Le 13E Festival de théâtre amateur de Marseille, qui permet à des compagnies de théâtre amateur de se montrer sur les scènes conventionnées de la ville, se déroulera entre le 9 avril et le 4 juin..
«Onze spectacles éclectiques ont été choisi pour cette 13e édition du festival de théâtre amateur, et nous souhaitons cette année mettre en avant les auteurs contemporains », a dévoilé Maurice Vinçon, directeur du théâtre de Lenche et membre du jury de sélection. Aux dires des organisateurs, la sélection du festival est de plus en plus relevée, et la programmation a été définie en fonction de l’originalité et de la qualité des mises en scène proposées. L’objectif de ce festival est de permettre à des compagnies amateurs de jouer sur des scènes de grands théâtres marseillais, tels que la Criée, Le Toursky, le Gymnase, où l’on pourra voir cette année des pièces de Pagnol, Tchekhov, Feydeau, ainsi que d’auteurs contemporains. Alain Sisco, président du comité départemental 13 de la fédération nationale des compagnies de théâtre amateur, s’est ému de la baisse drastique des subventions, qui met en péril l’avenir du festival. « On avait prévu de faire un beau projet pour 2013, mais on a appris il y a dix jours que toutes nos subventions seront supprimés, car la programmation du grand évènement ne souhaite plus y inclure le théâtre amateur ». Toutes les compagnies et organisateurs présents ont affirmé qu’ils se battraient tout de même jusqu’au bout pour continuer à faire vivre ce festival. Et comme l’a rappelé Maurice Vinçon : « le théâtre amateur, c’est tout de même l’origine du théâtre ». .
[3]
Pour cette 13 e édition, des projets ont fleuri avec divers acteur sociaux, des ateliers d’écriture avec des jeunes d’un centre de détentions pour mineurs ainsi qu’un partenariat avec le collége Izzo. Certains professionnels sont aussi associés à l’aventure de ce festival. L’ouverture se fera le 9 avril avec « Funérailles d’hiver, d’Hanokh Levin, au théâtre de la Minoterie, et la création collective « La vie rêvée de nous », fermera le rideau au théâtre de Lenche le 4 juin.
Le carnaval de Marseille, dont le thème cette année est placé sous le signe de l’extravagance dans tous ses états, se déroulera sur le Vieux Port le 9 avril dès 14h.
« Il est important que le carnaval de Marseille reste une fête populaire, le reflet de la ville et un événement festif que partagent tous les habitants », explique Rémy Auda, coordinateur artistique de la manifestation, à l’occasion de la conférence de presse. Il a présenté en compagnie d’Eliane Zayan cette édition du carnaval, dont le thème principal sera « l’extravagance ». Nouveauté cette année, le défilé aura lieu sur le Vieux Port, alors qu’il se tenait ces dernières années du côté du Prado. ‘Cette décision a été prise au regard du projet Marseille Provence 2013, afin que le Vieux Port reprenne sa place emblématique en ce qui est de l’accueil des manifestations culturelles marseillaises’ développe Eliane Zayan. Cette dernière s’inquiète néanmoins des difficultés liées à la réduction du nombre de policiers municipaux décidée par le gouvernement (-60 policiers en 3 ans). A cela s’ajoute un durcissement des consignes de sécurité dans l’organisation des manifestations de rue.
La compagnie Karnavires organisera son défilé en partant du quai des belges pour rejoindre le quai du Port alors que la Battu-Kassaw de Camapa avec ses échassiers et percussionnistes défilera en sens inverse. Mais l’identité du carnaval de Marseille, c’est bien le mélange et la rencontre avec les différents carnavals de quartiers. Dix défilés et autant de Chars seront présentés au public marseillais lors de la grande fête du 9 avril. La thématique de l’extravagance a fait germer chez les organisateurs des idées de défilés iconoclastes : celui des 4e/5e arrondissements déambulera sur des notes aquatiques, les participants du carnaval des 9e/10e arrondissement fileront vers la « Bling bling attitude », la déambulation des 11e/12e arrondissement nous plongera dans les méandres du cerveau humain. Les participants, comme les organisateurs du carnaval, attendent avec impatience la fête du 9 avril, afin de brandir une nouvelle fois l’étendard de la fête, du déguisement et de la déambulation. Pour les impatients, nombre de quartiers de Marseille organiseront leur carnaval fin mars début avril.
L’association « Objectif Marseille », collectif d’artistes des Bouches du Rhône, organisait ce lundi 21 mars une présentation publique du projet « Marseille Rêve », au Hang’art, dans le 4e arrondissement, en présence des acteurs culturels de la ville et des élus du 4/5, Renaud Muselier et Jeanine Imbert.
