au plaisir mais qui ne peut s’empêcher de mettre en garde. Le parallèle avec le présent est évident : « « Serions-nous sans le savoir entrés dans le fameux « trou noir » ? » Dans ce qui pourrait être un voyage galactique, l’auteur nous mène à la découverte de l’humain. C’est, au fond, ce qui le touche et nous captive. Jean-Baptiste Barbuscia se saisit de l’instant passé, présent, futur et le catapulte sur scène où il jaillit avec la vigueur et le talent des auteurs chevronnés.

Grand rêveur, amateur de poésie et d’absurde, Jean-Baptiste Barbuscia puise une partie de son inspiration dans les écrits de Visniec, Beckett, et autre Ionesco. Guitariste à ses heures perdues, il compose ses propres partitions orientées vers des écrits théâtraux “scientifico-poétiques”, reflétant parfaitement son parcours personnel.

E=MC2  à  la rencontre de l’énergie

 « Ce texte va vous exiger un certain temps, un temps bien précis que vous et vous seul allez définir, que vous et vous seul allez observer s’écouler. »

 « Peut-on vraisemblablement remettre en question tout ce qui nous apparaît établi et donner une chance à ce qui n’a aucun sens d’exister ?

Est-on capable de rire de tout, mais d’accepter aussi de prendre au sérieux la chose la plus insignifiante ?

Peut-on prendre conscience du temps qui nous est imparti tout en acceptant qu’il n’est qu’une illusion ?

Dans ce texte, dans cette plongée, il s’agit d’imaginer la rencontre d’un simple jeune homme, chauffeur en apparence avec l’un des personnages les plus nébuleux que l’humanité nous a permis de rencontrer. Au fil d’une aventure à la frontière des mondes, on interroge dans cette vision le sens de nos existences passées, présentes, futures. Une traversée par le prisme des découvertes les plus lumineuses jusqu’aux recoins des failles les plus sombres.

Alors quel voyage ? Quel voyageur ? Dans quel espace ? Dans quel temps ? »

 Vous l’avez compris, un moment exceptionnel à ne manquer sous aucun prétexte.

 LE SOUFFLE D’AVIGNON 2021

Une semaine de lectures animées par les Scènes d’Avignon

Cycle de lectures de textes inédits au Palais des Papes dans le Cloître Benoit XII Du 12 au 25 juillet 2021 (relâches les 15 et 23 juillet)

« Allons à l’essentiel, n’avons-nous pas besoin des jeunes arbres pour reboiser nos forêts ».

Ces mots de René Char ­pourraient à eux seuls exprimer « le Souffle d’Avignon » créé en 2020 alors que le Festival était annulé pour raison sanitaire… L’ADN de ce « Souffle» est une invitation au sein même du Palais des Papes, à un cycle de lectures pour découvrir des textes d’aujourd’hui en présence de leurs auteurs et lus dans de véritables distributions. Dans ce cadre historique et symbolique, berceau du ­festival d’Avignon, les Scènes d’Avignon ont souhaité ­engager un ­espace de convergences et de rencontres, dans une ­inclusion nécessaire aux diverses pratiques théâtrales de la Cité.

Les Scènes d’Avignon présidées par Serge Barbuscia regroupent les Théâtre(s) du Balcon (Serge Barbuscia), des Carmes (Sébastien Benedetto), du Chêne Noir (Julien et Gérard Gelas), du Chien Qui Fume (Gérard Vantaggioli), des Halles (Alain Timàr). Le Souffle d’Avignon a été organisé en collaboration avec le Festival d’Avignon (Olivier Py) et la Maison Jean Vilar (Nathalie Cabrera).

Danielle Dufour-Verna

 

Réservations en ligne : Théâtre du Balcon [6]

Par téléphone : 07 63 55 80 26 ou par email :scenesdavignon@gmail.com

En attendant J. Sebastian Bach 

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Quatre cordes en vibrations, par Odile Edouard, violon

Livre-disque, collection de l’oreille, aux éditions de la matrice.m

         Un joli petit livre, un tout petit livre, 13X17cm, d’à peine quelque vingt pages très aérées, certaines blanches, disons vides, de beau papier beige, texte café au lait, plus quelques illustrations, dessins et partitions qui lui donnent comme une agréable patine ancienne, et une belle couverture contrastante bleu nuit­ —malheureusement rendant illisible par manque de contraste la 4e de couverture, sorte d’aile sous laquelle, le Cd est inséré, enserré, lové : protégé.

Odile Edouard, avec trois violons, avait partagé avec Freddy Eichelberger et ses trois orgues, et trois lieux d’enregistrement, le magnifique disque, Trios pour clavier et violon de Johan Sebastian Bach, label L’Encelade. Ici, elle joue sur deux violons : le Violon 1, pour les compositeurs du XVIIe siècle, inspiré d’un instrument d’époque, le Violon 2, son violon fétiche depuis ses quatorze ans, un violon de 1757, restauré en 1988, qu’elle rêve avoir appartenu à Mozart. L’originalité de son propos, dans le livret, est de nous présenter amoureusement les instruments comme on donne en général la bio, des éléments biographiques sur les interprètes (interprètes qu’ils sont après tout sous sa main) : elle explique leurs qualités et même défauts, et n’oublie pas de mentionner les facteurs qui sont derrière ces merveilles instrumentales. Ce sont des partenaires vivants. Mais, également, et c’est sans doute pour beaucoup une découverte, elle nous présente sa collection de cinq archets baroques, d’époque ou copies, dont son premier, « fidèle compagnon depuis 1988 ».

