A l’occasion de la présentation à la presse de la reprise de ‘Blanche Neige’ du 23 au 26 Novembre et du retour après 7 ans d’absence à la Criée du Ballet Preljocaj, Macha Makeieff, directrice du Theatre National de Marseille, a dévoilé par fines touches son projet concernant la Criée.
Un conte actuel et beau
‘Blanche Neige’ revient en France, après un début de tournée réussi ayant amené les danseurs jusqu’à Taiwan où le public a ovationné la création d’Angelin, avec dans le rôle titre la charmante Virginie Caussin et dans celui du Prince, Sergio Diaz. ‘Ce conte est de grande actualité, notamment au regard de ces mères qui’, pour reprendre le mot d’Angelin, ‘ont le complexe de Blanche Neige’, s’échangeant les habits avec leur fille, entrant en compétition avec elles en matière de séduction. Une blanche neige, créée en 2008, qui a muri. nous explique le chorégraphe, tout heureux de retrouver le théâtre national après une si longue absence. ‘C’est un bonheur que de revenir ici et c’est grâce à la générosité de Macha’. Pour cette dernière, sa rencontre avec Angelin a été un coup de cœur. ‘Allier réjouissance et excellence, audace et liberté’ est fondamental pour la nouvelle directrice de la Criée qui a besoin de stimulation et de confrontation, de nouveaux projets comme celui, né au hasard d’un diner avec l’équipe de 2013 et d’autres directeurs de théâtre. Ce projet des Milles et Une nuits est une proposition pour tous les publics, alliant profondeur et fantaisie. ‘Un spectacle flamboyant, généreux, éclatant de lumière, une rêverie’ selon Angelin, une création portée par le Ballet Preljocaj et La Criée.
Une troisième salle ouverte pour tous
Le projet de Macha est de faire vivre la Criée au-delà des horaires d’ouverture classiques du theatre, utiliser le hall pour de petites formes musicales ou des performances, des spectacles jeune public. ‘Le hall ne doit pas être uniquement un espace de passage pour le spectateur, mais aussi un lieu d’étonnement, un espace où le spectateur découvre des choses. Comme une salle des machines avec des événements pérennes’. A venir donc un relooking du hall et de la salle de restaurant avec de grandes tables pour que l’équipe puisse travailler! ‘Je veux que cette maison soit une maison d’art ouverte et joyeuse, je ne veux pas fermer cette maison. Même si la mission de la Criée est de montrer le répertoire, je souhaite faire des propositions artistiques qui ne se limitent pas au répertoire, en croisant les arts et en offrant de la fantaisie, de la réjouissance et de l’excellence. Je souhaite ouvrir plus à la danse, car le théâtre passe aussi par le corps et le mouvement.’
De surprises en surprises
Venant de l’Opera et proposant des créations où l’expression corporelle prime sur la langue, Macha désire laisser des temps d’improvisations, ne pas verrouiller la programmation afin de pouvoir inviter un artiste ‘coup de cœur’ et proposer des surprises comme celle qu’elle propose actuellement avec ‘Blanche neige’, première surprise d’une longue lignée, incluant même des surprises gastronomiques. Cette surprise sera suivie de Fotokino dès le 24 novembre avec le festival Laterna Magica. ‘Une maison d’art, une maison des images, que les visuels soient des actes de création à eux seuls’. Voila le cri de guerre de Macha qui privilégie les choix collégiaux avec son équipe. Que redire donc à tout ce programme qui semble si alléchant et rompt avec l’ancienne direction. Rupture assumée par une directrice fourmillant d’idées originales : ‘j’ai re-choisi Marseille en tant qu’artiste pour sa rugosité, sa complexité… Marseille n’est pas une ville confortable, mais elle me nourrit et je veux lui donner une réponse foisonnante.’ On y retrouvera peut être des chanteurs lyriques, en partenariat avec l’Opera de Marseille, voire l’accueil de grands festivals avec une ouverture estivale, en résonance avec le festival d’Avignon.