« Nous souhaitons rendre hommage à Marseille, en réalisant des films, des chansons, des danses, qui seront filmés au cœur de la ville puis diffusés sur la toile», explique Erick Benzi, directeur artistique du projet. « Nous souhaitons créer une dynamique qui s’inscrive dans la durée ».Il y a quelques, est née l’idée de créer un site internet afin de diffuser des clips, des happenings, des « flashes mobs », filmés par des vidéastes. La finalité est de disposer d’archives culturelles (images et son) mettant en valeur les créations des artistes marseillais, accessibles à tous sur des moteurs comme facebook, youtube ou myspace, ainsi que sur le site officiel dans le but de montrer une nouvelle image de la ville. Les membres de l’association « Objectif Marseille » ont insisté sur le fait que le projet était pour l’instant autofinancé par les artistes participant aux manifestations, mais qu’à long terme, l’idée serait de trouver des financeurs privés et des mécènes. Néanmoins, Jeanine Imbert, conseillère municipale, et Renaud Muselier, adjoint au maire, étaient présents sur la scène afin de soutenir ce projet.
Cette présentation s’est achevée par des propositions d’association au projet de plusieurs acteurs culturels présents. Hélas, point de journalistes venus ce jour. Le clip présentant les artistes associés au projet, clin d’œil – involontaire ?- au clip des jeunesses pop de l’UMP, ont rappelé à Renaud Muselier le show des « enfoirés ». Amaury Ballet.
Le coup de massue est tombé le 8 mars dernier, l’année du Mexique est annulée pour cause de tensions franco-mexicaine. Un collectif s’est crée pour tenter de sauver certaines manifestations.
« Les liens entre la région Paca et le Mexique sont forts depuis longtemps. C’est pourquoi nous souhaitons maintenir les manifestations culturelles franco-mexicaines », a commencé Alexandra Horcholle, un des membres fondateurs du collectif Marseillais. Dommage collatéral de l’affaire Florence Cassez, l’année du Mexique est officiellement annulée depuis quelques semaines, c’est plus de 350 évènements qui tombent à l’eau. « Nous sommes un peu les otages de tensions politiques, ce ne sont pas les entreprises qui payent les pots cassés mais les associations culturelles », a poursuivi Armando Cox, qui anime l’émission « Cocotte Minute », sur Radio Grenouille. Certaines structures se sont tellement investies que cette annulation les met en danger. « C’est vraiment violent pour les artistes qui se sont impliqués corps et âme sur les projets», s’est émue Cathy Avram, de la compagnie « Générik Vapeur ».
Concrètement, le collectif va essayer de maintenir les évènements dans lesquels de nombreuses personnes se sont investies, en demandant aux pouvoirs publics régionaux et départementaux de maintenir leurs subventions. C’est un véritable « off » de l’année du Mexique qui est lancé, avec trois objectifs, promouvoir la culture mexicaine, soutenir les artistes et les manifestations, renforcer les liens entre les deux pays. C’est notamment par une pétition que le collectif souhaite faire entendre sa voix, et poursuivre son combat.
Le 17 Mars, le Dôme accueillait DPF prod’ pour une présentation exceptionnelle de ‘Carmina Burana ‘de Carl Orff, œuvre lyrique dont le monde entier connait sur le bout des doigts les premières notes invoquant avec beauté et magnificence la déesse Fortuna…. Créée en 2009, lors du festival les Nuits Musicales de Sainte Victoire, au théâtre de Verdure de Peynier, avec l’Orchestre Chœur et Ballet de l’Opéra National d’Ukraine- Lviv, dirigé par le talentueux chef Grigori Penteleïtchouk, cette version -chorégraphiée pour être au plus proche du souhait de son compositeur qui voulait créer une œuvre relevant du Theatrum Mundi (le théâtre du monde) – nous est contée par Ève Ruggieri dont le talent de récitante est reconnu de et par tous.
Carmina Burana, version chorégraphiée et contée [13]
Fidèle à la volonté du compositeur, pour lequel chaque moment musical doit être accompagné d’une action sur la scène, ici, la parole ou plutôt le chant –interprété par trois chanteurs lyriques de haut vol, à noter la tessiture ample du Baryton aux ambres vigoureux, l’onctuosité de la Soprano aux graves chatoyants et la beauté de la voix du ténor,- la musique et le mouvement sont inséparables. La chorégraphie souligne ainsi via une danse contemporaine d’inspiration classique le procédé de mise en abyme : le danseur et le personnage incarné par celui-ci reflètent l’image du spectateur-acteur de l’univers, procédé mis en avant par la composition musicale de cette cantate. Pour rappel, l’œuvre d’Orff – d’inspiration monté verdienne- est fondée sur 24 poèmes médiévaux tirés d’un recueil appelé Carmina Burana. Le livret contient des textes en latin, moyen haut allemand et très vieux français. Les sujets dont il traite sont universels : la fluctuation de la fortune et de la richesse, la nature éphémère de la vie, la joie apportée par le retour du printemps, les plaisirs de l’alcool, la bonne chère, le jeu, la luxure, la violence et la barbarie, le déchirement et la tendresse.
