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Et ce sera mon aventure, un poème d’Isabelle Verna Puget dédié aux enfants victimes de harcèlement
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Harcèlement scolaire
De nombreuses personnalités et collectifs tel que “le club de bikers des Desperados” ou encore l’association “Prévenir le harcèlement scolaire” se mobilisent au quotidien pour briser le silence, sensibiliser et protéger les enfants victimes de ce fléau qui se propage en ligne et hors des murs de l’école. En ce jour de rentrée, voici un poème dédié aux enfants victimes de harcèlement.
Patricia Petibon & Susan Manoff en ouverture de la Criée
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QUER CODE SANS CŒUR
Après avoir fait assez longuement la queue (comme une image à notre petite échelle de celle des proches funérailles de LA Reine), pénétrant enfin dans la salle, on cherche (comme toujours difficilement sa place au chiffre caché sous la couche du fauteuil) et surprise : pas de programme. Pour annoncer que le spectacle va commencer, une ouvreuse, au micro, révèle, après coup, que pour avoir le programme, il fallait « flasher » un QUER CODE affiché dans le hall ou bien le trouver sur le site du théâtre… Résultat : les rares spectateurs qui avaient été avertis à temps (par qui et où ?) de cette innovation qui va sauver la planète en économisant un peu de papier recyclé (mais en multipliant le taux carbone d’internet) vont garder leur smartphone ouvert durant toute la soirée, ou tenter d’aller sur le fameux site pour s’informer du programme. Tant pis pour les malheureux sans smartphone, anciens, distraits ayant laissé à domicile ce compagnon obligé de vie moderne, ou public largué par l’aride route informatique.
Ce sera la grande surprise de la soirée. Car, pour ce qui est de Patricia Petibon, quand on la connaît depuis des années et qu’on l’a même aimée, pas de surprise : on sait, avec elle, que le gadget prime le gazouillis, donc, pas besoin de programme, dont se fiche à l’évidence la majorité du public, apparemment moins sensible à la musique, au chant qu’aux facéties très annoncées de la diva qui, de merveilleux soprano léger aux aériennes et acrobatiques vocalises quand elle est corsetée par une mise en scène, livrée à elle-même dans ses récitals, plombe lourdement son tour de chant par des numéros de clown relevant du cirque avec tout un encombrement d’objets de comique enfantin, force faux nez, lunettes, poissons de plastique, peluches, ballon, chapeaux, etc, un fatras tiré du foutoir du piano qui n’en devient pas « arrangé » comme celui de John Cage, mais dérangé par ce fouillis fabriqué, artificiel, sans rapport avec la musique, toujours un placage extérieur. Sans compter ses miaulements, ses feulements, ses mimiques, qui parasitent l’ouïe en accaparant l’œil ou même ses sanglots longs, non de violons verlainiens, surajoutés à telle mélodie espagnole dramatique de Granados.
Bref, il serait trop long de décrire toutes les pitreries de la chanteuse qui donnent une piètre idée de ce qu’elle interprète par tout cet ajout surjoué, pléonastique par le redoublement du sens, comme le chapeau de la joyeuse mélodie de Poulenc, Les gars qui vont à la fête, comme si nous n’avions pas compris : on ne dira pas « Chapeau ! »
Pourtant, cela commençait bien : simple robe blanche floue et petite plume sur sa rousse chevelure, avec de jolis gestes simples, on retrouve la Patricia aimée, tendre, délicate, avec Auprès de la Rose, et Postouro sé tu m’aymo, les poétiques vignettes des Chants d’Auvergne de Joseph Canteloube. On goûte la même intériorité, la douleur retenue, le drame en trois strophes d’Alphonse Daudet dans Trois jours de vendange mis en musique par Reynaldo Hahn. Après Lok Gweltaz un beau solo de piano de Yann Tiersen par une Susan Manoff toujours exacte et fidèle, Cela se gâte, hélas, avec « A la mar » (extrait de Melodias de Melanconia) du contemporain Nicolas Bacri. Alors que le piano ondoie, ruisselle d’écume, de vagues, penchée sur les cordes la diva y va pécher un poisson en plastique, effet comique superficiel causant des rires cassant toute poésie, la grossièreté, la prolifération des signes noyant littéralement la signification.
