Les rencontres d’Averroès mêlent débats et conférences autour de la Méditerrané : elles continuent leur route vers une 18 e édition à Marseille et proposent par la même occasion une version « Junior ».
Les rencontres d’Averroès ont été créées par Thierry Fabre en 1994 ; elles sont produites et organisées par l’Espace Culture de Marseille. Pour la petite histoire, Averroès est le nom latinisé d’Abu’I Walid Muhammad ibn Rouchd de Cordoue, philosophe, théologien islamique, juriste, mathématicien et médecin né au XIIe siècle en Andalousie.
Ces rencontres proposent de penser la Méditerranée des deux rives, ce sont des moments de partage de connaissance et d’idées. « Que de chemin parcouru depuis le début des années 90 », a confié Thierry Fabre. « A l’époque, il y avait vraiment une mauvaise image de la méditerranée, on a souhaité inverser la tendance, poser certains problèmes sur la table et chercher des solutions ». Tout au long de l’année, les rencontres se passent aussi à Rabat, à Cordoue, et peut être prochainement au Liban. « Nous allons continuer à soutenir les rencontres d’Averroès dans le futur, d’autant plus qu’elles renforcent l’image de notre ville à l’étranger », a affirmé Daniel Hermann, adjoint à la culture pour la mairie de Marseille. Bernard Latarjet, responsable du projet Marseille Provence 2013, a quand à lui reconnu l’importance culturelle de cet évènement. La version « Junior » des rencontres a été lancée depuis quelques années. A Arles, les élèves sont amenés à visiter le patrimoine de la ville, des échanges autour des langues ont lieu. « On a compris l’histoire de la ville, on a fait des dessins de la méditerranée et des cartes », souffle Amina, élève du collège Jacques Prévert. Une association diffuse des films réalisés par les enfants, autour des thèmes environnementaux et de société.
Pour sa 18e édition, les rencontres d’Averroès proposent un thème d’actualité : « L’Europe et l’Islam. La liberté ou la peur ? ». Fidèles à leurs principes les organisateurs entendent donc débattre autour de questions chaudes du moment. Avec trois tables rondes : « Entre l’Europe et l’Islam : histoires de conquêtes ou passé commun ? », « Islams d’Europe : montée des tensions ou reconnaissance mutuelle ? », « Le rendez-vous des civilisations : utopie sans lendemain ou promesse d’avenir ? ». Ces évènements se dérouleront les 18 et 19 novembre prochain à l’Auditorium du Parc Chanot (8e).
Dans le cadre de Marseille Provence 2013, en partenariat avec le pôle ORL de l’hôpital de la Timone, l’association Opéra-théâtre pour tous proposait une master-class publique les 14 et 15 avril autour de l’œuvre « Carmen ».
C’est dans un amphithéâtre de l’hôpital de la Timone, que l’association « Opéra-Théâtre pour tous » a posé ses valises pour présenter une nouvelle ‘master class’. Cette association, née en 2009, se bat pour l’insertion des jeunes chanteurs/ chanteuses dans le milieu professionnel en assurant une fonction pédagogique. Elle vise à rétablir la fonction populaire de l’opéra et à présenter une vision renouvelée des œuvres lyriques classiques.
Un peu moins d’une dizaine de personnes travaillent au sein de l’association : cette dernière programme de véritables opéras à différents moments de l’année. « Nous avons commencé les master class en juillet 2010 et depuis, cela n’arrête pas», s’enthousiasme le directeur artistique Cyril Rovery, lui-même chanteur reconnu : il sera par ailleurs le Duc dans ‘Romeo et Juliette’ de Gounod présenté à l’Opéra de Marseille mi octobre 2011. « Nous souhaitons aider les jeunes chanteurs à se professionnaliser, et amener l’opéra là où l’on ne l’attends pas ». Son visage s’assombrit en revanche quand on parle de subventions « Nous n’avons pour l’instant aucune aide, et cela ne pourra pas durer éternellement ». Le public, qui répond présent à ces master class, est éclectique, des personnes d’un certain âge, des étudiants, des passionnés d’opéra, des curieux… Ce jeudi a été consacré aux répertoires français, italiens et allemands : les chanteurs auditionnés ont bénéficiés de l’intervention de la phoniatre Marie-Noëlle Grini-Grandval, docteur de son état, afin d’améliorer leur chant. Les conseils du metteur en scène Karine Laleu leur ont offert la possibilité d’améliorer leur travail corporel et leur occupation de l’espace scénique. Le vendredi était entièrement dédié à Carmen de Bizet, avec un travail approfondi de théâtre, d’interprétation vocale et musicale, dirigé par la grande mezzo-soprano internationale Marie-Ange Todorovitch. Le public a donc pu découvrir en direct le travail de jeunes chanteurs d’opéra, que ce soit au niveau vocal ou théâtral.