Pour illustrer ces thématiques, la chorégraphie -un poil trop lisse- mêle éléments de ballet classique avec transports, pirouettes et pas de danse contemporains, notamment lors de certains duos et scènes de groupes. En dépit de quelques longueurs et redondances au cours des mouvements de liesse, elle est fort bien exécutée par un ballet de danseurs et solistes de belle envergure, pieds nus façon Isadora Duncan. De même, le chœur et l’orchestre sont dirigés de main de maitre par le chef, directeur artistique de cette production au décor minimaliste – avec en fond de scène, une toile représentant l’univers, hommage aux peintres de la renaissance. Le tout raconté par Ève Ruggieri, qui nous conte avec brio et enthousiasme, passion, les anecdotes ayant entaché la renommée de Carl ORFF : ce dernier, faute de finances privées, et en dépit du succès immédiat de son œuvre qui le propulsa en 1937 au sommet de la scène internationale, a du s’allier avec Hitler ; ce qui questionne cruellement les limites de la liberté artistique et la récupération d’œuvres de l’esprit par le pouvoir politique. Ève Ruggieri cite à juste titre le début de la cantate : ‘un jour tu es puissant, le lendemain tu n’es plus rien’, prémonition de l’avenir troublé du compositeur.
Carmen Suite [14]
Cette création faisait suite au ballet ‘Carmen Suite’, réécriture de ‘Carmen’ de Bizet, reprenant les mouvements les plus connus du plus joué des opéras au monde, incluant la fameuse farandole de l’Arlésienne et autres airs connus du répertoire populaire, qui eut lors de sa création un accueil des plus froids. Ève Ruggieri avec sa gouaille incomparable nous raconte que la première présentation publique de ‘Carmen’, quatre ans après la Commune, en 1875, avait choqué les spectateurs. Cet incident est l’occasion pour Ève de rendre un vibrant hommage à une femme libre n’obéissant à personne et dont la vie fut un combat contre les injustices, pour plus de fraternité et liberté, qui inspira peut être la Carmen de Bizet, Louise Michel. Et de rappeler que la création de ‘Carmen Suite’ – signée Shchedrin- en 1967 s’est produite en pleine période de retour en force des valeurs traditionnelles et de l’ordre moral… Le public est alors fin prêt à accueillir ce ballet contemporain inspirée d’une œuvre magistrale à laquelle le personnage de la Mort, magnifiquement incarnée par un danseur de très haut niveau, a été rajouté afin de donner plus de sens au ballet. La chorégraphie ouvrant vers une danse plus théâtralisée que ‘Carmina Burana’- qui hélas manquait de théâtralité- est fort judicieuse, notamment en ce qui est des personnages principaux de ce drame : Mikaela exécute une danse plus aérienne que la féline Carmen, dont les pas de danse s’ancrent au sol et dont la gestique se fait plus terrienne ; l’arrivée en fanfare d’Escamillo aux pas de danses viriles contraste avec la pesanteur de l’amant délaissé, un Don José poignant, déchiré de douleur et de haine ; une belle manière de faire redécouvrir l’œuvre de Bizet.
Une production originale souhaitant démocratiser l’Art Lyrique
Pour les amateurs de lyriques et les curieux, ‘Carmen Suite’ et ‘Carmina Burana’ sont en tournée en France jusqu’à la fin de l’année 2011. Donc, si vous souhaitez passer un moment émouvant et vous initier à des œuvres désormais classiques, n’hésitez pas à venir découvrir ces deux jeunes créations de qualité répondant à une volonté de démocratiser l’art lyrique. En effet, Franck Dompietrini, directeur de DPF Prod’ souhaite ouvrir les portes du Lyrique au plus grand nombre, notamment aux jeunes et à ceux qui n’ont hélas pas toujours les moyens d’aller voir un Opéra ou n’osent pas pousser la porte de ces grands théâtres. A cet effet, il présente ces œuvres dans des salles de concerts, des Zéniths, et propose 20 pourcent des places – soit pour le Dôme prêt de 700 places – à 20 euros pour les moins fortunés ; ce qui au regard du nombre d’artistes présents sur scène – plus de 160- et du mode de financement de la production- un financement unique par les entreprises, sans appel aux subventions- est fort noble. Cette initiative originale a séduit les entreprises qui peuvent ainsi profiter de packs prestige pour inviter leurs clients et faire affaires autour d’une soirée conviviale et festive, mais aussi les jeunes, étudiants et chômeurs, qui sans ces tarifs attractifs ne pourraient accéder à cette culture populaire qu’est l’Opéra.