Il en sera ainsi, à côté de rares îlots, quelques pages de grâce contenue, la scène telle des plages débordées de bris et débris d’objets polluants comme après un naufrage ou, chez nous, après les orages violents.
Dans la deuxième, partie introduite par un extrait trop court de la Danse Espagnole No. 2 « (Oriental ») d’Enrique Granados, lointaine évanescence, réminiscence, jouée avec une touche poétique et nostalgique par Susan Manoff superbe en ses solos, les mélodies espagnoles de Granados, Turina, ou Granada du Mexicain Agustín Lara, et El vito malicieusement endiablé, air populaire harmonisé par Obradors, on concèdera, que Patricia Petibon est stupéfiante de justesse (comme dans son disque Nouveau Monde sur le baroque hispanique) tant rythmique, avec ces redoutables ornements espagnols sans bavure (« limpio », ‘propre’ dit-on en Espagne même pour le flamenco), que linguistique : une prononciation parfaite.
La Bonne Cuisine, cette célèbre série de recettes en français mises en musique par Leonard Bernstein, se prête, certes aux faciles facéties de la fantaisiste chanteuse. On rit, bien sûr, à la pianiste et diva attifées en cuisinier et marmiton mais, le texte, qui est drôle par son sérieux doctoral gastronomique et le contrepoint, disons, le contrepied musical humoristique, voit (on n’entend pas…) toute sa saveur diluée dans la lourde et redondante sauce, le gloubi-boulga enfantin d’ingrédients, d’excessifs accessoires comiques. Encore une fois, trop, c’est trop : cette cuisine en devient indigeste.
En somme —à trop additionner— c’est un moins : on n’est guère emballé par ce déballage embarrassant scène et musique. Certes, un public non averti (ou à l’excès averti par des effets d’annonce (« on va voir ce qu’on va voir. » Et entendre ?) peut accrocher à ces effets démagogiques ; l’autre, décroche comme on l’a entendu aux commentaires ; clameurs oui, mais non nombreux rappels : un seul bis, un tango, il est vrai hilarant, sur les chaussettes blanches.
Est-il besoin de racoler pour caracoler en tête ? Benito Pelegrín
Patricia Petibon & Susan Manoff le 17 septembre 2022, à la CRIÉE, une programmation de MARSEILLE-CONCERTS
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Avec le regret de n’avoir pu être là pour l’ouverture, je répète tout le plaisir musical, le bonheur que j’ai eu de cette belle clôture du Festival Piano en fleurs.
Dans un pli des pentes ardues de Marseille, un doux repli du manteau rocheux de la Vierge de la Garde, dans le coude accueillant de cette chapelle, mêlant dans un timide creux, aux rides de la pierre, le rire d’une fleur, sous le dais léger de cet arbre, le piano semblait un grand oiseau vraiment posé sur toutes les fleurs semées même dans les vêtements des organisateurs et jusqu’au cahier fleuri de la maîtresse des lieux.
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Toute l’élégance stylistique, et physique, de Vittorio, dignité de la musique, puis son sourire bon enfant, et salut avec sa délicieuse petite Chiara, tout ce qu’on peut aimer : beauté de la musique servie respectueusement, rapides gammes minutieuses comme un effeuille des pétales précieux et précis, présence d’enfants joyeux et sages, climat convivial, amical, familial. En somme, estival festival, au beau et bon sens du mot : la fête. Merci!
Et Claude Freissinier, sans façons, rangeant chaises et pliant bagages, attentif et souriant comme toujours.
Grande manifestation interprofessionnelle le 23 avril dès 14h à Marseille et dans toute la France pour la défense des droits sociaux
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Cette tribune intervient un mois et demi après la première occupation par les artistes et techniciens du spectacle du théâtre de l’Odéon à Paris. A ce jour, en dehors du théâtre Liberté que les occupants ont été forcés de quitter, plus d’une centaine de lieux culturels dirigés par lesdits signataires de la tribune sont encore occupés : citons la Criée et le Zef à Marseille, le Cratère à Alès. Rome, Milan, Naples, Bruxelles sont également entrées dans la danse depuis une dizaine de jours pour dénoncer la casse des droits sociaux.