Odile Edouard est professeure de violon au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon ; ce petit ouvrage est adressé à ses étudiants spécialistes du violon qui en apprécieront les subtilités et le vocabulaire souvent technique qui échappe au profane. On en goûtera néanmoins la poésie forestière des essences des bois des archets : en « bois de bocco », de « buis », de « mélèze », de « merisier », avec incrustations en « nacre d’ormeau » mais il y a un inquiétant et suspect « ivoire de mammouth » : on l’espère métaphorique et surtout pas d’éléphant. L’étrange et étrangère terminologie technique méritait sans doute une explication pour le lecteur innocent : si l’on entend, bien sûr, « la courbe concave de la baguette », en revanche « la hausse », la « hausse coincée », méritent une explication même si « en amourette franche » fait rêver, tandis que la « hausse coincée en amourette » fait un peu cauchemarder, si l’on ignore, bien sûr, que l’amourette est un rare bois exotique très dense.

Mais tenons-nous au rêve procuré par ce disque grâce auquel, à part Biber, Telemann, compositeurs connus, puis un Bach final en attente, elle nous manifeste, hors des chemins rebattus des enregistrements les plus nombreux, le courage de nous faire voyager dans l’Allemagne morcelée du temps avec des musiciens pratiquement inconnus aujourd’hui. Elle explore des ouvrages pour violon solo antérieurs ou contemporains de Jean-Sébastien Bach, brièvement mais clairement présentés. Ainsi, du premier, Thomas Baltzar (1631-1663). On est transporté par la Suite pour violon seul, une étourdissante courante, où, avec un seul archet sur seulement quatre cordes, on a le sentiment, la sensation de plusieurs archets, de deux violons qui se courent vélocement après, faisant assaut d’acrobatiques virtuosité (Plage 3). 

    De de compositeur mort à trente-deux ans, Odile Édouard dit brutalement : « il disparaît dans l’alcool ». Noyé de chagrin dans un alcool supposé conserver les matières organiques qu’on y plonge ? Gaucherie d’expression, mais, à travers les parcours de ces compositeurs entre Naples, Londres, Venise, Dresde, Weimar, Lübeck ou Salzbourg, paraître découvrir et démontrer « l’existence d’une Europe culturelle autour de la musique », une lapalissade, c’est enfoncer une porte ouverte, l’Europe ayant toujours eu une unité culturelle, et pas seulement dans le domaine musical mais dans tous les domaines, depuis l’Empire romain. Au XVIIe siècle le Baroque, parti d’Italie étant aussi un facteur commun culturel  européen que l’expansion coloniale espagnole et portugaise portera aux quatre coins du monde.

Mais voici un extrait de la 6e Partita pour violon seul de Johann Joseph Vilsmayr (1663-1722) où la violoniste est d’une agilité qu’on dirait diabolique, dont on ne sait pourquoi on l’a prêtée plus tard à Tartini et son fameux « trille du diable » puis à Paganini, alors que ces compositeurs antérieurs ne sont pas inférieurs en difficulté, témoin, cette gigue si polyphonique (Plage 17). 

Odile Édouard présente, bien emphatiquement, ce livre et CD comme « Un acte de résistance ». Elle en eut l’idée, je cite : « un jour où une nouvelle loi liberticide était votée. » Diable ! Était-elle en Syrie, en Turquie, en Biélorussie ou tout autre de ces dictatures qui prospèrent, hélas, même proches de nos démocraties ? Si elle était en dictature, pourrait-elle simplement dire et écrire ces mots sans danger ? Non, elle va tranquillement travailler au Conservatoire. On suppose qu’elle fait allusion aux contraintes sanitaires dont, apparemment, dans un confinement mental franco-français, clos dans ses frontières, elle ignore combien, dans une pandémie mondiale, elles furent bien plus sévères dans d’autres pays lointains ou voisins de cette Europe qu’elle nous fait visiter musicalement. Dans un ouvrage destiné aux jeunes, on peut déplorer les faciles clichés démagogiques qui relaient un complotisme, qui ne serait que ridicule s’il n’était dangereux. On doit être choqué, de nos jours de ces trop nombreux discours irresponsables au ton mélodramatique et déclamatoire, on doit refuser les ignorantes inflations de termes comme parler de « prise en otages » pour des simples grèves. Ce sont d’indécents abus de langage en une époque qui ne voit que trop la réalité meurtrière des otages et au moment où l’on commémore , aujourd’hui même, 27 mai,  le premier Conseil de la Résistance, terme qu’il est irrespectueux de galvauder.

Mais oublions la maladresse de certaines expressions au profit de ce bonheur musical que nous donne ce livre-disque, « quatre cordes en vibrations », que je dirais cordes vibrantes et cordiales, du cœur. Nous le quittons  avec Heinrich Franz von Biber (1644-1704) et son envoûtante et noble Passacaglia extraite des Sonates du Rosaire, plage 6.

Benito Pelegrín

https://rcf.fr/culture/livres/livre-disque-odile-edouard-et-la-collection-de-l-oreille-assemblagem [7]

LES NUITS FLAMENCAS D’AUBAGNE

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6ÈME ÉDITION 1ER AU 3 JUILLET 2021

LIEU : ESPLANADE DE GAULLE | THÉÂTRE COMOEDIA | CINEMA LE PAGNOL

Envie de joie, envie de libérer l’âme et le cœur, envie de musique, de passion, d’engouement, envie de fête, envie de resserrer les liens –pas trop quand même (sic)- envie de cette culture qui nous est redonnée? Aux Nuits Flamencas d’Aubagne, des artistes prodigieux vous tendent les bras. Courez-y !

