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Ne rien jeter 33 ans après, François Halard.
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A voir à Gallifet à Aix-en- Provence jusqu’au 27 septembre 2026
Figure majeure de la photographie contemporaine, François Halard est ici dévoilé comme rarement. Alors ouvrez grand les yeux et laissez-vous embarquer dans les mondes du célèbre photographe arlésien pour une expérience sensible et infiniment réjouissante.
Pour commencer, il y a la main de Constantin. Elle trône dans le hall d’entrée et tout part d’elle. Toute l’exposition s’articule autour de ce cliché, jusque dans la scénographie qui en fait un diptyque. Comment s’en détacher ? Et qu’est-ce qu’elle raconte, cette main ? Parce que c’est bien de là que tout commence. Il y a trente-trois ans, Halard la photographie à Rome. L’année dernière, il y retourne. Il refait la même image. Entre les deux, trente-trois ans ont passé.
Colossales, placées en vis-à-vis — à l’entrée et à la sortie de la galerie d’art — ces deux clichés vous agrippent littéralement. Ils donnent à l’exposition une dimension monumentale, mais ils disent aussi quelque chose du regard de François Halard. Lui qui a tant photographié les ateliers d’artistes, les intérieurs, les lieux habités — l’intime, donc — mais aussi la Méditerranée, la Grèce, le sud, la lumière, la matière, le large. Et si tout était déjà là, dans cette main. Impressionniste dans les jardins, archéologue face aux pierres, profondément intime dans les intérieurs, d’une précision presque sacrée lorsqu’il s’attarde au sensible. Peut-être que cette main raconte tout ça à la fois. Qu’elle contient tous ses mondes.
Sa sensibilité saute au visage. Chaque cliché porte quelque chose de lui et dit quelque chose de sa vérité et de son âme. Cette exposition est un chemin, une traversée intime et authentique, un aller vers. Probablement un aller vers la beauté.
Et cette main nous dit ça : « Arrêtez-vous, écoutez, regardez, laissez moi vous montrer quelque chose ».
Clémence Acar
Infos pratiques
Gallifet 52 Rue Cardinale, 13100 Aix-en-Provence. Exposition ouverte du mardi au samedi de 12h à 18h. 8€/personne. Gratuité pour les moins de 25 ans et les étudiants, les chômeurs, les personnes en situation de handicap, les journalistes accrédités par le service de presse, les porteurs de carte ICOM (sur présentation de justificatifs)
Exposition de Victoria Mangy à L’Huilerie 26 janvier – 29 mars 2026
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L’exposition de photographie intitulée La Traversée mettant en avant le travail de la photographe Victoria Mangy débute le 26 janvier à L’Huilerie, 3 Boulevard Notre Dame, 13006 Marseille. Elle promet une immersion captivante dans l’univers noir et blanc qui caractérise son travail.
Une Exploration Visuelle
Dans La Traversée, Victoria Mangy nous invite à explorer la diversité du monde à travers son regard. Capturant la vie quotidienne avec une intensité brute, elle saisit des instants fugaces qui racontent des histoires. Les photographies présentées révèlent non seulement des paysages familiers mais aussi des émotions profondes, transformant chaque cliché en une quête symbolique.
Mangy nous transporte à travers l’Amérique, évoquant une aventure qui résonne avec des réflexions sur le temps, l’émotion et le mouvement. Ses œuvres interrogent notre rapport à l’espace et au temps, créant un dialogue entre passé et présent.
L’Art au Service de l’Émotion
Chaque tirage, réalisé sur un papier baryté noir et blanc, témoigne d’un souci du détail et d’une quête de qualité. Limitées à cinq exemplaires par format, les photographies sont numérotées et signées, accompagnées d’un certificat d’authenticité. Ce souci du rendu et de la durabilité reflète l’engagement de Mangy envers son art.
Les tarifs des tableaux varient, offrant plusieurs options accessibles, allant de 180€ à 770€, selon la taille et la rareté de l’œuvre. Ce cadre permet non seulement aux amateurs, mais aussi aux collectionneurs, d’acquérir une pièce unique qui évoque la beauté des moments capturés.
Rencontrez l’Artiste
Victoria Mangy, installée à Marseille, puise son inspiration dans l’espace urbain. La rue devient le théâtre de sa créativité, où chaque geste ou regard peut se transformer en image puissante. Sa photographie en noir et blanc est une invitation à voir au-delà des apparences, à se connecter à la réalité humaine dans toute sa complexité.
Les visiteurs auront l’occasion de rencontrer la photographe, d’échanger sur son travail et de commander des œuvres qui les touchent.
Cette exposition, transcendant les frontières géographiques, nous pousse à réfléchir sur nos propres voyages intimes ou vécus. DVDM
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L’artiste Marcoville investit la Cathédrale la Major, place de la Major, 2ème, écrin majestueux de cette odyssée de verre et de lumière, avec son exposition Lumières célestes, une installation monumentale et féérique à découvrir jusqu’au 8 mars 2026 (tous les jours de 10h à 17h30/ Entrée libre et gratuite).
Marcoville, de son vrai nom Marc Coville, né en 1939 à Boulogne-Billancourt, convie le public à un parcours immersif au cœur de son univers céleste. L’artiste a conçu une forêt d’arbres de verre de cinq mètres de haut avec 600 anges en verre sablé et or s’élevant le long de la nef, entourés de 50 Vierges à l’Enfant grandeur nature. Autour de l’autel, un banc de 3 000 poissons en verre irisé flotte jusqu’à trente mètres au-dessus du sol. Avec Lumières célestes, Marcoville dialogue entre l’art et le sacré.
Nous avons rencontré le sculpteur qui nous détaille son travail et sa démarche écologique et humaniste.
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Entretien avec Marcoville
DVDM : D’où vient l’idée de cette exposition ?
