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Quand la lumière triomphe de la maladie

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Du 13 au 31 janvier, la Maison Hantée (10 rue Vian, Marseille 6ème) accueille une exposition photographique d’une sensibilité rare. Sobrement intitulée “Octobre Rose”, elle rend hommage à la force de caractère des femmes touchées par le cancer du sein.

Derrière l’objectif, Lionel Raynaut, dit Neil, un artiste marseillais au parcours atypique. Bercé par la pop culture japonaise et la nostalgie du Club Dorothée, cet agent de sécurité du Mucem a trouvé dans la photographie un moyen d’exprimer sa vision du monde.

“Une amie coiffeuse et moi avons tous deux perdu des êtres chers à cause de cette maladie”, confie-t-il avec émotion. “Ensemble, nous avons conçu cette exposition pour leur rendre hommage et sensibiliser le public.”

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Dix clichés en noir et rose, au format généreux, captivent le regard. Reflets de lumière sur une silhouette longiligne, détail d’un doigt revendicateur, éclat d’un sourire enfantin… Autant de témoignages de la résilience face à l’épreuve.

L’exposition est le prélude à un livre photo prévu pour octobre prochain, rappelant que “la lutte contre le cancer du sein est un combat qui dépasse le seul mois d’octobre.”

Le vernissage aura lieu le 16 janvier à 19h. Plus d’informations au 04 91 92 09 40. Un appel aux dons sera également lancé au profit de l’association Onco-Partage [2], qui œuvre pour l’accès aux soins de support en région Sud.

Une belle occasion de découvrir le talent d’un artiste engagé, qui sait capter la force de l’âme humaine dans la lumière de ses images.

DVDM

Célébration des saltimbanques et des collectionneurs au Mucem

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« En piste ! Clowns, pitres et saltimbanques… », la nouvelle exposition du Mucem (au J4), signée Macha Makkeïf, nous transporte dans l’univers incroyable des artistes de cirque entre sublime et tragique jusqu’au 12 mai à Marseille. Une programmation dédiée complète l’expérience.

Une exposition sublime et enchanteresse

On entre par un petit vestibule où nous accueillent entre deux grands tableaux, un perroquet bleu et un chien inquiétant aux larges babines. Le ton de l’exposition est donné. On entre dans l’univers merveilleux et intrigant du Cirque, de ses origines à nos jours.

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Puis dans la grande salle de 1200m2, au centre, se dévoilent trois pistes de cirque. Dans la 1ère, trône la nana noire upside down (1965/66) de Niki de Saint Phalle, puis la 2ème s’ouvre sur le bestiaire de Macha et la 3ème offre à découvrir un défilé de mannequins noires revêtant leur apparat de clown.

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Des petites nefs, cagibis, loges et autres recoins à peine cachés recèlent de merveilles : des marionnettes en bois de Guignol, l’Arlequin inachevé de Picasso, des œuvres de Daumier ou Fernand léger, de costumes de cirque chinois, des projections de films muets, des images de contorsionnistes à l’image de Chester Kingston, l’homme caoutchouc ; du danseur de music-hall anglais Little Tich ou encore de Sarah Bernard dans Théodora.

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En fond de salle, deux roulottes exhibent leur habitacle en correspondance avec le stand de tir à la carabine placé du côté de la parade des mannequins.

Se raconte au travers de cette exposition surréaliste l’histoire des artistes, ces bêtes de foire ou freaks des cirques itinérants d’hier et d’aujourd’hui, le tout sublimé par un jeu de lumière délicat dans une scénographie intelligemment pensée.

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Du grand art et pour ma part, une des meilleures expositions du Mucem ! DVDM

Interview de Macha Makkeïf

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Les coulisses de l’exposition

« Pour l’exposition, comme pour un spectacle, j’ai fait une grande maquette où je pose l’espace, les châssis, les distances, puis les couleurs et je réfléchis aux effets cinétiques, je vais jusqu’à mettre des images à l’échelle des tableaux que je vais accrocher. L’avantage de travailler à l’ancienne avec une maquette, c’est que votre regard y entre, se faufile, et vous vous dites, ah, si je passe par là, je vois ça… »

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« Je prévois énormément de choses, j’y travaille depuis 2 ans, mais parfois, un objet se met à parler, à répondre à une œuvre. Ce dialogue entre les œuvres d’art et les objets ou les accessoires de théâtre m’intéresse. J’ai une ronde d’objets qui ont tous joué et sont comme des acteurs qui me disent « mais alors, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » Et les expositions sont là pour réinventer l’histoire avec ces déclassés, ceux qui n’ont plus leur place sur scène, on invente une autre scène pour qu’ils puissent jouer. »

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« Le théâtre est ancré chez moi et je l’ai transporté au Mucem. J’ai voulu construire un récit pour que le public qui déambule, quel que soit son âge, et d’où qu’il vienne, puisse lui-même, elle-même, se raconter son histoire même si j’en raconte une. On peut regarder le spectaculaire, la subtilité entre deux œuvres, et s’interroger sur l’histoire de tel ou tel saltimbanque, connu ou moins connu ».

Bienvenue dans le Bestiaire du Bonimenteur

« C’est une célébration mystique de la condition du saltimbanque de Fratellini à Jacques Tati et du collectionneur, le docteur Frère. Médecin des clowns, des acrobates, des dompteurs, il les a vus grandir, être au sommet de leur carrière, et puis tout d’un coup, être comme dans les tableaux de Gustave Doré, dans un poème de Baudelaire, ou dans un film de Fellini, un vieux clown ou un vieil acrobate un peu boiteux. La figure de l’acrobate nous remet face à notre destin, raconte notre humanité. »

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« Les artistes lui ont confié des petits trésors, un costume, une perruque, un accessoire, une paire de chaussures. Avec ces accessoires et costumes, j’ai imaginé une grande parade décalée pour créer un défilé Haute Couture avec des mannequins femmes. C’est aussi un hommage à ceux qui font les costumes de théâtre et à la Haute Couture, Lacroix que j’adore. Il y a aussi des costumes de la maison Jean Villard autour de l’Arlequin, des masques de théâtre et des costumes de mes spectacles, Alice versus  Lewis et des Apaches avec des extraits des Apaches et de films muets dans un Nickelodeon. »

