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Actoral – Festival international des arts & des écritures contemporaines

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FESTIVAL ACTORAL à Marseille
26 Septembre-14 Octobre 2017
La 17ème édition du Festival Actoral,dirigé par Hubert Colas,se propose de faire découvrir, comme chaque automne à Marseille, la diversité des écritures contemporaines dans tous les domaines artistiques: poésie, arts visuels, danse, théâtre, musique, cinéma, et à travers tous les pays du monde.
Une vingtaine de spectacles-performances retiennent d’ores et déjà l’attention, parmi lesquels on recommande:
Sunbengsitting de Simon Mayer,le 3 Octobre,à 21h,au Théâtre du Gymnase
Se sentir vivant de Yasmine Hugonnet,le 4 Octobre,à 19h30,au Théâtre des Bernardines
Conversation entre Mohamed El Khatib et Alain Cavalier,le 10 Octobre,à 21h,à Montevideo(13006 Marseille)
Rêve et folie de Georg Trakl,mis en scène par Claude Régy,le 11 Octobre à 21 h ,au Théâtre Joliette
Le programme complet se consulte sur Actoral | Festival international des arts & des écritures contemporaines [2]et l’équipe du Festival est installée 3 impasse Montevideo,13006 Marseille
Philippe Oualid

Une saison riche en surprises et nouveautés au Divadlo (Marseille)

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24 ans déjà et le petit théâtre du 5ème fraichement rénové, moquettes remplacées, murs repeints et plateau propre comme un sou neuf, se tient prêt à accueillir spectateurs et élèves pour une nouvelle saison inédite.

Phèdre (copyright Cie Les tréteaux d’Athanor)

Phèdre (copyright Cie Les tréteaux d’Athanor)

Temps forts, créations et reprises : un retour aux sources et une ouverture inédite

Trois événements annuels ponctuent la saison : citons ici le week-end dédié à la petite enfance « un escargot tout chaud » (16/19 novembre 2017) pour les plus petits dès 9 mois, le traditionnel week-end de Noël (16, 17 et 23 décembre 2017) avec ses surprises théâtrales pour tous les âges, et le festival de Marionnettes (23 février/3 mars 2018) avec son 8ème lever de rideau et ses marionnettes en tout poil.

En dehors de ces trois temps forts, le théâtre offre à découvrir un large panel de spectacles théâtraux allant de l’humour ou de la comédie (avec la reprise de Transferts de J-P About par le Divadlo théâtre les 29 et 30 septembre puis les 6 et 7 octobre à 20h30 ou encore la présentation de Trio, une comédie d’improvisation signée Mark Jane dans laquelle deux membres du public sont invités en devenir les héros d’un soir les 10 et 11 novembre à 20h30) au classique en passant bien entendu par son cœur de programmation, la marionnette et le théâtre d’objet à destination du jeune (et très jeune) public et un concert (une première dans ce lieu).

A la recherche du grand régénérateur (copyright Cie En avant scène)

A la recherche du grand régénérateur (copyright Cie En avant scène)

Côté spectacles tout public

Le directeur du Divadlo revient à ses premières amours : le théâtre, en programmant une pièce de répertoire, Phèdre de Racine, dans une mise en scène de la compagnie les tréteaux de l’Athanor (24 et 25 novembre à 20h30).  Ce nom rappelle probablement aux amateurs de Classiques celui d’un petit théâtre situé rue Vian, ayant récemment fermé ses portes après plus de 20 ans de bons et loyaux services, sa directrice s’étant exilée à Evian pour une semi retraite méritée. Les anciens de ce lieu à la configuration étonnante, avec ses pierres apparentes et son petit balcon donnant sur la petite scène, ont souhaité faire perdurer l’aventure Athanor : Emmanuel Franval, accompagné de son acolyte Didier, a expliqué la volonté du groupe de tourner ces créations dans lesquels ils ont si longtemps joué, à quelques modifications près. Dans le rôle d’Hyppolite,  ce sera Emmanuel qui s’y collera. Question âge, certes, cela peut paraître étonnant mais que nenni, le comédien nous prévient que dans cette adaptation, un préambule permettra d’éclaircir ce point. Nous jugerons sur pièce le jour J de la représentation. La compagnie reviendra par ailleurs en février avec deux pièces de Feydeau ! Une comédie policière, Un simple Interrogatoire, de l’Astrolab théâtre, avec Hervé Fassy de la cie l’Etincelle, librement inspirée du film Garde à vue sera également proposée au second trimestre entre autres découvertes.