Les acteurs de la Culture au front
Tous les occupants réclament unanimement l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage, rééditant chaque semaine des actions coups de poing, des vendredis de la colère et autres rendez-vous pour sensibiliser la population à leur lutte. Une manifestation interprofessionnelle nationale d’envergure lancée en plusieurs villes de France, à l’image de celle qui s’est déroulée à Rome le 17 avril dernier pour lutter contre la précarisation de tous les travailleurs, est prévue le 23 avril avec des Flight Case, happenings d’artistes et de techniciens en divers lieux du parcours.
A Marseille, une opération escargot partira du Zef à 11h pour rejoindre les artistes et techniciens à la place du Général de Gaulle à 14h30, avant de converger vers le cortège sur la Canebière. Cette manifestation en appelle à tous et à toutes, contre les réformes des droits sociaux, et concerne tout un chacun. Espérons que les signataires de ladite tribune descendent dans la rue rejoindre le cortège (départ 14h, du kiosque à musique, en haut de la Canebière) afin de montrer concrètement leur soutien affiché dans ce texte aux artistes et techniciens occupants des lieux, également aux travailleurs de l’éducation ou de la santé qui forment une partie de leur public.
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Depuis un mois, les théâtres et scènes nationales, une Frac et des Opéras sont occupés par les artistes et techniciens du spectacle vivant qui souffrent d’une année d’arrêt quasi-total de leur activité, pour les raisons sanitaires que nous connaissons.
L’objet de ces occupations ne se résume pas ni à une rapide réouverture des lieux culturels (même à jauge réduite), ni à la seule prolongation de l’année blanche, comme le demandent les CDN et le Syndéac* : tous et toutes réclament haut et fort l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage, de la loi sur la sécurité globale et un véritable plan d’aide aux précaires, étudiants inclus.
Ce sont plus de 100 lieux hautement emblématiques** qui ont ainsi été pris d’assaut par les intermittents, étudiants et précaires de la culture : ces derniers cohabitent en bonne intelligence avec les directeurs desdits lieux, sous condition de respect des règles sanitaires mises en place (jauge, distanciation, port du masque, gel hydro alcoolique….) et édictées par le gouvernement. Ces occupations ont néanmoins pour certaines subies de plein fouet le tour de vis annoncé par le Président de la République en ce début de mois d’avril avec l’instauration d’un nouveau confinement jusqu’au 5 mai, limitant les attroupements en extérieur et en intérieur à 6 personnes ainsi qu’interdisant l’achat et la consommation d’alcool sur la voie publique. Des occupants ont été sommés de quitter le lieu occupé (à Toulon, le Liberté), d’autres ont vu leur jauge réduite à 6 personnes (à Paris, la Colline), et les derniers ont vu le nombre jour d’occupation limité à deux après-midi par semaine (à Marseille, le FRAC).
Cependant, en dépit des pressions exercées par ces quelques directeurs frileux ayant reçu un appel à l’ordre de la préfecture, les occupations perdurent et les manifestations revendicatives sont encore autorisées pour peu qu’elles respectent les mesures et protocoles sanitaires instaurés en accord avec les directions et les instances gouvernementales. La liberté d’expression de ses opinions ne peut être fort heureusement contrainte par la situation de crise sanitaire et les appels des occupants des lieux culturels dont les actions se multiplient de part et d’autre de la France reçoivent un écho de plus en plus large au sein de l’opinion publique, chez les salariés et les précaires. Prenant des formes différentes (manifestations interprofessionnelles, occupations ponctuelles de rond-point, invasion de locaux dépendant du Ministère du Travail, happenings, lâchers de clowns, marches silencieuses…), elles se sont intensifiées depuis les annonces du gouvernement concernant une probable réouverture des lieux à la mi-mai, ce à quoi le monde de la culture ne croit pas véritablement, attirant dans son sillon Gilets jaunes et précaires de tout secteur (santé, éducation).
Des associations militantes (Attac), structures solidaires (l’Après M à Marseille), partis politiques de gauche et écologistes, apportent également un soutien unanime à leurs légitimes revendications contre la casse des droits sociaux. Les médias nationaux commencent enfin à donner les raisons premières de leur colère, à savoir l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage, condition sine qua non à toute réouverture des lieux culturels.