 L’Andalousie au pays de Marcel Pagnol

C’est aux cotés de la ville d’Aubagne, de Nomades Kultur et de l’association Aubagne Développement Culture et Création que Juan Carmona, souhaitait créer dans sa ville un festival flamenco d’envergure internationale, mettant en avant les grandes figures du flamenco mais aussi les artistes de la nouvelle génération, dans une ambiance typiquement andalouse.

Depuis 2015, le festival propose une programmation de grande qualité, mais non élitiste, présentant le meilleur du flamenco traditionnel et actuel. Les Nuits Flamencas offrent une véritable découverte de l’Art Flamenco : le spectateur peut à son tour devenir acteur en participant à la vie du festival en s’initiant par exemple à la danse sévillane ou lors des master class. Le temps du festival, la ville est plongée dans une ambiance andalouse et investi plusieurs lieux avec au programme : musique, danse, master class, démonstration de sévillane, cinéma, expositions, village andalou et concert sévillan.

Afin de rendre la culture flamenca accessible à tous, le festival des Nuits Flamencas est gratuit. Tout en proposant une programmation de grande qualité, le festival est le seul événement international de flamenco gratuit en France.

 JUAN CARMONA Direction Artistique

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Après le succès des Nuits Flamencas de Châteauvallon, Juan Carmona a voulu pour sa ville créer un événement d’envergure internationale. Juan Carmona est considéré comme l’un des meilleurs guitaristes et compositeurs de sa génération. Plébiscité par les plus grandes figures du flamenco, Juan Carmona vagabonde sur les chemins aériens du duende. Sa guitare assure une continuité entre « modernité» musicale et l’une des traditions flamenca de Jerez les plus anciennes et les plus vivantes d’Andalousie. En tournée à travers le monde (États-Unis, Chine, Canada…) ses albums ont reçu les plus grandes distinctions internationales notamment plusieurs nominations aux Latin GRAMMY Awards catégorie «Meilleur Album Flamenco de l’année». Les pieds dans la terre de ses ancêtres et la tête dans la modernité, tel est Juan Carmona : intemporel, insaisissable, indéniablement flamenco…

Au programme

Jorge Pardo Trio JEUDI 1ER JUILLET | 21H THÉÂTRE COMOEDIA

Billetterie : Marseille Jazz des Cinq Continents – https://www.marseillejazz.com/

Flûtiste et Saxophoniste, Jorge Pardo représente depuis plus de 30 ans une nouvelle référence du jazz fusion. Après avoir fait partie du sextet de Paco de Lucía durant quelques années, il l’accompagnera dans plusieurs de ses tournées mondiales, partageant la scène avec les plus grandes figures du jazz international. Depuis 2004, Jorge Pardo faisait également parti de la tournée du célèbre Jazzman Chick Corea. Avec une double passion pour le jazz et le flamenco, Jorge Pardo a développé un son unique en incorporant des sonorités de jazz au flamenco qui lui valent aujourd’hui d’être considéré comme un des leaders du “nouveau flamenco” avec pour danseuse invitée Karen Lugo.

Danseuse flamenca d’origine mexicaine, elle collabore avec de nombreux artistes tout au long de sa carrière. En tant que chorégraphe, elle reçoit de nombreux prix : 1er prix de danse flamenco au Festival International d’Almería, 1er prix de chorégraphie du Festival de Flamenco Contemporain en Finlande et troisième prix de chorégraphie au XVII Concours de Danse Espagnole et de Flamenco à Madrid. Sous la direction de Javier Latorre, elle a participé au film «Flamenco Flamenco» de Carlos Saura et en tant que première danseuse dans le spectacle «El Duende y el Reloj».

En collaboration avec la fondation de Flamenco Casa Patas, elle chorégraphie 3 spectacles «Flamencura», «Flamenco Territorio DeMente» et «Flamenco Frequencies». Avec José Maldonado et Nino de los Reyes, elle conçoit «AMORENTE» en hommage au génie Enrique Morente avec une première au Festival de Flamenco de Madrid. Elle participe en 2018, au Festival de Jerez, comme danseuse, soliste et chorégraphe de la compagnie «FLAMENCONAUTAS» et de «Lorca x Bach» en 2020, sous la direction de Javier Latorre et production par Shoji Kojima. Sa dernière pièce «EL CHARRO» fait partie de la sélection officielle du festival MUMVI 2020.

Maîtrisant parfaitement la tradition, Karen Lugo est reconnue pour son innovation dans la danse flamenca. Ses spectacles ont été programmés partout dans le monde : États-Unis, Indonésie, Moyen-Orient, Russie, Mexique, Italie…

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JUAN CARMONA VENDREDI 2 JUILLET | 22H GRANDE SCÈNE – ESPLANADE DE GAULLE Entrée Libre

 Juan Carmona est un cas atypique dans le flamenco moderne. Gitan français d’origine andalouse, fidèle à la région d’Aubagne d’où il vit sa passion (et où il dirige son festival des Nuits Flamencas), le guitariste a été récompensé de nombreux prix et distinctions et jouit d’une grande réputation en Espagne comme dans le monde. Afin de parfaire une connaissance profonde de la culture flamenca, Carmona a d’abord vécu durant une dizaine d’années à Jerez de la Frontera, en Andalousie. Il accompagne là des chanteurs comme Agujetas ou Duquende et enregistre, entre autres, avec Chano Domínguez, le pianiste de Cadix. Richesse de la palette sonore, ingéniosité des compositions, clarté instrumentale et, surtout, ce sens de l’improvisation, cette ouverture harmonique plus jazz que flamenco font du français l’un des guitaristes les plus respectés de ces trente dernières années.