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«  Il y a ici et là des gestes de fantaisie, avec les bêtes, des spécimens du musée d’histoire naturelle, et des bêtes à moi qui ont toutes joué, à part le petit zèbre. C’est son premier rôle. […] Un livre aux éditions de la Martinière prolonge l’exposition. C’est un livre-objet, qui, d’une certaine façon, ressemble à l’exposition, alors qu’elle n’existait pas encore quand on l’a réalisé. » [12]

« Le Mucem est le plus jeune musée national de France, on peut y faire toutes les expérimentations et ça, c’est formidable d’autant plus que je l’ai vu naitre quand j’étais directrice de la Criée. »

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Des projets plein les poches

« Actuellement, je vis entre Marseille et Paris. Je prépare une exposition pour 2026 au Palais des Papes, qui s’appelle Les fantômes du Palais. Entre deux tournées de Don Juan avec ma troupe et un livre sur Tartuffe et Don Juan, en cours d’écriture,  je vais travailler sur un nouveau spectacle avec ma troupe, des acteurs magnifiques, et de jeunes artistes que j’ai rencontré au Fresnois. »

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« Après avoir tourné un court métrage avec eux, j’ai eu l’envie de faire une création sous forme d’un Slapstick c’est-à-dire sans texte avec des personnages clownesques, un peu perdus, renouer avec ce que j’ai fait pendant longtemps, un peu dans le même esprit que l’exposition. J’aime beaucoup ce théâtre qui ne repose pas sur le texte, faire du théâtre avec juste le corps, les choses, les objets, la lumière même si j’aime aussi les grands textes. »

Propos recueillis par Diane Vandermolina/ Photos ©DVDM

Toutes les infos sur : En piste ! —Mucem [15]

Classical Broadway au palais Neptune (Toulon) le 28/12/2024

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Quand l’opéra se mêle à l’univers de Broadway

Sous la direction de Larry Blank, un expert reconnu dans le domaine, l’Orchestre de l’Opéra de Toulon rend hommage aux grands compositeurs de comédies musicales, parmi lesquels, Stephen Sondheim, Leonard Bernstein, Richard Rodgers, George Gershwin, John Kander, Irving Berlin, jérôme Kern…avec un petit clin d’œil aux grands compositeurs lyriques : Rossini et Puccini.

L’ensemble, accompagné des talents vocaux de Jasmine Roy, Sinan Bertrand, Beate Mordal et Guillaume Andrieux, mêle virtuosité vocale et orchestration, alliant musique classique, jazz et énergie des comédies musicales.

Le spectacle plonge le public dans l’âge d’or des années 1920, en explorant l’émergence de la comédie musicale moderne et l’influence du jazz sur les chansons de Broadway, qui ont traversé les frontières grâce au cinéma hollywoodien, propulsant ainsi ces airs emblématiques à l’échelle mondiale et transformant à jamais la scène musicale internationale. Il offre également une perspective nouvelle sur des œuvres intemporelles telles que, la bohème, le barbier de séville, new york, new york, la cage aux folles… tout en invitant le public à redécouvrir les compositions majeures qui ont marqué l’histoire de la scène musicale américaine.

L’Opéra de Toulon a été parmi les pionniers en France à intégrer la comédie musicale dans sa programmation, avec des productions remarquables telles que Street Scene, Follies, Wonderful town, ou South pacific.  

Jasmine Roy, en plus de ses performances vocales, anime le spectacle avec charisme, créant une interaction spéciale avec le public et transformant le concert en un véritable voyage musical. C’est un hommage vibrant à la fusion des genres, une expérience inoubliable pleine de grandeur.

Petit bémol : Il y a eu un court passage de claquettes mais contrairement aux grandes comédies musicales, le spectacle n’a pas intégré de chorégraphies élaborées ni de costumes mettant en avant l’aspect visuel flamboyant souvent associé à ce genre.

Leïla METINA-BOUCHOUR 

Direction Musicale : Larry Blank

Mise en scène : Sinan Bertrand

Avec :

Jasmine Roy

Sinan Bertrand

Beate Mordal

Guillaume Andrieux

Et l’orchestre de l’Opéra de Toulon

Photos : ©Kévin Bouffard – Opéra de Toulon

Ton soleil dans mes veines

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Un livre lumineux de David Bonfy

David Bonfy est journaliste de presse et écrivain. Originaire du Var, il a habité le froid Pas-de-Calais avant de rejoindre Rang-du-Fliers, près du Touquet-Paris-Plage. Avec son livre ‘Ton soleil dans mes veines’ et grâce à son talent, l’auteur réchauffe le corps, l’esprit et prend possession de nos cœurs.

David Bonfy, auteur talentueux et passionné

« Alors oui, il était italien, sicilien et même Goulettois. Mais il avait conscience en parallèle d’être français. »

David Bonfy, auteur passionné et talentueux, nous présente avec Ton soleil dans mes veines une œuvre profondément personnelle et émotive, qui retrace l’histoire de son enfance et de ses grands-parents siciliens émigrés de Tunisie à Fréjus. Ce roman est bien plus qu’un récit d’immigration, c’est une exploration des racines, de l’identité et des liens familiaux à travers les générations. David Bonfy met en lumière les traditions, la culture, les souvenirs d’une époque révolue tout en restant ancré dans un présent lumineux. L’auteur aborde ici des thèmes profonds à travers une narration riche et poétique, invitant le lecteur à plonger dans l’univers de ses personnages.

Une plume délicate et évocatrice

David Bonfy possède une plume délicate et évocatrice. Il utilise un langage riche et poétique pour peindre les émotions de ses personnages. Ses descriptions sont vivantes et immersives, permettant au lecteur d’en ressentir tous les sentiments.