La prochaine ‘master class’ aura lieu les 7 et 8 mai prochain sur « La Traviata » de Verdi, en présence de Leontina Vaduva, à l’Auditorium de l’hôpital Saint Joseph. Un concert de gala sera proposé au public à l’hôpital St Joseph le 25 juin.
La 16e édition du Festival de danse et des arts multiples va investir les lieux culturels de la cité phocéenne du 16 juin au 9 juillet, sous le signe de l’Afrique et de l’histoire afro-américaine.
« Je salue l’équipe de ce festival, qui propose chaque année des regards originaux d’artistes et donne l’occasion au public de voir sur scènes des compagnie créatives », s’est enthousiasmé le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, lors de la présentation du festival. Depuis 1996, le Festival de danse et des arts multiples de Marseille a pour but de favoriser la diffusion de spectacles de danse contemporaine, et de tisser du lien entre artistes et public. La région Provence Alpes Côte d’Azur et la ville de Marseille sont les principaux soutiens financiers de l’évènement, qui a du mal à attirer des mécènes privés. « Les coûts techniques ont explosé ces dernières années car nous n’avons pas de lieu propre, la ville continue à nous soutenir mais c’est tout de même dur pour nous », souffle Apolline Quintrand, directrice artistique du festival. C’est la salle Vallier qui sera le lieu phare de cette édition, mais des manifestations sont prévues dans d’autres lieux culturels en ce début d’été.
« Cette édition sera celle d’un voyage meurtri, mais pétri de vie et d’espoir au cœur de nos mémoires et de nos consciences », poursuit Apolline Quintrand. Le festival accueillera cette année une cohorte hétéroclite d’artistes new yorkais, haïtiens, maliens, sud-africains, ivoiriens, et de biens d’autres nationalités encore, avec un lien commun, « vivre positivement la diversité ». Ainsi seront présents la compagnie de Merce Cunningham, les breakers de « La smala », la « Vertical Road » d’Akram Khan, le théâtre du centaure ou encore la compagnie régionale Eva Dumbia… Philippe Murcia, directeur adjoint, a insisté sur « l’hospitalité et l’accessibilité du festival », dévoilant notamment la mise en place d’interactions avec le public, par des conférences, des invitations à danser…
La politique tarifaire de la direction – de 10 a 31 euro- vise à réduire le coût des soirées pour les spectateurs*. Le festival poursuit son chemin de réflexion autour de la multiplicité des identités et investit déjà pour l’évènement Marseille Provence 2013, notamment avec en prévision un opéra-slam.
*A noter la création d’une CARTE FLUX : pour 45euro, vous pouvez assister à 7 spectacles chez les structures partenaires de l’opération. Plus d’info : fluxdemarseille.com
Le festival de bande dessinée et autres arts associés, se déroule du 22 mars au 23 avril à Aix en Provences, de nombreux artistes et lieux culturels y participent.