Un réel attachement au lieu
En ce qui est de ses projets artistiques, elle va créer en Mars 2012 ‘Apaches’, titre inspiré du surnom donné à ces jeunes délinquants ultraviolents des années 30, basé sur des textes de Colette la vagabonde, car au fond qu’est ce qu’être artiste ou voyou ? Mais après cette création, elle a décidé de ne plus faire d’opéra avant deux ans : elle veut se consacrer entièrement à la Criée. ‘Je m’attache à la Criée dans tous les sens du terme’ s’exclame-t-elle. Et pour preuve, il est rare qu’elle s’absente longtemps de notre ville. Un projet que nous comptons bien suivre de près. DVDM
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BEIJING OPERA EXTRACTS BY THE TIANJIN NATIONAL ACADEMY
The National Academy of Tianjin, an independent municipality of China, located 15o km away from Beijing, offered at the Toursky Theatre on last 8 and 9 November a selection of Peking Opera extracts….
More on www.tjjjy.com [2]

A deserved success!
The reason they did not present a whole Opera is double. First, it allows the singers-actors-acrobats to show the extent of their agility and virtuosity: Peking Opera is an art requiring a high master degree in acrobatics…. But reducing Peking Opera to an acrobatic performance is hazardous. Peking Opera is very complex and the topics are infinitely various: it deals with love story, concubine story, and the great Chinese history or even ghost and fox story. These stories, warrior epics or borrowed legends, inspired from literary pieces, folklore and literary traditions are executed in more or less acrobatic forms, with acting and singing parts and for sure, battle scenes but not always….
In the program chosen by the company, one could appreciate an extract of a Fox Tale. The fox with 9 tails was embodied with brio by a young actress and this is usual to see (young) women acting these kinds of characters whose sex may change at the discretion of its transformations and lives. This presentation makes us think that we won’t only have battle stories and acrobatics. We can expect some more singing and acting parts. So, after the intermission, the company introduces an extract of the Autumn River with a very gifted young actress: her singing was really beautiful and her presence on stage, deeply generous. Of course, they conclude the show with the story of the legendary Monkey King and his tricks! The actor on stage was a very great actor whom energy and talent are incredible: he was the one who played the winged innkeeper in the first extract. This extract delighted the audience; satisfied indeed by the program even one can be critic about the lack of unity in some scenes – especially during the Fox Tale when the army has to walk like one man. Anyway, the artists have a really good master of the Beijing operas techniques, including the musicians with their drums, flutes, guitar, lute and other cymbals.
And this is the second reason they choose to present only extracts: the palette of the characters on stage -with their assorted clothes and make up- shows the diversity of the characters in Peking Opera. One can say that it is a very good choice for a first approach of this kind of Opera because it is not so well known in France. So to conclude, even if I had preferred to see a complete Beijing opera, this set had the beautiful aim to make french audience discover the different facets of the Peking Opera. The magic operated!
But the question is: when will they present a complete Peking Opera in France? Of course, western ears are not accustomed to the acute sounds of the Chinese voices and instruments… Is it the only reason that makes the directors of French theatres and the Chinese art directors not dare to present it? Cos I am sure that some contemporary Peking Opera with lighting and other modern effects could be presented to western audience with success. DVDM
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Trois femmes à la mer. Un conte.
De et avec Ljuba Scuideri
Représentations les 5 novembre 2011 20:30 et 6 novembre 2011 22:00
Le Local, 1 rue Consolat, 13001 Marseille. Renseignements : 04 84 25 04 02
Tarif : 5 €
La jeune femme présente une création originale basée sur un travail de recherche sur trois ans en trois lieux de la méditerranée, Italie, Procida, Algérie, Oran et Lybie, Tripoli. Cette parole de femmes qu’elle porte est celle de toutes ces femmes immigrées qui ont traversé les mers pour échapper à une vie insupportable faite de pauvreté, d’abus et de prostitution. Un peu de son histoire, aussi puisqu’elle devient parfois ces femmes…
Avec humour et tendresse, Ljuba Scudieri conte les histoires de ces femmes, ayant échoué à la rue du Poirier, au panier, le quartier historique de Marseille dans l’espoir d’une vie meilleure. Humour, dérision, dans le récit épique de ces femmes, dans la façon qu’elle a de conter leur vie. Alternant narration et interprétation, son travail glisse sur le fil de la vie, entre conte et théâtre. Le parti de la sobriété dans les décors et les costumes tranche avec la volubilité du dire et de la gestique toute méditerranéenne, saupoudré d’un accent italien délicieux de la jeune comédienne. Davide Chimenti l’accompagne à l’accordéon : sa présence et écoute masculine sont toute en nuance.
Nous vous conseillons vivement de venir découvrir ce récit de femmes sensible et beau, poétique et délicat. DVDM
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