David Bonfy ©DR

Refaire le chemin

« Les Italiens, on les a appelés les ritals, les macaroni, les mangia-polenta, les polpettones, … Entre 1942 et 1943, l’armée de Mussolini traverse la frontière et neuf départements sont alors sous occupation italienne… Dans les cours d’école, l’ambiance est alors délétère… Sur les devantures des magasins, on aperçoit des panneaux « Interdit aux chiens et aux Italiens… »

Avec ce livre, l’histoire de ses grands-parents, où tout est vrai, personnel et universel à la fois, David Bonfy grave ses souvenirs dans le marbre et les transmet : amour, déracinement, rapatriement… Une ambiance italienne, la petite Sicile à la Goulette, des ‘mamma’ qui se parlent d’un balcon à l’autre, le linge à la fenêtre et l’insouciance des enfants qui jouent dans la cour : David Bonfy a refait le chemin. ‘Ton soleil dans mes veines’ est un hommage à la mémoire familiale, un récit poignant des racines et de l’héritage culturel ainsi qu’une réflexion sur le sens de l’identité dans un monde en perpétuel changement.

L’Accent

« Quand mon grand-père parlait, nous dit David Bonfy, c’était une ritournelle. J’adorais l’écouter. Ma grand-mère avait une petite voix adorable. Lui avait un accent italien très prononcé et elle plutôt un accent pied-noir, un peu à la Marthe Villalonga… »

« On emporte un peu sa ville, Aux talons de ses souliers, Quand pour vivre plus tranquille, On doit tout abandonner » chante Enrico Macias.  L’accent, c’est une vie qu’on emporte avec soi. En se remémorant ses grands-parents, David Bonfy prend, sans le vouloir, l’accent pied-noir ; magnifique plongée dans un passé sublimé.

Une nostalgie lumineuse

« Vous qui me lisez. J’espère que vous avez apprécié ce voyage dans le temps et dans la Méditerranée. Si vous vous être reconnus dans certains passages, c’est que finalement vous êtes d’accord avec moi : Nous sommes tous des enfants du soleil ! »

David Bonfy réussit la gageure de rendre la nostalgie lumineuse. Ici, elle est éclaboussée de soleil. Italie, Tunisie, France… Avec cette odyssée méditerranéenne bardée d’images, de souvenirs, d’anecdotes, de rencontres, d’amour, de rires et de tendresse, David Bonfy écrit un livre éblouissant qui caresse le passé pour mieux éclairer le présent.

Danielle Dufour-Verna

Marseille : Un Dîner de Gala du Corps Consulaire au Service de la Coopération Internationale et de la Paix

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Le 7 décembre 2024, L’hôtel Villa Massalia a eu l’honneur d’accueillir un prestigieux dîner de gala, orchestré par le corps consulaire marseillais et son secrétaire général et Consul honoraire de Chypre, Monsieur Alkis Voskariades, rassemblant près de 70 missions consulaires.

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Cet événement, placé sous le haut patronage de Madame Sonia Abou Azar, Consule générale du Liban et doyenne du corps consulaire, ainsi que de Monsieur Christophe Mirmand, Préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, met en exergue les contributions significatives des consulats dans les domaines économique, commercial et culturel.

Deux Objectifs Distincts

-Mettre en lumière l’engagement et le travail essentiel des consulats présents à Marseille. Par des actions variées, ces institutions jouent un rôle fondamental dans l’enrichissement de la ville et de la région.

-Constituer une occasion privilégiée pour favoriser des échanges constructifs entre les partenaires locaux, dans le but de renforcer la coopération entre les pays représentés et les acteurs régionaux autour d’objectifs communs.

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« Ce dîner est une célébration de la solidarité internationale et de l’ouverture de Marseille au monde » souligne  Madame Sonia Abou Azar, Consule générale du Liban, lors de son discours inaugural.  Cette rencontre affirme le rôle du corps consulaire en tant que promoteur d’un dialogue international orienté vers la paix.

Le Corps Consulaire : Un Acteur Clé

Souvent perçu comme une entité administrative éloignée, le corps consulaire est un acteur dynamique au sein du tissu social et économique local. En qualité d’interface diplomatique, il représente les intérêts de ses pays d’origine tout en soutenant les priorités diplomatiques de la France. En tissant des liens étroits avec les autorités locales et les entrepreneurs, il contribue à renforcer les relations bilatérales et multilatérales, favorisant un climat de confiance et de coopération mutuelle.

Assistance et Protection des Citoyens

Une autre dimension fondamentale de l’activité consulaire réside dans l’assistance apportée aux ressortissants à l’étranger. À Marseille comme ailleurs, les consulats jouent un rôle capital dans l’accompagnement des expatriés et des voyageurs, offrant des services divers qui vont de l’aide en cas de perte de documents à l’assistance en situation d’urgence. Cette mission de protection est essentielle pour garantir la sécurité et le soutien des citoyens éloignés de leur patrie.

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Catalyseurs d’Échanges Économiques et Culturels

Les consulats agissent également en tant que catalyseurs d’échanges économiques. En collaborant avec les chambres de commerce et les acteurs économiques locaux, ils promeuvent les opportunités d’investissement et encouragent les partenariats commerciaux. Leur connaissance approfondie des marchés locaux et internationaux constitue un atout précieux pour les entreprises qui naviguent dans les complexités du commerce mondial.

Marseille, avec sa mosaïque culturelle riche, est un terreau fertile pour la diplomatie culturelle. Les consulats y organisent de nombreux événements artistiques et éducatifs qui mettent en avant la diversité des cultures représentées. Ces initiatives renforcent les liens interculturels et contribuent à l’ouverture d’esprit de la communauté marseillaise.

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Engagement et Rayonnement

Le corps consulaire assume un rôle clé  en soutenant les communautés expatriées, servant de point de contact principal pour les diasporas. Cet engagement permet de maintenir un lien fort avec la culture d’origine et enrichit le tissu social local. En accueillant divers événements internationaux, les consulats font de Marseille un centre d’échanges et de coopération, attirant talents, investisseurs et touristes.

Ainsi, Monsieur Christophe Mirmand, Préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur ponctue l’importance de reconnaître l’inestimable contribution des consulats, qui font de Marseille une ville ouverte sur le monde et un modèle de coopération internationale réussie.