Marcoville : Il y a 30 ans, au Grand Palais à Paris, j’ai fait une exposition qui s’appelait Lumière. J’avais fait un rayon de lumière avec une vingtaine de cercles : j’ai repris une tranche de lumière et je l’ai mise là. Tout le reste est différent. Ça a été fait pour Marseille mais ça ne s’est jamais fait. On l’a ressortie à Tours et à Lyon et puis elle arrive là. Mais elle a été faite pour Marseille. Michel Pezet était venu me chercher pour que je fasse quelque chose pour la capitale de la culture en 2013.
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DVDM : Comment travaillez-vous les matériaux ?
Marcoville : Toute l’expo est en verre de récupération. Ma démarche est de récupérer des matières complètement déclassées prêtes à aller à la benne et de m’en resservir : les corps des personnages sont en verre. Mais je ne suis pas verrier. Je travaille complètement différemment d’un verrier. Je ne travaille pas le verre à chaud. C’est du verre en plaques, du verre industriel que je mets en plusieurs épaisseurs. Je sable et grave tout ce qui est dans le sablage puis je peins et partout où le verre n’a pas été touché par la meuleuse, la peinture ne tient pas : les rayures, c’est où la peinture n’a pas été : ce qui est bien quand la peinture n’a pas tenu, c’est que ça donne de la chair. En fait, je dessine avec la machine. Les mains s’enlèvent, les bras s’enlèvent, et après il ne reste juste le corps. Le corps n’est pas fragile ; ce qui est fragile, ce sont les mains, les doigts, les bras etc. Le bébé, on peut l’enlever. Celle que j’aime bien, c’est la vierge noire, totem de l’Afrique profonde. Il y a de la rouille. Mais, ce n’est pas de la rouille que je peins. Je fais des projections d’acier en fusion : ça vient en petites gouttelettes fines en un quart de seconde et ça se colle sur le verre. Ça fait fondre le verre et ça reste imprégné. Ensuite, avec un peu d’eau dessus, ça rouille. Alors, les gens pensent que c’est du bois, bien sûr. Tous les troncs d’arbres, la plupart des troncs d’arbres sont tous comme ça.
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DVDM : Pourquoi cette thématique des anges et des madones ?
Marcoville : C’est arrivé à cause de Berck/Mer où je voulais faire une expo. Je voulais coller à la région. Les bancs de poissons sous l’eau, c’est magnifique. Je me suis demandé comment on pourrait faire sortir ce banc de poisson. C’est aussi la multiplication du poisson, ça a un côté religieux. J’ai alors continué sur la religion. Après il y avait les anges gardiens, il y avait le paradis avec la forêt. Et puis les vierges. Chacun choisit la vierge qui correspond à son pays, à sa religion, à ses idées.
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DVDM : Quel est votre matériel de prédilection?
Marcoville : Ça a été le verre : j’ai été prisonnier du verre à un moment. Parce que j’ai fait une expo à un musée, puis un autre musé, et un autre. Je suis resté longtemps sur le verre. Mais il fallait rester longtemps pour faire ça. Parce que ça demande une technique. Je me suis inventé mes techniques à chaque fois. Et c’est ça qui était passionnant. C’est ce que j’explique aux enfants des écoles : je leur explique que même si on est né du bon côté, même si ça ne va pas, avec très peu, on peut faire plein de choses. Avec du carton, du papier ou une autre matière, je leur impose de faire une expo. Pendant six mois, ils travaillent tous dans les écoles. Ensuite on fait une expo d’enfants. Une vraie expo. Moi, j’aime beaucoup ce genre de choses. Les enfants, ce sont des éponges et ils ont une créativité naturelle.
DVDM : Pourquoi avoir fait des vierges enceintes ?
Marcoville : J’avais envie de faire ça. Au début, quand je les ai faites, je me suis dit peut-être que ça ne va pas plaire. Mais en réalité, depuis des millénaires, on voit la Vierge à l’enfant ou enceinte même si on n’a pas trop l’habitude de les voir.
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DVDM : Combien de temps vous prend la réalisation d’une sculpture ?
Marcoville : Je ne sais jamais. Parce que j’en ai toujours trois/quatre en même temps, peut-être un mois pour une sculpture. C’est beaucoup de travail, notamment l’assemblage des différentes parois de verre. En fait, il faut travailler beaucoup. Il y a 30 000 poissons. Il faut commencer de bonne heure et s’arrêter tard. Y compris même quand il fait froid. Parce que sinon, on ne s’en sort jamais. Alors quand il y a un peu de vent, ça bouge et fait des petits bruits. C’est vraiment réaliste. Pour installer, c’est mon fils qui m’aide. Il a une entreprise d’événementiel et vient avec son équipe. Avec leurs machines, les cow-boys montent là-haut. Surtout que dans les bancs de poissons, il y a des poissons qui se ressemblent et de temps en temps, il y en a un qui sort du lot. Comme c’est dans le miroir, on voit mieux l’alignement : ça intrigue beaucoup de gens ça. Avec le miroir, on a l’impression que c’est un banc de poissons sans fin qui sort du puits. L’idée, c’est qu’il faudrait que le banc soit rond et qu’on sente les poissons remonter. Il y a trente mille poissons, soit 3 tonnes.
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DVDM : Parlez nous de la dernière vierge, Sainte Thérèse.
Marcoville : À la maison, il y avait une petite carte postale de Sainte Thérèse en noir et blanc usée sur les murs. Alors quand j’étais petit, je la voyais avec un bouquet de roses énormes et 50 ans plus tard, je me suis aperçu que Sainte Thérèse avait un petit bouquet, une petite pointe de bois, et c’est tout. Je me suis dit que je ferai quand même Sainte Thérèse avec son bouquet énorme comme je m’en souviens. Et j’ai fait Sainte Thérèse pour ma mère. Parce que toutes les autres, elles sont anonymes. Mais là c’est Sainte Thérèse de Lisieux et peut-être avec un peu de chance, elle va aller à Lisieux. Je fonctionne sur les souvenirs d’enfance. Je suis né en 39, mes parents étaient sur les routes et moi, j’étais élevé avec l’eau des caniveaux. Parce qu’il fallait ramasser l’eau pour boire. On n’avait pas de moyens et mes parents récupéraient tout pour faire quelque chose. Des chaussures avec des pneus de vélo. C’est incroyable ce qu’ils ont pu faire avec la récup’. Et ça m’est resté. Aujourd’hui je pourrais faire autrement mais je fais comme eux ils ont fait. Avec rien. Les déchets de la société. Et puisqu’on ne pourra jamais empêcher les gens de jeter tout par les fenêtres et sur les autoroutes, pourquoi pas se servir de leurs déchets et leur renvoyer différemment. D’ailleurs, je me disais, si je n’arrive pas à exposer, je renverrai les matériaux dans les bennes : ça pose une démarche. Parce que je les ai sortis de la benne et ce serait bien de les remettre chez eux. Mais comme j’ai pu exposer, je ne peux plus le faire. Maintenant je les fais voir. Mais si jamais je n’avais pas réussi, oui c’était la solution, les ramener là d’où ils viennent.