Les revendications dépassant largement le secteur culturel ne peuvent que drainer dans leur sillage une population plus large et le mouvement, ainsi initié par les acteurs et actrices de la culture, commencer à faire tache d’huile.
Diane Vandermolina
*le syndicat des entreprises artistiques et culturelles regroupe essentiellement les structures culturelles subventionnées par et conventionnées avec l’Etat. Il ne représente pas les entrepreneurs culturels privés représentés par d’autres syndicats dont la situation est bien plus compliquée et critique.
**emblématiques dans le sens où se sont des lieux subventionnés par le Ministère de la Culture : ce sont des lieux dont les obligations de service publique sont définies par un cahier des charges défini par la tutelle de laquelle ils dépendent directement quasi-indépendamment du taux de fréquentation de leurs espaces, au contraire des lieux privés dont les recettes dépendent presqu’ exclusivement des entrées de billetterie.
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Les artistes et les techniciens et techniciennes du spectacle, syndiqués ou pas, les étudiants et étudiantes de l’Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes et Marseille accompagnés des apprentis et apprenties du CFA des métiers du spectacle et de l’Université AIX MARSEILLE, occupent deux lieux emblématiques de Marseille : le ZEF pour les premiers depuis le 12 mars, la Criée pour les seconds depuis le 15 mars (pour une durée de 15 jours à minima selon nos sources).
Là où l’occupation du ZEF se déroule en bonne intelligence avec la directrice de la scène nationale, Francesca Poloniato, dans le respect des gestes barrière (gel hydro-alcoolique, distribution de masques, distanciation…) et du quota de dormeurs et dormeuses chaque nuit, il n’en va pas de même pour celle de la Criée, où sa directrice, Macha Makeïeff, après avoir fait intervenir la police vendredi dernier, a accepté sous conditions l’occupation de son théâtre par les jeunes.
Droit de réponse
Ces derniers dénoncent l’absence d’accès à la cuisine et la restriction dans l’accès aux douches. « Ce n’est pas, comme lu et entendu ces derniers jours « une séquence artistique et citoyenne » avec « un accueil bienveillant » : mais bien une occupation de lutte. Nous sommes pour l’instant cantonnés au hall. Aucune clé ne nous a été confiée. Nous avons trouvé le reste du théâtre fermé, l’accès aux plateaux condamnés par des cadenas, des loges fermées ainsi qu’un accès restreint aux douches – obtenu uniquement au troisième jour de la lutte. Ce ne sont que des exemples des mauvaises conditions d’accueil, camouflés par une habilité de communication et par un art langagier relevant du mensonge », expliquent-ils dans un communiqué en date du 18 mars afin de dénoncer « l’instrumentalisation entravante » de la Criée « qui tente de s’approprier notre combat », fait, par ailleurs, dénoncé par les occupants et occupantes du Zef.
Le communiqué des jeunes a été publié sous la forme d’un droit de réponse au communiqué diffusé par la direction de la Criée en date du 15 mars, où la directrice écrivait : “Entendre la jeunesse, les étudiants, les jeunes artistes de l’ERACM avec qui nous partageons les principales revendications qu’ils ont inscrites dans un manifeste clair et généreux. Séquence citoyenne et artistique qui n’entrave en rien les répétitions ni le travail de l’ensemble de l’équipe de La Criée. Ainsi prendre soin de l’utopie et préparer le monde de demain dans la confiance réciproque et le respect de chacune, chacun et du lieu théâtre, essentiel à nos vies. Écoutons leur espérance, et vite la joie de la réouverture : nos artistes, nos spectateurs, nos spectacles !”
Mise au point
« Une newsletter et certaines coupures de presse décrivent un partenariat privilégié d’occupation entre les membres d’une école supérieure L’ERACM (Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes Marseille) et la direction du théâtre. Cette annonce est fausse. Si les étudiant.es de l’ERACM ont bien ouvert les négociations pour l’occupation non violente du théâtre, ils ont été rejoints dès les premiers instants de cette négociation par nombre d’allié.es et ne souhaitent pas se revendiquer comme appartenant à une quelconque institution. Nous sommes aujourd’hui, occupants et occupantes du théâtre de La Criée : étudiant.es en théâtre, arts de la rue, beaux-arts, et professionnel.les intermittent.es, technicien.nes et autres acteurs.rices de la culture, saisonnier.es et précaires » précisent-ils, agacés par la lecture, dans certains médias, d’informations erronées concernant leur occupation et revendications qui pour la plupart rejoignent celles des occupants et occupantes du Zef même si la forme développée avec la proposition d’Une criée de la Criée les lundi, mardi et vendredi à 14h30 (AG tous les jours à 16h) diffère du mode d’action des révoltés et révoltées du Zef (AG tous les jours à 14h).