Certes, certains aficionados de l’Opéra dénigreraient une telle aventure qu’ils mésestimeraient et jugeraient comme étant une paupérisation vulgaire de l’art lyrique ne convenant pas à ce grand art. Ils souligneraient même que l’absence de subventions publiques seraient liée à la moindre qualité artistique des œuvres présentées et qu’il ne s’agirait que d’une opération de promotion pour complaire aux entreprises, les faire valoir et flatter leur ego. Une critique facile et déplacée mais hélas fort courante en France puisqu’il n’y a de Culture pour de nombreux intellectuels – et il est aisé de le constater en lisant les medias culturels- que de culture subventionnée ; tout ce qui ne l’est pas ou très peu, tout ce qui peut s’apparenter à une alliance du Culturel avec le Monde économique est considéré comme de la sous culture, voire une opération marketing ou commerciale. Or, en ces temps où les subventions sont en baisse continuelle, certains artistes, à l’image de ce qui se fait en d’autres pays, devraient repenser l’économie de la culture, son fonctionnement et arrêter, au nom de valeurs utopiques telles que la liberté artistique – car être subventionné, c’est aussi rendre des comptes et en un sens s’allier avec le diable Argent-, d’opposer l’art et l’économie, la création et le commerce. Peut être certains artistes français devraient-ils plus penser à leur public en leur offrant des œuvres de qualité au lieu de ne songer qu’à se faire plaisir.
C’est à ce titre que nous soutenons une telle initiative qui, sans prétention, tente de monter le mieux possible des œuvres de qualité destinées à tous les publics. Comme le dit le directeur de DPF prod, ‘la culture, c’est l’ouverture, la mixité et la diversité. Je souhaite casser les codes et ouvrir la culture. Elle peut être source d’inspiration pour les entreprises en libérant une énergie créative’. Le public marseillais a quant à lui accueilli avec honneur et standing ovation la représentation faite au Dôme. Par ailleurs, la prochaine création de DFP prod sera ‘Carmen’ en 2012 mais avant cela, vous pourrez retrouver pendant le festival des Nuits de Sainte Victoire une création originale relatant l’histoire des Castrats, avec Ève Ruggieri ; ‘l’Élixir d’amour’ de Donizetti ainsi qu’une soirée dédiée à Tchaïkovski. A vos carnets ! DVDM
Copyright Photos CARMEN SUITE: F.Fleury
Copyright Photos CARMINA BURANA: Pixeomedia
Rencontre avec Ève Ruggieri
A l’occasion de la tournée de Carmina Burana, nous avons pu rencontrer Ève Ruggieri, passionnée d’opéra ayant lancé les carrières de nombreux artistes dont Roberto Alagna ou Nathalie Dessay pour ne citer que ces deux grandes voix de l’Opéra. Il n’est plus nécessaire de présenter celle qui anima –et anime toujours- de nombreuses émissions populaires sur Tf1 puis France 2 –son célèbre ‘musiques au cœur’- et en radio sur France Inter puis France Musique. Pianiste de formation, amoureuse du lyrique, cette découvreuse de talent passionnée a aimablement répandu à nos quelques questions.
DVDM : Comment est née votre passion pour l’Opéra ?
E.R : Ma passion pour le lyrique m’est venue tardivement ; au début, l’opéra me faisait rire, avec ses grosses dames. Puis quand je suis sortie d’une éventuelle carrière de pianiste – ndlr : elle a eu le premier prix de piano du conservatoire de Nice-, j’habitais Paris et j’allais souvent à l’opéra. J’ai alors découvert que l’opéra avait beaucoup changé depuis Maria Callas. Les chanteurs avaient un beau physique et l’art dramatique avait toute sa place. J’avais aussi la chance de participer à de nombreuses auditions mais je n’ai jamais souhaité devenir chanteuse lyrique, je n’ai pas de voix.
DVDM : Pourquoi vous êtes vous investie dans le projet de Franck DOMPIETRINI ?