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Jenia et Anton Zvir dévoilent leur univers au Tattoo Art Club
Jusqu’à la fin de l’année, au cœur du 6ème arrondissement marseillais, le Tattoo Art Club ouvre ses portes à une exposition inédite signée Jenia et Anton Zvir. Le couple d’artistes biélorusses, installés à Marseille depuis près de vingt ans, propose une plongée dans leur univers où se mêlent peinture, graphisme et âme slave.
Deux artistes, deux regards complémentaires
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Anton Zvir, ancien danseur du Ballet National de Marseille pendant quatorze ans, a troqué les planches pour le pinceau et l’aiguille du tatoueur. Formé au dessin dès l’enfance auprès de son grand-père artisan, il a développé une technique singulière : le Trash Polka, style qui marie graphisme et réalisme dans des dominantes noir et rouge. Pour cette exposition de décembre, il livre une réflexion troublante sur les Anges, messagers intemporels devenus témoins de notre humanité en quête de repères.
Jenia Zvir, son épouse, formée aux arts décoratifs à Minsk et perfectionnée auprès de Vladimir Tkatchenko, membre de l’union des artistes de Biélorussie, explore quant à elle l’univers de l’enfance. Ses toiles puisent dans les souvenirs, le folklore et cette nostalgie propre à la culture slave, entre spiritualité orthodoxe et attachement aux traditions.
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Une galerie au service de la création
Depuis 2014, le Tattoo Art Club situé au 51 rue Edmond Rostand n’est pas qu’un simple salon de tatouage. C’est un véritable espace d’expression artistique où Anton et Jenia exercent leur art du tatouage tout en accueillant des expositions mensuelles. Un lieu hybride qui reflète leur parcours : de la danse à la peinture, de Minsk à Marseille, de la tradition slave à la création contemporaine.
Dans ce Marseille cosmopolite qu’ils ont choisi comme terre d’accueil, les Zvir perpétuent les valeurs de leur culture : l’importance des racines, le sens de l’hospitalité et cette résilience forgée par une histoire tourmentée. Comme l’écrivait le poète ukrainien Taras Chevtchenko en 1845 : “Notre Âme ne peut pas mourir, la liberté ne meurt jamais”.
DVDM
Crédit photos: tattoo art club.
Informations pratiques
Vernissage sur invitation le vendredi 19 décembre 2025 à partir de 19h30
Tattoo Art Club – 51 rue Edmond Rostand, 13006 Marseille
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Saison XI, Prêts pour une nouvelle aventure ?
Depuis onze ans, le HeroFestival s’impose comme le rendez-vous marseillais de la pop culture. Cette Saison XI se déroule les 8 et 9 novembre 2025 au Parc Chanot autour d’un thème fédérateur : le Voyage. Les Héros de la pop culture investissent 25 000 m² d’expositions et d’animations, avec plus de 40 000 festivaliers attendus.
Le HeroFestival embarque ses visiteurs dans l’univers des comics, séries, jeux vidéo, mangas et bien d’autres passions. Au programme, surprises, immersion totale, offre gastronomique autour du monde et invités stars.
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Un voyage dans les étoiles : invités légendaires et univers cultes
L’espace s’ouvre sur un cosmos foisonnant : le Village Star Wars attend les passionnés avec ses déambulations cosplay, ses expositions et ses photocalls immersifs. À ses côtés, le Village Stargate fait son retour, porté par la présence exceptionnelle de Christopher Judge, interprète mythique de Teal’c dans Stargate SG-1 et voix de Kratos dans God of War. Il sera présent durant les deux jours, au cœur du ComicCon Marseille, lors de conférences, sessions Q&R, photos, dédicaces, selfies sur réservation, sans oublier le Pack Goa’uld avec figurine Funko Pop et coupe-file, ainsi qu’un Meet & Greet en édition limitée.
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James Marsters, qui a marqué toute une génération dans le rôle de Spike dans Buffy contre les vampires, partage anecdotes et énergie sur scène comme en rencontres privées. Acteur éclectique aperçu dans Smallville et Torchwood, il est aussi chanteur et doubleur.
Le festival célèbre aussi les 40 ans de Retour vers le Futur grâce à Kevin Pike, maître des effets spéciaux, impliqué sur Les Dents de la mer, Star Trek, Indiana Jones et la DeLorean culte. Il anime conférences et échanges, tandis qu’une exposition de props organisée par Les Backers France, des quiz et une animation photo embarquent le public dans l’univers du voyage temporel.
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Voyage autour des cultures et du temps : espaces thématiques et nouveautés
Cette édition replonge dans les racines du festival avec un grand tour du monde des cultures réelles et imaginaires. Konoha, dédié au Soleil Levant, propose traditions japonaises, créateurs, artisans, manga, photocalls et boutiques. Brocéliande met en avant les héros européens : univers médiéval, fantastique, vikings, salon du Livre/BD et un espace steampunk. Krypton, en hommage aux comics et super-héros made in USA, accueille la 2ème édition du ComicCon Marseille. Ludopolis consacre plus de 2 000 m² au gaming, à la VR, au retrogaming, à l’e-sport et aux tournois en freeplay. Broadway réunit 2 000 m² de spectacles, une grande scène et un foodcourt. Le samedi soir, place à une soirée festive avec concerts, DJ et restauration internationale, accessible avec le billet du jour ou sur place.