« Nous appelons à nous rejoindre, travailleur.euse.s précaires de tous les secteurs, salarié.e.s en grève, personnes révolté.e.s au Zef, à la Criée et dans tous les lieux de luttes, pour faire lien, s’organiser, partager, pour faire face ensemble à la crise sociale et sanitaire que les décisions gouvernementales ne font qu’aggraver. A la liste de nos revendications* récemment publiées et qui feront l’objet d’un questionnement et d’une mise à jour régulières, s’ajoute la volonté d’inscrire cette occupation dans une conscience des luttes antiracistes, antisexistes, écologistes, contre les violences policières, et contre les injustices que cette société véhicule, et de s’associer à elles» achèvent-ils, ouvrant leur action à une revendication plus large et globale qui ne se réduit pas à la demande d’un calendrier précis avec un protocole bien défini pour une future réouverture des théâtres.
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Un appel à ré-ouvrir la Culture et plus encore
Pourtant, de nombreuses structures culturelles subventionnées et labellisées (la Joliette, Lieux Publics ou encore le théâtre des Calanques et le Massalia pour ne citer qu’eux sur Marseille) et syndicats (SMA, SNSP, SYNAVI, SYNDEAC et PROFEDIM) appellent à une mobilisation générale le 20 mars dans tout le pays pour rouvrir la culture avec le hashtag #feuvertpourlaculture. Ce sera à 11h, place Charles de Gaulle à Marseille avec pour slogan et mot d’ordre « le printemps est inexorable », citation de Pablo Néruda que s’était appropriée la Ministre de la Culture lors d’une intervention télévisuelle. Cette grande mobilisation insiste sur l’ouverture des lieux culturels et leur condition de possibilité mais elle ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt des revendications principales des acteurs et actrices de la culture qui subissent une crise sans précédent.
Pour cette raison, les jeunes de la Criée s’associent aux occupants et occupantes du ZEF pour une manifestation qui va au-delà d’une seule réouverture des théâtres avec pour mot d’ordre l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage et de la loi sur la sécurité globale. Cette manifestation partira du square Louise Michel au boulevard Dugommier dès 11h pour rejoindre la place Charles de Gaulle avant, à 14h, un grand happening « coup de balai sur les artistes » devant l’Opéra** d’où partira un grand cortège « conte la loi sécurité globale ». Le 21 mars, le rendez-vous est donné à midi à la Plaine devant le traquenard pour une participation festive et revendicative au Carnaval de la Plaine, dont le thème est cette année « la mascarade ».
Cette occupation est bien partie pour durer à l’instar de celles des 70 lieux occupés en France à ce jour et de nombreux rendez vous sont à venir.Diane Vandermolina
*Dont l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage, une seconde année blanche pour les intermittents, une extension du RSA aux 18/25 ans, des mesures d’urgences pour venir en aide aux jeunes….
** Plusieurs souhaiteraient occuper l’Opéra et cette idée, selon nos sources, a reçu un accueil favorable de la part d’élus du 1/7 qui souhaitent mettre à disposition les bâtiments municipaux aux occupants et occupantes. Par ailleurs, au Zef, ils et elles ont reçu le soutien du Maire de Marseille, Benoit Payan venu le 17 mars les rencontrer, accompagné de son adjoint à la culture, Jean Marc Coppola.
Occupations des lieux culturels : au-delà du symbole, une lutte commune
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Depuis le début de l’occupation du théâtre de l’Odéon à Paris le 4 mars dernier pour « ré-ouvrir la culture », le phénomène prend chaque jour de plus en plus d’ampleur : au 18 mars, ce sont plus d’une soixantaine de théâtres (CDN, Scènes Nationales ou encore Opéras) qui sont occupés par des artistes et technicien.ne.s du spectacle en France (voir carte ci-dessous datée du 16 mars 21).