ER : C’est urgent de démocratiser l’art, il faut avoir une politique tarifaire adaptée et volontaire pour faire venir les jeunes générations au lyrique. Le mécénat d’entreprise est important aussi. C’est une question de survie aujourd’hui. Avant, il y a avait une formation du spectateur, on apprenait la musique à l’école, maintenant, tout cela a disparu. Et sans ce mécénat, sans un renouvellement du public, il n y aura plus d’opéras ni de chanteurs ni d’orchestres, seulement des projections d’opéras. Si le direct disparait, la barbarie envahira notre culture et le monde. J’ai été très vite convaincue par le projet de Franck Dompietrini : je l’ai rencontré au festival des nuits de sainte victoire et j’ai découvert des zéniths, des lieux où je n ‘étais jamais allée, le problème de la sonorisation …
DVDM : Pouvez vous nous en dire un peu plus sur l’histoire des castrats que vous allez raconter aux Nuits de Sainte Victoire ?
ER : Je serais une sorte de fil conducteur entre les morceaux, je raconterais leur histoire passionnante qui a fasciné beaucoup de monde. Toute la littérature musicale est consacrée aux castrats, leur virtuosité et la beauté de leur voix, jusqu’à Rossini qui les a remplacés. Mais on les retrouvera avec Wagner.
OU COMMENT PARTIR A LA DECOUVERTE D’ISTANBUL VIA LE MEDIA SONORE ET VISUEL
[17]
Radio Grenouille et l’Alhambra présentent du 6 au 12 avril une manifestation autour de deux capitales européennes de la culture, Istanbul et Marseille. Ces deux villes décriées aux populations mixtes, en plein essor, sont questionnées au travers de cette manifestation, étape finale du projet Soundshift développé par Radio Grenouille.
Ce projet, en réponse à un appel de l’Europe, programme intitulé dialogue de la société civile développé par la commission européenne, s’interroge sur la coopération internationale entre Istanbul et les autres capitales, sur la culture motrice de développement urbain d’une ville, ainsi que sur la place du territoire de cette ville turque, dont la position géographique la situe à cheval sur le continent asiatique et européen. La création sonore est un des premiers angles d’attaque de ce projet élaboré en partenariat avec ACIK RADYO et LOKOMOTIF : elle porte sur la liberté d’expression au travers des travaux réalisés par des étudiants de Radiolab, créée par Radio Grenouille -dépendant de l’université de Provence, et des étudiants turcs d’une université d’Istanbul sur le thème de la condition des femmes stambouliotes. Une mise en image avec un échange de lycéens des deux villes -qui aboutira à la création d’un court métrage sous la houlette de Jean Michel Perez- et des expositions -dont celle de Catherine Izzo, amoureuse d’Istanbul, présentant avec sensibilité ses déambulations en cette ville riche et complexe- complètent cette présentation. Un documentaire sonore à 7 voix, le sac de la sorcière, en turque et en français, dont la thématique est L’Istanbul invisible, questionne quant à lui la gentrification, la touristication, la muséification de la ville et ses transformations actuelles, mises en résonnance avec celles opérées à Marseille. Une programmation cinéma organisée par l’Alhambra et une après-midi d’écoute sonore accompagneront cette manifestation sur les plages de l’Estaque et dans le cinéma du 15eme.
Cette programmation dense offerte au public marseillais met en perspective deux capitales aux problématiques semblables. Nous invitons les curieux à se rendre du coté de l’Estaque pour partir à la découverte de nos voisins stambouliotes. DVDM
Babel Med Music: the resistance of the world music…against the global crisis
Publié Par
Rmt News Int
Sur
Dans
All over the world News,News |
Pas de commentaire
[1]
The age of reason
The last weekend of March – from the 24th to 26th from 11 AM to the end of the night- Babel celebrates seven years of existence: to enjoy the best of the event, a partnership with the Subway will enable the audience to stay up to 2 AM to benefit fully of the concerts offered by Latissimo for only 15 euro. This atypical festival inaugurates this year movies projections, in the Archives Gaston Deferre, a place close to the docks des suds.
Patrick Menucci, responsible for culture at the PACA Regional Council, welcomes the arrival of a half-dozen high schools, invited to discover this unique world music market. He regrets the non-financial participation of the City Hall of Marseille: Latissimo asked 10 000 euro on a global budget of 720 000 euro- almost half is funded by the region. ‘A symbolic request’, resumed Bernard Aubert. The PACA regional council is the main historical partner of the event and P. Menucci pays tribute to Michel Vauzelle for his engagement in the democratization of culture since 99. According to him, ‘ it is necessary that we rebalance the aid distributed to current music from scholarly music. Current music has a strong economic impact. The Gipsy Culture is part of the Provencal one and I am pleased that the festival opens the door to this culture, as a political sign. Babel Med Music should naturally be associated in the program of Marseille Provence 2013’ says Menucci.