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Saint Seiya est à l’honneur avec Jérôme Alquié, qui dévoile en avant-première le Tome 4 de Time Odyssey, disponible en version classique ou collector et un coffret réunissant les trois premiers tomes avec ex-libris. Les dédicaces personnalisées sont offertes aux premiers acheteurs sur le stand Kana, ou signatures simples avec tampon collector.
Le gaming s’illustre aussi à travers le tournoi Disney Lorcana : 128 joueurs s’affrontent en partenariat avec Ravensburger et Fée pas ta Geek, avec de nombreux lots à gagner. Cross The Ages investit 500 m² de Ludopolis pour une immersion e-sport et artistique : tournoi Heroes’ Legacy avec huit finalistes mondiaux, démo inédite de l’Action-RPG Arise (tournoi 4×4, PC Gamer en jeu), version beta de Blast, conférences (dont celles du CEO Sami et du COO Anthony), dédicaces d’auteurs comme Arnaud Dollen, Alain Damasio (le samedi seulement), Norbert Merjagnan et Fabrice Capizzano.
Une expo exclusive pour tous
L’exposition Les Routes de l’Imaginaire occupe 1 500 m² dans le Hall 3, mettant en scène plus de 20 véhicules mythiques de films, séries et BD (DeLorean, Batmobile, van de l’Agence tous risques, TARDIS, Nekobus…). L’événement reste ouvert en nocturne jusqu’à 21h30 le samedi. L’illustrateur Nicolas Bannister, créateur de The Banncars, présente son artbook et des affiches exclusives.
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Plus de 100 artistes, comédiens, auteurs, cosplayers et autres talents sont réunis pour deux jours de festivités. DVDM et PL.
Infos pratiques :
Lieu : Parc Chanot. Rond-Point du Prado. 8ème.
Horaires : 9h/18h30 sauf samedi jusqu’à 21h30.
Tarifs : De 19 à 70€. Pass 1 ou 2 Jours, Flash pour coupe-file et options soirées/tournois. Réservations : herofestival.fr/billetterie[10].
Entrée gratuite pour les enfants nés après le 1er janvier 2015. Infos PMR/PSH et sécurité sur herofestival.fr/infos-pratiques[11].
Pour toutes les infos, programme complet: herofestival.fr[12].
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Au gré des contes, que jaillisse la lumière !
Dans un monde de technologie et de rapidité, un monde où l’image et la narration sont souvent réduites à des pixels éphémères, Jenia Saï, graphiste d’exception, émerge comme une figure singulière et puissance. L’artiste traduit en lumière, dans une fusion délicate d’émotions, des récits oubliés.
Le sublime caché dans les ombres
Son univers artistique est fascinant : elle crée des œuvres qui transcendent le simple dessin ! chaque trait esquissé invite à une redécouverte du sublime caché dans les ombres. Biélorusse de naissance installée à Marseille, elle utilise des traits de craie blanche sur fond noir pour donner vie à des contes qui ont bercé son enfance. A travers des illustrations épurées, mais chargées de sens, Jenia invite les spectateurs dans un voyage où la nostalgie, la lumière et les ombres se mélangent.
Véritable danse de traits harmonieux et fluide, le style de l’artiste, unique, mélange fascinant de réalisme et de fantastique, témoigne d’une recherche inlassable de perfection, conjuguant simplicité et profondeur. La maitrise parfaite du trait, la composition dynamique, l’attention particulière aux détails, captivent le regard.
Jenia Saï ne traduit pas les contes, elle raconte leur impact émotionnel. En les admirant, on se laisse emporter dans nos propres souvenirs d’enfance et dans la réflexion de nos vies en devenir.
Que jaillisse la lumière
Jenia Saï a toujours été fascinée par les contes et les légendes qui ont inondé son enfance. Ces histoires, souvent transmises oralement, ont façonné son imagination et ont inspiré son art. Sa technique unique, craie blanche sur papier noir, est une métaphore puissante : la lumière qui émane des illustrations illumine l’obscurité tout en symbolisant l’espoir, la découverte et la connaissance qui proviennent des récits qu’elle réinterprète.
Une passerelle vers un monde fantastique
Le trait se veut à la fois délicat et audacieux. Les lignes fluides disent des histoires sans avoir besoin de mots et chaque illustration devient une passerelle vers un monde fantastique. Elle engage le regard du spectateur, l’invite à entrer dans cet univers poétique où lumière et ombre ont leur propre voix.
Un univers poétique
Jenia puise son inspiration dans les contes, notamment trois contes emblématiques : ‘Le Petit Chaperon Rouge’ de Charles Perrault, ‘Baba Yaga’, figure emblématique du folklore slave et ‘Alice au pays des merveilles’ de Lewis Carrol. Chacune de ces histoires aborde les thèmes universels de la peur, du courage, de la curiosité et de la quête identitaire.
‘Le Petit Chaperon Rouge’, une réflexion sur la société
Nous connaissons tous ce conte. Ecrit au XVe siècle par Charles Perrault, il raconte l’histoire d’une petite fille qui, en se rendant chez sa grand-mère, rencontre un loup rusé. La métaphore du loup représente le danger qui rôde en dehors de notre confort. Le conte évoque l’innocence mais aussi les dangers de naître femme dans une société qui dévore sa jeunesse.
Dans ses illustrations, Jenia réinvente le récit en mettant en valeur non seulement la naïveté de l’enfant, mais également la menace omniprésente des adultes, invitant à une réflexion sur la vulnérabilité et la maturité.
Un repère, une lumière de vie
La couleur rouge du chaperon, vibrante de vie, devient la couleur de l’espoir et du défi, deux sentiments qui résonnent particulièrement dans notre époque actuelle.
Ce graphisme rappelle étrangement la petite fille au manteau rouge qui marche dans le ghetto de Varsovie, sombre, en cours d’extermination.