Musicien sans frontière, il prépare son nouvel album : un nouveau carnet de route musical au cours duquel le guitariste nous propose des escales musicales de Bagdad à Cordoue avec des invités de renom (Ibrahim Maalouf, Wissam Joubran, Naseer Shamma, Duquende, Dorantes, El Pele, Ptit Moh, Youba Adjrad, Rachid Zeroual, Bijan Chemirani, Istanbul Strings, …). Avec ce nouveau spectacle, Juan Carmona va puiser au plus profond de la tradition flamenca, un retour aux sources avec toujours le sello personal qui fait sa marque de fabrique. Il concilie dans sa musique à la fois un esprit créateur et un langage personnel : fluidité mélodique, richesse harmonique, puissance et complexité rythmique accompagnés de danse et chant farouche qui nous ramènent aux sources du flamenco.

Pour cette 6ème édition, il a souhaité inviter le célèbre danseur José Maya, en clin d’oeil au Festival International des Nuits Flamencas 2018 où ils avaient déjà partagé la scène pour un moment magique autour de son œuvre « Sinfonia Flamenca » avec l’Orchestre Régional Avignon-Provence. José Maya a des racines ancrées dans de multiples lignées de chanteurs, danseurs et peintres : les Maya et les Romero. Coule dans son sang une énergie indomptable qu’il transforme en danse. Ensuite, c’est une rafale de vent qui le transporte aux espaces où habite son esprit. Sa danse est bien plus qu’une danse. C’est la manifestation d’une force intérieure qui s’exprime à travers ses bras, ses pieds et son regard perdu dans l’infini. José Maya est un virtuose de la danse flamenca et, en quelques années, est devenu l’un des meilleurs représentants de cet art. Il a collaboré avec les plus grands aussi bien sur la scène nationale qu’à travers le monde.

ANTONIO GADES Carmen SAMEDI 3 JUILLET | 22H   entrée libre GRANDE SCÈNE – ESPLANADE DE GAULLE

Œuvre scénique, fruit de la collaboration mythique d’Antonio Gades et Carlos Saura, cette production utilise l’intensité de la partition de Bizet et l’oppose à la sensualité, la passion, l’amour et la rivalité qui se reflètent dans le spectacle de flamenco le plus authentique interprété en direct.

Les artistes de la Compagnie Antonio Gades vivent et respirent le ballet révélant les multiples facettes d’un combattant, passionné et amoureux de la liberté. La transition magistrale entre les scènes fait un clin d’œil au cinéma qui révèle la signature du co-auteur. Comme dans le reste de l’œuvre de Gades, la clarté de la présentation du drame est inimitable. Les événements se déroulent sans que le spectateur ne sache vraiment s’il a assisté à un spectacle flamenco ou à une authentique tragédie.

28 ans après sa création, l’œuvre de «Carmen» d’Antonio Gades et de Carlos Saura a toujours le même impact sur les spectateurs du monde entier. Une œuvre révolutionnaire en son temps, devenue aujourd’hui un classique de la Danse Espagnole, et le principal cheval de bataille de l’actuelle Compagnie Antonio Gades.

Danielle Dufour-Verna

Crédit photos: © LEVO Levent Urutku

Ville d’Aubagne 7 boulevard Jean Jaurès 13400 Aubagne Tel : +33(0)442 18 17 20

www.aubagne.fr [10]

Nomades Kultur Creacti Bat A Z.I les Paluds 58 av des Caniers 13400 Aubagne

Tel : +33 (0)442 03 72 75

www.nomadeskultur.com [11]

Festival international de piano à Aix-en-Provence

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Les Nuits pianistiques – un festival PRESTIGIEUX

La Culture, la nature, à nouveau s’offrent à nous, enfin! Et rien de tel que venir y goûter, délicatement, avec délice, avidement, avec ferveur, rien de tel que le Festival international de Piano d’Aix-en-Provence. Il se tiendra du 27 juillet au 13 août 2021 dans des lieux enchanteurs, des lieux où beauté et musiques se mélangent avec passion pour la plus grande des félicités. Par ailleurs, un avant-gout est proposé dès le 3 juillet aux amateurs. 

Le festival Les Nuits pianistiques d’Aix-en-Provence constitue un événement culturel prestigieux et pérenne. Dans le sillage de grandes manifestations estivales, il anime la vie culturelle de la ville et de sa région en proposant une série de concerts de grande qualité, et ceci depuis sa création en 1993 par son directeur artistique, le pianiste français Michel Bourdoncle.

 Du Baroque à la Création contemporaine

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Récitals, concerts de musique de chambre et soirées orchestrales alternent et couvrent des répertoires allant du baroque à la création contemporaine.

En préface de la vingt-neuvième édition du festival, à l’auditorium Campra du conservatoire Darius Milhaud – 380 avenue Mozart, 13100 Aix-en-Provence – du 27 juillet au 13 août, Les Nuits Pianistiques se produisent cette année au château Grand Callamand – route de La Loubière 84120 Pertuis – les 3, 7, 12 et 13 juillet (en extérieur).