Indian Ocean, Asia, Africa, Europe, Oceania… everyone has joined Babel med music for these three days devoted to the world music, a market now internationally recognized. This 7th Edition starts in fanfare with the venues of Watcha clan, Montse Cortes, Chico Trujillo, Sahra Halgan, Shantel… et questions us on the music, for a better understanding of our origins, through many thematic such as the so-called music identity, the cultural particularities, traditional influences and search for new sounds, the concentration of production, the cost of concert tickets, the support to atypical venues and festivals, the democratization of knowledge, new technologies, ecology, mobilization against the censorship of music and words, the international mobility of artists. These themes are certainly not only dedicated to music but they are asked here with acuity in comparison to the difficulties encountered by the artists in these economically – and politically – disturbed times where the downloading of music on the internet has become commonplace.
There will be 3 days, 3 nights, 30 concerts open to everybody, dozens of conferences, more than 150 booths and thousands of meetings to provide an unique occasion of discovering an original festival. With more than 2,500 professionals (programmers, producers, institutions, Medias, artists, broadcasters, etc) from the 5 continents, this market, with its conference rooms and debates and its agora, is an ideal place for professional meetings and exchanges too. This event is the perfect opportunity to meet artists originating from 21 countries and 5 continents… Among them, 5 awards has been given to 7 iconic artists of the music of the world: Babel Med Music Award: Lo Cor of the Plana (Occitania) & Wesli (Haiti); Price France music: Insingizi (Zimbabwe); Price Adami of the musics of the world: Oneira 6tet (Iran/Greece/Mediterranean); Price Mondomix: El Hijo de Cumbia (Argentina) and Price Labels South Phonopaca: Oslo Swan and Sashird Lao (PACA region).
Everybody could hear for the first time various artists such as: SHANTEL (Germany); FALLY IPUPA (Congo); BLUE KING BROWN (Australia); CHARBEL ROUHANA (Lebanon) ; CHICO TRUJILLO (Chile); MONTSE CORTES GUEST JUAN CARMONA (Spain): La nueva passionate flamenco ; JUJU (Justins Adams & Juldeh Camara) (UK/Gambia) ; WATCHA CLAN (France/region PACA) ; CHRISTINE SALEM (the meeting – France); MIQUEL GIL (Spain); CANZONIERE GRECANICO SALENTINO (Italy); OQUESTRADA (Portugal) ; ISTANBUL SAZENDELERI (Turkey) ; KAREYCE FOTSO (Cameroon); KABBALAH (France/region PACA) – in picture; FEDAYI PACHA (France); EROL JOSUE (Haiti); FANFARE of BELGISTAN (Belgium); NOREUM MACHI (South Korea); AZIZ SAHMAOUI & UNIVERSITY OF GNAWA (Morocco); THE SAMURAI (Fr/Be/It/Irl/end); SONGS SAKERS GYPSIES in PROVENCE (PACA region); SAHRA HALGAN (Somaliland); SASHIRD LAO (France / PACA region); THE Sun Africa rising (Comoros); PLACE KLEZMER (France); MAMA OHANDJA (Cameroon); DJ KAAN GOKMAN (Turkey) and CORASON in MEXICO (Mexico/region PACA). Have a look on www.dock-des-suds.org[19]
DVDM
We offer tickets for each evening of Babel, send us an email (com@rmtnewsinternational.com) to get free tickets!
A la demande de Renaud Muselier, absent pour des raisons de santé, les journalistes avaient été conviés le 10 mars à une rencontre avec Daniel Hermann, adjoint à la culture de la ville de Marseille, Jean Louis Benoit directeur sortant de la Criée, et Macha Makaïeff, future directrice de la Criée.
Jean Louis Benoit a rappelé en préambule les temps forts à venir de la présente saison, notamment la captation par France 3 de la création de Jean Louis, le spectacle de Patrice Chéreau et la création de Macha, autour de ‘Salle des fêtes’ de Giono, auteur méconnu. ‘Salle des fêtes met en scène un lieu étrange qu’on a tous connu dans notre enfance. C’est un lieu où on vient faire des aveux artistiques : une petite bande est rentrée dans cette salle des fêtes un peu par hasard et invente un moment. L’histoire raconte une poche de résistance, une volonté de faire un spectacle pour une première et dernière fois’ explique Macha.
[21]
Cette dernière dévoile ainsi au public présent les grandes lignes de ses projets concernant 2013 et le théâtre de la Criée, avec aménagement d’ateliers de décors et costumes : ‘le destin de la Criée dans 2013 est essentiel : géographiquement, il y a quelque chose qui se dessine et il y a une autorité naturelle à ce théâtre. Il va y avoir une valeur symbolique dans sa représentation parmi les différentes programmations. 2013 est un défi et une chance historique d’être lisible, de prendre la parole dans un contexte mondial assez bousculé. Dans 2013, le théâtre a la part belle : c’est notre mission de rendre compte d’un état du monde et de fédérer, donner de la compréhension et de la fraternité. 2013 est dans mes préoccupations. Avec Angelin Prejlocaj, Dominique Bluzet, Monsieur Latarget, nous travaillons à rendre lisible le spectacle vivant et j’ai proposé un thème fédérateur. Le travail de préfiguration est déjà là même si on ne le voit pas et les choses s’élaborent de jour en jour.’