Le point rouge dans le film ‘La liste de Schindler’ et dans l’œuvre de Jenia Saïs, ce point rouge est une réminiscence, un repère, une lumière de vie, un renouveau qu’il faut sauver à tout prix.
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‘Baba Yaga’, une métaphore explicite
Ce conte provient de la tradition slavo-russe et met en avant une sorcière, souvent décrite comme terrifiante. Baba Yaga représente l’instinct sauvage et primal et les défis qu’il nous faut surmonter pour atteindre la sagesse. Mais elle est bien plus qu’une simple sorcière. Elle représente le mystère et la sagesse des anciens, une créature qui soulève la question du rapport à la nature et aux croyances ancestrales. Jenia puise dans cette figure mythique pour explorer les peurs modernes et offrir une redécouverte de la force féminine.
Peut-être est-ce également, par ses racines biélorusses, le conte qui touche le plus l’artiste. Baba Yaga, l’ogresse, aime manger les enfants mais ils sont malicieux et lui échappent. Une métaphore qui ne peut être anodine…
‘Alice au Pays des Merveilles’, un monde onirique
Publié en 1865 par Lewis Caroll, l’histoire d’Alice est une exploration des absurdités de la vie adulte à travers le regard d’une jeune fille. Les thèmes de la curiosité, des rêves et des réalités déformées trouvent un écho particulier dans les œuvres de Jenia. Ses illustrations projettent Alice dans un monde empreint de mystère où chaque personnage incarne les traits de personnalité exagérés qui rappellent les dilemmes et les joies de l’enfance. La dualité du noir et du blanc dans ses dessins évoque le contraste entre la réalité rigide et le monde onirique, invitant chacun à une réflexion instinctive sur sa propre enfance.
Un miroir pour les nouvelles générations
Le choix des contes par Jenia n’est pas anodin. Chacun porte en lui une richesse symbolique qui va bien au-delà de la simple narration. Quand ‘le Petit Chaperon Rouge’ aborde la perte de l’innocence, ‘Baba Yaga’ soulève des questions de sagesse et de connaissance, tandis qu’’Alice au pays des merveilles’ offre une réflexion sur l’identité et l’imagination. Tout en divertissant, ces contes jouent un rôle pédagogique et social fondamental. Ils apprennent aux enfants à naviguer dans les complexités de la vie. Au travers des épreuves que vivent leurs personnages, les jeunes lecteurs sont encouragés à développer des valeurs comme le courage, l’empathie et la résilience.
Jenia, par son art, contribue à renouveler cet héritage culturel et éducatif en faisant vivre ces histoires à une nouvelle génération et en leur offrant un miroir pour explorer leurs propres émotions et défis.
Renouer avec l’authenticité
Les contes, bien que souvent perçus comme de simples histoires pour enfants, ont une signification sociale profonde. En abordant des thèmes universels, ils interrogent la moralité, les stéréotypes et les structures sociales. Jenia Saï engage le public à réfléchir sur la société moderne. Dans un monde saturé d’images numériques, son retour à des techniques traditionnelles révèle une intention de renouer avec l’authenticité et la profondeur des récits humains.
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Un cri de la mémoire
Pour cette artiste, loin de son pays natal, ses œuvres prennent une dimension encore plus personnelle. Elle utilise la création comme moyen d’évasion, un répit aux tumultes du monde. Chaque trait de craie blanche sur le papier noir peut être perçu comme un cri de la mémoire, une recherche de sens dans un monde complexe.
Un pont entre passé et présent
Nostalgie ou exutoire, l’art de Jenia reflète aussi un désir de réconciliation avec son identité. En choisissant de représenter les contes de son enfant tout en vivant en France, elle construit des ponts entre son passé et son présent. Son art agit comme catharsis. Tout en partageant son héritage culturel, elle garde vivante ses racines biélorusses.
Beauté et Délicatesse
Jenia Saï incarne une nouvelle génération d’artistes qui mêlent leur histoire personnelle à leur art, créant ainsi des œuvres qui résonnent à la fois avec leur vécu et avec la société contemporaine. So parcours illustre ce que signifie être une artiste engagée dans une dynamique interculturelle, utilisant la beauté et la délicatesse de son art pour aborder des réalités complexes.
Un graphisme à l’élégance absolue
L’œuvre de Jenia Saï est un véritable voyage à travers l’enfance, entre passé, présent et futur. Ses ‘récits’ intemporels allient culture, mémoire, émotion à partir d’un graphisme à l’élégance absolue. Ils continuent ainsi à façonner notre imaginaire et notre perception du monde.
Jenia Saï incarne l’idée que, même dans les périodes les plus sombres, l’imagination et la créativité peuvent briller, transformant les ombres en éclats de lumière. Elle nous rappelle que, même dans l’obscurité, la lumière peut toujours se révéler, offrant espoir et inspiration. Son travail ne se limite pas à la seule illustration. Dans ce voyage entre ombres et lueurs, l’artiste redéfinie ce que signifie être un conteur dans un monde globalisé. Son œuvre est un miroir pour une société en quête de sens, un rappel de la beauté des récits qui façonnent notre humanité.
Si Jenia Saï a choisi les contes pour illustrer ses œuvres, elle crie à travers elles sa tendresse, son attachement au pays natal, mais surtout son amour de la liberté.
La douce et talentueuse Jenia Saï est également tatoueuse. Vous pouvez la retrouver dans son salon, le Tattoo art club, au 51 rue Edmond Rostand – 13006 MARSEILLE où plusieurs de ses œuvres sont exposées. Et, si le cœur vous en dit, livrer une partie de votre corps aux mains expertes de cette artiste d’exception. C’est une œuvre d’art que vous emporterez avec vous !
Les Voix des Suds résonnent à l’abbaye Saint-Victor
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L’abbaye Saint-Victor de Marseille, joyau architectural médiéval surplombant le Vieux-Port, vibre aux sons du festival “Voix des Suds” du 10 octobre au 21 novembre 2025. Pour sa deuxième édition, ce festival, organisé par l’association Les Amis de Saint-Victor (qui fête ses 60 ans!), offre un programme riche et varié, alliant théâtre, danse, musique classique et chants traditionnels, célébrant la voix sous toutes ses formes dans ce lieu historique classé Monument historique.
