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La Fiesta, côté arts !

Parler de la Fiesta des Suds sans annoncer ses expositions serait faire preuve d’incomplétude car, cette année, ce ne sont pas moins de quatre propositions artistiques qui sont faites au festivalier, avec deux expos hors les murs et une in situ.

Côté centre-ville

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26 ans de Fiesta ou presque…. Le photographe officiel de la Fiesta, Jean de Peña, expose sur l’esplanade de la Gare Saint Charles ses « Instant’Années de la Fiesta », une rétrospective haute en couleur et riche en émotions de clichés pris sur plusieurs éditions de la manifestation. L’occasion de se remémorer la venue d’artistes ayant jalonné le festival de leur présence: Catherine Ringer, Deluxe, Chinese Man pour ne citer qu’eux….

Côté Port

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Au Musée regards de Provence, le curieux peut découvrir dès le 18 octobre (jusqu’au 7 janvier 2018) une installation de l’artiste Joris Ghilini, en résidence de création aux ateliers des Docks des Suds, où il a réalisé une œuvre cubique en bois intitulée Guitar shop. Cette exposition dans le hall du musée, associée à trois autres diptyques titrés La vie moderne, cultive l’art des contrastes et des rencontres inattendues en regard des deux expositions Poésie de Joseph Inguimberty (prolongée jusqu’au 3 décembre) et Escales méditerranéennes (prolongée jusqu’au 28 janvier 2018). « Cette invitation à une atmosphère musicale et festive fait écho à la programmation du festival. En se proposant de fabriquer de toutes pièces un magasin et ses propres instruments, l’artiste prend le contrepied de notre société actuelle faite d’objets standardisés et de grandes surfaces, afin d’évoquer au-delà de la désuétude d’une vitrine, un écrin présentant les répliques silencieuses de trois icones du XXème siècle : Gibson SG, Gibson Explorer et Fender Telecaster. Le spectateur est alors convié, par un jeu de miroir, à s’échapper grâce à la mise en abîme des objets qu’il contient, contemplant alors un paysage infini avec ce sentiment que tout n’est plus simplement immédiat mais en perpétuel développement dans le temps » nous explique-t-on. Une installation qui met l’eau à la bouche !

Au Dock des Suds

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A côté du Shop Container Underground, où la promesse de découverte de la scène artistique du Sud est faite à chacun, un autre artiste est ici invité : SkunkDog, peintre et sculpteur depuis 25 ans. Ce dernier est un artiste marseillais reconnu d’une humilité et générosité étonnantes qui aime partager sa passion lors de performances où il peint directement devant son public sur fond de musique punk, envahissant la toile de personnages grimaçants, de ses muses au sourire énigmatiques. Il a exposé à la Galerie David Pluwska ou à l’Urban Art Fair Parisien et a été également invité à la FIAC cet automne, livrant ses œuvres poétiques et électriques au regard du monde qu’il parcourt. Il sera bientôt en résidence au Maroc dans le Jardin Rouge de la Fondation Montresso et exposera en ce début d’année prochaine en Belgique à Bruxelles. Cet enfant illégitime du rock et de la peinture est souvent comparé à Dylan ou encore à Johnny Thunders et une biographie au titre inspiré des Stiff Little Fingers, Inflammable, lui a été par ailleurs consacrée. C’est tout naturellement qu’il se retrouve à la Fiesta des Suds pour y présenter son travail, avant de proposer une performance aux Rotatives, sis 19 crs d’Estienne D’Orves, Marseille, le 23 novembre dans le cadre de l’expo éphémère au journal La marseillaise de 7 artistes (entrée gratuite), jusqu’au 02/12/2017. Nous l’avons rencontré afin qu’il nous parle de vive voix de ce qui l’a inspiré.

DVDM

Interview de SkunkDog par Diane Vandermolina

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