De plus, poursuit-elle ‘il y aura un embellissement du théâtre, j’ai l’accord de l’État et le soutien de la ville : il nous faut un lieu rénové pour accueillir le public et j’ai un très beau projet pour le hall qui sera un peu comme une troisième salle. Nous allons faire un coup d’éclat dans les loges et dans les lieux de travail de l’équipe qui a besoin d’être honorée : c’est important pour moi. Mon souhait est que le public s’élargisse et que la Criée soit une maison généreuse et ouverte. On peut imaginer toutes formes de collaborations qui suscitent de la pensée dans un théâtre et je me fais fort de convaincre la région de participer : c’est une anomalie que la région ne soit pas dans cette aventure mais j’ai bon espoir, je suis têtue et je vous tiendrais au courant de l’avancée de cela.’ Hélas, Patrick Menucci que nous avons questionné à ce sujet reste ferme dans sa décision de ne pas aider financièrement la Criée, expliquant que le financement par la ville est largement supérieur à celui du CDN de Nice dans lequel la Région intervient afin de pallier à ce déséquilibre. Alors qu’en sera-t-il de tout cela, nul ne le sait et seul le temps nous dira si oui ou non la Région entrera dans le financement de la Criée et à quel prix ?
[22]
Pour en revenir à l’objet de la rencontre, Daniel Hermann exprime sa grande joie d’accueillir la réouverture de la grande salle du théâtre. ‘Avec la perspective de 2013 et l’arrivée de Macha, le théâtre va retrouver le rayonnement qu’il lui faut et que je souhaite. L’embellissement de la grande salle et son désamiantage font partie du parcours patrimonial et des 50 projets de la ville de Marseille : c’est une accélération pour la visibilité de la culture dans la ville. On a déjà voté des crédits pour réaménager le Toursky et son café musique, l’Affranchi, le déplacement de la Minoterie et le déménagement du théâtre du centaure, les rénovations de l’Alhambra, du Moulin, du Rio dont prendra possession l’Ensemble Télémaque, du Gymnase, de l’Espace Julien….Pour Montevideo, on négocie avec le propriétaire la durée du bail pour pouvoir engager des travaux. Aujourd’hui, j’aimerais qu’on crée un organisme de coordination des théâtres pour faciliter leur lisibilité et un logo commun pour une meilleure déambulation en ville. Je suis très attaché à la culture pour chacun et pour tous mais une grande capitale doit aussi faire de la culture événementielle : on doit repenser les financements et c’est une réflexion que nous avons entamé : comment financer mieux la culture ? Cela passera forcément par un plus. Pour 2013, il va y avoir un effort supplémentaire puisque la ville de Marseille est un des plus gros financeurs de 2013 et finance déjà un supplément culturel. Néanmoins, dans l’avenir il va falloir une politique cohérente de subvention.’ Et oui, les subventions sont gelées depuis plusieurs années et les structures subventionnées tirent la langue, certains petits lieux risquent de mettre la clé sous la porte, faut d’aide financière des tutelles.
En cette période de préfiguration de 2013, la culture théâtrale se disloque peu à peu du fait d’une volonté politique venant du plus haut corps de l’État de réduire un maximum les budgets. Il serait souhaitable qu’au-delà de leurs différences, les acteurs culturels se fédèrent et mutualisent les moyens afin de faire front contre cette tragique disparition des fonds publics. DVDM
Babel fête ses sept années d’existence : pour jouir au mieux de la manifestation, un partenariat avec la RTM permettra aux spectateurs de rester jusqu’à deux heures du matin aux docks afin de profiter pleinement de la multitude de concerts offerts au public pour la somme de 15euros le dernier week-end de Mars – du 24au 26 mars. Ce festival atypique inaugure cette année des projections cinéma aux archives, à deux pas des docks et met à l’honneur les pays d’outremer pour une Edition riche en découvertes.
[24]
Patrick Menucci, chargé de la culture au conseil régional PACA, se félicite de la venue d’une demi- douzaine de lycées invités à découvrir le marché de la world music. Il regrette néanmoins la non participation financière de la ville de Marseille à laquelle Latissimo, porteur du projet, avait demandé 10000 euros sur un budget de 720000 dont presque la moitié est subventionné par la Région. ‘Une demande symbolique’ visant à combler les aides en nature apportées par la ville en ce qui est des autorisations et autres aides techniques, reprend Bernard Aubert.