Du concert inaugural au concert de clôture, les mélomanes pourront apprécier un florilège d’œuvres et de styles musicaux dans l’acoustique exceptionnelle de la basilique supérieure et des cryptes, autrefois dédiée aux chants grégoriens des moines bénédictins.
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Un voyage musical à travers les cultures
Le festival propose un voyage musical captivant. Le concert inaugural, “Chanter l’amitié d’une rive à l’autre”, a lieu le vendredi 10 octobre à 20h30. Il réunit Françoise Atlan (chant, percussions), Frédéric Isoletta (piano), Mina Ghobrial (flûte) et Nidhal Jaoua (qanûn) pour un répertoire d’hymnes sacrés juifs, chrétiens et musulmans, soulignant l’universalité de la foi et de la musique.
Le spectacle original “Si Victor m’était conté” est proposé les samedi 11 octobre à 20h30 et dimanche 12 octobre à 17h puis le samedi 15 novembre à 20h30. Ecrit par Claire Reggio et mis en scène par Frank Gétreau, il présente une reconstitution historique ludique et émouvante de l’histoire millénaire de l’abbaye, mêlant théâtre, musique et danse. L’opéra “Suor Angelica” de Puccini, jamais monté à Marseille, est interprété le dimanche 26 octobre à 17h30, par des voix féminines, plongeant le public dans un drame intense et poignant.
Le public peut également savourer “Ciao Bella” le samedi 8 novembre à 20h30, un concert de musique traditionnelle sicilienne interprété par Angelo Citriniti (ténor), Danilo de Luca (flûte) et Arthur Dente (guitare), un voyage musical au cœur de l’identité sicilienne. “Folks in the Crypt” le dimanche 9 novembre à 17h, offre une incursion dans le genre “Barbershop” américain, avec le Chœur Phocéen dirigé par Servane Lombard, une expérience musicale inattendue dans le cadre intimiste des cryptes.
Enfin, la lecture musicale du “Cantique des Cantiques” le dimanche 16 novembre à 17h, avec Mathilde Giraud (harpe), Juliette Doste (récitante) et Yoan Cellier (danseur), propose une interprétation poétique et sensuelle de ce chant biblique.
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Clôture en apothéose
Le festival se conclut en beauté avec “La Petite Messe Solennelle” de Rossini le vendredi 21 novembre à 20h30, interprétée par les Chœurs de Provence, sous la direction de Gallian Ressort, et l’orchestre Philéor. Cette œuvre majeure de la musique sacrée se veut être un moment de recueillement et d’émotion intense, marquant la célébration des 45 ans des Chœurs de Provence.
Au-delà de la musique : un engagement pour le patrimoine
Le festival “Voix des Suds” est bien plus qu’un simple événement musical. Il est le fruit d’un engagement fort de l’association Les Amis de Saint-Victor pour la préservation et le rayonnement du patrimoine de l’abbaye. Une exposition, “Mes amis, mes amours… 60 ans déjà !”, présente l’histoire de l’association et son action depuis sa création en 1965 avec des photographies du fonds Detaille.
Grâce à la vision artistique d’André Gabriel, directeur artistique et musical du festival, et à l’engagement de Claire Reggio, présidente de l’association, “Voix des Suds” s’impose comme un rendez-vous incontournable de la scène culturelle marseillaise, proposant des spectacles de qualité, accessibles à tous, et célébrant la richesse et la diversité des cultures sudistes : de l’Irlande du Sud à la Corée du Sud, en passant par la Méditerranée du Sud des Balkans. DVDM
Infos pratiques
Abbaye de Saint Victor, 2 pl St Victor, 7ème. Tarifs : 15/22€
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Ballet des Couleurs et des Formes
Anton Zvir est un artiste peintre contemporain dont le pinceau danse sur la toile. A la fois professeur de Pilates à l’école Nationale de Marseille et tatoueur, cet ancien danseur révèle dans ses œuvres la vibration de l’Art sous toutes ses formes.
Le Ballet National de Marseille
Né en Biélorussie dans une famille d’artistes, Anton est très vite attiré par le dessin auprès d’un grand-père qui, pour se relaxer après le travail, fait du collage sur toile. Mais, ses parents étant danseurs professionnels, c’est vers la danse que le petit Anton se tourne. Son talent l’a rapidement propulsé sur la scène internationale. Chaque étape de son parcours a influencé son approche artistique. Du Bolchoï de Minsk, au Ballet National de Marseille, en passant par Lyon, Bordeaux et Turin, c’est un joli saut ‘de l’ange’. La carrière de danseur est ardue mais elle remplit sa vie. A Marseille, durant les 14 années passées au sein du Ballet National, il enchaine les représentations dans des lieux prestigieux. C’est au sein de ce même Ballet qu’Anton Zvir enseigne aujourd’hui et transmet sa passion.
L’Art de la peinture : une émotion à fleur de peau
Chaque étape du parcours d’Anton a influencé son approche artistique. La danse, avec sa fluidité et sa capacité à exprimer des émotions complexes à travers le mouvement, laisse une empreinte indélébile sur ses créations picturales. L’esprit de la danse demeure indissociable de l’art qu’il crée.
La transition d’Anton Zvir vers la peinture a été naturelle. Les couleurs qu’il choisit, principalement le rouge et le noir, évoquent des émotions profondes et intenses. Le rouge, synonyme de passion, de colère ou d’amour, se marie parfaitement avec le noir qui peut représenter le mystère, la solitude ou la douleur. Ensemble ces deux couleurs créent une tension visuelle, une danse de contrastes qui captive le spectateur et le questionne. Les petites touches de rouge qui strient ses toiles évoquent des éclats de passion, tandis que les nuances de noir apportent une profondeur indéfinissable.