Les ruelles bourgeoises et commerçantes d’Aix en Provence réservent parfois quelques surprises au début du printemps. En déambulant entre les enseignes de magasins à la mode et les immeubles modernes, on trouve ces temps ci des espaces dédiés à la bande dessiné. « Les rencontres du 9e art » se tiennent du 22 mars au 23 avril dans différents lieux, comme le musée d’Histoire Naturelle ou le musée des tapisseries, et proposent de nombreuses expositions et rencontres autour de la bande dessinée. Nous nous sommes arrêtés à la cité du livre, hôte privilégié de la manifestation. Quand on pénètre sur la droite du bâtiment, dans la salle d’exposition, on trouve des cubes, inoffensifs à première vue mais qui se révèlent être de véritables nids de créations illustrées. L’auteur Marthe Bathori y balance son « Utopia Porcina », grande fresque historique racontant la prise de pouvoir mondial des porcs à l’orée des années 2020. Un peu plus loin, le trait de la jeune dessinatrice « Zeina Abirached », simple et élégant, ainsi que ses propos autobiographiques rappellent les « Persepolis » de Marjane Satrapi. De l’autre côté, à l’entrée de la bibliothèque, c’est le règne des « Los Tigres del Ring », présentant les différentes facettes iconographiques de ces catcheurs mexicains, véritables légendes dans leur pays. La cité du livre propose aussi un clin d’œil au passé industriel du lieu, avec l’exposition « fire boxes », enchevêtrement de boites d’allumettes vierges, façonnées par de nombreux dessinateurs. C’est donc le moment de filer à Aix en Provence découvrir une ou plusieurs de ces manifestations. A noter qu’un weekend end de rencontres et de dédicaces se tiendra les 8, 9 et 10 avril à la cité du livre.
L’association culturelle franco-japonaise a souhaité en partenariat avec la ville de Marseille et sous le haut patronage du consulat de japon organiser une soirée festive et conviviale afin de collecter des fonds pour aider les enfants victimes de la catastrophe.
En effet, en échos aux ravages dont le Japon est actuellement victime suite au séisme et ras de marée du 11 mars dernier ayant gravement touché la Ville de Minami Sôma, dans la Préfecture de FUKUSHIMA – pour mémoire ses habitants et enfants ont tout perdu, l’association culturelle franco japonaise de Marseille organise un spectacle de soutien le 9 avril 2011 au grand auditorium du Pharo à 20h en présence de nombreux artistes. Ce soir là, le public pourra se régaler avec le Bamboo Orchestra emmené par Makoto YABUKI, avec à la Guitare Pédro ALEDO et Levon MINASSIAN au doudouk ; découvrir la Danse Moderne de Yasuyuki ENDO du Ballet National de Marseille, écouter les Chants de Yukimi YAMAMOTO et Nicolas MAZMANIAN, se laisser charmer par le Piano classique de Hiroshi IWAMOTO, et admirer le Koto et les danses traditionnelles de Takae BOUYSSI-KANAOKA.
Infos pratiques :
Tarif: 20 € ou +/ Tarif réduit:15€ / gratuit pour les enfants de moins de 12 ans / un enfant par adulte. Paiement: espèce ou chèque à l’ordre de “Association France Japon Tsunami 2011”. Durée du programme : 2 heures avec entracte/Tickets: Point de vente: de 17 h à 19 h dans les locaux de L’Association culturelle Franco-japonaise: 46 rue saint Jacques 13006 Marseille 04 91 41 84 02/ Réservations: par e-mail:contact@association-francojaponaise.fr / www.association-francojaponaise.fr [9]
De nombreux artistes marseillais et de PACA se sont mobilisés pour le « Bateau français pour Gaza ». Ce dernier partira de Marseille fin mai et rejoindra une flottille européenne; ceci afin de lutter pacifiquement devant l’urgence de la situation humanitaire, l’atteinte aux droits de l’homme, les enjeux d’un droit international qui n’arrive pas à s’imposer dans ce conflit au Moyen Orient et l’impunité dont bénéficie l’état israélien. Pour ces artistes engagés, la libération du peuple palestinien est devenue l’urgence. Ils organisent ainsi deux concerts et soirées festives afin de recueillir des fonds pour cette cause :
– 19 avril Toursky 19 h : plus de 50 artistes dont Marie Fouillet de Pachamama, Catherine Lecoq…, se rejoignent pour soutenir le projet d’un bateau français pour Gaza! Y compris des plasticiens et photographes dont les œuvres seront en vente ce soir là. 10 euros l’entrée.
– le 12 avril : La Cie La NAÏVE jouera au profit du bateau au théâtre de Pertuis entrée 5 euros.
Venez nombreux soutenir cette initiative rare…
Petit rappel des principes fondateurs du bateau français pour GAZA
‘Le bateau français pour Gaza tente de forcer le blocus diplomatique des gouvernements français et européens afin d’aboutir à un règlement du conflit et à la coexistence de deux États israélien et palestinien sur la base des résolutions de l’ONU, une solution pour bâtir une paix juste et durable et la sécurité des populations de la région.’ Extrait de https://sites.google.com/site/bateaugazacollectif13/[12]