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Un Engagement Social

Les bénéfices générés par ce dîner de gala sont intégralement reversés aux « Restos du Cœur », soulignant l’engagement social des consulats marseillais.  Cet acte de solidarité s’inscrit dans une volonté plus large de contribuer au bien-être de la communauté locale et d’illustrer l’importance de l’entraide dans la construction d’un monde pacifique.

Pour conclure, le corps consulaire Marseillais se positionne non seulement comme une entité administrative, mais également comme un acteur essentiel dans le paysage diplomatique, économique et culturel de la ville. En représentant les intérêts de leurs pays, en protégeant les citoyens et en favorisant les échanges, les consulats jouent un rôle crucial dans la promotion d’un avenir pacifique et solidaire pour tous ainsi que dans l’enrichissement et le développement de Marseille, Métropole Méditerranéenne.

Isabelle Verna Puget

Photos AXPROD©DanC.FabG.FraN

Illustration Hôtel Villa Massalia

L’art du portrait : L’exposition de Jean-Michel Botsen

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L’art et l’artiste : Un cursus artistique et technique

Samedi 16 novembre 2024, j’ai eu le privilège de vivre une expérience mémorable au Théâtre TOURSKY, un lieu emblématique de la scène culturelle locale, réputé pour son accueil chaleureux et son atmosphère bienveillante. Cette rencontre a été pour moi un véritable voyage artistique, alliant des moments de découverte sensorielle et intellectuelle, avec deux événements marquants : l’exposition « L’art du Portrait » de Jean-Michel BOTSEN et la pièce « Zoé » de Gilles ASCARIDE.

Cette première partie m’a offert une belle plongée dans l’univers créatif de Jean-Michel Botsen, à travers son exposition “L’art du portrait”. Cet artiste diplômé en arts appliqués, fort de plus de trente ans de carrière dans le monde de la publicité et de l’édition, nous a proposé une série de portraits aussi captivants que variés. À travers ses œuvres, j’ai pu découvrir un voyage visuel, où la diversité des techniques se mêle à l’émotion brute du portrait humain. L’artiste a su explorer différentes facettes du genre : du réalisme précis à l’abstraction poétique, chaque œuvre semble raconter une histoire, un moment figé dans le temps.

Son travail se distingue par sa capacité à jouer avec les formes, les couleurs et les textures. À travers des portraits réalisés à la peinture acrylique, à l’huile, ou encore avec des outils plus modernes comme la tablette graphique, Botsen nous invite à voir au-delà de la simple représentation du visage. Il capte l’âme des sujets qu’il peint, les rendant vivants, émotionnels, et parfois même déformés, mais toujours puissants.

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Sa série de “tributes”, dans laquelle il rend hommage à des figures emblématiques du cinéma et de la musique, m’a particulièrement impressionné(e). En intégrant des titres de chansons ou de films en arrière-plan, il crée une fusion subtile entre l’image et le texte, renforçant la profondeur émotionnelle de ses portraits. Ce jeu avec les mots et les visages ajoute une dimension narrative à ses œuvres, donnant à chaque portrait une histoire qui va bien au-delà du simple visage. J’ai pu admirer les tributes de Clint Eastwood, Serge Gainsbourg, Jean-Paul Belmondo et bien d’autres figures marquantes.

Une évolution créative : de l’illustration au gribouillage, une quête de liberté

Jean-Michel Botsen a également partagé son parcours, une évolution marquée par un désir constant d’explorer de nouvelles façons de s’exprimer. Après plus de trente ans dans la publicité et l’édition, il a ressenti le besoin de se réorienter vers une pratique plus personnelle et authentique. C’est ainsi qu’il s’est tourné vers le dessin, renouant avec les racines de sa passion. Ses débuts dans l’illustration, souvent appliquée à des projets commerciaux, lui ont permis d’affiner son sens de la forme et de la couleur, tout en développant un regard unique sur l’anatomie et la représentation visuelle. Le travail en peinture acrylique ou à l’huile, notamment dans des interprétations créatives de la réalité, lui a offert une maîtrise technique qui est aujourd’hui au service de son art personnel.

Au fil du temps, il a ressenti le besoin de s’affranchir des contraintes du monde commercial et de trouver une voie plus libre, plus expressive. C’est dans cette quête de liberté que le “gribouillage” est apparu comme un élément clé de sa pratique. À travers un simple stylo à bille, l’artiste a redécouvert la fluidité du dessin, où chaque ligne, chaque geste devient une exploration spontanée, un mouvement intuitif qui laisse place à l’imaginaire. Ses ‘gribouillages’, qui mêlent valeurs et contours, nous dévoilent des portraits ou des scènes qui prennent forme au fil du tracé, sans préméditation, mais avec une grande finesse. Ce n’est pas seulement un exercice de style, mais une véritable démarche artistique, qui lui permet de se reconnecter avec l’essence même du dessin.

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Du gribouillage numérique à l’encre de Chine : un retour aux sources

L’arrivée des outils numériques a ouvert de nouvelles possibilités à Jean-Michel Botsen, notamment grâce à la tablette graphique, qui lui permet d’ajouter une dimension chromatique infinie à ses gribouillages tout en conservant l’esprit du dessin manuel. Grâce à la flexibilité des calques et des outils numériques, il a pu développer des œuvres plus complexes, intégrant du texte en arrière-plan, notamment dans ses séries “tributes”, où il rend hommage à des artistes et à des personnalités en mêlant portrait et citation. Ces œuvres témoignent d’une maîtrise des nouvelles technologies, tout en préservant cette touche personnelle et spontanée propre à son approche créative.

Mais malgré les atouts du numérique, l’artiste n’a jamais cessé de revenir à ses premières amours : l’encre de Chine et la plume ou encore le stylo bille. Dans ses dernières séries de portraits réalisés sur papier, il parvient à restituer la fluidité et la légèreté de ses gribouillages tout en apportant une profondeur nouvelle grâce à la précision du trait et la richesse des textures. Ces œuvres sont un retour aux sources, où le geste devient plus précis, plus travaillé, tout en conservant la spontanéité et l’émotion. La série actuelle de portraits en encre résonne comme un retour aux fondamentaux de sa pratique, où il recherche un équilibre parfait entre technique et liberté expressive.