Chaque toile transporte le spectateur dans un monde où les sentiments sont exaltés. L’artiste laisse le champ libre au spectateur. A lui de trouver des réponses à son ressenti.
Lorsqu’on observe ses œuvres, on ressent un mélange d’énergie et de mélancolie. En fait, Anton nous avoue qu’il ne peint qu’en automne et en hiver, des saisons où il se sent en communion avec la toile. Dans son travail, les aplats de rouge attirent l’œil tandis que le noir, souvent utilisé pour créer des ombres ou des formes abstraites, évoque une profondeur émotionnelle. Zvir parvient à capturer des sentiments paradoxaux, faisant écho à sa propre expérience de la vie et de la danse.
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Un style unique – une chorégraphie de la toile
Le style du peintre est unique, évoluant d’une abstraction lyrique vers des compositions plus figuratives. Son approche de la peinture s’apparente à une chorégraphie : chaque coup de pinceau, chaque éclat de couleur, est minutieusement pensé et exécuté comme une danse. Cela se ressent particulièrement dans ses œuvres où le mouvement est presque tangible, encouragé par des gestes larges et dynamiques qui évoquent l’énergie de la performance.
En matière de composition, Zvir ne se limite pas à une simple disposition des éléments sur la toile. Il crée des rythmes visuels, utilisant l’espace et la couleur pour guider le regard du spectateur, un peu comme une chorégraphie qui scénarise le flux d’une danse. Ses œuvres deviennent des expériences sensorielles où le spectateur peut s’immerger et ressentir l’ambiance de la scène, tout en contemplant les émotions inhérentes à chaque tableau.
Une réflexion sur la société moderne
La peinture d’Anton Zvir invite à une réflexion sur la société moderne. Dans un monde souvent dominé par la rapidité et la superficialité, ses œuvres offrent une pose contemplative. Par le biais de son art, il soulève des questions sur la nature de l’authenticité, sur les relations humaines et l’importance de l’expression émotive dans notre quotidien.
Ses tableaux reflètent aussi une certaine vulnérabilité, mettant en lumière des sentiments souvent refoulés. Dans notre société où la performance et le paraître son valorisés, Anton rappelle l’importance de la sensibilité et de l’écoute intérieure. Son œuvre appelle à la connexion, non seulement avec l’art mais aussi avec soi-même et les autres.
Une prise de conscience et un voyage émotionnel
Les sentiments provoqués par les œuvres d’Anton Zvir sont variés et puissants. Chaque tableau est un voyage émotionnel mais aussi une prise de conscience car l’artiste parle de lui mais aussi de la vie qui nous entoure et qui ne va pas bien. Ce dialogue émotionnel permet aux spectateurs de projeter leur propres vécus, de s’identifier à l’œuvre et de réfléchir. Zvir parvient ainsi à créer un espace d’introspection où chacun peut trouver une pièce du puzzle de sa propre vie.
Un art en évolution
Anton Zvir, avec sa vie de danseur et son parcours en dessin et en peinture, continue de redéfinir ce que signifie être un artiste dans le monde contemporain. Ses choix de couleurs et son style affirment une vision personnelle de l’art, tout en nous invitant à réfléchir sur nos propres émotions. Chacune de ses œuvres témoigne d’une exploration continue de soi et des autres.
Avec une carrière encore en plein essor, Anton Zvir est une voix artistique à suivre, un créateur dont l’impact continuera de résonner dans le paysage artistique moderne. Sa capacité à transmettre des sentiments profonds et authentiques par le biais de la couleur et du mouvement fait de lui un artiste essentiel de notre époque. Il continuera sans aucun doute à inspirer et toucher ceux qui ont la chance de découvrir ses œuvres.
Une Galerie d’Art
Si Anton Zvir expose régulièrement dans différents lieux, c’est dans son local de tatoueur qu’il a aménagé une galerie et permet à des artistes d’accrocher leurs œuvres, offrant aux clients une expérience immersive. Ce mariage des disciplines permet à chaque œuvre de raconter, non seulement une histoire personnelle, mais également de capturer l’essence même de l’artiste. Vous pouvez l’y retrouver, à Marseille.
La création : une danse perpétuelle
Au-delà de la beauté esthétique, l’art d’Anton Zvir délivre un message profondément humain. Chaque œuvre est un cri du cœur, une invitation à se libérer de ses entraves et à embrasser sa véritable essence.
En fusionnant ses passions pour la danse, la peinture et le tatouage, Anton nous enseigne que l’art est un médium puissant, capable de relier les individus par-delà les barrières culturelles et les différences.
Anton Zvir, avec son style empreint de délicatesse et d’intemporalité, explore la texture humaine, un jeu de lumière et ombre. Les lignes fluides et les formes organiques, inspirées du mouvement dansé, traduisent une dynamique palpable, comme si la toile respirait au rythme de l’artiste.
Que ce soit sur la scène du Ballet, sur le plancher de son atelier ou au gré des tatouages qu’il réalise, Anton Zvir reste fidèle à un message : la création est une danse que chacun doit apprendre à mener.
Danielle Dufour-Verna
Anton Zvir Tattoo art club 51 rue Edmond Rostand – 13006 MARSEILLE
Claude Serrile, Peintre de l’Art Brut : ‘Ni Dieu ni Maître’
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Claude Serrile est un peintre reconnu de l’Art Brut. Il vit et peint à Allauch, jolie commune de notre magnifique Provence. Il représentera la France en 2027 lors du prestigieux évènement créé par le Rotary Club Montargis-Gâtinais ‘La Toile Internationale de la Paix’. En octobre 2025, à Lille, la galerie d’Art de Vincent Bonduelle expose à nouveau ses œuvres. Le vernissage aura lieu le 16 octobre, sur invitation, en présence des artistes.
Nous avons choisi, pour cet article, deux des nombreux tableaux qui seront exposés.
Un manifeste artistique puissant : ‘Ni Dieu ni Maître’ – (116×81) – Techniques mixtes sur toile de lin
Dans l’univers vibrant de Claude Serrile, l’œuvre ‘Ni Dieu ni Maître’ se dresse comme un puissant manifeste artistique. D’une portée multiple, cette création évoque non seulement une révolte contre les autorités établies, mais tisse également un lien indéniable avec les luttes contemporaines, notamment celle de la condition féminine.