Allan Watsay (copyright Cie Sens en Eveil)

Allan Watsay (copyright Cie Sens en Eveil)

Côté jeune et très jeune public

Nous ne pouvons égrener l’entièreté de la dense programmation du Divadlo en matière de jeune et très jeune public dont il a initié la programmation voici 12 ans, mais nous avons sélectionné pour vous quelques propositions alléchantes de compagnies amies : Ruse et aventures de petits cochons du Funambule qui joue sur les sonorités et les couleurs (16, 28, 29, 30 septembre à 10h, dès 1 ans), Rouge, ça bouge (kamishibaï) de la compagnie l’air de dire (9 et 16 novembre à 10h, dès 1 ans) dans lequel Claire Pantel explore les infinies possibilités contées d’un art japonais ancien, un livre lit qu’elle manipule avec délicatesse autour du thème de l’endormissement, et Dodo, de la compagnie Maïrol (dont les deux membres fondateurs sont les heureux repreneurs du théâtre de la Ferronnerie sis rue Consolat), un spectacle musical autour de la nuit (19 novembre à 15h et 16h30, dès 9 mois) puis Debout Léonie c’est Noël toujours par le Funambule (2 et 14 décembre à 10h, 16 et 17 décembre à 10h et 11h15, dès 1 an) avec des marionnettes sur table et à pince à thé. Pour les plus grands, dès 4 ans, ne manquez pas Miss Paillettes, par la cie Preum’s, un concert de chansons poétiques pour enfants mêlant rythmes rock and roll, reggae et musiques des Balkans (27 septembre, 4 et 11 octobre à 14h30) ; A la recherche du Grand Régénérateur de la compagnie Avant-Scène avec Géraldine Baldini et Magali Lindemann, une fable futuriste écologique, en version marionnette, se déroulant sur une planète où la nourriture manque et la possession d’un chat domestique, interdite (18 octobre à 14h30) ainsi qu’Allan Watsay détective privé de la compagnie Sens en éveil, spectacle mêlant magie et théâtre (2,3 novembre à 14h30 et 16h30, 4 novembre à 14h30).

Questions nouveautés, en dehors de la venue de nouveaux professeurs, le Divadlo ouvre les lundis soirs des cours d’improvisations aux amateurs du genre et initie des stages de « découverte de la voix chantée » entre autres cours donnés tout le long de l’année. Une programmation ouverte à tous et un large choix d’ateliers à pratiquer dans ce petit lieu bien sympathique. Diane Vandermolina

Plus d’infos sur divadlo-theatre.fr ou 04 91 25 94 34

Retrouvez notre interview de Bernard Fabrizio en suivant le lien [3]

Interview de Bernard Fabrizio (directeur du Divadlo)

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Le directeur du Divadlo présente la philosophie de son lieu, les nouveautés de la saison 2017/2018 ainsi que son coup de coeur!

Une rentrée en demi-teinte

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Voici venu le temps de la rentrée et de son cortège de conférences de presse, son florilège de contestations sociales et ses coups de gueule, après une trêve estivale bien trop courte : sachez que cette dernière se raccourcit d’années en années avec la rentrée scolaire avancée aux tous premiers jours de septembre. Il n’est plus de bon ton de prendre ses vacances après le 15 août et malheur à qui ne rentre que début septembre : boite email inondée, rendez-vous impromptus, dossiers débordant de la boite aux lettres, messages vocaux en cascade, certains remontant au 22 août !  Il faut penser à prendre le train en marche avant même le retour au travail à proprement parler …

Car, avec ses présentations de saisons théâtrales acte II, ses invitations aux traditionnelles manifestations de rentrée (Art-O-Rama le dernier week-end d’août ou Vivacité le deuxième week-end de septembre), ses dizaines de journées portes ouvertes coïncidant étrangement avec les journées du patrimoine du week-end du 16-17 septembre, ses premières grèves et appels à mobilisations contre les nouvelles lois imposées par un gouvernement élu par une minorité de citoyens (petit rappel à toute fin utile), nous voilà immergés, en apnée, dans le cœur, le vif, du sujet, à notre corps et cœur défendant.