La région PACA est le partenaire historique principal de cette manifestation et P. Menucci rend hommage à Michel Vauzelle pour l’engagement de la Région dans la démocratisation de la culture depuis 99. Selon Menucci, ‘il est nécessaire que la Région rééquilibre les aides distribuées aux musiques actuelles, par rapport aux musiques savantes. Les musiques actuelles ont un impact économique fort qu’il ne faut pas négliger’. Il rappelle alors que lors du premier vote du budget de Babelmed, un conseiller régional FN avait dit que ‘c’est un encouragement donnée aux musiques décadentes et dégénérées.’ La culture des gitans faisant partie de la culture provençale, Menucci est heureux que le festival ouvre la porte à cette culture, telle ‘un signe politique’, une main tendue à une population souvent dénigrée. De même, de par son ouverture sur la méditerranée, ‘Babel Med Music devrait naturellement être associé à la programmation de Marseille Provence 2013’ précise Menucci.
Néanmoins, laissons-là le débat politique et laissons nous porter par les musiques du monde : vous pourrez y découvrir un jeune groupe original KABHALA (en photo) ainsi que des artistes coréens, africains, espagnols…
[25]
Océan Indien, Asie, Afrique, Europe, Océanie… tout le monde se donne rendez à babel med music pour trois journées consacrées aux musiques du monde, marché désormais reconnu internationalement, avec concerts ouverts au public en soirée, le tout sous le soleil marseillais.
Cette 7eme édition débutant en fanfare avec les venues de Watcha clan, Montse Cortes, Chico Trujillo, Sahra Halgan, Shantel… nous interroge sur les musiques offrant une ouverture sur l’autre et une meilleur compréhension de nos origines: seront questionnées les musiques dites identitaires, les particularismes culturels, les influences traditionnelles et la recherche de sons nouveaux, mais aussi des problématiques financières : la concentration des productions, le coût des places de concert, le soutien aux festivals et lieux atypiques, la marchandisation des arts, la démocratisation «des savoirs créer», les nouvelles technologies, l’écologie, la mobilisation contre la censure des musiques et des mots, la mobilité internationale des artistes….
Ces thématiques ne sont certes pas propres à la musique mais elles sont posées ici avec acuité aux vues des difficultés rencontrées par les artistes musicaux en ces temps économiquement – et politiquement- perturbés où le téléchargement des musiques sur internet est devenu monnaie courante.
Ce seront donc 3 jours, 3 nuits, 30 concerts ouverts au grand public, des dizaines de conférences, plus de 150 stands et des milliers de rencontres pour offrir un panorama unique de la musique à l’occasion d’un festival original mêlant marche professionnel et événement musical populaire. Avec plus de 2 500 professionnels (programmateurs, tourneurs, producteurs, institutions, réseaux, médias, artistes, diffuseurs, etc.) venus des 5 continents, son espace marché à taille humaine avec 170 stands (+ 13% par rapport à 2010), ses salles de conférences et débats ainsi que son agora comme lieu de rencontres et d’échange, cet événement est aussi l’occasion rêvée de rencontrer des artistes hors pair avec les 30 groupes sélectionnés, originaires de 21 pays et 5 continents (parmi 850 candidatures)…
Seront au rendez vous ce weekend de trois jours :
SHANTEL (Allemagne) : Le DJ-star de l’électro-balkanique
FALLY IPUPA (Congo): L’étoile rutilante du Kinshasa
BLUE KING BROWN (Australie): La voix du peuple du roots urbain australien
CHARBEL ROUHANA (Liban): Le parangon libanais du oud
CHICO TRUJILLO (Chili) : Furia latina y Cumbia Chilombiana
MONTSE CORTES GUEST JUAN CARMONA (Espagne) : La nueva passionaria flamenca
JUJU (Justins Adams & Juldeh Camara) (UK/Gambie) : L’afro-blues brûlant du griot et du guitar-hero
WATCHA CLAN (France/Région PACA) : Les dance-floors nomades de la tribu world’n bass
CHRISTINE SALEM (La Réunion – France) : L’ambassadrice du maloya moderne
MIQUEL GIL (Espagne) : L’icône de la chanson poétique méditerranéenne
CANZONIERE GRECANICO SALENTINO (Italie) : L’ivresse des tarentelles obsessionnelles
OQUESTRADA (Portugal): Groove de fête avec le facétieux swing lisboète
ISTANBUL SAZENDELERI (Turquie) : Le renouveau du makam ottoman
Nous vous offrons des places pour chaque soirée de Babel, envoyez nous un email (contact@larevuemarseillaisedutheatre.com) afin de bénéficier de ces places !!