Un cri de ralliement
Au cœur de cette toile, la phrase emblématique ‘Ni Dieu ni Maître’ résonne avec force. Cette maxime du révolutionnaire socialiste Auguste Blanqui, reprise formidablement par Léo Ferré, ne se limite pas à une simple assertion anarchiste, mais s’étend à une quête de l’autonomie et de la dignité. Elle devient alors un cri de ralliement pour celles et ceux qui aspirent à un monde plus libre, plus égalitaire. Serrile, à travers son art, rend hommage à cette quête universelle d’émancipation, faisant écho à la lutte des femmes pour la reconnaissance de leurs droits et leur place dans la société.
Une expression ardente de couleurs et de formes
Le tableau frappe par ses couleurs vibrantes et ses formes énergiques, reflétant la tumultueuse danse de l’émotion humaine. Les couleurs, à la fois saturées et contrastées, suscitent une gamme de sentiments, de la passion à l’indignation. Elles captent l’essence même des luttes individuelles et collectives et rejoignent le cheminement des hommes et des femmes à travers l’histoire, souvent confrontés à des systèmes oppressifs.
Une réflexion sur le pouvoir
Serrile, par un acte intuitif et spontané, parvient à concrétiser une réflexion sur le pouvoir, non seulement dans le contexte sociopolitique, mais aussi dans le domaine des relations de genre. La représentation de figures humaines expulsées de l’ombre vers la lumière fait écho aux multiples voix féminines qui, depuis des décennies, contestent le patriarcat. Ces figures, à la fois de résistance et de résilience, sont le témoignage d’un combat qui traverse les générations.
En contemplant ‘Ni Dieu ni Maître, le spectateur est invité à une introspection profonde. Les luttes évoquées vont au-delà des simples revendications économiques ou sociales ; elles touchent à des dimensions essentielles de l’identité, de la dignité et de la liberté individuelle. Ce tableau devient alors un miroir des luttes modernes.
Une lumière d’espoir pour l’avenir
L’œuvre de Claude Serrile transcende le cadre de l’Art Brut pour devenir un symbole vivant de liberté et d’émancipation. En fusionnant l’esprit de révolte avec une sensibilité artistique aigüe, l’artiste offre non seulement un regard critique sur le monde qui l’entoure mais également une lumière d’espoir pour l’avenir.
‘Ni Dieu ni Maître’ nous rappelle que la lutte pour la liberté et l’égalité est un chemin jamais achevé ou chaque voix, chaque couleur et chaque émotion compte.
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Séparation et Exclusion :Ségrégation – 81x-65 – Techniques mixtes sur toile de lin
Dans ‘Ségrégation’, Claude Serrile explore la notion de séparation et d’exclusion. Le titre évoque une réalité douloureuse : celle des barrières qui se dressent entre les individus, qu’elles soient raciales, sociales, ou culturelle. L’artiste questionne à travers son œuvre les dynamiques du pouvoir et le climat de peur qui prévaut souvent dans nos sociétés modernes. En utilisant des techniques mixtes, il parvient à créer une texture riche qui attire le regard et provoque la réflexion. Par l’utilisation audacieuse des couleurs et des formes, des teintes sombres évoquant une atmosphère pesante, il symbolise les luttes et les désespoirs qui se cachent derrière la façade de la modernité. Des éclats de couleurs vives surgissent, représentant l’espoir et la résistance. Ces contrastes visuels ne sont pas simplement esthétiques ; ils traduisent la dualité inhérente à l’expérience humaine, où la souffrance coexiste souvent avec l’espoir de transformation
Une sensation de mouvement, presque chaotique
La composition de la toile est significative. Serrile organise les éléments de façon à créer une sensation de mouvement, presque chaotique. Les formes géométriques, angulaires, qui se juxtaposent rappellent les murs invisibles qui divisent les gens. Le regard du spectateur est guidé à travers le tableau, l’invitant à s’interroger sur les points d’intersection et de collision entre ces diverses entités. Cette mise en scène dynamique reflète à la fois le tumulte de la réalité sociale et une proposition d’unité à travers la diversité.
Le message que véhicule ‘Ségrégation’ et d’autres œuvres de Claude Serrile va au-delà de la simple critique : il s’agit d’un appel à la réflexion et à la prise de conscience. L’artiste nous pousse à envisager notre rôle individuel face aux injustices.
Un manifeste
‘Ségrégation’ n’est pas seulement un tableau, c’est un manifeste. C’est l’expression d’un artiste qui, devenu témoin et acteur de son temps, parvient à capter l’identité d’un monde tout en offrant une lueur d’espoir. Cette œuvre s’inscrit dans un mouvement artistique qui prône la conscience sociale et l’humanité partagée.
Dénonciation, Dialogue et Empathie
Par son travail, l’artiste dénonce mais également encourage le dialogue. Il nous rappelle que l’art peut être un puissant vecteur de changement, capable de faire bouger les lignes et de favoriser l’empathie.
Un Condensé d’humanité
Claude Serrile, avec sa quête artistique, nous invite à dépasser nos propres préjugés et à embrasser une vision plus inclusive du monde. Au-delà du plaisir à contempler les œuvres de Claude Serrile, leur beauté, leur facture, leurs couleurs, profondément évocatrices, elles transcendent le temps et interrogent sur la nature de l’autorité, de la liberté individuelle et de l’amour, de soi et des autres. Serrile prouve que l’art transcende les frontières, crée des espaces de connexion et offre une occasion de comprendre et de guérir des blessures profondément ancrées dans nos sociétés.
Quand un artiste réussit à composer l’art du beau et du vrai, il réussit à ouvrir des portes en éclairant nos yeux et nos âmes. C’est sans-doute cela l’art contemporain. C’est certainement cela l’art de l’expressionisme abstrait, l’art Brut, l’art de Claude Serrile : un condensé d’humanité.