Un retour au quotidien travaillé, aux banalités facebookiennes, aux lectures déprimantes des médias. Affligeantes non seulement par les mauvaises nouvelles dont ils sont le porte-parole, mais également par la médiocrité orthographique de leur contenu. Coquilles, fautes d’orthographes, voire de grammaire, tournures de phrases alambiquées et jargonneuses…. Le pompon revient à ceux qui traitent de la baisse du niveau scolaire des jeunes. Ah, qu’il est loin le temps où chaque média avait ses correcteurs ! Pauvre presse qui n’est plus que l’ombre d’elle-même avec ses titres accrocheurs, ses articles bâclés et ses jugements à l’emporte-pièce.

De grands journaux aujourd’hui en manque de sensationnalisme… Voilà à quoi me font penser mes lectures quotidiennes de mes confrères parisiens. A vouloir réagir à chaud sur l’actualité, à l’image d’un réseau social, la presse tend à perdre ce qui faisait autrefois sa renommée (sa capacité de recul -certes plus ou moins objective- et sa faculté d’analyse critique, nécessaires à l’élaboration d’un article pertinent), au profit d’une reprise telle quelle de communiqués de presse reçus ou d’arguments et autres raisonnements fallacieux trouvés sur le net (devenu source incontournable d’information pour nombre de journalistes, à prendre avec des pincettes) sans parler des fake-news abondantes qu’on trouve sur la toile, voire encore l’élaboration de récits romancés aux accents dramatiques dignes d’une tragédie antique –dans la lignée du story-telling – susceptibles de faire pleurer dans les chaumières et/ou d’indigner le peuple.

Ce dernier est réputé friand de ces anecdotes croustillantes et drames du quotidien mais ne le prenons-nous pas pour un imbécile crédule et ignorant ? Dans les récits de manifestations, les contr’enquêtes sont réduites à de petits encadrés où seul le bon mot d’un interviewé (si possible connu) est cité avant d’être repris à l’unisson, et en boucle, par tous tant ils sont à la recherche effrénée de la petite formule choc qui fera date (c’est d’ailleurs via ce prisme que sont analysés les dires des politiques et consorts, des mots souvent détachés de leur contexte qui conduisent à des extrapolations et arguties ubuesques, voire même des contresens érigés en vérité).

A défaut de se parler, les médias lisent les médias (et se recopient allègrement les uns les autres). Une profession sclérosée, en butte avec un rejet populaire, du fait de sa collusion avec le monde politique et le monde économique qui agissent tels des pressoirs sur les comités de rédaction au grand damne de tous ceux qui défendent la liberté d’expression du journaliste et se battent farouchement pour son indépendance. Un métier décrié qui pourtant attire encore les jeunes grâce à une image d’Epinal à la vie dure, celle du grand reporter intrépide et incorruptible. Une image reprise dans les films et séries, romans et BD.

Ne vous y méprenez pas, ce n’est pas une diatribe contre les médias ni les journalistes mais un triste constat qui me rappelle au quotidien l’urgence de proposer un média indépendant et libre de son action quel que soit son domaine de prédilection. La liberté a un coût. Et je crains que le coup d’arrêt des contrats aidés, couplé à la baisse constante des subventions, ne nuisent à la presse indépendante qui pour survivre y faisait appel. Et de nombreux médias locaux, petits par leur taille et grands par les idéaux journalistiques défendus, de prendre l’eau. A moins peut être de créer un fond de soutien et d’aide à ces structures éloignées du buzz médiatique.

Je ne parle pas ici de mutualisation des moyens dont on voit l’effet dévastateur qu’elle a pu avoir sur les structures culturelles marseillaises obligées mais d’un véritable projet qui permette sur le long terme à chacun de poursuivre son œuvre en bonne intelligence. Chaque média participe au pluralisme des opinions qui, en se confrontant, ouvrent la voix au débat. Chacun contribue ainsi au Progrès* de la société dont la démocratie est aujourd’hui bien défaillante. Mais n’est-ce pas le propre de la démocratie dans un grand pays? Par grand, j’entends un pays où le nombre de citoyens est trop élevé pour mettre en place une véritable démocratie, pleine et entière.

Voici donc quelques pensées jetées en pâture ici à votre bon soin. Quelques réflexions automnales de retour de vacances. Bonne lecture à tous,

Diane Vandermolina

*pris au sens d’Évolution de l’humanité vers un terme idéal.