« Après une année de silence et d’attente, due à la crise sanitaire mondiale, le temps est venu d’annoncer la programmation de nos scènes et classes musicales. Nous la souhaitons encore plus étoffée, afin de revivifier et solidifier nos liens avec nos publics, nos artistes et nos partenaires. Cette nouvelle édition, après l’annulation de l’Académie et la réduction de la programmation du Festival en 2020, veut être un véritable tremplin vers la célébration de notre trentenaire en 2022. Nous poursuivons notre extension sur le territoire régional, grâce à l’accueil de communes et de lieux d’exception, afin d’aller à la rencontre des publics et de leur proposer des expériences avec et autour de la musique. Cette projection vers l’avenir s’appuie sur le socle de la mémoire, celle que nous devons à Beethoven, dont le 250e anniversaire de la naissance n’a pu être célébré comme nous l’avions prévu en 2020. Nous tenons ainsi à reporter quelques concerts, afin de témoigner notre fidélité à ce compositeur-monument »

 L’Académie internationale de musique

Parallèlement au festival, a lieu l’académie internationale Les Nuits Pianistiques d’Aix-en-Provence, devenue aujourd’hui un centre majeur de formation musicale en Europe. Tous les étés, depuis 2006, des stages et des master classes sont organisés avec des grands noms de la musique qui enseignent avec passion leur discipline instrumentale ou vocale à des étudiants français et étrangers.

Autres actions de l’Association  Musiques-Echanges

La diversification des actions est une des priorités de l’Association.  Un podium de concerts des Nuits Pianistiques est intégré à Musique dans la Rue. Depuis 2015, un programme de concerts de jeunes pianistes est proposé aux résidents du centre hospitalier Édouard Toulouse, leurs proches et des scolaires. Une action en direction du jeune public est également menée sur le site du conservatoire Darius Milhaud.

Danielle Dufour-Verna

 Au programme

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 Les Nuits pianistiques au Château Grand Callamand (En extérieur)

Samedi 3 juillet : 18 h

Récital de piano
CouperinLes barricades mystérieuses
FranckPrélude, fugue, variation opus 18
Saint-SaënsDanse macabre opus 40
FauréBarcarolle n° 4 opus 44
DebussyDocteur Gradus ad Parnassum, Arabesque n° 1
PoulencFinal du « Bal masqué »
SancanToccata

Pierre Laurent Boucharlat : piano

Samedi 3 juillet : 20 h 30

Soirée Flamenco
NinSuite Espagnole
Huguet i TagellFlamenco (violoncelle solo)
CassadoSonate
GranadosAndaluza
EspinozaEstudio Flamenco n° 7 (piano solo)
De FallaSept Chansons Populaires Espagnoles
CassadoRequiebros

Duo Fortecello : (Anna Mikulska : violoncelle, Philippe Argenty : piano)
La Cecilia, Cécile Cappozzo : danse

Mercredi 7 juillet : 18 h

Soirée romantique
DvorakQuintette n° 2 opus 81 en la majeur

Ksenia Dubrovskaya : violon
Da-Min Kim : violon
Brice Duval : alto
Lev Sivkov : violoncelle
Michel Bourdoncle : piano

Mercredi 7 juillet : 20 h 30

Musique française
DebussySonate pour violon et piano en sol mineur
Franck, Sonate pour violon et piano en la majeur FWV 8

Amaury Coeytaux : violon
Nicolas Bourdoncle : piano

Lundi 12 juillet : 18 h

Récital de piano
ChopinSonate n° 2 en si bémol mineur opus 35, Trois Valses opus 64, Études n° 2 et 4 opus 10, Polonaise n° 6 « l’Héroïque » opus 53, Mazurka n° 1 opus 24 en sol mineur, Mazurka n° 2 opus 24 en do majeur, Mazurka en fa majeur, Mazurka en sol mineur, édition posthume, Scherzo n° 1 opus 20

Jan Zielinski : piano

Lundi 12 juillet à 20 h 30

Soirée de musique de chambre
BrahmsTrio pour piano et cordes n° 1 opus 8 en si majeur
RachmaninoffTrio élégiaque pour piano et cordes n° 1 en sol mineur

Ksenia Dubrovskaya : violon
Kirill Rodin : violoncelle
Hervé Billaut : piano

Mardi 13 juillet à 18 h

Musique polonaise
ChopinPolonaise n° 1 opus 26, Nocturne n° 2 opus 9 en mi bémol majeur, Nocturne n° 2 opus 27 en ré bémol majeur, Valse n° 1 opus 34 en la majeur, Mazurka n° 1 opus 24 en sol mineur, Mazurka n° 2 opus 24 en do majeur
PaderewskiMenuet n° 1 opus 14 en sol majeur, Sarabande n° 2 opus 14 en si mineur, Légende n° 1 opus 16 en la bémol majeur
SzymanowskiMazurka n° 1 opus 50 en mi mineur, Mazurka n° 3 opus 50 en do dièse mineur

Artur Jaron : piano

Mardi 13 juillet à 20 h 30

Duo Schiavo Marchegiani
Piano quatre mains
SchubertFantaisie en fa mineur op. 103 D. 940
RossiniOuverture de « l’italienne à Alger »
MozartSonate en si bémol majeur Kv. 358
BrahmsDanses hongroises, n° 1 en sol mineur, n° 2 en ré mineur, n° 4 en fa mineur et n° 5 en fa dièse mineur

Marco Schiavo
Sergio Marchegiani

 

Les Nuits pianistiques à l’auditorium Campra

Jeudi 27 juillet 2021 : 20 h 30

Récital de piano
SchumannÉtudes symphoniques opus 13
Entracte
RavelGaspard de la nuit
LisztAprès une lecture de Dante

Nicolas Bourdoncle : piano

Mercredi 28 juillet : 20 h 30

Récital piano
SchubertImpromptu n° 1 opus 142, Sonate en la mineur D.784
Schubert/LisztGretchen am Spinnrade, Auf dem Wasser zu singen
Entracte
Schubert, Sonate en la majeur D.959