L’art du partage : transmettre sa passion à travers les ateliers

Au-delà de sa production personnelle, Jean-Michel Botsen s’investit également dans la transmission de son savoir-faire. Depuis plusieurs années, il anime des ateliers de dessin et de peinture, s’adressant à un public de tous âges, des enfants aux adultes. Ces ateliers sont pour lui une manière de partager non seulement des techniques, mais aussi sa vision de l’art : une pratique ouverte, sans barrières, où la créativité individuelle est mise en avant. Chaque participant est invité à explorer ses propres envies artistiques, guidé par l’expérience d’un artiste qui a su, au fil du temps, réconcilier ses différentes facettes créatives et s’émanciper des contraintes imposées par le monde extérieur.

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Un moment de convivialité

Après cette immersion dans l’art, l’entracte s’est révélé tout aussi enrichissant. Le créateur, en partageant son discours, a offert un éclairage supplémentaire sur ses œuvres et son parcours. L’apéritif qui a suivi a permis à chacun d’échanger ses impressions sur l’exposition, tout en profitant de l’atmosphère conviviale et accueillante du lieu. Ce moment de rencontre, de discussion et de partage a parfaitement complété la visite, ajoutant une belle dimension humaine à cette expérience artistique.

Une soirée réussie

Cette découverte au Théâtre TOURSKY a été une véritable réussite, alliant culture, convivialité et découvertes artistiques. Il est important de souligner que le théâtre poursuit sa mission avec une profonde détermination, en honorant la mémoire de son fondateur, Richard Martin, qui nous a quitté il y a un an. Ce lieu unique continue de vivre et de rayonner grâce à son esprit, sa vision et le travail de tous les salariés. Chaque événement comme celui-ci est une façon de perpétuer son héritage et de célébrer la culture qu’il a toujours défendue.

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La rencontre avec Jean-Michel Botsen restera gravée dans ma mémoire comme un moment privilégié de partage artistique. Un grand merci à toute l’équipe du théâtre pour leur accueil attentionné et leur professionnalisme. La personnalité de l’artiste, son talent et sa générosité en font une belle rencontre, un créateur à découvrir absolument.

Leïla METINA-BOUCHOUR

Photos : Leïla METINA-BOUCHOUR 

Phot de une : Jean-Michel Botsen ©Leïla METINA-BOUCHOUR

Lien : botsen | Instagram, Facebook, TikTok | Linktree [25]

Lieu : Théâtre TOURSKY (Marseille) : Jusqu’au 14 décembre 2024 / entrée libre

 La Foire Internationale de Marseille fête ses 99 ans en grande pompe

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À l’aube de son centenaire, la Foire Internationale de Marseille s’apprête à célébrer sa 99e édition du 20 au 30 septembre 2024 au Parc Chanot. Cet événement emblématique de la cité phocéenne met cette année l’accent sur la célébration de son riche passé à travers une rétrospective historique tout en offrant une programmation résolument tournée vers l’avenir dans une ambiance festive.

 Un siècle de tradition et d’innovation

Pour cette édition historique à plusieurs niveaux, la Foire Internationale de Marseille promet 11 jours de festivités, de découvertes et d’animations pour tous les goûts, alliant commerce et divertissement dans une ambiance conviviale typiquement marseillaise. 

En 10 ans, le visage de la Foire de Marseille a grandement évolué tout en conservant son ADN. Anna Gallone, directrice du développement de la Safim, chargée de la communication, du marketing, des relations extérieures et des salons professionnels, travaille depuis une douzaine d’années à la Safim. C’était l’occasion de l’interroger sur les transformations récentes de la Foire auxquelles elle a assisté. « La première transformation, c’est que depuis 10 ans, ce n’est pas du tout toujours la même chose. Déjà à travers des thématiques qui sont nouvelles chaque année : on a eu la sportive, la gourmande, cette année c’est la fête… Ensuite, il y a un plus grand pourcentage de nouveaux exposants chaque année, même si, évidemment, on trouve toujours certains exposants traditionnels : depuis que je travaille à la Safim, c’est une chose qui a marqué l’histoire de la Foire. Et plus d’exposants internationaux. Il ne faut pas oublier que c’est une Foire Internationale. »

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 La 99e Foire Internationale de Marseille : Une célébration festive et mémorable

« Nous voulons faire de cette édition à la fois une opportunité de business et une grande fête populaire », déclare Laetitia Lenquette, directrice générale de la Foire. Cette volonté se reflète dans les nombreuses animations prévues, dont une exposition retraçant les 99 ans d’histoire de la Foire, offrant aux visiteurs un voyage dans le temps fascinant.

« Nous allons proposer à notre public de se replonger dans les 99 ans de la Foire à travers une exposition intitulée “99 ans d’histoire ! La Foire Internationale de Marseille, 1925-2024”. L’exposition se tiendra au Palais des Arts, un bâtiment lui-même historique. Il y aura des objets de collection, des photos d’archives, avec des explications préparées en collaboration avec l’historienne Judith Aziza. Cette exposition est bien évidemment complètement gratuite pour tous les visiteurs de la Foire. Il y aura des visites guidées le deuxième jour de la Foire. Pour y participer, il faut s’inscrire, le nombre de places étant limité. Il y aura également des vidéos d’époque à visionner sur place, des vidéos amusantes avec des personnages ayant marqué le début de la Foire. Il y aura de nombreux souvenirs de la Foire et chacun pourra repartir avec une photo de soi : nous avons mis en place un photobooth à cet effet », développe Anna Gallone.

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 Côté festivités, la Foire ne lésine pas sur les moyens

Dès l’entrée, les visiteurs seront accueillis par une installation insolite : un gâteau géant conçu par le collectif Astérolide, utilisant des matériaux recyclés. « C’est un impressionnant gâteau de 4,5 mètres de haut, construit à partir de palettes et de moquettes d’éditions antérieures, qui accueillera les visiteurs. Ce gâteau symbolise l’engagement de la Foire envers le développement durable. Cependant, il faut se positionner à une certaine distance, que nous allons indiquer via des stickers, par exemple, afin de pouvoir en prendre une photo ». L’esplanade 1, rebaptisée “Esplanade de la Fête”, accueillera une joyeuse kermesse avec barbe à papa, jeux forains et animations diverses.