A Marseille, tout commence au Zef, scène nationale anciennement appelée le Merlan, où les artistes et technicien.ne.s ont symboliquement choisi la date du 12 mars, soir de remise des Césars, pour entamer leur « siège ». Ils ont imaginés leur propre cérémonie des Césars. Leur parodie toute en humour et revendication faisait écho aux propos de la Ministre de la Culture lors d’une intervention le 10 mars : Roselyne Bachelot -qui rappelons-le avait été accueillie avec espoir par les acteurs du monde culturel lors de sa nomination au poste de Ministre de la Culture- a qualifié ces occupations « pour réclamer la réouverture des lieux culturels » d’ « inutiles » et « dangereuses ». Son action au sein du Ministère jugée insuffisante et peu convaincante avait déjà entamé les espoirs des « cultureux ». Là, ses mots furent la goutte d’eau qui fit déborder le vase, sachant qu’en pleine crise sanitaire, économique et sociale, le gouvernement compte mettre en place la réforme de l’assurance chômage, déjà largement critiquée, au 1er juillet 21 et a fait voter en toute discrétion la loi scélérate sur la sécurité globale interdisant de filmer et photographier les forces de l’ordre en service et leur autorisant le port de leur arme en dehors des heures de service dans les EPR. De quoi en faire bondir plus d’un.
Inutiles et Dangereux ?
Que nous soyons pour ou contre le principe d’occupation des théâtres par les acteurs culturels, telle n’est pas la question car cela n’engage que notre vision parcellaire et morcelée, dictée par nos « a priori », de l’action. Aux yeux de certain.e.s, perplexes face à ce mouvement, il pouvait paraitre dérisoire que les théâtres soient occupés lorsqu’il n’y en avait que quelques-uns mais au vue de l’ampleur prise par le mouvement et du souhait d’élargissement des occupations à d’autres espaces, nous ne pouvons décemment qualifier d’inutile ce mouvement fédérateur à plus d’un titre : avec les gilets jaunes, les ouvriers (ou du moins ce qu’il en reste), le public, les associations de défense en tout genre et les politiques, les soutiens affluent de parts et d’autres en force si ce n’est encore en masse! Parce que les artistes et technicien.ne.s ne se battent ici pas uniquement pour leurs droits et le régime spécial de l’intermittence, souvent qualifié de privilège, mais pour les droits de chaque salarié.e., ce mouvement grandit de jour en jour. Alors, danger, il y a : celui d’être le point de départ d’une révolte plus générale de l’ensemble des français.e.s. Les étudiant.e.s – pas uniquement ceux des Ecoles de Théâtre ou des conservatoires – s’y mettent et probablement d’autres corps de métier dépassant le milieu de la culture vont prendre le train en marche. Là, oui, il y a bien danger pour le gouvernement.
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Arrêtons d’opposer les uns et les autres
Diviser pour mieux régner; c’est ce à quoi doivent faire face les « occupant.e.s » des théâtres dans la mesure où leur occupation prend des formes différentes : certaines sont plus revendicatives que d’autres, plus artistiques, mais elles sont soumises à la même consigne sanitaire drastique d’un nombre réduit de dormeurs et dormeuses sur site et de présent.e.s en intérieur pour les AG ou agoras. L’objectif des occupant.e.s reste en filigrane le même : abroger la réforme de l’assurance chômage et demander à ce que le gouvernement soutienne réellement la culture ainsi que les artistes et technicien.ne.s du spectacle, notamment les jeunes, les primos accédant.e.s et toutes celles et ceux qui faute d’avoir effectué leurs heures se retrouvent au RSA ou à devoir radicalement changer de métier, voire au-delà. Sur ces points, nul ne doute que les revendications sont similaires, exprimées avec plus ou moins de force et de clarté, voire pour certaines avec maladresse.