Alexandre Chenorkian : piano

Vendredi 30 juillet : 20 h 30

Récital de piano
Bach/MelartinPrélude de la sonate en mi majeur pour violon
BrahmsDeux Rhapsodies opus 79
Saint-SaënsBagatelles n° 1, 3 et 4 opus 3, Souvenir d’Italie opus 80, Rhapsodie d’Auvergne opus 73 (arrangement piano par Saint-Saëns)
Entracte
Liszt, Les Cloches de Genève, Sonnet 104 de Petrarque, Paraphrase sur Rigoletto (d’après l’opéra de Verdi), Réminiscences de Norma (d’après l’opéra de Bellini)

Jean Dubé : piano

Samedi 31 juillet : 20 h 30

Soirée symphonique autour du pianiste et compositeur Carlos Roque Alsina
DoniFantaisie Balkanique pour piano et orchestre
BachBusoniChaconne en ré mineur BWV 1004
Roque AlsinaFantaisie pour clarinette et orchestre
Entracte
Roque AlsinaSuite indirecte pour orchestre de chambre
ChopinAndante Spianato en sol majeur (orchestré par Roque Alsina) et Grande Polonaise brillante en mi bémol majeur opus 22

Mathis Cathignol : piano
Dominique Vidal : clarinette
Carlos Roque Alsina : piano
L’Orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon
Direction : Valentin Doni

Mardi 3 août 2021 : 20 h 30

Récital de piano
BachVariations Goldberg
Konstantin Lifschitz : piano

Mercredi 4 août 2021 : 20 h 30

Musique de chambre
BöhmeConcerto en mi mineur opus 18
RopartzAndante et Allegro
EnescoLégende
ArbanFantaisie sur la Traviata, Variations sur le Carnaval de Venise
David Guerrier : trompette
Samuel Parent : piano
Entracte
SchumannAdagio et Allegro en la bémol majeur opus 70 pour cor et piano
BrahmsTrio en mi bémol majeur opus 40, pour piano, violon et cor
Laurence Monti, violon
David Guerrier : trompette et cor
Samuel Parent : piano

Jeudi 5 août 2021 : 20 h 30

Récital de piano
Mozart, Un petit rienFantaisie en ré mineur, Glass harmonica adagio
ChopinMazurka en la mineur
MozartSonate n° 11 en la majeur K.331
ChopinValse en la mineurGrande valse brillante en mi bémol majeur opus 18, Fantaisie en fa mineur opus 49
MozartUn petit rien

Jean Marc Luisada : piano

Vendredi 6 août 2021 : 20 h 30

Soirée de musique de chambre
BeethovenPièces pour mandoline et piano
Thème et Variations en ré majeur (inédit), Adagio et Allegro en ut majeur, Adagio en mi bémol majeur

Vincent Beer Demander : mandoline

Anaït Serekian : piano
SchubertTrio n° 1 en si bémol majeur, D. 898

Da-Min Kim : violon
Lev Sivkov : violoncelle
Théodore Paraskivesco : piano
Entracte
BeethovenQuintette pour piano et vent en mi bémol majeur opus 16

Guillaume Deshayes : hautbois
Valentin Favre : clarinette
Yannick Maillet : cor
Frédéric Baron : basson
Hugues Leclère : piano

Mardi 10 août : 20 h 30

Récital de piano
Haydn, Variations en fa mineur Hob XVII n° 6
LisztJeux d’eau à la Villa d’Este
RavelJeux d’eau, Pavane pour une infante défunte, Sonatine
Entracte
ChopinScherzo no 2 en si bémol mineur opus 31, Nocturne en ré bémol majeur opus 27 no 2, Polonaise en fa dièse mineur opus 44, Polonaise héroïque en la bémol majeur opus 53

Bernard D’Ascoli : piano

Mercredi 11 août 2021 : 20 h 30

Soirée de musique de chambre
BrahmsQuatuor avec piano et cordes en sol mineur n° 1, opus 25
Entracte
FauréQuatuor pour piano et cordes en do mineur, opus 15
Da-Min Kim : violon
Marie-Anne Hovasse : alto
Frédéric Lagarde : violoncelle
Olivier Lechardeur : piano

Jeudi 12 août 2021 : 20 h 30

Soirée hommage à Dvorak
BrahmsTrois Intermezzi opus 117
DvorakQuatuor à cordes en fa majeur opus 96, dit « Américain » (transcription de D. Walter)
Entracte
DvorakQuintette pour piano et cordes en la majeur opus 81 (transcription de D. Walter)
Quintette à vent Moraguès
Michel Bourdoncle : piano

Vendredi 13 août 2021

Intégrale des concertos de Bach pour claviers

Première partie 18 h
Concertos pour deux claviers
BachConcerto BWV 1060 en do mineur
Hermine Forray
Alexandre Chenorkian
BachConcerto BWV 1061 en do majeur
Mathis Cathignol
Sacha Morin
BachConcerto BWV 1062 en do mineur
Frédéric Aguessy
Samuel Parent

Intégrale des concertos de Bach pour claviers

Deuxième partie 20 h 30
Concertos pour trois claviers
BachConcerto BWV 1063 en ré mineur
Véronique Pelissero
Anne Bertin-Hugault
Patrick Zygmanowski
BachConcerto BWV 1064 en do majeur
Patrick Zygmanowski
Frédéric Aguessy
Véronique Pelissero
Concerto pour quatre claviers
BachConcerto BWV 1065 en la mineur
Véronique Pelissero
Anne Bertin-Hugault
Frédéric Aguessy
Patrick Zygmanowski
Classe de direction de Jean Philippe Dambreville
Camerata d’Aix-en-Provence

Réservations www.lesnuitspianistiques.fr [14]