Quatre soirées thématiques – une nocturne (le 27) et trois soirées gourmandes (les 21, 26 et 28) – avec concerts sont au programme, ainsi que des podiums “Faites de la musique” permettant aux artistes amateurs de se produire. « Ces deux podiums sont équipés et sonorisés. L’un est dans le village des Tropiques, l’autre sur l’esplanade du Grand Palais, entre les Halls 2 et les Halls 3. À chaque podium, il y aura un coordinateur animateur qui accueillera les artistes : ils sont d’accès libre, sans aucune inscription préalable. Nous incitons les visiteurs à participer à la fête en prenant le micro, afin qu’ils contribuent à l’ambiance », détaille-t-elle. La Foire continue également de soutenir les artistes émergents avec le concours Festy Live, qui permettra à une trentaine d’auteurs-compositeurs-interprètes de se produire devant un jury de professionnels. De plus, un casting officiel pour l’émission The Voice aura lieu le 25 septembre.

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 Une programmation musicale et artistique riche

La programmation musicale et artistique promet d’être particulièrement riche cette année. Des spectacles de cabaret, comme celui de Miss Lulu (les 23 et 24), du Cirk biZ’arT ou encore la revue Disco Bleu du cabaret de l’Etoile Bleue (le 29 en après-midi), côtoieront des performances de danse, de stand-up avec Marion Manca, et de musique. Les amateurs de disco et des années 80 seront comblés avec plusieurs soirées thématiques, dont un DJ set spécial années 80 en partenariat avec Nostalgie lors de la deuxième soirée gourmande, la première étant dédiée aux musiques d’outre-mer. « À l’occasion de la troisième soirée gourmande, le 27 à 19h, nous allons créer une chenille géante, la Cheucheu : Vincent Piguet, chenilliste professionnel connu dans toute la France, préparera une masterclass en amont. Ensuite, nous participerons tous en essayant de former la plus longue chenille de Marseille. Et pour terminer la soirée, il y aura les célèbres concerts de Radio Star avec plusieurs artistes, dont des groupes connus et des têtes d’affiche », précise notre interlocutrice.

 Une offre commerciale diversifiée et riche en nouveautés

La Foire reste avant tout un rendez-vous commercial incontournable. Avec près de 1000 exposants répartis sur 120 000 m², l’événement propose une offre variée, incluant des nouveautés comme le Pôle conseil avec ses ateliers déco dans le pavillon 3. « C’est un pôle qui offre des ateliers de consultation gratuits pendant toute la durée de la Foire, dans différents domaines liés à la décoration. Il y aura des artistes et le visiteur pourra repartir avec une petite œuvre d’art, par exemple un portrait de soi-même. Il y aura également des consultations avec des architectes et des décorateurs ainsi qu’un atelier dans le domaine de l’upcycling sur la gestion des déchets et objets, avec notamment des poteries », explique Anna Gallone.

Le Corner du Sud, mettant en avant des startups innovantes de la région, en est à sa troisième édition et gagne en popularité. Les visiteurs pourront découvrir une large gamme de produits et services dans des secteurs variés tels que l’habitat, la mode, les loisirs, la gastronomie et bien d’autres. « C’est le Corner d’Innovation. Le Corner d’Innovation du Sud de la France. Le visiteur vient à la rencontre de plusieurs startups de notre région qui proposent des produits innovants et cela permet de lui faire découvrir de nouvelles entreprises, puisque nous accueillons les gagnants d’autres foires parmi les porteurs de projets. Ces derniers, poursuit-elle, sont sélectionnés selon plusieurs critères. Il faut être une structure relativement jeune, c’est-à-dire avoir moins de 3 ans d’existence. Puis, il faut que la société soit implantée dans notre région. Ensuite, il y a tout un questionnaire où la société nous parle de son histoire, de la conception de son produit, de son engagement dans le développement durable, du respect des gestes écologiques. Pour les trophées Gustave, il y a le vote d’un jury professionnel mais aussi un vote du public. »

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 Inclusivité et accessibilité

L’inclusivité est également au cœur des préoccupations des organisateurs, avec deux journées dédiées aux seniors cette année. « En plus de la journée d’ouverture gratuite, de la journée des femmes le mardi, de la journée des demandeurs d’emploi le dernier lundi et des afterworks, nous avons étendu le dispositif de gratuité des seniors cette année : en plus du premier lundi qui était la journée gratuite pour les seniors, il y a la journée du jeudi que nous avons appelée “la journée des vieilles canailles” pour la rendre un peu plus amusante et surtout la distinguer de la journée du lundi. Tous les seniors sont invités à venir en blouson de cuir pour se mettre dans l’ambiance de cette journée », nous dévoile-t-elle.

Digitalisation et bons plans

Enfin, la Foire poursuit sa digitalisation avec la plateforme “Massaliote”, accessible via l’application mobile de l’événement en l’enrichissant et permettant aux exposants de proposer des bons plans exclusifs aux visiteurs, ajoutant une dimension interactive à l’expérience. « 400 exposants mettent en place des bons plans. Par exemple, pour tout menu acheté, un cocktail est offert. Les exposants proposent des bons plans différents chaque jour sur la plateforme, mais ces bons plans sont valables uniquement pendant la durée de la Foire », prévient-elle avant de conclure : 

« Dans le calendrier des événements, la Foire, depuis 99 ans, est déjà bien ancrée dans les agendas de tout le monde. Et pour mieux aiguiller les visiteurs qui veulent préparer leur venue à la Foire, nous avons mis en place un dispositif où ils peuvent télécharger le programme jour par jour sur le site internet de la Foire, sélectionner le jour de leur visite et voir en un clin d’œil tout ce qui est disponible. »

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 Un prélude prometteur au centenaire

Alors que la société organisatrice actuelle postule pour sa propre succession dans le cadre d’un appel d’offres en cours, lancé par la Ville de Marseille, propriétaire des lieux, cette 99e édition s’annonce comme un prélude prometteur au centenaire de 2025. Une chose est sûre : du 20 au 30 septembre, Marseille vibrera au rythme de sa Foire Internationale, un événement qui, année après année, ne cesse de se réinventer tout en restant fidèle à son esprit festif et populaire.