La question d’une réouverture des théâtres secondaire
La réouverture des théâtres est une revendication importante certes, mais qui vient dans un second temps : empêcher la propagation de la covid nécessite des protocoles stricts et une réflexion claire sur les conditions d’ouverture. Les étudiants, les artistes et les technicien.ne.s la souhaitent rapide mais connaissent la complexité de sa mise en œuvre. La confusion dans la communication des revendications premières est alimentée par certaines directions de lieux occupés qui tentent de convaincre les occupant.e.s qu’une occupation artistique serait bien mieux perçue ou brandissent la peur de la covid et d’une fermeture de leur salle sur ordre du préfet en cas de débordement. Le message porté par les occupant.e.s se trouve également brouillé par une mise en avant de la réouverture de la Culture, entendons ici des lieux culturels, dans les médias. Que nenni ! La priorité est l’emploi, l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage.
In fine : vers une convergence des luttes au-delà des différences
De nouveaux lieux, labellisés ou non, et des agences pôle-emploi sont occupés ; un appel à occupation des ministères du travail et de leurs locaux en régions a été formulé. Le mouvement grossit de jours en jours, d’heures en heures. Alors que le Premier Ministre doit s’exprimer sur un éventuel confinement partiel de certaines régions bien précises, la question des conditions de possibilité de la poursuite du mouvement d’occupation avec les allers et retours des occupant.e.s qui se relaient chaque jour se pose.
Un durcissement dans les déplacements de chacun.e risque d’attiser la révolte populaire en marche et drainer un plus large public dans le sillon des acteurs et actrices de la Culture.
Sortie de résidence très privée pour le SOLO époustouflant d’ELENA TRANSUBTIL
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BONHEURS DE JIMMY JACKSON: Malàdroite/ Cie Inextremiste
Interprète : Elena Adragna
Mise en scène : Yann Ecauvre et Véronique Tuaillon
Technique : Rémi Bezacier
Production : Cirque Inextremiste
Vu le 6/3/2021 au DAKI LING (Marseille)
Présentation
Pour moi, droit au but ! C’est terminé.
Dorénavant, tout n’est plus qu’une question de courbes,
De tangentes et de trajectoires.
Je tourne en rond vers un objectif précis.
Ne rien lâcher !
En prise avec ce corps intimement lié à mon esprit,
À moins que ce soit l’inverse,
Je lui parle, il m’ignore.
« L’autre » c’est moi.
Et dorénavant, tout ne sera plus qu’une question de cercles,
De boucles et d’ellipses.
Je tourne en rond vers cet objectif précis.
Ne rien lâcher !
En prise avec cet esprit intimement lié à mon corps,
à moins que ce soit l’inverse,
Je l’implore, il se régale.
« L’autre » c’est l’« autre », « moi c’est moi »,
à moins que ce soit l’inverse.
Ne rien lâcher ! Ne rien lâcher ! Ne rien . . .
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Notre Avis
RYTHMÉ À LA PERFECTION, il nous tient suspendu à la parole, aux gestes, et a fortiori aux mimiques de l’actrice ÉLASTIQUE, bien que «Maladroite »,(Mal à droite) faussement, certes (c’est le titre) qui nous emmène dans son monde où le rire se fige, tant les douleurs le trament… En fait, c’est juste bouleversant.
Mars : mois des fous, mois d’un triste anniversaire, mois des droits des femmes
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Bientôt le printemps et espérons-le sa cohorte à venir de festivals de plein air, nous voici donc en Mars 2021. Un an déjà que la Covid sévit avec les conséquences dramatiques que nous connaissons, tant sur le plan économique que social, collectif et individuel, un bien triste anniversaire que celui le 13 mars de la fermeture des lieux de culture…
Un an sans lieux de culture où se retrouver, partager, communier…
Mars, c’est bien connu, c’est le Mois des fous ! Oui, un Mois encore plus fou cette année sachant que les lieux culturels et notamment les théâtres ne ré-ouvriront pas avant la mi-avril au mieux et que le 27 mars a été décrétée- quelle jolie ironie- journée du théâtre. Certains théâtres en appellent à une ouverture symbolique ce jour-ci, cet appel sera-t-il suivi de faits ? N’en doutons point même si les gardiens de l’ordre seront également de la partie… pour bloquer l’accès à ces lieux comme ce fut le cas le mois dernier en Avignon lors d’une ouverture des théâtres une heure durant (https://toutelaculture.com/actu/loperation-theatres-ouverts-a-avignon-interrompue-par-la-police/[8] ).