Festival Les Nocturnes de la Sainte-Victoire du 1er au 11 juillet 21

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L’Edition de la Renaissance

Le splendide et très prisé Festival ‘Les Nocturnes de la Sainte-Victoire’ annonce, par l’intermédiaire des co-directeurs Alexandra Lescure et Etienne Kippelen, et sous la présidence de France Lescure, « L’Edition de la Renaissance » après une année compliquée pour tous et empêchée pour le monde culturel. Habitué à recevoir plus de 1500 spectateurs à chaque édition, les responsables seront, cette année, vigilants à respecter quota et règle sanitaire. Cependant, les lieux se prêtant facilement à la distanciation, les amateurs de belle musique pourront toujours à loisir profiter de ces moments privilégiés. Par prudence, la formule sera différente. Les fameuses dégustations offertes au grand public manqueront ‘gustativement’ à l’appel, mais les concerts choisis viendront à point régaler tous nos sens tant la beauté des lieux que, surtout, l’extrême qualité de cette 5e édition du Festival. Les spectateurs pourront goûter, avec plus de ferveur encore, aux délices musicaux qui feront valser les étoiles de notre beau ciel provençal, du 1er au 11 juillet 2021.

Quatre concerts en plein air

Tous les quatre se tiendront dans des lieux fétiches: Le Château des Remparts de Trets, le Théâtre de Verdure de Peynier, deux sites différents au panorama exceptionnel avec un même environnement historique et culturel qui se marie parfaitement bien avec l’âme du Festival, le Festival des Nocturnes de la Sainte Victoire promet de merveilleux moments de partage.  

Des artistes remarquables :

MARIO CANONGE LA NUIT DES ANTILLES – PIANO JAZZ
Jeudi 1 Juillet 2021 21h00 Château des Remparts de Trets

Pianiste martiniquais marqué par Bill Evans et Keith Jarrett, Mario Canonge est aujourd’hui un maître reconnu du jazz-fusion, mêlant les standards de piano-jazz aux rythmes entêtants des Caraïbes, le tout savoureusement habillé par ses doigts de virtuose. Son nouveau programme solo au parfum de zouk et de biguine éveille les papilles et fait palpiter les sens. Plus qu’une invitation au voyage, c’est un bain tropical sous les étoiles de la Sainte-Victoire

CYRIL GUILLOTIN – RÉCITAL PIANO NATURE : Beethoven / Debussy
Dimanche 4 Juillet 2021 21h00 Théâtre de Verdure de Peynier

Disciple de Brigitte Engerer au Conservatoire de Paris, le pianiste Cyril Guillotin est avant tout un magicien de l’ivoire, capable de révéler au clavier des sonorités minérales, scintillantes, inouïes. Son répertoire de prédilection, il aime le partager dans toutes ses dimensions, s’adressant en quelques mots au public pour évoquer les sortilèges de chaque oeuvre et les secrets de leur interprétation. Sous les chênes et les pins du Théâtre de Verdure, il a choisi un programme de plein air : douze Préludes de Debussy, miniatures impressionnistes peignant la nature et les hommes, précédés de la célèbre Sonate “Clair de lune” de Beethoven, à découvrir ou à redécouvrir en famille !

CAROLINE SAGEMAN & OLIVIA GAY – LE VIOLONCELLE ROMANTIQUE
Jeudi 8 Juillet 2021 21h00 Château des Remparts de Trets

Caroline Sageman est l’une des rares lauréates françaises du prestigieux Concours Chopin. La carrière internationale de cette virtuose a été menée tambour battant, au son de Chopin, Liszt et Beethoven. Elle forme depuis deux ans un duo avec la pétillante violoncelliste Olivia Gay, à qui les spectateurs ont réservé un triomphe aux Nocturnes 2019. Elles ont concocté ce soir un programme romantique composé de sonates de Beethoven et de Schumann, pimenté de quelques surprises…

Olivia Gay – violoncelle
Caroline Sageman – piano

AGATHE IRACEMA – JAZZ BRÉSILIEN / PIANO-VOIX
Dimanche 11 Juillet 2021 21h00 – Théâtre de Verdure de Peynier

Remarquée dès son plus jeune âge au sein de son Brésil natal, la chanteuse Agathe Iracema nous évoque d’emblée les sonorités ouatées du jazz de la grande époque. Aussi langoureuse qu’éclatante, sa voix d’une incroyable tessiture se marie à merveille au piano brillant de Leonardo Montana, autour d’un répertoire d’arrangements originaux de jazz brésilien. L’essence de la tradition, un regard contemporain : ce concert est une explosion aux senteurs exotiques.

Agathe Iracema – chant
Leonardo Montana – piano

‘I will survive’

Le clip de l’année de cette 5e Edition, avec, en fond sonore l’admirable chanson ‘I will survive’,  reproduit à l’envi l’ambiance chaleureuse et l’activité culturelle que les protagonistes s’attachent à insuffler à ce Festival. Bien que cette année ne soient à l’affiche que 4 concerts au lieu des 8 habituels, cette ‘édition de la renaissance’ ne peut que ravir les mélomanes, avertis ou pas, car la musique a cela d’universel qu’elle est le langage de l’âme et qu’elle pénètre tous les cœurs.