Diane Vandermolina

Toutes les infos sur : https://www.foiredemarseille.com/visiter/horaires-et-tarifs/ [31]

Les Nuits Flamencas 2024 : Une 9ème édition enflammée à Aubagne et ses environs

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Un rendez-vous incontournable de l’été provençal

Du 4 au 7 juillet 2024, la ville d’Aubagne et ses alentours vibreront au rythme passionné du flamenco pour la 9ème édition des Nuits Flamencas. Présentée au consultat d’Espagne à Marseille, en présence de Bernardo De Sicart Escoda, le Consul d’Espagne, la programmation de cet événement d’envergure internationale, porté par l’association NOMADES KULTUR, ne se limitera pas à Aubagne. Il s’étendra également aux communes de La Penne-sur-Huveaune et Gémenos les 13 et 20 juillet, offrant ainsi un rayonnement culturel élargi à travers la région.

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Une programmation riche et variée

La  programmation est réalisée par le renommé guitariste Juan Carmona, « un des guitaristes inscrits dans le Top 5 mondial » précise le maire d’Aubagne, Gérard Gazay, fier du parcours de « l’enfant du pays d’Aubagne. » Pour Juan, il était évident de créer ce festival dans sa ville natale, «  en remerciement pour tout ce que la ville m’a apporté quand j’tais petit : c’est ici que j’ai appris la guitare et développé mon art ».

Sous sa houlette, le festival propose une programmation exceptionnelle qui mêle habilement tradition et modernité. Les spectateurs auront l’opportunité de découvrir aussi bien des stars confirmées que des artistes émergents du monde « du flamenco, ici, dans le pays de Pagnol, un défi qui n’était pourtant pas gagné d’avance » précise Sandrine Carmona. « C’est très symbolique et c’est une fierté que de faire venir de grands noms du Flamenco à Aubagne » poursuit Juan «  d’autant plus que le festival est reconnu partout ailleurs et qu’il fait parti des 3 ou 4 festivals de flamenco les plus importants au monde ».

Et Juan de rajouter que cette année, « Flamen’Comic, un dessin animé sur le Flamenco sera projeté lors des changements de plateau » pour éviter au public d’attendre devant une scène vide.

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Ursula Lopez

Des artistes de renom

Parmi les temps forts de cette édition, les spectateurs pourront assister à une rencontre avec le danseur Antonio Canales, qui suivra la projection du film “Antonio Canales, bailaor”. Originaire de Séville, Marina Valliente proposera un spectacle imprégné de flamenco, de soul et de R&B. La compagnie Andres Marin, figure de l’avant-garde du flamenco, présentera “Jardin Impuro”, un spectacle qui mêle danse, chant et art contemporain. Le guitariste Kema Baliardo, petit-fils du légendaire Manitas de Plata, offrira un concert en hommage à son illustre grand-père.

Le Pablo Caminiero Trio, accompagné de la talentueuse danseuse Ana Morales, proposera un spectacle mêlant flamenco et jazz. L’iconique danseuse Karime Amaya, qui a brillé au Festival de Jerez et à la Bienal de Sevilla, fera également partie de la programmation. Enfin, la Compagnie de danse flamenca d’Ursula Lopez présentera en première française sa création “Comedia sin titulo”, un hommage à Garcia Lorca spécialement conçu pour le festival de Jerez 2024. Ce spectacle mettra en scène huit danseurs pour une performance qui s’annonce mémorable.

Une expérience immersive complète

Les Nuits Flamencas ne se limitent pas aux spectacles de danse et de musique. Le festival propose une multitude d’activités pour une immersion totale dans la culture flamenca. Les spectateurs pourront participer à des initiations à la sévillane, animées par des associations locales de flamenco. Ces cours permettront aux débutants et aux néophytes de s’initier au plaisir de la danse. Des master classes de danse seront également organisées pendant le festival. Elles seront animées par de grands noms de la danse flamenca, offrant ainsi aux élèves des écoles de flamenco de la région l’opportunité de se perfectionner auprès de maîtres reconnus.

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Le festival proposera également des projections de films documentaires autour de la culture flamenca au cinéma “Le Pagnol”. Ces projections seront suivies de rencontres privilégiées avec les réalisateurs, permettant au public d’approfondir sa compréhension de cet art. Des expositions de photographies numériques seront visibles sur la Grande Scène, offrant un autre regard sur le monde du flamenco. Pour les plus jeunes, des animations et des ateliers sur le thème du flamenco seront organisés au sein du village andalou. Les enfants pourront s’essayer à la fabrication d’éventails.

Un village andalou sera installé sur le site du festival, proposant une restauration typique espagnole avec des foodtrucks et un bar. Des exposants, tels qu’un luthier et des créateurs de vêtements de danse flamenca, seront également présents pour immerger le public dans l’ambiance andalouse. Enfin, un cooking show sera organisé, au cours duquel le public pourra assister à un cours de cuisine et découvrir les secrets de la gastronomie espagnole. Un chef cuisinier, spécialement venu de Valencia pour l’occasion, animera cette démonstration culinaire.

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L’accessibilité au cœur du projet

L’une des particularités remarquables des Nuits Flamencas est sa gratuité. Cette démarche audacieuse vise à promouvoir l’accessibilité culturelle, l’inclusion sociale et la mixité. Grâce à cette politique, le festival permet à tous les publics, quels que soient leur âge ou leur milieu social, de profiter de spectacles de qualité exceptionnelle et de vivre des moments uniques.

Un engagement éducatif

En amont du festival, le directeur artistique Juan Carmona s’engage dans une démarche éducative. Il intervient auprès des scolaires, notamment les classes de CM1 et CM2 des écoles d’Aubagne. Ces rencontres ont pour objectif de sensibiliser les jeunes aux musiques du monde et à l’univers du flamenco, contribuant ainsi à l’éducation artistique et culturelle des nouvelles générations.

Une programmation jour par jour

La programmation du festival s’étale sur plusieurs jours, offrant une variété de spectacles et d’activités.