Une ironie accentuée par l’article 25 d’une proposition de loi scélérate portant sur la sécurité globale, voté en catimini ces derniers jours, qui autorise le port d’armes au sein des ERP (établissements recevant du public) quand bien même les représentants de l’ordre ne seraient pas en service. Cette banalisation du port d’arme est inquiétante et dangereuse et une grande majorité des syndicats du spectacle vivant et de la filière musicale ont par ailleurs lancé un appel commun en date du 5 mars 2021: https://www.profedim.org/communique-contre-article-25-proposition-de-loi-securite-globale/[9]).
Un an de Covid et une augmentation sans précédent des violences faites aux femmes et aux enfants
Le mois de Mars, ou plutôt le 8 mars, célèbre les droits internationaux des femmes ! Quelle douce plaisanterie en cette période où les femmes – avec les précaires et les jeunes- sont les plus touchées par la crise économique et sociale engendrée par la pandémie de Covid19.
En ce qui concerne les violences conjugales envers les femmes, elles ont augmenté de 30% depuis le début de la crise sanitaire, notamment lors du premier confinement en France. Le pire étant que « les victimes de violences conjugales ont pu renoncer aux soins par peur de se déplacer, ce qui a eu un impact sur la santé des victimes et a réduit la possibilité de faire constater les violences, physiques ou psychologiques, en vue de suites judiciaires » (selon une étude de l’académie nationale de médecine parue fin décembre 2020 : https://www.academie-medecine.fr/communique-de-lacademie-impact-de-la-pandemie-de-covid-19-sur-les-violences-domestiques/[10] ).
Nous vous proposons de découvrir quelques événements qui vont se dérouler dans les jours à venir à Marseille, avec un crédo, un appel général à la grève des femmes, « les premières de corvées », ce 8 mars partout en France.
La lutte pour les droits des femmes est toujours d’actualité et nécessaire afin d’obtenir une véritable reconnaissance en terme d’égalité de chance et de rémunération, de valorisation du travail domestique mais également afin d’empêcher la propagation des violences sexistes en tout genre dont l’époque sombre que nous vivons favorise la résurgence des plus barbares.DVDM
Quelques rendez-vous incontournables
Dimanche 7 mars 2021 à 14h30 – Rassemblement Vieux Port (sous l’ombrière)
Signataires : Osez le féminisme, Femmes Solidaires Marseille, L’Assemblée des Femmes, l’Amicale du Nid-13, ATTAC, CEL, CIDFF-Phocéen, Collectif 13DDF, ECVF, Femmes kurdes Marseille, Femmes Solidaires -dep13, Forum Femmes Méditerranée, Images et paroles, Marche Mondiale des Femmes 13-PACA, Mouvement de la Paix, Mouvement Jeunes Femmes, MRAP 13, NEGAR Soutien aux femmes d’Afghanistan, La Révolution sera féministe, SOS Femmes 13, UDF-GAMS Sud, FSU 13, UD CFDT 13, Solidaires 13, Gauche Républicaine et Socialiste, Génération.s Marseille, Les Jeunes Génération.s Marseille, Parti Communiste français, Parti Socialiste.
Lundi 8 mars 2021 :
11h30 – Rassemblement place du général de Gaulle, à l’initiative de la CGT
15h – Manifestation, métro Réformés, organisée par les mêmes associations que celles appelant au rassemblement du dimanche 7 mars 2021.
Des rencontres-débats
Dimanche 7 mars 2021 à 14h30 – En visioconférence : projection du documentaire Ouaga girls puis discussion et tables rondes sur le leadership féminin, pour un futur égalitaire dans un monde solidaire – organisé par la Fondation Oxfam Provence avec le soutien du FFM et en présence de Madame Fouchier, Madame Chelini-Pont, Madame Bleta
– Évènements en ligne sur inscription : openagenda.com/oxfam-gl-provence/
– Lien d’inscription à la projection du film Ouaga Girls https://openagenda.com/oxfam-gl-provence/events/ouaga-girls_6433081?lang=fr
– Lien pour inscription aux webinaires : https://openagenda.com/oxfam-gl-provence/events/leadership-feminin-pour-un-futur-egalitaire-dans-un-monde-solidaire?lang=fr