Danielle Dufour-Verna

Réservations uniquement sur : lesnocturnessaintevictoire.fr

Renseignements 06 95 83 93 48

Le Folklore en fête à Château Gombert

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Pour sa 57ème édition, le Festival International de Folklore de Château Gombert revient dans une version plus légère et resserrée du 6 au 10 juillet à MARSEILLE au Centre de Culture et Traditions Provençales et ailleurs. Yves Blisson a rencontré Denis Pantaléo, directeur du festival. Ce dernier nous régale de quelques anecdotes autour d’un festival reconnu à l’International pour la qualité de sa programmation. Interview : Yves Blisson/Vidéo : Diane Vandermolina

Plus d’infos sur le programme : https://roudelet-felibren.fr/festival/ [15]

 

Flâneries d’Art dans les jardins aixois – 26 et 27 juin

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Les Flâneries, la gastronomie de l’œil

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Cet adage signé Honoré de Balzac convient parfaitement à cette 15e édition des Flâneries d’art, festival gratuit imaginé et organisé par la comédienne Andréa Ferréol, présidente d’Aix-en-Œuvres (photo ci-dessus) : ainsi l’Art sous ses formes les plus éclectiques investira six jardins d’hôtels particuliers datant du XVIIe dans le quartier Mazarin, situé en plein cœur de la ville d’Aix En Provence, les 26 et 27 juin prochains.

Cet événement proposera des installations, des expositions, des concerts et des lectures : il accueille plus de 19 artistes plasticiens (peintre, sculpteur, joaillier, céramiste, photographe, parfumeur-créateur, éventailliste… qui recouvrent les différents domaines de l’art contemporain), des auteurs (Olivier Bellamy, Jean d’Aillon, Florence Quentin et Marc Lagrange qui échangeront autour de leur livre), des comédiens (Anny Duperey, Sophie Barjac, Philippe Cariou, Samuel Labarthe, Bénédicte Roy qui diront des textes contemporains) et des musiciens et artistes lyriques pour des concerts exceptionnels (citons la présence de Julien Dran).

Cette édition a été concocté pour ravir les sens des curieux et amoureux de l’art contemporain  en leur offrant de découvrir des arts méconnus, à l’image de la création d’éventail (un art qui fait appel à plus de 40 corps de métiers et qui revient au goût du jour), ou encore des masters class en parfumerie. Nous avons eu l’occasion de rencontrer une partie des artistes invités, Frédérick Gay, Rebecca Campeau, Dominique Rembauville, Patricia Giraud ou encore Corinne Martel qui nous ont parlé de leur art et de leurs créations. Andréa Ferréol est revenue sur les nouveautés de cette édition, également les difficultés, renforcées par la crise sanitaire, à trouver des mécènes.

 

A suivre! DVDM

Les 19 artistes-plasticiens invités à l’édition 2021 sont :

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– Dominique Rembauville, peinture ; Frédérick Y.M. Gay, éventails ; Corinne Martel, peinture, dans le jardin de l’Hôtel d’Oléon Boysseuil (12 rue Sallier).

– Clara Garesio, céramique ; Patricia Giraud, arts plastiques, dans le jardin Cardinale (31 rue Cardinale).

– Terence Baldelli, sculpture ; Vapor, installation ; Rebecca Campeau, sculpture textile ; Charlotte Mano, photographie, Eric de Ville, photographie. Gordon Hopkins, peinture, au Patio des Oblats (54 cours Mirabeau).

– Hélène Guétary, photographie et le Conservatoire européen du Costume ; André Englebert, sculpture ; Philippe Ferrandis, bijoux ; Parfumeurs du monde, parfums ; Yohann Propin, dessin, dans le Salon d’Olivary (10 rue du 4 Septembre),

– Myriam Louvel, sculpture ; Gérard Coquelin, arts plastiques, dans le Jardin Cabassol (1, rue Cabassol).

– Michel Wohlfahrt, sculpture, dans le jardin Flamand (1 avenue Victor-Hugo).

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Au menu

Samedi 26 juin

Hôtel d’Oléon Boysseuil – 12 rue Sallier

– 15h30 Philippe Cariou et Bénédicte Roy, comédiens, lecture

Jardin Cardinale – 31 rue Cardinale

-17h15 Sophie Barjac, comédienne, lecture

Patio des Oblats – 54 cours Mirabeau

-14h45 Les trompettes de Lyon, musique

-16h15 Anne-Laure Chelle et Jorge Calderón Arias, danse

-17h30 Samuel Labarthe, comédien, lecture

-18h45 Andréa Ferréol et Pascal Contet, lecture et accordéon

Salon d’Olivary – 10 rue du 4 septembre

-14h30 Master Class, les Parfumeurs du monde, par Thierry Bernard et Stéphane Piquart

-15h45 Olivier Bellamy, écrivain

-17h Sophie Barjac, comédienne, lecture

-17h45 Jean d’Aillon, écrivain

-19h15 Philippe Cariou et Bénédicte Roy, comédiens, lecture

Dimanche 27 juin

Hôtel d’Oléon Boysseuil – 12 rue Sallier

-15h Philippe Cariou et Bénédicte Roy, comédiens, lecture

Jardin Cardinale – 31 rue Cardinale

-12h Sophie Barjac, comédienne, lecture

Patio des Oblats – 54 cours Mirabeau

-11h30 P. Cariou et B. Roy, comédien, lecture

-14h15 Julie Anna Zappalà, piano, concert

-15h15 Sophie Barjac, comédienne, lecture

-17h Anny Duperey, comédienne, lecture

-18h Julien Dran, ténor et Antoine Palloc, piano, concert

Salon d’Olivary – 10 rue du 4 septembre

-11h15 Master Class, les Parfumeurs du monde, par Thierry Bernard et Stéphane Piquart

-12h15 Le Duo Myrias, concert

-15h Florence Quentin, écrivain

-16h15 Sophie Barjac, comédienne, lecture

-17h30 Marc Lagrange, écrivain

Retrouvez tout le programme des Flâneries d’Art : www.aix-en-oeuvres.com [19]