Le jeudi 4 juillet, le festival débutera avec la projection du film “Antonio Canales, bailaor” au cinéma Le Pagnol, suivie d’une rencontre avec l’artiste Antonio Canales lui-même. La soirée se poursuivra au Théâtre Comœdia avec un concert du Pablo Caminero trio, accompagné de la danseuse invitée Ana Morales.

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Andres Marin@CHRISTINE FU

Le vendredi 5 juillet, l’Esplanade de Gaulle accueillera une série de spectacles. La soirée débutera avec une performance de Marina Valliente, suivie par le spectacle “Carta Blanca, Mi Jardín Impuro, Un ojo en Picasso” de la Compagnie Andres Marin. La soirée se clôturera par un concert de Kema Baliardo, rendant hommage à Manitas de Plata. Des master classes avec Antonio Canales et Andres Marin seront également proposées durant la journée.

Le samedi 6 juillet sera tout aussi riche en événements. Les spectateurs pourront assister à une démonstration de cuisine espagnole, suivie des spectacles de Karime Amaya et de la Compagnie Ursula Lopez. La soirée se terminera par un concert de Gypsy Contador. Des master classes de danse et de percussion seront proposées tout au long de la journée.

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Kema Baliardo

Le dimanche 7 juillet, le festival se clôturera en beauté avec un concert de Jose Fernandez trio sur le rooftop de l’Hôtel Best Western Linko. « José a été surnommé Santana et il jouera du Santana avec un touche flamenca » précise Juan Carmona. 

Le festival s’étendra au-delà d’Aubagne avec des spectacles prévus à La Penne-sur-Huveaune le 13 juillet et à Gémenos le 20 juillet, permettant ainsi à un public plus large de profiter de l’ambiance unique des Nuits Flamencas.

Les Nuits Flamencas 2024 s’annoncent comme un des événements culturels majeurs de l’été en Provence. En alliant qualité artistique, accessibilité et diversité des propositions, le festival promet une immersion totale dans l’univers passionné du flamenco que vous soyez aficionado ou simplement curieux de découvrir cet art. DVDM

Toutes les infos sur : https://www.lesnuitsflamencas.fr/programmation-2024-2/ [38]

Ciao MOKA 2024 : L’Italie contemporaine s’invite à Marseille pour une 4ème édition explosive

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Du 19 au 21 juillet 2024, Marseille vibrera aux rythmes de l’Italie contemporaine avec la 4ème édition du festival Ciao MOKA. Cet événement unique en son genre promet trois jours d’immersion dans les cultures italiennes actuelles, mêlant musique, danse, littérature et gastronomie.

Une programmation éclectique et audacieuse

Fidèle à sa mission de promouvoir des artistes italiens émergents et confirmés, Ciao MOKA propose cette année une programmation particulièrement riche et diversifiée. La fondatrice du festival et directrice artistique, Sonia Nisi, annonce une édition “dédiée aux sonorités d’autres galaxies”, explorant “de nouveaux genres hybrides et rebelles”.

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© S Nisi

Le festival s’ouvrira le vendredi 19 juillet au Couvent avec une carte blanche à la danseuse Greta Sandon. Cette performance, inspirée de l’univers de Fellini, questionnera la représentation de la femme dans le cinéma du réalisateur italien et dans la société actuelle. La soirée se poursuivra avec deux concerts qui illustrent parfaitement l’éclectisme de la scène musicale italienne contemporaine.

Kyoto, alias Roberta Russo, originaire de Bari, présentera son projet novateur fusionnant beatbox et électronique sombre. Son premier EP, “Limes Limen”, sera dévoilé en avant-première au public marseillais. La rockeuse napolitaine Etta clôturera la soirée avec son punk rock engagé, abordant des thèmes sociétaux importants comme la santé mentale et l’émancipation des femmes.

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© S Nisi

Le samedi soir, le festival investira le toit-terrasse de la Friche la Belle de Mai pour une soirée festive. La DJ marseillaise Lil’Pea ouvrira les festivités avec un set Disco Funk Italoriental. Elasi, déjà présente lors de la première édition, reviendra avec un nouveau live set électro-pop accompagné de danseurs. Le duo bergamasque Planet Opal clôturera la soirée avec leur son post-disco unique, fusionnant influences new-yorkaises et berlinoises.

Le dimanche, retour au Couvent pour une soirée mêlant cirque contemporain et musique. Le spectacle “Little Garden” de Fabrizio Solinas, artiste italien basé à Marseille, proposera une performance de jonglage inspirée du monde animal. Les Veeble, groupe emblématique de la scène alternative italienne, concluront le festival avec leur folk’n’roll kaléidoscopique aux influences multiples.

Plus qu’un festival musical

Ciao MOKA ne se limite pas à la musique. Tout au long du week-end, des ateliers de danse, de cuisine et de langue italienne seront proposés. Ces activités permettront au public de s’immerger davantage dans la culture italienne contemporaine.

Atelier au Couvent © Stephane Chassignole

Le festival affirme également son engagement en faveur de la parité et de la diversité, tant dans le choix des artistes que dans les thématiques abordées. Cette volonté se reflète dans la programmation, qui fait la part belle aux artistes féminines et aux projets porteurs de messages engagés.

Un rendez-vous incontournable

Avec cette 4ème édition, Ciao MOKA s’impose comme un événement majeur dans le paysage culturel marseillais. Le festival offre une vitrine unique sur la scène artistique italienne actuelle, loin des clichés, et permet au public français de découvrir des artistes encore peu connus de ce côté-ci des Alpes.

ça danse au Couvent ! © Emilien Brunelier

L’accessibilité est également au cœur des préoccupations des organisateurs, avec une politique tarifaire attractive : la plupart des événements sont en entrée libre, seule la soirée du samedi sur le toit-terrasse de la Friche est payante (5€).

Ciao MOKA 2024 s’annonce donc comme un voyage culturel passionnant au cœur de l’Italie contemporaine, une invitation à découvrir la richesse et la diversité de la création artistique transalpine actuelle. DVDM

Photo de une © Stephane Chassignole

PROGRAMMATION Ciao MOKA 2024 [41]